L’innovation peu coûteuse d’un technicien de l’US Air Force permettra de réaliser de substantielles économies
Avec un peu d’imagination et brin d’inventivité, l’impression 3D est susceptible de faciliter grandement la vie des soldats en opération et des maintenanciers. Le « hackathon » récemment organisé par la 9e Brigade d’Infanterie de Marine [BIMa] en a récemment donné l’exemple, avec une cinquantaine de projets apportant des solutions à des problèmes courants.
Un autre exemple est celui du sergent-chef Patrick Leach, du 100th Maintenance Squadron de l’US Air Force, affecté à la base de Mindenhall au Royaume-Uni. Grâce à l’impression 3D, ce sous-officier a conçu un outil permettant de détecter les éventuelles fuites dans les réservoirs emportés par les avions-ravitailleurs KC-135 Stratotanker. Et le tout, pour la modique somme de 15 dollars [13 euros].
D’habitude, l’opération consistant à vérifier l’étanchéité de ces réservoirs mobilise plusieurs techniciens durant 8 à 12 heures. Avec l’outil imaginé par le sergent-chef Leach, il ne faut plus que 4 heures pour effectuer la même tâche. « Cela fonctionne comme un
contrôle de fuite de pneu inversé, en colmatant la zone où une fuite pourrait se trouver et en repoussant l’air pour créer des bulles et de la mousse à l’intérieur du réservoir », a expliqué le sous-officier.
Quoi qu’il en soit, cette innovation permettra de réaliser 1,5 millions de dollars d’économies par an sur la maitenance des KC-135 basés à Mildenhall. Elle « réduit les temps d’arrêt pour la réparation des fuites et libère le personnel de maintenance pour accomplir d’autres tâches », avance l’US Air Force, qui a justement des soucis avec ses avions ravitailleurs.
L’innovation de ce sous-officier ne pourrait pas concerner que les KC-135. Il est en effet envisagé d’adapter cet outil en impression 3D à d’autres types d’appareils, selon un communiqué de la 100th Air Refueling Wing.
Photos : US Air Force
Une autre économie bien plus substantielles: avoir des contrats à prix fixes pour l’achat d’équipements.
BRAVO au sergent-chef Patrick Leach!!!!
ENCORE , ENCORE …
Pour la MARINE et L’ Adt en opex , il faut lancer urgemment , la construction des successeurs du BAP Jules verne et des BSM … Avec l es ateliers revus et corrigés , comprenant ce type de machines et les MP ( Matières Premières) adéquates + la dotation de production d’énergie nécessaire pour le fonctionnement des ateliers traditionnels (architecture navale, charpenterie et soudure, électro technique, électronique, pneumatiques, informatique) + ateliers avec outils en 3D + logistique de ravitaillement (produits solides et liquides…) et gestion des stocks/Flux.
—> Il nous faut un parc de navires Ateliers et de soutien/ravitaillement aussi important qu’il peut y avoir simultanément de missions engagées à l’instant T : Soit 5 missions —> Soit 5 navires … 2 de 10000 T et 3 de 3000/4000 T .
Ca peut représenter un parc important de machines et imprimantes utilisant la technologie 3D.
Il est con ou quoi celui là. Il veut tuer le business plus que juteux du militaire américain ???
La plupart des innovations des personnels viennent non seulement de leur ingéniosité, mais également de leur temps libre.
Le pilote de rafale et son développeur canadien en ont mis pas mal sur le flanc:
http://mars-attaque.blogspot.com/2018/12/forum-innovationdefense-2018-du-cote.html
Car le ticket d’entrée pour fabriquer des matériels demandent des connaissances techniques et parfois des machines-outils onéreuses :
http://mars-attaque.blogspot.com/2020/01/j-quelques-jours-avant-la-fabrique.html
En janvier dernier, il y avait eu la fabrique défense :
http://mars-attaque.blogspot.com/2020/02/linnovation-par-et-pour-les-forces.html
https://lemamouth.blogspot.com/2020/01/comment-faire-autrement-aussi.html
Ce type de salon va avoir plus de mal à atteindre une visibilité avec le coronavirus :
https://forcesoperations.com/lepidemie-de-covid-19-pese-desormais-sur-les-salons-de-defense/
Il ne la fera pas breveter, c’est un militaire. Mais d’autres se chargeront de s’enrichir avec sa découverte.
1,5 million (sans s)
Peu coûteux ??? Il s’agit donc d’une mauvaise solution, qui met en péril le complexe militaro-industriel. Ce sergent-chef doit être un complotiste russe.
Une boite à idée dans chaque atelier de maintenance et…………….un intéressement aux économies réalisées !
moi j’ai pondu un bouquin pour faire gagner du temps pour l’accueil d’avions dans une base de déroutement et je n’ai pas fait l’objet d’un article de OPEX …BOUHOU HOU ….
faut dire que internet était balbusian et entre scientifiques à l’époque
mais bon ,je vais demander le rétroactif de ma participation à faire gagner de l’argent à l’Etat ,j’ai d’ailleurs pris de l’avance ..j’ai pas payer une facture de rappel
une sombre histoire de recalcul de mon impôt …
très mal venu ,je suis en finance précaire de base ….pour la retraite entière d’ailleurs
vu ce qu’on nous paye d’ailleurs et ce qu’on a servi ….
c’est pas les heures comptés sur le temps de repos qui font la retraite ..ce sont les Notations annuelles des types qui sont tes chefs …et qui ne t’ont pas eu dans le nez …qui t’ont permis d’avancer un peu en grade ….
bref tu peut avoir été performant ,si par malheur un jour tu as croisé un chef idiot …ta notation annuelle est foutues et ton avancement peut être bloqué …si par malchance tu en rencontre deux fois de suite deux pareils ….ta carrière est morte et ta retraite est déjà impacté par ce phénomène puisque la retraite ne tient pas compte du boulot réel fournit maus des grades obtenus et du temps d’armée fait !
donc c’est sympa ,c’est joli sergent chef Patrick Leach
mais un jour je suis pas sur que sa retraite en soit impactée …
on a des militaires sous Off et Officiers qui étaient de sacré trous de Bar ou de trou d’absence qui se sont fait de belles retraites et ont eu beaucoup de Lauriers essentiellement dû au boulot de leurs subalternes sans que ces derniers en soit récompensés bien au Contraire ..
à un moment les sergent Chef Patrick Leach on les appeler des sauteurs .
aujourd’hui des innovateurs ..
pourquoi pas ….
on comptera le pognon de la retraite contre la satisfaction du devoir accompli ..
mais je préfère être un Patrick Leach qu’un ramier des bases
Hautdegame,
Vous avez pondu un bouquin?
Quand je pense qu’il m’a fallu cinq ans pour en écrire un, et avec quelles migraines, quelle économie de temps et de fatigue j’aurais pu faire si je vous avais connu avant.
🙂
L’orthographe aussi est balbutiant… et le fond est pleurnichard…
@ Maitre Capello Balbutiante
Maitre Capello,
Je le taquinais gentiment, je ne m’en prenais pas à son écriture.
euh oui précision ,j’ai pondu le bouquin sous forme brouillon de base ,après c’est pas moi qui a corrigé les Fautes de syntaxe et d’orthographe …Ouf que dieu m’en préserve de ce boulot ingrat et répugnant pour un bouchon gras qui met plus les mains dans le cambouis que dans la paperasse
buerk …mais il en faut des Pailleux
Tout ce que je vois, c’est, comme je l’ai écrit précédemment et comme cela a fait plaisir à certains (ils se reconnaîtront !!) nous avons eu et nous avons des générations de grands penseurs, de grands ingénieurs, de grands donneurs de leçons, et c’est un modeste (avec un profond respect, mais je veux mettre le mot modeste au regard de ces grands étoilés), c’est donc un modeste sous-officier qui a trouvé une technologie et un système pour à la fois faire gagner du temps et de l’argent sur des matériels que nous possédons, et ce n’est pas comme si on ne les avait pas de plus de 60 ans, lesdits matériels !!!
C’est pour ça que j’ai écrit « des générations ».
Un truc à deux balles, probablement pas assez cher et pas assez remarquable pour permettre une reconnaissance donc un avancement, donc …..
Mais on ne peut pas s’occuper de son métier et de sa carrière en même temps.
DGA étant désormais l’acronyme de Doit Gérer son Avancement
Le nombre de bricolage fait tous les jours qui ne sont pas publié.
.
Ce genre d’ingéniosité se trouvent par ceux qui sont confronté aux problèmes et cherche à améliorer leur travail, c’est aussi simple que ça.
En aéronautique, il n’y a pas (plus serait un mot plus opportun) de bricolage puisque tout doit être validé et certifié.
Sauf chez Boeing.
Ha zut le KC, ce n’est pas Airbus !!!
d’accord avec vous. j’ai le souvenir de sous-officiers chevronnés qui se refilaient de générations en générations des astuces au fin fond des ateliers de maintenance, des trucs à trois francs six sous qui faisaient gagner du temps ou palliaient au manque de budget du régiment… je suppose que nous avons tous des anecdotes là dessus. Mais pas forcément des trucs qui font gagner des millions de dollars on est d’accord.
Si même l’US Air Force se met à faire des économies, où va le monde ma pauv’ dame !
Si ça continue, ils vont finir par acheter des avions à moins d’un milliard pièce…
La qualité de l’usinage en 3D ( pour l’instant du moins) n’est pas comparable à celui d’origine, donc, il me semble que cela ne pourra concerner que les pièces supportant peu de contraintes….
Par exemple, il est possible de fabriquer dès aujourd’hui un pistolet automatique avec une imprimante 3D, mais, à l’usage, il ne résistera qu’à quelques dizaines d’utilisations !!
https://www.gentside.com/insolite/fabriquer-un-vrai-pistolet-a-partir-d-une-imprimante-3d-c-est-possible_art50510.html
Mouiii, déjà vu avec un bout de tuyau d’air comprimé, 1 raccord staubli pour se brancher au réseau, entaillé en biseau pour épouser un angle sur une fausse pompe carburant du RA02, le débit régulé en pinçant le tuyau…une fuite pourrave qui nous a amusé 1 semaine puisque nous étions imposés d’utiliser à l’époque le nouveau système de recherche à l’hélium, peu convaincant puisque au palpeur, on avait une demi diode qui reniflai à 1,50m à l’intérieur du réservoir de son point de sortie externe et confirmé avec cette bidouille. Aujourd’hui, il est très compliqué de trouver de la matière, donc peu de bidouilles et surtout plus d’esprit. Strite application des règles de nav associée à la contrainte budgétaire sans oublier parfois l’autoritarisme imposé par le néo-management, c’est devenu aseptisé et fade. A lire le rapport de l’IRSEM sur le MCO4.0 , on aurai pas un problème récurrent de moyens et/ou de volonté pour se mettre au niveau du civil ???
Tel que je le déplore depuis un bail , nombre de dépenses justifiant à chaque fois tel ou tel coût de développement se répercutant inévitablement sur le prix d’ achat final , pourraient largement être évitées ou revues à la baisse .