Boeing dévoile son concept d’hélicoptère d’attaque et de reconnaissance pour l’US Army

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

20 contributions

  1. Spls dit :

    14 pales en rotation ! Ça risque de vibrer pas mal ! En plus le rotor principal a l’air rigide… Sinon la machine est imposante pour un « scout », il y a une hélice propulsive mais pas de moignons d’ailes pour soulager le rotor…Je trouve la proposition de Bell plus élégante…

  2. Plusdepognon dit :

    En France, on envisage une Gazelle plus pêchue à partir de 2026 au plus tôt :
    http://www.paxaquitania.fr/2020/03/vers-la-generalisation-des.html

  3. Fralipolipi dit :

    Boeing, avec ce FARA, semble s’être contenté de remettre au gout du jour le projet AH-56 Cheyenne de Lockheed de 1967 … (!)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lockheed_AH-56_Cheyenne
    Et pourtant Boeing signe là un projet très prometteur, et sans doute le meilleur des 5 candidats.
    Car ce concept promet d’être à la fois plus simple, robuste et moins onéreux (tant à l’achat qu’en MCO) que le projet S-97 Raider de Sikorsky (racheté par Lockheed il y a peu) avec son rotor contra-rotatif … plus complexe,
    et, grace à son hélice propulsive, il sera très probablement plus performant (sans être plus onéreux) que les projet 360 Invictus de Bell (qui ne présente rien de bien nouveau … hormis un Fénestron sur un hélicoptère américain).
    .
    Pour remporter cet appel d’offres pour hélicoptère « léger » d’attaque et de de reconnaissance, Boeing a semble-t-il optimisé le « simple et efficace ».
    Comme il est léger, il est Monomoteur (idéal pour les faibles coûts).
    Et comme il est compact et léger, il est aussi optimisé pour être furtif … à défaut de blindé (il va donc chercher à « éviter » les coups).
    En cela, ses pilonnes d’armement rétractables en soute sont astucieux (comme il n’embarquera que peu d’armements, pas besoin de grosses soutes), ceci offrant lorsqu’ils sont fermés une meilleure aérodynamique et un profil plus furtif.
    .
    Dommage que le RACER d’Airbus n’ait pas été autorisé à concourir par l’administration US (pour des motifs invoqués qui laissent perplexes mais qui ne surprennent plus), car son système à 2 hélices propulsives (qui éliminent le besoin de rotor anti couple … on finit donc aussi à 3 hélices), qui est lui aussi fiablement raccordé à la turbine,
    permettrait aussi d’atteindre un très bon rapport coût efficacité.
    Il serait sans doute moins furtif que le Boeing FARA, mais avec ses ailes double (box-wing), il apporterait sans doute d’encore meilleures performances de vol, sans gréver les coûts.
    https://www.airbus.com/newsroom/press-releases/fr/2017/06/Airbus-Helicopters-reveals-Racer-high-speed-demonstrator-configuration.html
    .
    Espérons que la DGA ne laissera pas trop longtemps ce si prometteur et important projet d’Airbus Racer dans les cartons.
    Car tant pour le Civil que pour le Militaire, c’est l’avenir ce truc là !

    • lym dit :

      Cela ressemble en effet à la reprise d’un concept ancien, sans doute rendu plus réaliste avec les CDVE désormais généralisées sur les hélicos modernes: On imagine sans peine la complexité à coordonner tout ces rotors dans des commandes classiques avec la configuration de ce FARA ou celle d’Airbus. On peut se demander s’il ne serait d’ailleurs pas plus simple de faire des commandes typées avion et non hélico, vu qu’on s’éloignera quand même pas mal d’un contrôle mécanique direct ici impossible.
      Pour Airbus, en plus du pb de la furtivité se posera celui d’une surface frontale qui le rendra plus susceptible de prendre des coups… mais au vu de sa configuration, l’agilité pourrait être assez intéressante. Voir la capacité à passer la barre des 220Kts?

  4. ULYSSE dit :

    C’est l’héritier en ligne directe du Lockheed AH-56 Cheyenne, révolutionnaire en son temps mais impossible à mettre au point,
    et qui fut abandonné.

    • Pénélope dit :

      Le Cheyenne a été tué suite aux efforts de ll’US Air Force parce ce que trop performant.
      Le programme A-10 a été engendré en réaction.
      Il n’y avait pas de problème de mise au point du Cheyenne.

      • Pascal (l'autre) dit :

        « Le Cheyenne a été tué suite aux efforts de ll’US Air Force parce ce que trop performant.
        Le programme A-10 a été engendré en réaction. » l’U.S. Army a une grande part de responsabilité dans l’abandon du Cheyenne en imposant des spécifications techniques difficilement réalisables à l’époque qui de plus auraient entrainé des surcoûts colossaux! La fin du développement du Cheyenne a donné quelque part naissance au programme de l’Apache. Un autre programme d’hélicoptère « léger » d’attaque a aussi été abandonné le RAH-66 Comanche.

      • ULYSSE dit :

        OUi et Non. Il le programme a effectivement été annulé en août 1072 par le secrétaire d’Etat à la défense au profit du programme A-X qui a donné naissance à l’A 10 parce que les US ont considéré que les hélicos étaient trop vulnérables pour les opérations CAS.
        Mais le Cheyenne tout au long de son existence a été confronté à des problèmes de vibrations incontrôlées qui ont conduit à la mort d’un de ses pilotes d’essai. Ce n’est qu’après l’annulation du programme que le 7 ème prototype aurait résolu ces problèmes. Trop tard.

      • Dans le Bayou dit :

        Pas de problème de mise au point du Cheyenne ?
        Les trois hélices du système de propulsion entretenaient des régimes vibratoires et des mises en résonances extrêmement complexes (Ne dit-on pas qu’une équation à trois inconnues est insoluble ?). Cela a d’ailleurs provoqué la destruction d’un prototype à la suite de battements du rotor entaillant le fuselage. Des améliorations ont été apportés au système, mais tout était loin d’être résolu.

  5. blavan dit :

    Le concept de l’hélice propulsive me semble révolutionnaire , certes elle permettra de diminuer le diamètre rotor principal pour gagner de la vitesse, mais devra être découplée des deux rotors classiques pour le stationnaire, bref une usine à gaz. Mais au plan de la recherche c’est une innovation intéressante. Airbus ferait bien d’attendre avant de copier.

  6. JoPopO dit :

    J’ai la fin d’un épisode de Supercopter hier.
    On y voyait Fay Hawk pleurer à chaudes larmes en jouant du violencelle, tandis qu’un balbuzard paré de lueurs crépusculaires planait au dessus d’un lac …