Le Pentagone planche sur un projet de drone pouvant être armé de missiles air-air

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42 contributions

  1. Chanone dit :

    En termes de furtivité, c’est un concept intéressant si il n’est pas trop gros pour un chasseur. Un appareil de transport ne devrait pas avoir de problèmes pour l’embarquer, ce qui va clairement avantager les capacités a ti aérienne jusqu’alors minimales ses transports, des bombardiers, des AWACS et autres ravitailleurs.
    .
    C’est clairement une nouvelle avancée quand au pouvoir des effecteurs déportés ou « loyal wingman » et un nouvel accroc dans l’omnipotence de cinquième génération de chasseurs, vu que ce drone ne rentrera pas dans une soute de 4 mètres sur soixante centimètres.
    .
    Quand aux missiles comme le METEOR, le standard actuel n’est qu’un intérimaire, la prochaine itération devant clairement se rapprocher de performances hyper soniques.
    .
    Mais en Europe, le SCALP/stormshadow à encore de beaux jours, car ce missiles air sol subsonique furtif me semble la base toute trouvée pour donner de l’allonge à une sous-munitions.

  2. Edgar dit :

    L’atmosphère terrestre et un milieu relativement « pur », n’abritant que peu d’éléments susceptibles de troubler une prise de décision. Rien à voir avec le combat terrestre, où le relief, la végétation, le bâti, le type de sol, le taux d’humidité, l’état des voies de communication et de franchissement, la présence de civils, d’infrastructures hospitalières, … intervient, ou interfère, sur la prise de décision. Sans oublier une gamme d’armements et de tactiques largement plus étendue que dans la cas du combat aérien. Les systèmes automatisés ont donc certainement un bel avenir dans ce genre d’affrontement.

    • Fralipolipi dit :

      Oui mais le ciel n’est pas sans trafic (ennemi … ou ami / militaire … comme civil).
      Aussi, il ne s’agit pas de déclencher le feu sans avoir une certitude absolu de l’identité de la cible.
      Et cela, même sans un arbre pour se cacher, constitue un élément assez limitant au combat aérien … tant à longue distance (au delà du champs visuel), qu’en mode automatique type (IA).

      • Fred dit :

        @ Fralipolipi
        IFF … (lors d’une guerre de haute intensité, les civils ne devraient pas trop passer dans le voisinage).

        • Fralipolipi dit :

          @Fred
          Dans le schéma OTAN VS Ennemi commun clairement déclaré, et dans le cadre d’un conflit établi … oui, effectivement IFF et ciel vide de trafic civil devraient faciliter le combat à très longue distance (ou en mode automatique IA).
          .
          Mais dans presque tous les autres cas, il y aura toujours qques risques.
          Déjà, même en cas de conflit qui dure, on voit bien que le ciel n’est jamais complètement clair de trafic civil (Cf en Ukraine, ou très récemment en Iran).
          Dès lors, à tout démarrage de conflit, … lorsque les civils sont encore loin d’être tous renseignés et d’avoir tous pris leurs précautions de contournement (s’il y en a), le risque d’imbrication est loin d’être nul.
          .
          Par ailleurs, l’IFF ne concerne-t-il pas que les avions de l’OTAN ?
          Quid si nous agissons en alliance avec des troupes hors-Otan (IFF alors non suffisant) ?
          Et même au sein de l’Otan, sommes-nous sûrs que tous les appareils de nos alliés ont des IFF fonctionnels, non défaillants ?
          .
          Comme en France nous avons pour habitude de ne faire feu qu’en cas de certitude (Cf les protocoles pour le Air-Sol en Syrie VS Daesh), je ne serais pas étonné que, malgré l’IFF, il soit souvent fait appel à l’OSF avant de faire feu.
          … Bon évidemment, en cas de mission nucléaire FAS, j’imagine que les règles seraient un peu différentes.

          • Chanone dit :

            @ Fralipolipi
            L’IFF, c’est un système ancien : déjà, les Allemands y recouraient lors de la deuxième moitié du second conflit mondial.
            .
            Les Russes ont aussi des tels équipements : la défection d’un MiG 25 au Japon les obligera à modifier tous leurs protocole.
            .
            Parenthèse : élaborer de tels systèmes est un délice de mathématicien : un article parlait de questions/réponses cryptées sous formes de problèmes à plusieurs inconnues.
            .
            Opérationnellement, l’identification par seuls moyens électroniques est encore peu fiable à l’échelle d’un chasseur : ce serait d’ailleurs le plus gros avantage tactique du F35… sinon, il faut un appareil dédié, type AWACS pour confirmer l’identité de la cible et autoriser un tir…

          • Fralipolipi dit :

            @Chanone,
            Merci pour ces précisions.
            .
            « l’identification par seuls moyens électroniques est encore peu fiable à l’échelle d’un chasseur : ce serait d’ailleurs le plus gros avantage tactique du F35 »
            … En quoi le F35 serait plus costaud qu’un autre chasseur pour l’IFF ?
            Je comprends qu’avec son MADL il soit plus au clair sur le positionnement en temps réel de tous les autres F35 … mais pas forcément des autres F15/F16/F18/A10.
            ou alors c’est que son OSF est révolutionnairement efficace ?
            Est-ce que je me trompe ?

  3. Thierry HENRY dit :

    Combien faudra-t-il de victoires pour qu’un drone soit qualifié d’as ?

    • Fralipolipi dit :

      Le drone, ou bien l’équipage humain, au sol, qui lui sert de pilote ? (l’IA ne fera pas tout)

  4. Frédéric dit :

    Le premier drone qui a tiré un missile air-air est un Predator qui a tiré un Stinger sans succès contre un MiG-25 irakien le 23 décembre 2002. Mais c’était bien un humain qui a appuyé sur le bouton.

    • Lacatapulte dit :

      Une fois encore vous êtes pris la main dans le sac. Vous instrumentalisez l’histoire. Pour mémoire cette tentative de descendre un MiG-25 Foxbat irakien était un test réalisé par l’USAF et non par General Atomics, le constructeur du drone. Et au passage cela s’est soldé par la perte du drone.
      Au fait à votre différence Frédéric : je cite mes sources.

      https://airandspace.si.edu/stories/editorial/predator-drone-transformed-military-combat

      • Frédéric dit :

        En quoi j’ai  »instrumentalisez » l’histoire ?
        Et il me semble évident qu’un combat aérien soit le fait d’une force armée, pas d’un constructeur.

        • Lacatapulte dit :

          Et une fois encore vous ne reconnaissez pas vos torts. C’est dommage. Bonne continuation.

  5. werf dit :

    Rien de bien nouveau plusieurs pays travaillent sur un tel projet mais le problème reste la maîtrise de l’IA à distance car tous les avions « accompagnateurs » ou stations au sol peuvent être détruits ou rendues inopérantes à distance et le drone » pris en charge » avant la frappe par des contre-mesures électroniques. ce n’est ^pas pour demain no après demain…

  6. Gégétto dit :

    Il ne fait aucun doute que ce système sera redoutable contre les vecteurs pilotés.
    Va -t- on,justement, tranquillement vers la disparition des vecteurs pilotés?
    On a pu constater,sur ce site, de l ‘efficacité d ALPHA contre le F35,pourtant une sacré machine de guerre!!!

  7. Tankaboum dit :

    Incroyable de réinventer…. le missile. Un engin en vol subsonique qui porte un ou deux missiles pour une durée de vol ridicule. On peut réinventer ce qui existe déjà . Un missile de croisière ferait déjà l’affaire en le dotant de sous munitions air Air. Moralité une bonne grosse plateforme avec suffisamment de missiles longue portée fait déjà le même boulot.
    En revanche un essaim de drones pour saturer un espace ou une défense ça a du sens, surtout si il joue le rôle de plastron pour l’appareil qu’il accompagne ( haute maniabilité, beaucoup de G encaissés et surtout longtemps pour échapper à un missile et ainsi le détourner de la cible à haute valeur. Quitte à finir par se sacrifier pour elle.)

    • tschok dit :

      @Tankaboum,

      Laurent Lagneau explique que le truc à installer dans le drone/UCAV est: « une simple carte mère de type Raspberry Pi ». Un truc qui s’achète chez Darty, en gros.

      Je suppose que cela doit être complété par une liaison de données:
      – Montante et descendante
      – Haut débit
      – Sans temps de latence
      – Cryptée
      – Multibande

      Ca, c’est plus du Darty. Mais c’est pas dans le machin. Dans le machin, il n’y a que du consommable. Une bête carte mère made in China et une petite puce pour la com et des antennes.

      A partir de là, vous avez deux problèmes à résoudre et il vont concerner le vecteur déporté et ses effecteurs:
      – La propulsion: « propulsion multimode » avec une autonomie plus ou moins élevée,
      – Les types de missiles: « missile air-air AIM-120 AMRAAM et pouvant être mis en oeuvre depuis un F-16 ou un F/A-18 », donc un missile standard éprouvé, sur étagère.

      Et le tout donne autre chose… qu’un missile. Mais une nouvelle arme.

      Ce qui fait donc que tout le monde se pose la question: « avec de tels engins, la question est de ce savoir ce deviendront les missiles à longue portée, comme le Meteor de MBDA ou l’AIM-260 JATM [Joint Air Tactical Missile] développé par Lockheed-Martin? ».

      Vous saisissez ou pas?

      Je ne suis pas militaire, mais je vois où est le problème. Si vous me dites que vous êtes militaire, mais que vous ne voyez pas où est le problème, je m’inquiète.

      Les drones en essaim, c’est les mini drones. Le loyal wingman, c’est une autre formule. Là, c’est autre chose.

      Son intelligence embarquée se réduit à une carte mère toute bête. Sa puissance de feu se résume à ce qui existe déjà. C’est un prolongateur avec une tâche prédéfinie, mais éventuellement une munition qui maraude, donc opportuniste.

      Ce n’est plus du tout un missile. C’est mieux: c’est un effet de levier appliqué à un missile.

      • nexterience dit :

        Je ne vois pas la différence avec le concept du remote carrier, au coût et technicité non définis encore.
        .
        Vous vous emballez sur la com’ autour de la carte mère. Il me semble que celle d’un mirage 2000C n’est pas très compliquée. C’est pas pour autant que cela constitue une machine économique, fusse-t-elle rapportée au kg.

        • tschok dit :

          @nexterience,

          Tankaboum disait qu’il ne voyait pas la différence avec un missile.

          Et vous, vous me dites que vous ne voyez pas la différence avec un remote carrier.

          Le truc tient des deux.

          Aujourd’hui on fait des missiles avec des têtes de guidage très sophistiquées, donc très coûteuses. Et le système de propulsion n’est pas en reste, car il faut taper vite sur une cible lointaine en BVR. Et le système alaire du missile doit lui aussi être sophistiqué, pour permettre des manœuvres sur des cibles évasives, sous forte contrainte d’accélération.

          Mais, si on peut faire approcher un remote carrier de sa cible, on revient quasiment à un dogfight, avec une tête simple (IR par exemple), un moteur basique, et des surfaces de direction qu’on sait faire depuis longtemps. Donc on change l’économie de l’interception. On revient à quelque chose de plus simple.

          Et, en plus, ce qui ne gâche rien, on peut l’armer avec des missiles de plus longues portées, pour gagner les quelques km qui manquent toujours pour faire entrer la cible dans la NEZ. Typiquement des AIM 120. Donc, on modifie une ergonomie et un rapport au monde.

          Donc, oui, à la base c’est un remote carrier. Et, oui, à la base, c’est un étage supplémentaire d’un missile, comme le dit Tankaboum.

          Mais ce qui change, c’est l’économie du geste militaire, son ergonomie et son rapport au monde.

          Reste à voir l’autonomie de l’engin: une munition one shot (tir sur une cible déterminée, donc autonomie réduite, juste suffisante) ou maraudeuse (tir d’opportunité, autonomie allongée permettant de durer sur le timing d’une opération)?

          Et, d’après ce que je comprends, c’est un propulsion multimode, ce qui veut dire les deux. Parce que les deux peuvent se produire. Du moins, je me figure les choses comme ça.

          Mais pour l’instant ce truc est un concept.

          Je peux vous l’expliquer autrement. En matière de robot, on a deux époques:
          – Première époque: on intercale entre l’homme et un danger ou une tache pénible et répétitive un robot.
          – Deuxième époque: le robot prolonge le geste de l’homme, dont il change l’économie, l’ergonomie et le rapport au monde.

          Les robots de première époque:
          – Militaire: le robot démineur par exemple.
          – Civil: le robot peintre ou soudeur sur les lignes de montage de bagnoles (taches répétitives et pénibles)

          Le robot de première époque est basiquement un outil. Un meilleur outil, qui nous soulage parce qu’il s’intercale entre un truc chiant et nous: la mort, la pénibilité essentiellement.

          Le robot dont on parle, c’est un robot de deuxième époque: il change l’économie du geste, son ergonomie et le rapport au monde.

          Le truc dont on parle me semble clairement deuxième époque, et pas un outil qui s’intercale entre un truc dangereux ou répétitif.

          Il me semble que Tankaboum et vous avez du mal à voir ce qui sépare les deux époques et les deux grands types de robot, sans vouloir vous offenser bien sûr.

      • Tankaboum dit :

        Allons c’est le concept le plus idiot sorti du marketing. On dépense beaucoup d’argent pour muratiser des armes afin de ne pas les jeter en pleine mer avant un appontage, et là , si les 2 missiles ne sont pas tirés, on en fait quoi? On les largue en territoire ennemi ? On les fait exploser en vol? Alors c’est sur au prix du missile on achète l’usine de carte mère ( je plaisante) ce concept est stupide. Il gâche des ressources et ne règle rien au combat air air. Surtout qu’avec ses 900 km/h si un missile meteor est lâché au même moment ils vont pas vraiment parcourir la même distance

        • tschok dit :

          Ben, la valeur opérationnelle d’un concept est assez relative… Ce bidule a essentiellement un intérêt exploratoire, je crois: « il permettra « d’explorer de nouveaux concepts d’engagements » » dit l’article.

          Maintenant, il me semble clair qu’un drone air/air largué d’un avion ne correspond bien qu’à un type d’affrontement aérien: la bataille de rencontre. Ou alors, la réponse à une attaque (l’avion porteur est intercepté, il lâche le drone pour couvrir sa fuite, par exemple).

          Le spectre de mission n’est pas très large, en l’état: 20 mn de vol à mach 0,9 ça ne permet pas de faire des folies, non plus. Mais si ce genre de drone est capable, à terme, d’atterrir et de voler une heure ou deux, ça change la donne.

  8. vrai_chasseur dit :

    A l’heure actuelle le couple formé par le missile Meteor + le radar RBE2 AESA (embarqué sur le Rafale) est sans doute plus performant pour du air-air.
    Le RBE2 voit très loin avec une très haute résolution et permet de reprogrammer le Meteor en vol. Et celui-ci a une zone de frappe certaine (la NEZ, No Escape Zone) 4 fois plus large qu’un AMRAAM américain.
    Très très dur d’échapper à un Meteor quand il est lancé par un rafale.

    Ceci étant, Psibernetix a été racheté par le groupe Thales en 2019.
    L’industrie française pille aussi les pépites US…
    Nul doute que le programme Alpha et ses futurs successeurs seront mis à contribution pour le SCAF, le ‘système de systèmes’.

    • Fralipolipi dit :

      « A l’heure actuelle le couple formé par le missile Meteor + le radar RBE2 AESA (embarqué sur le Rafale) est sans doute plus performant pour du air-air. »
      … hâte de voir l’escadron IdF basculer sur Rafale … de même que celui de Cigognes,
      Avec des Rafale F4.2 en réseau, ça risque de vite donner une forte migraine à tous les adversaires.

    • nexterience dit :

      C’ est le même débat technique entre un destroyer à missiles longue portée et un PA: l’avion embarqué a pour avantage de voir plus près plus précisément grâce à des capteurs embarqués au plus près.
      .
      Pour un remote carrier équipé de missiles, son seul avantage sur le concept du missile très longue portée, c’est la capacité à s’informer plus près de la cible, plus précisément, par une optronique performante car réutilisable.
      .
      Donc dans le cas de cible difficile à discriminer ou à localiser, le remote carrier semble plus adapté.

      • Fralipolipi dit :

        @Nexterience
        Alors c’est peut être comme « Remote-capteur/désignateur » que doit être conçu ce drone, plutôt que comme « remote-Carrier » … (mettons alors des ailes à un pod Talios 😉 ).
        Car sinon, en cas de non tir du remote-Carrier, qui accepterait d’aller récupérer un tel attelage … pouvant potentiellement faire boum.
        Si le Remote-Carrier a une endurance faible à moyenne, alors un tel système implique que l’on accepte de régulièrement laisser se crasher des missiles AA dans la nature …

        Sans système de récupération fiable complet, ce système me parait non abouti.

        • tschok dit :

          Oui et non. En l’état des performances annoncées (20 mn de vol à mach 0,9, sans mention d’une capacité d’atterrissage) ce drone est pertinent dans au moins deux cas de figure:
          – La bataille de rencontre, façon Bataille d’Angleterre (vous êtes sûr de tirer sur quelque chose)
          – L’auto-défense (l’avion porteur est intercepté, il lâche le drone pour se défendre ou pour couvrir sa fuite)

          Oui, le truc n’est pas abouti (c’est un concept) mais en l’état des performances annoncées, il a tout de même un spectre de mission, certes étroit, mais pertinent.

          On peut aussi l’envisager comme un maraudeur, mais cette mission est par définition plus hasardeuse, ce qui laisse donc entier le problème que pose la perte de sa charge militaire en cas d’absence de tir.

  9. Fred dit :

    Que devient le « Flying Missile Rail » (et ses AMRAAM éventuellement non tirés) porté par un chasseur après ses 20mn de vol ?
    Il tombe au hasard Balthazar sur une zone civile ? Les chasseurs légers peuvent le récupérer (j’en doute) ?
    Un gros porteur pour le récupérer ? Un gros porteur est extrêmement menacé par les missiles air-air longue portée.

    • Fralipolipi dit :

      @Fred
      C’est bien là tout le problème … la récupération du tout en cas de non usage des missiles (sachant que récupérer en vol un drone chargé de missiles bons de guerre … tout le monde ne va pas vouloir s’y risquer …), ou au moins du drone porteur en cas d’usage des missiles.
      Dans tous les cas, c’est le facteur hyper limitant de ce concept.
      .
      L’usage courant d’un tel drone porteur risque de coûter une petite fortune … la guerre pour les ultra-riches …
      .
      Quitte à ne pas pouvoir récupérer l’ensemble, autant tenter de développer les missiles actuels,
      – en allongeant leur rayon d’action
      – en les dotant d’une fonction de missile rodeur (c’est déjà prévu pour les missiles Sol-Air … il ne reste plus qu’à lancer le développement pour les missiles Air-Air)
      Et là, il y a pour nous 2 concepts faciles à développer (abordés par les collègues ci-dessus)
      > soit une amélioration du Météor (+ d’endurance et ajout fonction rodeur)
      > soit faire embarquer des Mica à un Scalp, lui même devenu rodeur
      .
      Il n’y a vraiment que la DARPA pour se permettre de genre de projet … de très riches.
      Mais bon, c’est aussi sa raison d’être.

      • Fralipolipi dit :

        « missile rodeur : c’est déjà prévu pour les missiles Sol-Air » … euh non pardon … pour les missiles Air-Sol (of course).
        Vous aurez corrigé par vous -même 😉

        • Fred dit :

          @ Fralipolipi
          Oui, des missiles rodeurs low-cost, pour patrouiller autour des radars anti-aériens et les saturer de cibles, voir certains capables d’attendre le « réveil » du radar AA (éteint pour parer aux missiles anti radars), pour se suicider sur lui en se guidant sur son émission : sans doute un mix des deux.

  10. Castel dit :

    Avec un peu de chance, on pourrait s’acheminer vers des guerres du futur se déroulant entre des confrontations de drônes ou de robots, sans qu’il n’y ait de victimes humaines….
    Mais une question se pose :
    Celui qui aura perdu tous ses drones ou ses robots accepterait-il sa défaite, ou bien, préférerait il continuer en opposant sa chair à canon ?
    Il me semble, que c’est malheureusement le second cas de figure qui risque de se présenter !!

    • Harambe dit :

      Non, dans les pays occidentaux, la chair à canon ne marchera pas. Fini l’époque où des millions d’hommes mourraient pour la « patrie » dans les tranchées européennes… La politique du « pas de morts, pas de blessés » pour apaiser l’opinion publique pousse de plus en plus à la robotisation, au bout de quelques décennies, il ne restera que les mercenaires (wagner&co), les forces spéciales (à l’africaine avec les gardes prétoriennes comme certains s’en moquent sur ce site…) et les opérateurs de drones volants, drones tanks, drones lances-missiles, etc…

      Une fois qu’une nation perd son « stock » de drones, qui bloquera le gagnant? Les mercenaires ? Ils sont là pour l’argent, ils se tireront vite fait. Les forces spéciales? Ils ont des limites et ne sont pas des immortels à moins de se lancer dans la science fiction avec son lot de « super-humains »…

      La politique de la chair à canon ne marchera que dans les pays sous développés avec leur légion de pauvres, analphabètes (Afrique, Moyen-Orient, Asie, Amérique Latine…).

      • Castel dit :

        Harambe

        Quand je parle de chair à canon, cela évoque évidemment les pertes en hommes subies au cours des deux guerres mondiales (surtout la première), mais, ce n’est pas exactement le parallèle que je souhaitais faire avec la situation éventuelle que l’on rencontrerai lors de confrontations mécaniques éventuelles, entre des nations industrialisées, car, si le cas se présentait, la problématique serait la suivante :
        L’adversaire qui aurait eu tous ses moyens mécaniques télé – opérés (ou bien autonomes) détruits par l’ennemi accepterait-il de reconnaître sa défaite, et accepter de cesser les hostilités , ou bien préférerait-il, envoyer ses hommes continuer à se battre contre des machines, sachant que les seules pertes humaines seraient de son côté ?
        C’est donc, plutôt une réflexion philosophique d’anticipation de ma part, sur les guerres du futur, sans essayer de faire le moindre lien avec les guerres du passé !!

    • tschok dit :

      @Castel,

      Pourquoi « malheureusement »?

      On parle de guerre: tout mécanisme qui permet de différer l’affrontement charnel est le bienvenu (caractère subsidiaire de la guerre).

      On est sur un blog mili, donc beaucoup d’intervenants ont peu de respect pour les diplomates. Peut-être en auront-ils plus pour des robots?

      Maintenant, on peut être belliciste et être opposé au caractère subsidiaire de la guerre en proclamant que la violence est un bon moyen de régler tout problème. Il y a plein de bellicistes sur ce blog, demandez leur.

      D’une façon générale, dans la vie, on ne manque pas de mecs (un peu des femmes, mais moins) qui sont absolument persuadés qu’un bon coup de matraque dans la gueule, ça règle tous les problèmes. Ces mecs prennent les autres pour des « candaule » (pour des « faibles »). Des traitres à la race, à la religion, à la culture, à la nation, etc.

      Naguère, on avait les diplomates: ils assumaient le rôle de « lopettes » ou de candaules si vous préférez. Demain, on aura les robots: ils s’intercaleront dans les conflits des hommes, comme des troupes supplétives (les troupes que les Turcs envoient en Libye par exemple) pour faire amortisseur et retarder le moment de l’affrontement direct.

      Ce n’est pas malheureux d’avoir un étage d’amortisseur supplémentaire s’il nous sépare de la guerre.

      Mais cela ne change rien au fait qu’il existe des partisans de la manière forte. Et surtout, cela ne change rien au fait qu’ils veulent vous faire la peau. Robert et Czar ne discutent pas de tuer des étrangers ou des juifs, voire des musulmans. Ils discutent de vous punir parce qu’ils vous rangent dans la catégorie des candaules. Vous, pas moi. Spécialement vous, même si vous êtes un partisan des camps de travail pour les jeunes et les pauvres, ce qui vous rangerait plutôt très à droite. Mais cela ne leur suffira pas.

      C’est ça qui me semble plus intéressant: on aura beau multiplier les amortisseurs qui nous séparent de la guerre, en interne on a toujours des mecs qui veulent nous faire la peau.

      Plus on mettra des amortisseurs, plus ils voudront nous faire la peau.

      La guerre se gère en interne aussi. C’est ça que je trouve fascinant. Rabin, par exemple, a été flingué en interne. Pas par des Palestiniens: aucun Palestinien n’aurait pu l’approcher pour le flinguer. Un Israélien a percé la foule, et le meilleur dispositif de protection du monde, et l’a flingué comme John Lennon. Dérisoirement facile.

      Donc, non, c’est pas malheureux d’intercaler des robots entre la guerre et nous. Mais cela n’empêchera pas que si vous négligez certains problèmes, vous vous ferez flinguer quand même. Et très facilement, en plus.

      • Castel dit :

        tschok
        Bien sûr, qu’il y aura toujours des extrémistes, mais, s’ils n’existaient pas, il n’y aurait pas de modérés non plus, dont je suis fier de faire partie….
        Quand vous me classez à droite, parce que je suis- plus ou moins partisan de camps de travail pour la jeunesse en difficulté, je vous rappelle quand même que si cela peut évoquer pour vous les camps de concentration nazis, il ne faut pas oublier que les premiers » camp de rééducation » ont été instaurés par les marxistes staliniens, plus connus sous le nom de goulags…
        De plus, dans mon esprit, il s’agit plutôt d’expérimenter autre chose que le système carcéral actuel, qui en dehors du fait qu’il est continuellement saturé, ne fait que préparer ces jeunes à un avenir de délinquance, quand ils ne sont pas récupérés par les islamistes durant leur détention !!
        Pour ce qui est d’intercaler des robots ou pas, il s’agit dans mon esprit d’une prospective, qui -in fine- dépendra avant tout de volonté ou pas de continuer un conflit de la part des dirigeants respectifs, mais je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de raisons d’envisager une éventuelle fin optimiste !!

    • Plusdepognon dit :

      @ Castel
      On parle même des drones planeurs pour la logistique notamment pour les forces spéciales :
      https://forcesoperations.com/ressusciter-le-planeur-militaire/

      Le soldat « amateur » dans le camp d’en face a un grand avenir face au tout technologique :
      https://lavoiedelepee.blogspot.com/2017/05/le-soldat-du-futur.html

  11. Frédéric dit :

    On sera trés loin des Trois Lois d’Asimov mais les IA américaines ne doivent pas jouer a Terminator sans controle :

    IA: des principes éthiques pour le Pentagone

    Alors que les géants de la tech sont parfois réticents à collaborer avec l’armée, le Pentagone se dote de règles d’éthique dans le domaine de l’intelligence artificielle.

    https://m.tdg.ch/articles/12038957

  12. HMX dit :

    Projet intéressant, mais certainement trop coûteux à l’usage si le drone est de type « jetable », avec ses missiles non utilisés en soute. Il faut donc choisir entre deux concepts : soit un « gros » drone ayant la capacité a décoller et atterrir avec ses munitions, tout en ayant l’autonomie nécessaire pour accomplir sa mission et revenir à sa base (et dans ce cas, pour des raisons de coût, mieux vaut concevoir un drone polyvalent capable d’effectuer indifféremment des missions air/air ou sol/air à l’image des chasseurs polyvalents). Soit un concept de missile rôdeur à bas coût, type Harpie israélien, capable d’orbiter sur zone plusieurs heures avant d’attaquer une cible terrestre ou aérienne (ou s’autodétruire en fin de potentiel).

  13. Castel dit :

    @plusdepognon
    Le projet de planeur présenté dans l’article, me rappelle que c’est aussi un gigantesque planeur, qui avait été à l’origine de la création du plus gros avion de transport de la seconde guerre mondiale :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Messerschmitt_Me_323_Gigant
    Evidemment celui-ci ne sera jamais aussi gros, mais il n’est pas impossible non plus qu’on le propose un jour en version motorisé ( pourquoi pas équipé de moteurs électrique, ultra-silencieux)
    Pour le second article, la prospective sur le soldat du futur ne me semble pas aller assez loin…
    Quelque soit l’ennemi en face, les futurs moyens qui seront mis en oeuvre me semblent déterminant, que ce soit les drones, armés ou non, qui ont fait preuve de l’efficacité sur le terrain depuis un certain temps déjà, mais aussi l’assistance individuelle pour le transport du matériel ( je pense aux fameuses « mules »mécaniques), mais aussi les robots de reconnaissance, parfois armés, tout ceci devrait aider les armées modernes à combattre plus efficacement face à des forces asymétriques, que l’auteur de l’article désigne par le terme « amateur »( du moins, l’ais-je compris comme ça)
    Après, bien sûr, comme dans toutes les confrontations, la détermination et la combativité continueront à jouer un rôle déterminant, mais les nouveaux moyens mis en oeuvre devraient avantager sérieusement les armées qui en seront dotées !!

  14. Elyo dit :

    On peut aussi penser que le Longshot lancé par un avion chasseur devient son prolongement pour affronter les appareils ennemis tout en permettant au pilote du chasseur de rester à une distance de sécurité. Dans ce cas pourquoi ne pas imaginer que c’est le pilote qui recevant les informations envoyées par le drone va commander les tirs ? Il augmente ses chances de survie et préserve son appareil beaucoup plus onéreux que le drone. D’autre part le nombre de projets menés par la DARPA est vraiment impressionnant et met probablement une pression financière difficile à supporter pour la Chine et la Russie.

  15. Castel dit :

    @Plusdepognon
    Petite rectif :
    Le « soldat amateur » auquel il était fait allusion dans l’article devait concerner des guerres plutôt dissymétriques, qu’asymétriques, ce qui n’est pas tout à fait pareil……