Boeing abandonne le projet d’un avion spatial qui devait réduire le coût des lancements de satellites militaires

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38 contributions

  1. Castel dit :

    Cela va d’autant plus mal pour Boeing, qu’ils viennent d’avoir aussi des problêmes lors des essais de leur nouveau 777X :
    Tout d’abord, des problèmes dont ils ne sont pas directement responsables, mais qui touchent leur motoriste exclusif pour ce projet, à savoir Général Electric.
    Ensuite, il ya a eu le problème concernant un test récent en vol, concernant l’arrachage d’une porte, dont la raison n’a pas encore été expliquée à ce jour…( et non pas 2, comme je l’avait signalé par erreur)
    Ceci venanr s’ajouter aux graves problèmes rencontrés avec le 737 Max, et la nécessité de lancer dans des délais raisonnables, son nouveau « NMA », pour lequel un certain nombre de ses clients se sont engagés, cela fait vraiment beaucoup…
    Cela dit, il ne faut tout de même pas trop se réjouir des malheurs de ce constructeur, puiqu’un certain nombre de ses sous-traitants sont situés en France, et subissent donc eux aussi en partie les malheurs de Boeing, et d’autre part, si cela s’aggravait de trop pour celui-ci, je ne vois qu’un constructeur capable de le reprendre en cas de dêpot de bilan, à savoir bien sûr Lockeed Martin, qui pourrait alors proposer une gamme d’avions civils ou militaire, bien plus complète qu’Airbus !!

    • strider_on dit :

      alors pour la porte qui a sauté il s’agissait d’une porte cargo qui s’est tiré durant un test de pressurisation au sol il y a quelques mois (préssurisation supérieur à la normal) mais on a finit par voir un peu plus tard que la porte en question a arraché un morceaux du fuselage au passage. entre ça et la découverte par le new york times qu’ils ont manipulé l’enquête sur le crash du 737-800 de turkish airline en 2009 à proximité de l’aeroport shiphol ils doivent plus être à ça prêt….

      • Stoltenberg dit :

        Et on vous donne un petit 1/20 pour l’orthographe, M. strider_on ? Le 1, bien évidemment, en guise d’encouragement – il n’est jamais trop tard pour s’acheter un cerveau.

      • Castel dit :

        Effectivement, je n’avais pas vérifié l’information, et il me paraissait logique avant le coup, qu’une porte ne puisse s’arracher qu’en vol, et non pendant un test au sol…
        J’ai appris hier, que le premier vol s’était bien déroulé, et qu’il a donc été préférable que cet incident intervienne , pendant les tests de pressurisation qu’en plein vol, ce qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques….
        Cela dit, j’ai appris qu’entre temps, Emirates Airlines avait annulé sur sa commande d’origine, 24 de ces avions( sur un total de 150) pour les remplacer par des 787-10….
        Je ne crois pas que cet avion aura le succès escompté par Boeing, vu qu’il avait été conçu pour concurrencer l ‘A380……si il avait eu du succès !!
        Surtout lorsque l’on sait que son prix catalogue est très proche de ce dernier (!!!), et qu’Airbus, aujourd’hui vend bien plus d’A350 900, et de 787- 9 pour Boeing, que d’A350 1000, pour le premier, et de 787 10 pour le second.
        Ceci s’explique sans doute par les liaisons aériennes « point à point », au détriment des « hubs »…….

    • John dit :

      Le B777X n’a pas encore volé, donc de quel test en vol parlez vous?
      Le B777X était en plein dans la phase d’essais dits statiques.
      Dans les procédures de certifications civils, des essais au sol sont faits afin de déterminer bien des éléments. Mais dans l’idée, il s’agit de vérifier si ce que les ingénieurs ont conçu se vérifie lors d’essais.
      Il y a des essais de fatigue des matériaux, et dans ce cas, il s’agissait d’un test de résistance de la structure, celle-ci étant pressurisée (donc en condition simulée de haute altitude).
      Et la porte cargo a lâché avant la rupture théorique de la structure. Cela a causé une dépressurisation, et le fuselage s’est déchiré laissant une ouverture juste à l’arrière de l’aile.
      Mais il faut garder à l’esprit que ce test n’est pas si dramatique en termes de résultats, car il est à 1% de la valeur cible. Si on était à 5 -30 % alors oui, il y aurait de vraies questions, mais ici, ce n’est pas un gros problème pour Boeing en dehors du retard engendré.

      Pour le 737 MAX, le problème pour Boeing est qu’il a de réelles conséquences sur le cash flow, et donc réduit considérablement sa capacité à investir.
      Le B797 est largement remis en question pour le rôle du NMA. Airbus avec ses A321 Neo XLR et LR a déjà pris de belles parts de marché dans le remplacement des B797, et l’A330 et l’A330 NEO pareil concernant le B767.
      A priori, Boeing aurait besoin d’un successeur au B737, et je pense, bien que ce ne soit qu’une opinion, que Boeing va utiliser l’Embraer E-195 E2 pour combler la partie basse capacité de leur marché, et se concentrer sur un successeur de dimensions similaires à l’A320-A321 et légèrement supérieur.
      La question principale sera le mode de propulsion, Turbofan ou Open rotor qui était pressenti un certain temps pour des questions d’efficacité énergétique.

    • Vladimir Goretine dit :

      La fin de Boeing US mais aussi le debut d’une grande Ere de prosperité et de suprématie pour le complexe militaro industriel de la Sainte Russie (missiles hypersoniques et nos autres armes magiques)

      • Jerome dit :

        🙂 funny

      • 341CGH dit :

        @ Vlad’ votre enthousiasme est compréhensible mais admettez qu’il est quand même un peu puéril.
        .
        Pourquoi voulez-vous « une suprématie du complexe militaro-industriel russe » ?
        .
        À l’époque où vous étiez dominés (écrasés, en fait) par l’idéologie marxiste (donc d’origine allemande, ne l’oubliez pas) qui prétendait conquérir le monde, vous pouviez rêver de suprématie technologique, mais aujourd’hui : à quoi bon ?
        .

      • Hermes dit :

        Vous avez bien raison, l’espoir fait vivre.
        Faut au moins ça pour survivre en campagne en Russie.

      • Pascal (l'autre) dit :

        « nos autres armes magiques » C’et vrai qu’en matière de prestidigitation* vous êtes assez affuté!
        * prestidigitation = illusionnisme!!

      • LEONARD dit :

        A tous ses contradicteurs potentiels :
        Relisez bien son Pseudo….
        Merci pour ce moment.

        • Pascal (l'autre) dit :

          « Relisez bien son Pseudo….
          Merci pour ce moment. » Gorët …………………… Goretine certes , le pseudo change mais l’absence abyssale d’intelligence demeure! C’est terrible ce que peut provoquer la consanguinité!

      • NRJ dit :

        @Vladimir
        On en parle de vos succès en aéronautique ? Le superJet 1000, un échec industriel (https://www.google.com/amp/s/www.liberation.fr/amphtml/planete/2019/05/09/le-soukhoi-superjet-100-recit-d-un-fiasco-russe_1725978), ou le SU-57 qui met 20 ans à être développé (ce qui n’empêche pas les accidents)

      • Trap dit :

        Est-ce que vous n’auriez pas de la famille en Turquie? Je note une vague familiarité patronymique avec une intervenant régulier du site.

    • Seb dit :

      Euh, il n’a pas encore vole, le test s’est deroule au sol!!

  2. haut de games dit :

    Boeing et son 737 paye le prix fort ,c’est évident ….

  3. dolgan dit :

    étonant: Boeing va avoir besoin de subventions massives déguisées. Et ce type de programme semble tout indiqué pour ça.

    • John dit :

      Pas étonnant…
      Les subventions dont profite Boeing ne fonctionnent pas de cette manière… Dans les lois américaines, ils ne pourraient pas détourner les fonds et les affecter à un projet commercial.
      Boeing a profité de subventions en participant à des projets leur offrant la possibilité de développer des technologies qui par la suite peuvent être utilisées et rendues compétitives dans le civil.
      Et ce projet n’est pas du tout indiqué pour cela.
      En réalité, les contrats militaires surévalués sont plus problématiques qu’un projet comme celui-ci. Ou encore les impôts largement réduits.

  4. Nico St-jean dit :

    S’il est vrai que Boeing éprouve de nombreuses difficultés au niveau commercial, c’est tout le contraire au niveau militaire.
    .
    Par exemple, en 2018 le chiffre d’affaire en défense de Boeing était de 34 milliards vs 13 milliards pour Airbus (augmentation de 66% sur 1 an) : https://people.defensenews.com/top-100/
    .
    Et les choses ne sont pas prêt de changés au niveau militaire pour les années 2020’s :
    .
    P-8 Poséidon – succès mondial avec 52 appareils à livrés plus un contrat canadien d’une valeur de 5 milliards qui arrive (tout le monde est au courant que Boeing obtiendra se contrat en cette date, à moins d’un cataclysme ..) Le KSA à également signé une lettre d’intention pour un nombre classifié de P-8’s.
    .
    Si le F-15EX semble avoir du plomb dans l’aile en se moment avec le congrès et le Pentagone, c’est tout le contraire pour le Super Hornet Block III. Boeing à déjà en main un contrat de 72 Block III pour 4 milliards $, l’US Navy prévois de rétrofiter la majorité de ses 540 Block II avec 40 à 50 chasseurs rétrofités par an. Fait intéressant, en plus de bénéficié des CFT, il y à maintenant une *forte* possibilité que les Block III soit équiper du nouveau F-414 EPE, d’une poussée 20% supérieure pour 1% d’économies de carburants par rapport au F-414 actuel.
    .
    Les Apache version D continuent d’être rétrofités en version « E » et les commandes internationales n’arrête vraisemblablement jamais d’apparaître – Maroc, Inde, Israël, et on en passe. Même chose pour le Chinook – UK, EAU, KSA, en compétition en Allemagne et Israël et une grande commande américaine attendu pour les CH-47F Block II.
    .
    Les JDAMS dont la production n’arrête jamais, avec plusieurs milliards $ encore sous contrat.
    .
    Bref, je ne suis pas du tout inquiet pour Boeing. Ce qui se passe au commercial, c’est une bonne claque au visage (mérité) et se genre d’événement à tendance à ramené les géants sur terre. La remise à zéro du B-797 et les retards de soumission du MAX à la FAA sont signes de cette remise à l’heure.

    • John dit :

      Boeing aura le contrat malgré les attaques à l’encontre du programme CSeries?

    • Clavier dit :

      Une poussée de 20% supérieure à l’actuel 414 ….!
      J’aimerais bien voir çà !

    • floco dit :

      @ Nico st- jean
      «  »Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veux pas voir » »
      https://lesakerfrancophone.fr/boeing-peut-il-survivre-aux-problemes-du-737-max

    • aleksandar dit :

      Nico dans  » Il faut sauver le soldat Boeing  »
      Malheureusement l’activité défense de Boeing sur lequel il base son argumentaire ne pèse qu’un peu plus du tiers de son CA.
      L’ Agence européenne de la sécurité aérienne n’est toujours pas convaincu par les bidouilles de Boeing et de la FAA concernant le 737m* MAX et veut réaliser ses propres tests.
      D’autres déficiences ont été repéres sur d’autres modèles de Boeing
      Etc, etc

    • Hermes dit :

      Faut arrêter la comparaison des chiffres bruts entre les sociétés EU et US, le volume de commandes des Européens n’est dans la majorité des cas, absolument pas comparable…
      .
      C’est bien propagandiste comme méthode, même pour vous NicoMartin

      • Nico St-jean dit :

        @Hermes
        .
        Mais ce que j’écris est seulement factuel ! 🙂 Détendez-vous Hermes, si vous, vous croyez à la mort de Boeing sans prendre en compte leur secteur militaire qui est en constante augmentation, c’est vous que ça regarde.
        .
        Et en quoi voyez-vous de la propagande ? Cette comparaison n’est pas pour un concours de longueur mais bien pour démontrer que Boeing peut se fié à son secteur militaire quand le commercial va mal, contrairement à Airbus qui pèse prêt de 3 fois moins dans le militaire mais maintenant plus que Boeing dans le civil (…)

        • Oryzon dit :

          @Nico
          Il fait rester mesuré, mais dans les deux sens.
          Si Boeing ne se sors pas de la nasse du MAX ce sera une véritable catastrophe industrielle pour eux et le militaire ne suffira pas, loin s’en faut à rattraper le coup.
          Boeing est déjà en train de s’endetter pour la deuxième fois en un an, ils enchaînent les pertes, mais surtout le plus grave d’un point de vue financier : ils brûlent plus d’un milliard de cash par mois. Cela va rapidement devenir intenable. Ça plus les compensations, plus les amendes, plus les 400 avions construits…
          Au niveau industriel, s’ils ne redémarrent pas la production les sous traitants vont souffrir, s’orienter sur d’autres projets et ne reviendront qu’avec des garanties fortes.
          Le MAX c’est 5000 commandes.

          Donc Boeing n’est pas en situation de faillite, bien sûr. Mais la situation est déjà grave et peut aussi devenir catastrophique.

          On verra

        • Hermes dit :

          Je ne crois absolument pas a la mort de Boeing, ils ont essuyé un revers mais ca reste une compagnie majeure dans le monde, ils s’en remettront.
          .
          On ne détruit pas un leader comme aussi facilement, même en manquant de fond ils ont suffisamment d’arguments pour réussir à en réunir pour repartir. (Je parle ici hypothétiquement)

        • NRJ dit :

          On appelle cela du soutien déguisé @Nico st Jean. Après on verra si Lockeed Martin, qui a récupéré le F-22 et F-35 arrive encore une fois à prendre les contrats du Penetrative Counter Air et du FA-XX. Mais je doute que le gouvernement américain laisse faire, car sinon Boeing ferait une croix sur ses activités militaires (et là ce serait vraiment le début de la fin).

    • NRJ dit :

      @Nico St Jean
      Pas étonnant que ça marche au niveau militaire. Quand on a le premier budget militaire de la planète comme client exclusif (ou presque, c’est vrai que Lockeed Martin arrive à bien siphonner les budgets avec le F-35), on peut dormir tranquille.

      Le P8 Poseidon est sinon en situation de quasi monopole en Amérique du nord. On allait pas proposer notre Atlantique 2 de toute façon non ?

  5. ji_louis dit :

    L’idée d’avion spatial, qui date des années 1970, avait déjà pris du plomb dans l’aile quand les américains se sont rendu compte des coûts d’utilisation et d’entretien des navettes spatiales (sans parles des 2 accidents catastrophiques).

    Mais il me semble que ce qui tue l’idée d’avion spatial, c’est d’une part le succès des fusées récupérables de SpaceX (à voir sur le moyen et long terme si c’est vraiment une bonne idée), d’autre part l’évolution du marché de la mise en orbite terrestre avec l’adoption de constellations de petits satellites au lieu de quelques gros: Il n’est plus rentable d’envoyer un avion spatial pour mettre en place ou dépanner ces satellites.

    Les européens ne chantent pas pour autant, leurs lanceurs spatiaux (Ariane V, Véga, Soyouz) ne sont plus adaptés non plus, et ils doivent faire la chasse aux coûts fixes (comme Boeing l’a fait il y a 10 ans) : Prévoir moins d’ingénieurs à Kourou, des processus de fabrication revus, un marché d’affrètement maritime non renouvelé (la Compagnie Maritime Nantaise perd le marché), et des incertitudes politiques (européennes) en pagailles!

  6. lym dit :

    Le début de l’année arrive et les coupes aussi. On commence par les danseuses subventionnées, idéalement au moment d’arriver à du concret qui coûte, sachant que les études ne seront pas perdues. Ils ont les épaules solides (pour encaisser bientôt 1 an d’arrêt, en ayant pris le risque insensé de continuer à produire si longtemps), mais on risque de vite passer du scalpel à la tronçonneuse…

  7. PK dit :

    « Bref, je ne suis pas du tout inquiet pour Boeing. Ce qui se passe au commercial, c’est une bonne claque au visage (mérité) et se genre d’événement à tendance à ramené les géants sur terre. La remise à zéro du B-797 et les retards de soumission du MAX à la FAA sont signes de cette remise à l’heure. »

    C’est surtout un signe que, lorsqu’il existe une saine concurrence, tout monopole peut se renverser du jour au lendemain.

    Les Européens devraient méditer cela : on a exactement la même chose qui se profile avec LM et le F-35. Quand le scandale aura cessé d’être étouffé, quand le contribuable saura qu’il a été une pompe à fric pour financer une machine de guerre anti-concurrentielle occidentale et non une arme de guerre fonctionnelle, alors le retour de flamme sera telle qu’ils n’auront qu’une option : se détourner du constructeur.

    Malheureusement, le matériel militaire est beaucoup plus captif (d’où la démarche de LM, pilotée par les États-Unis).

    Comme Airbus, les rares survivants constructeurs aéronautiques feront peut-être leurs choux gras à ce moment-là…

  8. Fredforce10 dit :

    Et si le F35 connaissait lui aussi des problèmes techniques ?

    • Hermes dit :

      Il en connait un paquet depuis ses débuts, mais lui dans le pire des cas ne causerait qu’une mort a la fois et puis il en reste pas moins « too big to fail »