Le Service de Santé des Armées a mis au point un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

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40 contributions

  1. lxm dit :

    Si la photo est représentative, cela semble petit en surface, le quart voire le tiers du tronc protégé, sans compter qu’une arme peut ne pas être dirigée de façon droite/directe mais en oblique, entrant donc par une zone non couverte pour passer ensuite derrière la protection, la surface diminue encore.

    • Polymères dit :

      La photo ne représente pas la protection balistique mais le dispositif d’absorption du choc, aucune balle n’ira se loger la dedans.

    • ARL dit :

      Les plaques actuelles ne sont pas beaucoup plus grandes!

    • jojo dit :

      Vous seriez surpris de voir la taille des plaques balistiques que l’on mets dans GPB.
      L’ensemble du tronc est loin d’être couvert, et ça pèse déjà suffisamment lourd.

  2. Thaurac dit :

    La taille de ses gilets pare balles m’a toujours surpris, car c’est vraiment « un string » alors que beaucoup de partie du corps ne sont pas protégées, et sont souvent cause de décès par hémorragie. (cou, aine, foie et artère ne dessous du gilet.) bref, c’est le minimum de protection, et je ne parle pas de la tête, est ce que les casques suivent le même degré de protection?
    sur la photo de ce « gilet » , même le foie est exposé, et ça ne pardonne pas..

    • anonyme dit :

      même si le casque arrêtait la balle le choc cinétique briserait le cou de la personne touchée. passé un certain degré de blindage, ça ne changera pas grand chose si ce n’est le poids du casque.

      • Renard dit :

        Pas vraiment. On a des exemples de tir à la tête où le personnel s’en est tiré avec une grosse migraine mais n’en est pas mort.
        Bon, maintenant cétait du 7.62 de kalash mais je ne connais ni la distance ni l’angle du tir.
        Les casques en spectra sauvent bien des vies.

    • Hermes dit :

      Faut un compromis de protection en surface/danger/encombrement/flexibilité.
      .
      Être touché au cou est déjà plus rare que de se prendre une balle dans le thorax.
      Pas que ça n’arrive pas mais… Si on va par là, les mecs vont se balader avec une « armure » façon démineur, je suis pas sûr que grand monde apprécie l’idée.

    • Polymères dit :

      Le gilet pare-balles protège les organes vitaux essentiellement, ça ne rend pas le soldat invulnérable.
      Des gilets pare-balles plus évolués ou qui sont adaptatifs existent. Même la frag en possède avec des protections pour le cou, pour l’aine. Mais le problème n’est pas la protection qu’ils apportent, c’est le poids et la perte de mobilité qu’ils engrangent. Et c’est bien le besoin opérationnel des militaires qui poussent à des gilets « légers » et le moins fournis possible.
      On considère un bras ou une épaule comme une protection latérale supérieure (on recherche la survie), ça ne veut pas dire que ça ne peut pas traverser en profondeurs, toucher une artère, c’est juste que pour un des 4 membres, il est plutôt simple de traiter une hémorragie rapidement via des garrots, le temps d’une EVASAN et d’un traitement plus adapté.
      Au delà des balles le gilets a aussi un grand rôle pour absorber les éclats en tout genre. Toute la « matière » d’un gilet pare-balles n’arrête pas les balles du genre 7.62 (idem pour un casque, même si avec les angles d’impacts, la distance donc la perte de force d’une balle, ça peut le faire), c’est fait pour résister aux éclats, aux impacts (polycriblage), des armes blanches ou de certains chocs (même une chute), du blast etc…
      Un pare-balle c’est multiple et ce n’est pas faute d’avoir le matériel, un SMB il peut-être léger comme il peut être en version complète (voir photo ci dessous) et vous imaginez bien l’inconfort opérationnel.
      https://operationnels.com/wp-content/uploads/2018/01/gilet-SMBE-en-configuration-dynamiqueIV-combat-haute-intensit%C3%A9.jpg

      Donc toute la question n’est pas d’y penser, c’est de savoir ce qu’on cherche, à avoir des soldats lents, statiques qui ne peuvent pas bien bouger dans leur environnement, qui se fatiguent vite ou on veut garder l’agilité, la mobilité tout en préservant l’usure des hommes. Certes on se dit que dans le premier cas on peut réduire les victimes (tués comme blessés) mais si c’est pour ne pas avoir un impact sur le terrain, ne pas avoir l’initiative, on devient une proie. C’est pareil que le débat de ceux qui veulent fuir le léger pour éviter les pertes sur des mines en mettant tous le monde dans des blindés lourds, l’intention est louable, elle est même importante pour une personne derrière son écran qui ne fait que recevoir des bilans d’un conflit, mais derrière cela, il y a l’effet qu’on ne voit pas, celle de la perte tactique. Si faire la guerre zéro mort est une belle ambition, il ne faut pas oublier que la guerre ou l’on ne prend aucun risque ou l’on ne cherche pas l’initiative, c’est une guerre perdue mais ou on se dira qu’elle ne l’est pas car on aura évité d’avoir trop de pertes (même si aujourd’hui on a l’impression de vivre une hécatombe à chaque mort)

      • Rascasse dit :

        Vous avez très bien résumé la question, et le lien entre expertise médicale du combat et expertise tactique. Cela éclaire le rôle du SSA dans les recherches sur le sujet, qu’on aurait pu imaginer faite par des industriels sans connaissance de la médecine du champs de bataille. Merci beaucoup.

      • Marc mora dit :

        protection pelvienne, pas ainal ( aine )

        Et oui les pare belle actuel stop en multi hits, la 7,62x 51 OTAN
        L’argument de la perte de mobilité et discutable …pour l’avoir vécue.. même avec un frag de 20kg sur les épaules, avec les protections pelvienne et cervical, quand tu a la peur au cul. C’est pas le poids qui t’empêche de bouger ( vite )

    • bob dit :

      Je pense que ce niveau de protection est facilement atteignable mais aucun humain n’aura le physique pour se battre de manière efficace avec …

  3. Who ? dit :

    Bravo ! Vivement que ca equipe tt le monde ! Quand on voit l’armee de l’air fzire sentinel avec la frag en 2020.20et beaucoup sont qu au gpb ciras en opex

  4. petitjean dit :

    Quand je vois ce gilet dit de protection, je m’étonne toujours de la faible surface du thorax protégée. (On peut quand même imaginer, par exemple, des articulations qui permettraient de protéger une plus grande surface du buste )
    le bas de l’abdomen ainsi que le haut du thorax ne sont pas protégés ??!!
    les poumons montent au moins jusqu’aux clavicules, viscères et vessie descendent jusqu’au bas de l’abdomen. Sans compter la protection des os du bassin ??!!
    Dans le dos, je ne sais pas si les reins et le bas de la colonne vertébrale sont protégés…

    • Le Capichef dit :

      Le gilet présenté ne sert pas à protéger des balles, mais à absorber le choc subi par le gilet pare-balles porté par dessus. D’ou sa taille réduite.

  5. fond de gorge dit :

    bouh ,c’est simple les gars vont tirer dans la tête et ce machin servira à rien ,voilà µ….allez …essaie encore !

    • Thaurac dit :

      Profond comme remarque mais vu le pseudo, DT 😉

    • Daniel1945 dit :

      Le plus simple c’est d’arrêter de faire la guerre si on veut zéro mort !

    • Jack dit :

      C’est vrai qu’en plein combat c’est NETTEMENT plus simple d’atteindre la tête que le corps. C’est quoi votre pseudo sur Battlefield 5 ?

    • Hermes dit :

      Tout le monde a l’entraînement d’une une unité specopcs/CT et ne voit que des engagements à 10m rendant la tir à la tête « accessible ».
      .
      Si non on est dans le monde réel, là où on engage à 300m sans visibilité réelle !

    • Clément dit :

      « les armures intégrales des chevaliers ne servaient à rien : il suffisait de viser la gorge où la fente du casque ! »

  6. Titeuf dit :

    Eh j’avais vu cela dans un reportage du journal de la défense à la tv.
    Bonne chose que cela avance.

  7. petitjean dit :

    Je complète mon post précédent : ces gilets, dit de protection, ne protègent pas les articulations des épaules
    quand celles ci sont détruites par un projectile…

    • Pravda dit :

      Oui l’articulation de l’épaule est la plus complexe, mais il s’agit d’avoir un ratio mobilité/protection ne transformant pas le soldat en tortue. Les plaques balistiques, même petites, pèsent leur poids et n’ont pas la souplesse nécessaire pour une épaule, on aura donc une protection maximale se limitant aux éclats.
      En gros, on veut juste que le combattant revienne vivant et on reconstruira après.

  8. Pludsdepognon dit :

    La kalach avec un jean ou jogging, voilà pour l’instant l’ennemi du futur que les armées françaises ont en mesure de combattre.
    https://lavoiedelepee.blogspot.com/2017/05/le-soldat-du-futur.html

    Pour plus sérieux, il y a la Bombe. Et pour la guerre hybride ?
    https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/11/lhybride-est-il-lavenir.html

    Enfin, il faudrait déjà des objectifs réalistes, ce serait un bon début.
    https://lavoiedelepee.blogspot.com/2015/06/africa-first.html

    • Plusdepognon dit :

      Même les talibans ont des gilets pare-balles, d’où l’utilité d’un autre calibre que le 5.56…
      C’est un gros progrès par rapport à il y a quelques années !

      • Pravda dit :

        Les plaques de protection coutent 80$ en Chine et arrêtent le 5.56, donc oui la diffusion de ce type de matériel impose un changement de calibres (6,8 + 7.62×51 par exemple). Les HK pourront s’adapter à « «moindre »coût.

        • Polymères dit :

          Peut-être oui, mais le GPB reste assez rare dans un très grand nombre d’armées nationales et ne sont pas particulièrement recherché par les groupes terros.
          On a tout de même bien plus de chances d’être en face d’un type sans GPB qu’avec et la 5.56 n’est pas inefficace car comme on l’a dit, la protection n’est pas globale, le type n’est pas terminator.
          Il y a des plaques qui résistent au 7.62, faut arrêter de faire cette fixation sur le calibre et en pensant qu’on est « faibles ». Ce vieux débat de l’époque guerre froide entre la Kalash et la M16, la 7.62 et la 5.56, on se demande bien pourquoi les russes sont passés en 5.45 quand nous on continue à vouloir plus gros en pensant qu’il n’y a que des avantages.
          Du 7.62 on en a , ce n’est peut-être pas l’arme du combattant 00, mais il y en a . Des armes d’appuis on en a aussi montées sur des véhicules, nous n’avons pas « que » de la 5.56 et jusqu’à preuve du contraire, on arrive à tuer avec. Alors que les chinois vendent une plaque à 80$ qui arrête du 5.56 n’est pas la raison à vouloir passer à du 7.62, car demain vous constaterez qu’ils vendront à 100$ une plaque contre la 7.62.
          Nos GPB arrête de la 7.62, voyez vous les russes ou les chinois changer de calibre pour pouvoir « percer ». Non bien au contraire, l’un comme l’autre ont depuis un moment choisis d’abandonner l’arme principale (kalash) pour une arme à plus petits calibre (5.45 et 5.8).
          La seule et unique chose qu’on peut réellement critiquer, c’est d’avoir des mitrailleuses minimi en 5.56, il n’y a qu’ici qu’il faudrait évoluer la chose, même si ce n’est pas dramatique en soit

          • Pravda dit :

            La 5.45 soviétique est plus perforante que la 5,56 qui va avoir tendance à se désagréger de 0 à 150m.
            La 7,62×51 ne doit pas être LE calibre unique, mais à raison d’une arme pour trois par exemple, il est aussi plus efficace en balle perforante que le 5.56 (les plaques arrêtant une AP sont rares).
            La réflexion s’est faite aux USA mais également en France (7,62×39 pour le GIGN), même si le 5.56 est loin d’être mort.

          • PK dit :

            Le changement de calibre n’a jamais vraiment été pensé pour percer les nouveaux gilets pare-balles, mais pour résoudre la quadrature du cercle entre une munition légère et peu puissante et une munition lourde et (trop) puissante.

            L’engagement à « longue » distance montre les faiblesses de la 5,56 (comme toutes les munitions analogue, 7,62 et 5,45 AK et AK74). Tant qu’on tire à bout portant, on s’en fout un peu… C’est comme les fells en Algérie que les paras se plaignaient de ne pas « coucher » après leur avoir tiré dessus avec une carabine US-M1 (qui était pratique, légère, mais tirait trop court avec ses cartouches amputées).

            Est-ce que la 6,8 sera la solution ? L’avenir le dira.

            Personnellement, je pense qu’on ne fouille pas assez le sujet (car les armée s’en foutent de mettre du fric dans ce genre de truc trop basique). L’avenir tel que je le vois seraient des munitions sans douille (donc à poudre compact) et à très haute vélocité (au moins le double d’aujourd’hui). Il faudrait donc développer la recherche autour de la poudre…

          • Polymères dit :

            Pravda
            Ce que je soulève en premier lieu n’est pas de savoir qui de la 5.45 ou la 5.56 est la « meilleure » mais du pourquoi du comment les russes sont passés du fusil d’assaut standard de 7.62 à 5.45.

            Peu importe le calibre, il y a des avantages et des inconvénients à tous. On ne peut pas dire la 5.45 est meilleure en pointant un avantage de ce calibre et en mettant en parallèle un désavantage de la 5.56 comme si ça serait l’unique chose qui va les différencier, on peut faire exactement le même procédé inverse.

            Ce qu’on doit analyser c’est le « besoin » recherché et non les caractéristiques. Pour un tir longue distance on prend un 7.62 (notre nouveau fusil de précision en est une preuve) par ce qu’il y a l’arme qui va avec, une arme spécialisée et adaptée à pouvoir tirer à longue distance. Mais pour un fusil d’assaut, la 7.62 devient une munition trop lourde trop inadapté à l’arme, une kalash en 7.62 c’est parfait pour tirer à moins de 100m, oui vous allez avoir un meilleur pouvoir de pénétration et d’arrêt, mais il n’y a pas que ça. Chez nous (en occident en général) c’est assez clair, ce qu’on recherche c’est l’efficacité à 300m, c’est à dire toucher à 300m en s’aidant de différents optiques pour l’améliorer.
            Le constat des soviétiques par rapport à la 7.62 et le fusil d’assaut (non pas une autre arme plus adaptée) c’était une précision accrue à moyenne distance (entre 100-300m), un emport de munitions plus important par combattant et une multiplication des éclats à l’impact de l’ogive, ce qui augmente les blessures dans le corps ou augmente les blessures indirectes (ricochet). Il faut bien avoir quand même cette référence en tête, là ou nous on se dit qu’il faut passer au 7.62, eux ils sont passés au 5.45 après avoir été en 7.62 pour avoir un équivalent au 5.56 otan.

            Il faut bien différencier l’usage courant d’un fusil d’assaut standard et l’usage d’une arme adaptée qui sait pleinement utiliser la munition de 7.62 et c’est bien pour dans ce cadre là que le fusil d’assaut lambda tel que la kalash n’est pas adapté sauf à rechercher une force de pénétration et d’arrêt plus importante à courte distance ou la précision est encore correcte. Pour le GIGN par exemple, on ne cherche pas à faire la guerre comme des fantassins, c’est un force d’intervention ou l’ennemi sera très souvent presque face à face, de la courte distance, sur de la courte durée, ne comparons pas ce besoin à celui d’une armée.

            Je ne dis pas qu’il faut tout passer au 5.56, mais juste qu’au niveau du fusil d’assaut, le 7.62 est trop lourd et les armes pas adaptées. Le même type de fusil en 5.56 et 7.62 otan (à ne pas confondre avec la 7.62X39 d’une kalash) c’est une différence de 1 kg et de 10 cartouches dans le chargeur. Le combattant a besoin de beaucoup de munitions, le tireur de précision peut très bien avoir une arme en 7.62, le mitrailleur également (c’est pour cela que j’évoque la possibilité de revoir le calibre général de la minimi), mais sinon le 5.56 ça suffit pour le fusil d’assaut standard et n’a pas lieu d’être une préoccupation ou une inquiétude.

  9. albatros dit :

    Les etatsuniens testent un plastique plus solide que l’acier actuellement ce qui permet de protéger plus de surface car moins lourd et encombrant ainsi
    http://www.opex360.com/2019/09/22/lus-army-finance-des-travaux-pour-mettre-au-point-une-armure-en-plastique-bien-plus-resistante-que-lacier/

  10. Frédéric dit :

    Petite question sur la dénomination. A quoi correspond électronique dans un gilet pare balles ?

  11. Jean Claude dit :

    Avec mon équipe, nous avons mis au point et fait adopter, en 1993, le premier gilet pare-balles de l’Armée de Terre.
    Comme toujours en matière de protection du soldat – au chaud, au froid ou balistique – la règle est le COMPROMIS : protection – poids – prix !

  12. MERCATOR dit :

    On confond puissance d’arrêt et pénétration, si vous avez un mec bourré de drogue, de coran mal digéré, de grigri en pattes de lapins ou oreilles d’albinos rendant invincible, courant vers vous avec une grenade ou une machette, un petit calibre de fusil d’assaut pourra en transpercer 2 ou 3 sans problème, mais ne délivrera qu’une faible partie de son énergie cinétique, et le mec pourra tranquille poursuivre sa route sur 50 mètres, là il faut du gros, style 11.43 en armes de poing colt 45 ou Thomson qui, ne transperce pas et qui dissipe son énergie instantanément en séchant le mec sur 3 mètres, les Belges s’en sont rendu compte lors des combats du Katanga..

  13. Ysgawin dit :

    Dans 10-15 ans, tous les « zafreux » auront des gilets de ce type… Sauf bien sur ceux qui préfèrent le gri-gri du Grrrrrrrand gougou Ngolo qui arrête toutes les balles et dont personne n’est revenu pour s’en plaindre, preuve qu’il est efficace. ;o)

  14. Criloc dit :

    Nous sommes presque en 2020. La meilleure protection aujourd’hui, c’est une caisse blindée. Plutôt que de leur payer des colonels et des généraux, offrez des blindés aux hommes !! Pour le futur, la meilleur protection, ce sont milliers de drones de combat pilotés à distance…