L’armée de Terre fait face aux difficultés des industriels pour doter ses régiments d’artillerie en obus de précision

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67 contributions

  1. Raymond75 dit :

    La guerre était un sport de riches ; mais elle est devenue asymétrique : les riches d’un côté, les pauvres de l’autre … Une guerre de classe en somme.

    • Chanone dit :

      @ Raymond75
      Les pauvres en face? Lutte de classe?
      Les soldes proposées par les fondamentalistes attiraient autant, voir plus que le combat pour le califat.
      Travailler dans un bureau climatisé pour un SMIC, ou dans un atelier surchauffé avec des primes et un vrai 35 heures: c’est un choix bien réel par chez nous.
      Vivre entre des chèvres, ou mourir pour la cause entre deux esclaves sexuelles, voir plus, est le choix que laissait l’E.I.
      J’arrive pas à comprendre où sont les « riches » et les « pauvres ».
      Merci de préciser.

  2. Clavier dit :

    La guerre va devenir tellement chère qu’on ne pourra plus s’en payer …….
    Quelle époque !

    • six-pions dit :

      Clavier: T’inquiète, de toute manière la 4em se fera avec des pierres et des bâtons et tout le monde pourra y participer…

    • Chanone dit :

      Ooooh, Clavier…
      La guerre a toujours été un gouffre financier, mais le technologique pousse vers des sommets investissement vs efficacité qui bouscule les idées reçues.

    • Wagdoox dit :

      Ca a toujours ete le cas mais avant il y avait le pillage.
      C’etait avant …

    • Pascal (l'autre) dit :

      Un général de l’U.S.A.F. avait déclaré lors de la mise en service du F22 Raptor : »Quand on voit le coût d’un F22 par rapport à un F15 si l’inflation continue à ce rythme, nous ne pourrons nous payer qu’un seul avion quand il faudra remplacer le F22!

    • ji_louis dit :

      Regardez les conflits les plus meurtriers de ces dernières années:
      Rwanda 800 000 à 1 000 000 de morts, la plupart à coup de machette
      Zaïre 2003-2008: 1 à 5 millions de morts, la plupart de faim en forêt, les autres au fusil, à la machette ou en esclavage

      Nobel aussi avait pour ambition de rendre la guerre impossible parce que trop meurtrière. Il s’en est tellement voulu de son invention qu’il a créé une fondation pour récompenser les humains qui feraient le mieux avancer l’Humanité, en science et en paix.

  3. Stoltenberg dit :

    6 000€ l’obus standard ! Pour eux c’est normal ? En cas d’un conflit de haute intensité, quand il va en falloir non pas quelques centaines mais des dizaines de milliers, ils feront quoi de leurs gadgets hors de prix ?

    • Xaintrailles dit :

      On doit pouvoir espérer avoir une baisse des prix à l’unité avec l’élévation des cadences de production ? 🙂
      Ou alors il faut raisonner en terme de  » Blitzkrieg « …

      • Stoltenberg dit :

        Oui mais ça dépend. Si le coût est dû essentiellement à la R&D ou d’autres investissements, comme l’achat des machines, la formation du personnel etc., alos, en effet, on peut s’attendre à pouvoir faire des économies d’échelle. Si, par contre, il est dû au prix des composants ou du processus d’usinage, alors il sera plus difficile de le faire baisser.

    • Barfly dit :

      Bah ils feront des choix, l’obus standard pour la piétaille et les gadgets pour les cibles prioritaires.

    • Thaurac dit :

      Les soldats pourront garder 4 ou 5 obus au départ en retraite, à charge de les fourguer…:)

    • Wagdoox dit :

      Ouh ouh s’il y a besoin de dizaines milliers ca veut dire qu’il y aura un effet de serie monstre qui fera chuter le prix le prix.

      • Stoltenberg dit :

        Espérons le. Espérons que les artilleurs ne vont pas se retrouver avec quelques obus (3-4) par canon comme en 1940.

    • John dit :

      Vous semblez ne pas avoir compris le calcul…
      Dans certains cas, une salve de 10 ou 1 obus ayant le même résultat stratégique, mais pas le même risque collatéral, l’obus guidé a plus de sens. Et il coûte bien moins cher qu’un missile tiré depuis un avion ou un drone.
      Et dans d’autres cas, les obus standards sont plus pertinents.
      Donc la question n’est pas de savoir si l’un est meilleur que l’autre. Mais la question est de se servir de leur complémentarité.
      Ensuite, la haute intensité n’est pas un cas de figure considéré, d’autant plus avec la capacité de dissuasion. Et si c’est en intervention, ce sera probablement en coalition. Donc moins de pression sur les stocks.

      • Stoltenberg dit :

        John:
        Non mais, vous me prenez pour un idiot ou ça se passe comment? Je connais très bien les avantages d’un obus guidé et en aucun cas je n’ai dénoncé leur utilité. Ce que j’ai dénoncé c’est le prix des obus guidés COMME des obus standard. 6000€/obus c’est énorme.
        .
        La haute intensité n’est pas un cas de figure considéré? Peut-être chez vous, en Suisse… Sinon, regardez autour de vous: tous les états s’arment et, après 75 ans de paix veulent, de nouveau, en découdre. Les puissances révisionnistes (Chine communiste, Russie) veulent retrouver leur ancienne influence et tenteront de le faire par des moyens militaires si la politique échoue. L’arme nucléaire stratégique n’est plus considérée comme un moyen indispensable de mener des conflits tant que l’existence des pays qui l’ont n’est pas mise en danger (cf. le conflit qui oppose l’Inde et le Pakistan). Le prochain conflit sera conventionnel avec un usage très probablement limité des moyens non-conventionnels (armes nucléaires tactiques et non stratégiques).

    • Jm dit :

      On va pouvoir en acheter 1 par mois à compter de mai 2022, puisque le Chef des Armées renonce à sa retraite de PdR, qui se monte à grosso modo la même somme.
      Mais pas de guerre d’ici là !!!!

    • Nihilo dit :

      La guerre c’est cher.

  4. Polymères dit :

    Il est évident que la logique de l’artillerie suit celle de l’aviation, on recherche la précision immédiate pour détruire et non plus un facteur chance par la multiplicité de frappes.
    Mais chez beaucoup de personnes, l’artillerie reste la chose qui « doit » arroser l’ennemi d’obus, façon première guerre mondiale, on compte les tubes comme on compte les munitions tirés pour estimer l’efficacité d’une artillerie, mais cela est d’un autre temps.
    Dans un monde ou l’on a des canons « classiques » qui vont tirer à plusieurs dizaines de km des obus qui tomberont dans un carré de 5m de côté, qui peut encore croire que l’artillerie n’a pas évoluée et qu’on doit la regarder comme elle a toujours servit?
    En contre-batterie c’est évident, celui qui va miser sur la quantité d’obus pour neutraliser l’autre qui utilisera 2-3 obus guidés n’aura pas l’avantage.
    Pour l’appui de troupes au sol, c’est pareil, je perçois plutôt un avenir ou une unité engagée au sol face à un ennemi, dans une place forte, une habitation ou une tranchée demande un tir en désignant la cible (par laser ou par cartographie GPS qui avec la numérisation du champ de bataille permet de le faire presque en un clic) et que l’obus touche ce qu’on voulait qu’il touche, plutôt que les obus tombent à côté, permettent à l’ennemi de fuir, de se planquer et d’y échapper. Alors même si on se dit que visuellement c’est plus impressionnant, que ça semble couvrir une plus large zone et qu’on se dit que si l’ennemi est éparpillé on le touchera un peu mieux, en général les obus qui tombent à côté de ce qu’on voulait ne touche rien, ils participent au spectacle sons et lumières, participent à figer l’adversaire, mais ne le tue pas.
    Dernièrement et ça rejoint le point au dessus, l’obus classique doit rester quand la recherche de saturation de zone est indispensable. Mais la saturation de zone qui pour certains semble être le coeur du besoin en artillerie, ne l’est pas, le quotidien d’une artillerie ce n’est pas Verdun, c’est de rechercher à causer des pertes à l’ennemi et avec la prolifération des drones, du renseignement, on peut et on doit être rapide et précis au premier coup et non pas tirer approximativement sur une zone en « espérant » infliger des pertes, encore moins quand il s’agit d’une zone urbaine pleine de civils. L’obus bonus est également un bon obus pour pouvoir traiter des regroupements blindés (et non blindés) sans devoir arroser à l’obus explo.

    L’artillerie américaine n’est pas non plus totalement équipée de munitions de précision, ils ont un lot qui n’est pas si important que cela mais qui existe et qui est utilisé. Il est impossible de n’avoir que ça, d’autant plus que parfois il est bon de pouvoir tirer des obus pour rompre l’engagement d’un ennemi sans qu’on sait ou il se trouve. Mais je pense que la question de la saturation doit se faire au niveau des mortiers à proximité des troupes engagées.

    L’arrivée dans les années à venir de mortier de 120mm mobile (encastré dans un Griffon) peut et devrait pouvoir offrir la saturation nécessaire à calmer ceux d’en face, le mortier doit être plus intensivement utilisé pour imposer les effets « perturbants » des explosions à l’ennemi, au plus près, au plus vite et pour un coût en munition faible. Derrière on doit avoir l’artillerie de neutralisation avec des munitions de précisions et à plusieurs effets (Bonus etc…), qui devrait prendre un rôle plus grand par rapport à l’aviation et qui fonctionnera très étroitement avec les drones qui eux aussi devront recevoir des roquettes guidées en complément.

    • Frédéric dit :

      Le lien donné dans l’article sur la conférence concernant la bataille de Mossoul est très intéressant. Il faut aussi faire de la  »masse » avec tir de saturation :

      http://www.asso-minerve.fr/event/conference-enseignements-de-la-bataille-de-mossoul/

    • ji_louis dit :

      Regardez qu’à la bataille de Debaltseve, les russes ont anéanti une division mécanisée ukrainienne en 10mn par un tir de barrage d’obus thermobariques. La « destruction de zone » a parfois du bon.

      Un des retex a été que seuls des chars lours peuvent éventuellement résister à de tels bombardements.

    • Kostal dit :

      L’armée de terre ne doit pas se préparer uniquement à la contre insurrection. Si nous sommes brouillés il nous faudra bien utiliser autre chose que des munitions guidées. Certes l’obus Bonus est excellent, fort utile pour la contre batterie, mais il faudra aussi être capables de saturer de nombreuses zones car nous n’aurons pas pu localiser un PC, une batterie, un radar, un brouilleur etc… tirer parfois pour soutenir le moral de l’infanterie et l’obus explo dont le prix est certes élevé mais plus proche de 5000 euros que 6000 restera quand même la munition la moins onéreuse par rapport aux missiles ou munitions délivrées par air. Limiter la saturation aux munitions de mortier de 120 serait une erreur.

  5. Alain d dit :

    4 Caesar à l’action et le concept de haute intensité est déjà à la ramasse !
    Sans oublier l’usure de tubes, là aussi la cadence ne serait pas suffisante dans un véritable conflit à haute intensité qui imposerait d’aligner le maximum de Caesar disponibles.
    Je me trompe?

  6. TM dit :

    Comprend pas qu’un bout de métal de 45 kg contenant quelques capteurs et une poignée d’actionneurs puisse être facturée le prix d’une berline milieu de gamme qui pèse presque 2 tonnes avec infiniment plus d’opérations industrielles à réaliser…
    C’est les coûts fixes de développement qu’on paie ?
    Je suis aussi contribuable, j’aimerais savoir.

    • fabrice dit :

      C’est à dire qu’on achète chez des industriels français….Un tee shirt fait en France ce serait aussi dans les 200 euros…Mais la souveraineté nationale n’a pas de prix.
      Oui je sais, je sors….

      • Mareth dit :

        En HS , un t-shirt fabriquė en France ne coûterait guère plus cher qu’un chinois , mais la marge bénéficiaire serait plus bas pour le vendeur.

      • Nihilo dit :

        Si le t-shirt français coûte 200,00 € c’est parce que les Français et les Françaises qui le conçoivent, le fabriquent, et le vendent ont un bon salaire et auront une bonne retraite. Et c’est peut-être vous …

    • LM dit :

      C’est l’absence d’automatisation des process de productions à cause du très faible nombre de commande de l’armée.
      PSA et autres sont « sûr » de vendre plusieurs million de produits par ans pendant des dizaines d’années.
      Ils ont donc investie dans des outillages automatique grande série (voir la dernière emboutisseuse de Mulhouse, c’est un monstre…malheureusement Made in China).
      Dans l’armement français, la DGA passe commande de quelque centaines de systèmes de manière aléatoire, avec parfois des années à « Zéro » pour certains système pour tenir les coupes budgétaires imposé par Bercy.

      Bilant, nombre de système sont encore fabriqué de manière « artisanal » car personne n’est assez stupide pour investir dans des outillages automatique qui ne fonctionneront jamais à plus de 10% de capacité seulement de temps en temps…
      Dans l’armement on est plus dans l’horlogerie de haut précision que dans la « production de masse ».
      Le coût s’en ressent.

      Malheureusement notre gouvernement (et les précédents) n’ont plus aucune notion de stratégie « industrielle ».
      Et là je parle même par des contraintes européennes…

    • PK dit :

      Ça coûte pas cher : c’est l’État qui paie !

    • Xaintrailles dit :

      En effet, et d’ailleurs 60 k€ pour moi c’est plutôt le haut du milieu de gamme !

    • Thaurac dit :

      Là dessus je suis d’accord avec toi et tu donnes un tour et des elements informatiques de rebut à un daechiens, il te pond le même car hormis le module propusif et explosif, mémoire vive, gps ( voir tous les portables, avec une floppés de capteurs y compris gravitique, ), un prog de pilotage de servo moteur pour les ailettes et barca, comme on dit chez nous, batterie vérifiable par induction latéralement
      Cette liste n’est pas exhaustive
      https://sites.google.com/site/wikismartphone/generalites/les-capteurs
      c’est vrai pour tout ce qui est payé par l’argent public, il n’y a aucun rapport direct avec le prix de revient, on s’aligne à peu près sur le prix que pratique la concurrence

    • albatros24 dit :

      Excellente question qui demande une réponse de nos fabricants et politiques qui achètent sans s’en poser trop

    • Alain d dit :

      Chaque berline est assemblée par dizaines de milliers chaque années, avec des pièces communes qui peuvent dépasse les 100 000 unités par an. Et si on y regarde de plus près, hors électrique, la part d’innovation dans l’automobile est très rikiki, hormis l’électrique et les capteurs. L’automobile cherche surtout à gagner des centimes sur chaque pièce, domaine oui elle excelle.
      Les moteurs sont généralement des évolutions d’anciennes versions avec des modifications et des greffons. Les technologies et chaines d’assemblages sont biens rodées!
      Les explosifs sont aussi très chers ! Les obus que Nexter doit assembler en plus grandes quantités sont certainement les moins sophistiqués. Et l’utilisation d’obus guidés est assez récente en OPEX et concerne peu de nations. La R&D, les sécurités, les tests et les validations à l’international doivent couter en max en proportion du cout total !
      Mais évidement, d’un coté nous avons des particuliers grognons qui achètent au secteur privé ultra concurrentiel et ultra sous-traité low cost, et de l’autre des Etats qui, avec ente autres l’impôt réglé par des grognons, achète à des entreprises à forte participation publique, le schéma est différent ! Et certainement aussi que le ratio emplois nationaux/internationaux est différent. Les constructeurs assemblent des pièces largement fabriquées hors territoire national, quand ils ne les assemblent pas directement à l’étranger.
      Cout plus élevé, c’est aussi le prix a payé pour garder son indépendance et ses secrets de fabrication, de traitements et d’assemblages.

    • ji_louis dit :

      Vous savez, concevoir, créer et mettre en place de l’électronique qui résiste dans le temps à la fois à un milieu métallique, explosif et à une accélération de milliers de G, c’est pas facile et ça coûte cher.

  7. Damsik dit :

    Le cout des munitions pourrait être réduit par l’utilisation de LRU, de plus d’autres unités autres que le 11 ont servies en Irak, et je n’en vois que peu de RETEX. Guerre asymétrique et haute intensité oui, mais il faut avoir les moyens de former et d’entrainer nos hommes à ce type de conflits, l’artillerie ne résume pas à la formule du millième, elle doit prendre en compte d’autres éléments qui ne sont pas évoqués dans cet article ( Bd en portée, météo, TLE). L’utilisation de munitions de guidage GPS oui, mais en cas de brouillage?La guerre moderne doit être repensée et avant de projeter, il faut d’abord BIEN former et s’entrainer.

    • Papy zoulou dit :

      @ Damsik
      Essayer de parler de « la fourchette » dans l’artillerie, vous verrez la perte de savoir-faire depuis les appelés.

      • John dit :

        Donc les professionnels aujourd’hui seraient moins compétents que les personnes ayant fait leur service militaire obligatoire?

        • Papy zoulou dit :

          Le mode dégradé est considéré comme obsolète et certains savoir-faire se sont perdus tout simplement. Un peu comme la montagne, vivre dans la croyance du totem technologique fait que les militaires ne peuvent plus se passer de gps comme si tout se passait aussi bien qu’à la parade.
          Chaque génération croit que ses anciens sont des vieux cons, ils ne comprennent que lorsqu’ils sont dans la m**** qu’il y avait une raison à certains réflexes et à la méfiance.

      • Prehistorix dit :

        @PZoulou
        À moins que « la fourchette », grâce aux progrès techniques, soit tout simplement périmée ?
        Dites à un Marin « allure portante » et il comprendra aussitôt… qu’il est en présence d’un représentant de la préhistoire.
        De même si vous dites à un aviateur qu’un avion peut voler pendant des heures sans ordinateur à bord.

        • ThP dit :

          En quoi l’allure portante est-il représentatif de la préhistoire? Je rappelle que la voile est un des sports officiels de la marine, et que l’école navale est très fière de ses équipes de voile. Les marins sont très fiers des divers grands voiliers de tradition qu’elle possède (Belem, Belle Poule, etc.). Plus qu’un homme de préhistoire, ce sera tout simplement un homme culture qu’il reconnaîtra!

        • Jm dit :

          Bien sûr qu’on peut voler des heures sans ordi : d’ailleurs, on a remis la nav aux étoiles.
          Et on recommence désormais tout à zéro, avec le vol planeur débutant avec quasi rien en équipement.
          Pour l’avoir fait, je peux dire que ça désoriente au début, mais après 5 mn, c’est génial, on est réellement le maître de son vol (et de ses conneries car il n’y a pas d’ordi ni d’IA pour rattraper le truc !!!).
          Et voler plus de 3h sans avoir une voix nasillarde qui te dit que tu vas percuter la montagne parce que tu voles trop près des pentes, ou un ordi qui t’indique que tu tires trop ou que tu décroches (comme si tu ne t’en aperçois pas), je vous conseille d’essayer.
          J’ai fait un vol avec un instructeur de l’aéroclub de chez moi, on a débranché tout ce dont on avait pas besoin (hormis radio pour la sécurité), il était dubitatif, mais comme moi, après 5 mn, il m’a dit qu’il retrouvait les sensations qu’il avait éprouvé la première fois….qu’il s’était envoyé en l’air !!!!!!
          Maintenant, c’est sûr qu’une mission de guerre sans toute l’assistance, c’est retour à 14-18.
          Et à la vitesse où on va, vaut mieux que les ordis nous aident un peu.
          En fait, il faut profiter de tout: la technologie mise à notre service, et « l’expérience » acquise.
          Tout est bon.
          Mais le monde du silence, quel pied.

    • Frédéric dit :

      Le coût d’une roquette de 227 mm est bien plus important que celui d’un obus de 155 mm !

      Sinon, sur ce forum, on a une affiche avec le prix des obus français en 1917 😉

      Les obus ça coûte cher !
      https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=5660

      Rappelons qu’à l’époque, on avait jusqu’à un quart de raté.

    • Wagdoox dit :

      Le coute d’une lru est largement plus important

  8. Parabellum dit :

    Ne pas avoir de missiles sol sol et avoir renoncé au lance roquettes multiples de saturation se paye d autant que les canons sont rares et s usent …tout est à revoir dans le format et les moyens avec un axe fort la portée et la puissance de feu .on devrait pourtant avoir appris des conflits récents combien on bouffe de munitions et ce qu il faut pour pulvériser un adversaire coriace.a quand donc des katioucha de toutes tailles version française…a zut c est pas correct et de toute façon l ennemi c est les populistes…

  9. jo666 dit :

    Surtout sur le prix d’un smartphone à 100 euros suffit dans le nez avec des actuateurs pour les ailettes

  10. LM dit :

    Cela fait des années que Nexter travail sur ce genre de munitions.
    Le problème est que la DGA n’en a jamais vraiment voulu !

    Depuis des années on bute sur le ticket d’entrée : quelque millions d’euro de commande (sur plusieurs années) pour qu’un « industriel » est un minimum de retour sur investissement (ou au moins pas trop de perte à court terme).
    Mais la DGA n’a jamais été très enthousiaste sur ce type d’armement malgré leur intérêt évident, car redondant avec les munitions aviation selon elle. Les budgets alloués à ces développements ont toujours été très faible.

    Et maintenant il faudrait qu’un industriel se lance « gratos » en espérant une hypothétique commande ?

    C’est au ministère de trancher entre les besoins opérationnels et la stratégie d’investissement et de développement d’une industrie d’armement digne de ce nom avec la DGA en coordinateur.
    Malheureusement, les guerres de clochers entre DGA et « industriels » sont une plaie récurrente, que les différents ministre successif n’arrivent pas à régler.
    Au final ce sont les gars sur le terrain qui en font les frais…

  11. Eric dit :

    Pourquoi les munitions sont-elles aussi chères ? Ce n’est vraiment pas difficile à comprendre : les quantités à produire sont assez faibles pour des coûts de développement et d’industrialisation proportionnellement élevés. Toutes proportions gardées, on est de plus en plus dans de l’artisanat. Les industriels doivent donc facturer aux armées, c’est-à-dire aux contribuables des prix de plus en plus élevés pour maintenir leur marge… et aussi leur intérêt à produire des armements. La conséquence de cette dérive, c’est que les militaires recherchent une sophistication croissante dans l’espoir illusoire qu’une arme « intelligente » fera le boulot de dix, cent, voire mille armes « classiques »… et permettra donc de faire des économies d’échelle.
    C’est évidemment une erreur, un cercle vicieux apparu dès les années cinquante et en particulier aux Etats-Unis lors de la guerre du Vietnam. Une erreur à laquelle toutes les armées sont confrontées aujourd’hui, quelle que soit leur taille, parce que la part de la richesse nationale consacrée à la défense a fortement diminué dans tous les pays développés. Pour un pays comme la France, elle est passée de 3 % du PIB en 1979 à 1.8 % aujourd’hui. Le Royaume-Uni est tombé de 5.5 % à un peu plus de 2 %, les Etats-Unis de 6.5 % à moins de 4 %. La Russie a espéré échapper au mouvement pendant l’ère soviétique en consacrant près de 15 % de son PIB à la défense… avant que cela ne finisse par mettre son économie à genoux. Il est d’ailleurs très intéressant de voir que les russes ont du faire des choix drastiques ces derniers temps en remettant à plus tard la modernisation de leur vétuste flotte de surface, et en limitant à des quantités symboliques les commandes de matériels ultra-sophistiqués tels que le SU-57 ou le char T-14. Même la Chine est confrontée au phénomène, puisqu’elle ne cesse de réduire les effectifs de ses armées pour financer la modernisation de son armement !

  12. Plusdepognon dit :

    Parmi les petits cadeaux pour 2020, il y avait 35 millions d’euros pour commander les mêmes Caesar que les danois :
    https://forcesoperations.com/ces-autres-programmes-dequipement-attendus-pour-2020/

    https://forcesoperations.com/les-caesar-danois-mis-a-lessai/

  13. Thaurac dit :

    La limite entre les missiles, roquettes autonomes longues portée, obus intelligent , devient de plus en plus ténue.
    Si on rallonge l’obus avec une tuyère et on enlève le canon, on a un missile.
    Le but aussi , c’est la saturation , la préparation d’une attaque de l’infanterie, et là pas besoin de sophistication, le nombre et la durée suffisent pour rendre fous les soldats qui s’en sortent sans blessure physique.

  14. Edouard dit :

    Au prix de l’Obus classique, l’ennemie n’a qu’a avoir un minimum de résilience pr être presque certain de ns épuiser…

  15. wagdoox dit :

    Il faut pas non plus croire qu’on utilisera que les obus intelligent, c’est surtout pour faire du contre batterie, voir des objectifs de hautes valeurs et petit volume. Le reste restera des obus non guidés. Il faut voir que les américains ont apprécier le CESAR (d’ou BRUTUS), qu’ils vont vers un système équivalent comme nous allons aussi vers leur système.
    Ensuite c’est que le début des obus guidés donc forcement ca coute cher, la prochaine génération sera moins cher comme pour les AASM

  16. Plaqu'eudbase dit :

    « La dispersion, c’est l’histoire que l’obus tombe un peu avant ou un peu après son point de chute. Et l’inertie, c’est comme un petit ressort que même le capitaine il a jamais vu. » ART 410 pour les nuls et les zotres.

  17. basstemp dit :

    Il n’y a pas 36 solutions … La France réfléchit a se doter d’une munition de précision mais hésites sur les couts ? Il existe je pense une véritable solution, mais elle exigera de se doter d’une véritable volonté d’équipement en commençant déja par envisager immédiatement la navalisation de cette future « munition » !

    Je pense en fait a un équivalent français du système AGS développé par BAE system & Lockeed martin pour équiper la frégate Zumwalt d’un système d’artillerie quasi aussi efficace qu »une missilerie navale en pouvant taper a précision métrique a environ 150 km sur la base d’un tube-obus de 155mm

    Il nous faut je pense un programme équivalent et qui serait en mesure d’adapter très rapidement le CAESAR a ce type de munitions et le mutualiser promptement avec notre Marine ou on remplacerait alors tout nos canons de 100 livrés avec les derniers navires reçus par du 155 qui serait capable de tirer cette munition !

    Munition qui dans le cas naval serait capable de donner une capacité de frappes intermédiaires avec le missile SCALP Naval qui lui est très cher …

    En mutualisant avec la Marine, et en posant une belle somme de base pour le développement et l’outil industriel et en posant de grosses commandes on devrait pouvoir cumuler de belles économies si on se donnait un peu de volonté

    Par contre, ce qu’il ne faut pas faire : C’est développer un super obus précis pour le CAESAR et se doter d’un obus différent (mais qui fait la même chose) en naval comme les américains ont fait ! Eux ont les moyens de gaspiller une mutualisation, mais pas nous

  18. Jm dit :

    @LM 22 « Cela fait des années que Nexter travail sur ce genre de munitions. Le problème est que la DGA n’en a jamais vraiment voulu ! »
    Bon, ben on va créer un cluster. (voir post précédent sur la DGA)
    Un de plus !!!!!
    Et vu qu’au Liban, les Caesar tirent vers la mer, on va y associer la Marine, vu qu’on associe l’Adt pour l’aérolargage !!!
    Jusque là, tout est normal.

  19. Nihilo dit :

    Les Américains avec des vieux M-777 https://fr.wikipedia.org/wiki/M777_howitzer et M-109 https://fr.wikipedia.org/wiki/M108/M109 sont plus précis que les Français avec des CAESAR flambants neufs ?!