L’expérimentation en OPEX de l’impression 3D par les maintenanciers de l’armée de Terre est concluante

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

24 contributions

  1. NRJ dit :

    Espérons qu’on ne tourne pas cette invention contre le matériel. A partir du moment où on peut réparer facilement, il deviendra naturellement tentant de ne compter que sur l’imprimerie 3d plutôt que sur les « vraies » réparations.

    • ScopeWizard dit :

      NRJ

      C’ est exactement ce que je me suis dit moi aussi ; ma crainte étant également que la « débrouille » ( Système D ) qui parfois donne des résultats étonnants de simplicité mais aussi d’ efficacité et de fiabilité ne disparaisse , car c’ est souvent là que se cache et s’ illustre le « génie Français » , au profit d’ une approche plus « jalonnée » , plus codifiée , moins imaginative , moins créatrice .

      À mon sens , il s’ agirait donc d’ avoir les deux , de préserver cette sorte d’ acquis , genre d’ inversion d’ un proverbe bien connu ce qui donnerait : « qui peut le moins , peut le plus » .

    • Plusdepognon dit :

      @ NRJ
      Le souci, c’est que même si on a encore des petits génies, les technologies sont pointues et il faut complètement changer de mentalité ce qui ne se fait pas d’un claquement de doigts. Surtout qu’il y a des enjeux financiers conséquents :
      http://mars-attaque.blogspot.com/2018/12/forum-innovationdefense-2018-du-cote.html

    • John dit :

      A court terme c’est le risque.
      Ici, selon ma compréhension de la technologie, c’est très utile pour ne pas rester en panne longtemps et continuer à avancer. Dans un tel cas, c’est mieux que ce qu’on avait avant.

      Mais à long terme, à priori, toutes les pièces de tous les véhicules / avions devraient être conçus en 3D, tous individuellement.
      Avec des imprimantes 3D ayant des matériaux adaptés aux efforts dynamiques, à la chaleur, etc… ça pourrait être de vraies réparations

  2. chill dit :

    fibres, plastic renforcé ou résine , pas de soudures ni d’usinage mais j’ai comme un doute sur des pièces soumises à de fortes contraintes .

    • Jack dit :

      @chill : Où est-il écrit que les pièces imprimées en 3D étaient justement celles « soumises à des fortes contraintes » ?

    • John dit :

      A long terme, potentiellement il pourrait être possible d’avoir des imprimantes 3D basés sur certains métaux pour ce genre de besoin.
      C’est une question de temps.

  3. Plusdepognon dit :

    Production de bouchons de jauge de reducteur du VBL plus que couvre-bouche du canonde 25 mm du VBCI…
    https://lemamouth.blogspot.com/2019/10/pourquoi-barkhane-se-met-limpression-3d.html

    Ce n’est pas encore la science fiction envisagée par la DARPA :
    https://itsocial.fr/articles-decideurs/larmee-americaine-va-tout-imprimer-en-3d-armement-vetements-pieces-detachees-nourriture-peau/

  4. Wagdoox dit :

    On fait des pièces de remplacement temporaire mais bientôt les définitives viendront.
    C’est une question de temps, d’economie et de diabolisation

    • Jack dit :

      .. et d’esprit complotiste, de défaitisme et autres capacités bien française à ne voir que le côté négatif des choses, et ce, contrairement à certains pays ou tout le monde applaudirait l’innovation, l’inventivité, la recherche.
      .
      Dommage…

  5. PK dit :

    Pour gagner du temps, il faudrait que les fournisseurs de l’AT donnent les plans 3D de toutes les pièces de tout ce qui est livré à l’armée. C’est TRÈS long de modéliser un truc. SI en plus, les contraintes étaient livrées, ce serait parfait.

    Cela devrait être dans le cahier des charges pour commander des matériels.

    Note : ça ne coûte rien au constructeur : il a déjà tout en stock pour réaliser son produit.

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Si justement, ça coûte au constructeur puisqu’il ne peut pas livrer une pièce supplémentaire, et donc du chiffre d’affaire.
      Ça ne coûte pas de faire cette modélisation, mais la livrer en revanche aura bien des impacts financiers négatifs pour le fournisseur

  6. Plusdepognon dit :

    Un petit diaporama sur les innovations technologiques qui sont dans les cartons depuis quelques années :
    https://www.usinenouvelle.com/photos/defense/diaporama-l-arsenal-technologique-du-soldat-du-futur.472818/des-micro-drones-furti.1

    Les nomss de certaines entreprises privées ou d’organismes publics commencent à devenir familier vu le faible nombre.

  7. Plusdepognon dit :

    C’est une évolution, mais il y a a d’autres tout aussi discrètes mais au combien importantes car avoir la pièce c’est bien, l’avoir au bon endroit c’est mieux :
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/06/20/qui-transportera-le-fret-des-armees-par-voie-aerienne-commer-20322.html

  8. Belzébuth dit :

    C’est mieux ça que la sous-traitance à outrance visiblement 😉
    https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/peine-embauches-par-chronopost-deux-livreurs-disparaissent-avec-un-million-d-euros-de-marchandise-6645940

    La robotisation des postes est en marche, même s’il y a encore de la marge, mais le mouvement est bien enclenché.

  9. Paul Bismuth dit :

    Un petit hors sujet, juste pour dire que les gendarmes aussi ont leurs innovations en rodage:
    https://lessor.org/a-la-une/gros-plan-sur-trois-innovations-testees-en-ce-moment-par-les-gendarmes/

    Et leur propre petite histoire de David qui prend de vitesse Goliath, finalement c’est très jacksonnien chez nous aussi.
    https://lessor.org/a-la-une/comment-un-apprenti-et-un-gendarme-ont-pris-de-vitesse-les-ingenieurs-de-la-pnij/

  10. Wrecker47 dit :

    Encore un gadget inutilisable pour les non-initiés !…Pourquoi faire compliqué quand c’est simple !Maker des landes va bien trouver une reconversion dans ce domaine !…lol!

    • Lakolo dit :

      Ce n’est pas un gadget. Certains fabriquent déjà des armes de poing avec une imprimante 3D. Il faut ouvrir les yeux sur les bénéfices que la technologie peut apporter.

    • John dit :

      Pareil pour tout ce qui est utilisé à l’armée. « Pas touche si t’es pas formé »

  11. Dominique3D dit :

    Si la photo que l’on voit dans l’article correspond bien au cas d’application, on parle ici d’imprimantes 3D de bureau (il s’agit en l’occurrence du modèle Ultimaker) et non d’imprimantes 3D industrielles à 6 ou 7 chiffres. Il y a un monde entre les deux ! Quasiment n’importe quelle pièce, même métallique est aujourd’hui imprimable en 3D. C’est surtout une histoire de rentabilité et de temps de qualification.

    Des pièces permanentes très critiques (chambre de combustion, injecteurs de carburants…) sont déjà imprimés par de grands noms de l’aéronautique et spatial (NASA, Boeing…). A titre d’exemple 70 000 pièces imprimées en 3D équipent à ce jour les appareils d’Airbus. Pour apporter de l’eau au moulin de cet article, le fabricant français Stratasys a livré cet été deux systèmes de fabrication additive polymère à l’armée de Terre française : http://www.primante3d.com/prodways-defense-29052019/

  12. Dominique3D dit :

    *rectificatif « Prodways a livré »