CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Avec six sauts en moyenne par an, l’entraînement des troupes aéroportées est insuffisant, prévient le général Burkhard

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45 contributions

  1. jyb dit :

    bof c’est comme le vélo ça s’oublie pas.
    mais en revanche mieux vaut encore moins sauter mais toujours avec gaine; et avec toujours un saut crépusculaire.
    le saut c’est le petit plaisir final, l’essentiel de l’entraînement se fait au sol.

  2. PK dit :

    De mon temps, il y avait même des stages intensifs où ça sautait plusieurs fois dans la journée pour tester et habituer les gars à différentes problématiques : arrivée sur une zone en devers, arbres, etc. ce qui faisait que même un appelé pouvait sauter entre 30 et 40 fois dans l’année (sachant que pour garder la qualif para, il fallait sauter une… dizaine de fois par an).

    Grandeur et décadence

  3. Fougasse dit :

    Ce que le général – comme ses prédécesseurs hélas – ne veut pas reconnaître, c’est que l’armée de terre française gaspille une partie importante de ses ressources – et de celles de l’armée de l’air – en continuant à entretenir autant de régiments parachutistes.

    Rien qu’au sein de la 11e BP i l y a 4 régiments d’infanterie para, et 4 autres (cavalerie blindée, artillerie, génie et train). C’est énorme et totalement inutile, même si la taille des régiments est réduite. Ajoutons un autre régiment à La Réunion (en fait une compagnie, tout le reste est tournant), cela représente une force considérable à former, entraîner, maintenir dans ses capacités etc. Avec un nombre d’heures de vol très élevé et une consommation de ressources et de potentiel difficile à financer pour l’armée de l’air.

    Je ne cite pas les autres formations para (DGSE, GIGN – même le RAID je crois) car la formation à l’utilisation du parachute y est justifiée, même si elle consomme bien sûr énormément de ressources.

    Il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que l’un des plus gros handicaps de l’ensemble des forces armées françaises (terre, air, marine), c’est la faiblesse de la composante hélicoptère. Un assaut para, c’est bien, et mais après, il faut marcher..Puis évacuer les pertes, se ravitailler etc. Donc conserver une composante para aussi importante et aussi gourmande en ressources, c’est une faute grave. La Normandie, c’était au siècle dernier. Et ne me parlez pas de Kolwezi ou des quelques opérations menées dans la BSS, à chaque fois, un régiment a suffi et on a eu du mal à le soutenir une fois au sol.

    Pourquoi donc gardons nous autant d’unités parachutistes ? Il n’y a qu’à voir les vareuses de nos généraux pour constater à quel point le port du brevet, même pour certains gros pleins de soupe qui n’ont jamais sauté en opération (pardon pour ceux qui l’ont fait et qui ont pris du poids par la suite…) reste au centre de leurs préoccupations. Oui, les para, leur sélection, leur entraînement, leur esprit, sont des atouts et des valeurs à préserver. Mais 4 régiments d’infanterie?

    Oui, notre armée est toujours victime de la mystique du para et cela l’empêche de se concentrer sur des choses plus importantes au 21e siècle.

    • Clavier dit :

      Tout çà fait d’accord….

    • Plusdepognon dit :

      @ Fougasse
      Le problème que vous soulignez est vrai. Mais il en cache un beaucoup plus grand : comment retenir des bons mecs avec le montant de la solde normale ?
      Les soldats ne vivent pas en vase clos et voient bien plus que leurs aînés les avantages et les inconvénients d’êtredes kleenex jetables en CDD, en attendant la traîtrise de ne plus avoir droit à la retraite à jouissance immédiate. D’ailleurs la plupart ne visent que l’IDPNO dès le départ.

      Ce qui se contente de la solde d’un militaire et ne font pas d’opex ou d’opint sont à peine mieux payer qu’un vigile.

      On ne retient pas les mouches avec du vinaigre. La prime à l’air permet un revenu décent, surtout avec les opérations extérieures. Si vous l’enlever, il faudra se contenter de gens qui se satsfont d’être vigile et payé comme tel…

      • Plusdepognon dit :

        Ceux au lieu de ce…
        On a beau être considéré comme un stock ou des lignes budgétaires, nous sommes encore des êtres humains…

    • philrock dit :

      Autant je crois que les GCP en TGH sont pertinents, autant effectivement le saut de masse…
      A 130KTS et 300m de hauteur l’avion est une très belle cible surtout quand les paras sont encore dedans.

    • PK dit :

      La mystique du para est dans votre imaginaire. On ne sait pas quoi demain sera fait : se défaire du savoir-faire para demande un coup de crayon. La réacquérir demande des années.

      Ceux qui demandent de rayer les paras sont souvent les aigris qui en sont jaloux (et votre prose n’en est pas exempt).

      Vous rayez dans votre analyse toutes les FS dont le vivier principal vient des… paras. Dans vos 8 régiments para, deux sont déjà au COS…

      Bref, les paras, c’est un univers, pas juste des bonshommes qu’on largue d’un avion. C’est aussi du matériel (je vous rappelle que seuls trois pays au monde ont le savoir-faire pour larguer des charges lourdes), une capacité à frapper vite et fort dans la profondeur (la culture occidentale est de frapper avec des troupes légères, les Russes ont des capacités bien plus lourdes puisque les VDV sont même équipée… de chars !).

      Bref, si l’armée de l’air n’est pas capable d’assurer un avion pour entraîner les paras, – ce qui ne coûte pas grand chose entre nous -, c’est une histoire de gestion politique. La gestion catastrophique du successeur de Transal est un exemple à ne pas suivre dans une armée. C’est surtout la leçon à retenir. Que l’armée de terre arrive à entraîner encore ses paras dans ces conditions relève de l’exploit.

      • Fougasse dit :

        @PK. Si vous aviez pris le temps de lire – et peut-être de relire – ce que j’ai écrit, vous auriez compris qu’il n’était pas question de proposer la suppression de la TOTALITÉ des régiments para. Juste d’adapter cette arme à nos besoins RÉELS et à nos capacités de financement ACTUELLES, en tenant compte de son UTILITÉ réelle au 21e siècle. Sinon, je suis d’accord avec presque tout ce que vous écrivez : le temps nécessaire à la reconstitution d’un outil détruit sans suffisamment de réflexion, les paras comme vivier des FS, les régiments du COS (que j’avais oublié dans ma liste…) etc.

        Mais bon, deux paragraphes après avoir écrit : « la mystique du para est dans votre imaginaire », vous écrivez : « Bref, les paras, c’est un univers ». No comment.

        Demandez donc à nos soldats dans la BSS leur préférence entre un régiment de paras et un régiment d’hélicoptères lourds.

        Et, non, on ne peut pas écrire qu' »assurer un avion pour entraîner les paras » ne coûte pas grand’chose. Ça coûte très cher et ça consomme des ressources limitées. Tout ça dans une armée de l’air qui a déjà bien raté le passage au drone et qui – à mon avis? mais suis-je le seul? – dépense beaucoup d’argent dans une dissuasion nucléaire complètement inutile (à ce sujet, c’est assez drôle de voir le commandement « transformation » de l’OTAN assuré par un général de l’armée de l’air française, non?).

        Bon, revenons au sujet.

        Essayez de comprendre que ceux qui réfléchissent à nos problèmes de défense ne sont peut-être pas tous des aigris et des jaloux. Il y en a aussi qui essaient de se servir de leur cerveau et d’être pragmatiques. Deux qualités utiles pour gagner les guerres, non?

        • PK dit :

          Ben, justement, si nous avions des avions de transport sans rupture capacitaire, le problème du Mali serait un théâtre typique de TAP… Une compagnie en alerte 24/24 peut être projeté à 800 km en une heure… soit une surface supérieure à toute la France métro. Un régiment couvre quelle surface à votre avis ? Avec une demi-douzaine de régiments, on couvre tout la BSS en intervention à une heure…

          Vos hélicos, c’est super, mais pour faire le même boulot, il va en falloir… des centaines, peut-être même des milliers. Le seul intérêt est qu’on pourra héliporter autre chose que des TAP.

          Bref, la guerre du Mali est dessinée par nos moyens aujourd’hui, en dépit de ce qui devrait être fait. C’est typiquement un théâtre idéal pour les TAP et on ne peut pas les utiliser – ou à la marge avec des chuteurs – faute de… moyens.

          C’est con ?

          Pour information, le format TAP aujourd’hui est réduit à sa portion congrue pour garder les capacités dans les tous les domaines (para, ops, génie, hussard, etc.). Réduire la voilure consisterait à abandonner des savoir-faire.

    • mich dit :

      Bonjour , vous dites « Avec un nombre d’heures de vol très élevé et une consommation de ressources et de potentiel difficile à financer pour l’armée de l’air.  » et aussi « l’armée de terre française gaspille une partie importante de ses ressources – et de celles de l’armée de l’air – en continuant à entretenir autant de régiments parachutistes. » , très bien alors vos chiffres pour arriver à ces conclusions .Il y a bien d ‘autre problème dans l ‘armée de l ‘air que le transport des para , à vous entendre ce genre de troupe ne sert à rien en opération ,pourtant je les ai toujours croisé en opex , d ‘autre beaucoup moins.Quand à vos helicos ,comme le reste des matériels de notre armée ,c ‘est bien souvent de lots de déploiement adaptés que de nombre dont on a d ‘abord besoin.Cela coute combien 4 régiments (plutôt d ‘élite quand même ) dans les milliards de notre budget plus ou moins bien dépensé ?

      • Fougasse dit :

        Bonjour. Voir réponse à PK, ci-dessus. Mon commentaire n’est en rien une critique du niveau d’excellence, de courage, d’engagement des TAP. Juste une critique d’un commandement qui – à mon avis – ne veut pas faire l’effort de se remettre en cause et se cramponne aux mythes du passé. Depuis les débuts de l’humanité, certains généraux et certains politiques ont préparé la guerre d’avant. Rien de nouveau sous le soleil.

        • mich dit :

          Bonjour , personnellement ce ne sont pas les mythes du passé qui m’ inquiète le plus ,mais plutôt que de mauvaises habitudes reviennent ,car comme l ‘explique souvent fort justement @polymere nous sommes plutôt dans une période ou le financement et les projets sont de nouveau d ‘actualités et le problemme c ‘ est que cela n ‘incite pas forcement les états major à faire les cigales .Pourtant les années 80/90 sont un ble exemple.

    • GRADLON dit :

      À la place des quatre régiments para de la bp vous voulez quoi ?
      Des régiments d’infanterie qui rempliront la même tâche mais sans pouvoir bénéficier de la troisième dimension au besoin ?
      Oui la mystique para est la et c’est autrement porteur que de savoir que l’on va être affecté aune compagnie de maintenance du matériel
      Cet atout est identique pour la légion sous une autre forme
      Donc vive les parachutistes et tant pis pour les parachutables

    • Jean la Gaillarde dit :

      Oui, ce que vous avancez se défend. A t-on besoin d’un régiment du génie parachutiste ? pas sûr. D’un régiment d’artillerie parachutiste ? Pas sûr. Je pense qu’un régiment de train parachutiste, le 2ème REP et le 13ème RDP, cela pourrait suffire et fondre les autres régiments au sein d’un GCP pour alimenter les FS.

      • PK dit :

        Le 13 fait déjà partie des FS et le 2e REP n’en est pas un pourvoyeur (pas d’étrangers dans les FS). Sinon, le REP serait de facto un regiment de FS avec le nombre de GCP qu’ils ont…

        Avec un seul régiment comme pourvoyeur, ça risque d’être tendu pour alimenter les FS 😉

        • Jean la Gaillarde dit :

          Pour alimenter les GCP, vous auriez 3 RPIma, un RHP, un RCP, un RGP, un RAP …. Le 13 pour renforcer en FS. Au sein des FS je rapelle que l’on trouve tout un panel d’unité, du CPA au commandos marine. Le 13 pourrait alimenter et les GCP, constituer une unité regroupant la crème des RPIma, RHP et RCP, RGP et RAP … si avec cela vous n’arrivez pas à faire un GCP digne de ce nom ….
          Vous vous retrouvez ainsi avec un GCP, puis le 13, les Commandos marine et les deux CPA pour alimenter les FS. J’ai oublié le GCM qui peut entrer au sein des FS.
          Soit 4 unités parachutistes et 7 commandos marines a entraîner.

      • PK dit :

        Pour le génie, bonne question. Comment fait-on pour tenir une tête de pont sans moyen ? Comment remettre un aéroport en route ? Seul le génie procure ce type de moyen.

        Pour info, la Légion s’est posée la même question : au lieu de dissoudre son régiment de génie, elle a préféré dissoudre un d’infanterie et de créer… un second régiment de génie.

        Les sapeurs du génie sont beaucoup plus long à former que les bidasses. Mais à la Légion et chez les paras, ils ont la double casquette… donc quand ils lâchent la pelle, ils deviennent des soldats aussi bons que leurs copains d’unités (donc des légionnaires et des paras).

        Même question pour l’artillerie… L’infanterie parachutiste occidentale est dîte légère : elle manque donc cruellement de moyen pour peu qu’elle doive tenir un peu… Un apport de mortier de 120, voire de canon sans recul, qui n’équipent plus les régiments, devient indispensable.

      • mich dit :

        Bonsoir , vous êtes un peu dur avec le génie , pourtant avec la logistique ou le service de santé que l ‘on redécouvre dans les conflits actuel , c ‘est surement une des arme fondamental pour le combat (en plus elle peut être utile en mission moins guerrière) ,alors elle doit pouvoir se déployer de toutes les manières envisageable.

  4. Maitre Claude dit :

    Avec le bon vieux Nord Atlas, nous sautions beaucoup plus. Septembre 67 à Octobre 68 (Dakar) 43 sauts + 10 de PMP avant septembre 67. En effet, l’entraînement est indispensable pour avoir de l’aisance. Dans ce temps là, six sauts permettaient de toucher la solde à l’air pour les mecs des bureaux.

  5. baron dit :

    bOf ! A quoi servent ces 6 sauts sauf à garantir le solde à l’air aux régiments aéroportés et à donner un plaisir certain à ceux qui ont la chance de les faire et de la gagner. Au plan opérationnel, ces régiments para ne servent plus à grand chose sauf à entretenir un certain mythe de super combattants qui n’auraient rien à envier à ceux de Bigeard. Il n’y a qu’un passionné et malin comme Benoit Puga pour faire sauter la légion sur Tombouctou et arriver dans un grand désert au milieu des serpents et des herbes rares avant de retrouver un semblant de cohésion opérationnel après un difficile regroupement. Ces temps là sont finis, les vrais paras, plus rares, sont les chuteurs opérationnels qui désormais appartiennent aux opérations spéciales et qui viennent de toutes les armées, terre comme mer ou air, et en tout petit nombre. Que Saint Michel les protège toujours.

    • Xaintrailles dit :

      @baron
      J’ai l’impression de vous connaître, cadre à l’ETAP, vous étiez il me semble déjà un peu méprisant pour les « sauts de bœufs » avec ouverture automatique… Personnellement je crois comme @PK au « vivier » propice à sélectionner des FS notamment. Idem pour les commandos montagne, ils n’existeraient pas s’il n’y avait pas ( plus ) de Brigade Alpine !

      • Expression libre dit :

        @Xaintrailles, je pense que vous faites erreur. Baron est un ancien pilote de chasse. Cliquer sur le pseudo baron et vous arrivez sur son blog puis cliquez sur Qui suis-je?

        • Xaintrailles dit :

          Merci de m’en informer et toutes mes excuses à @baron, pour ma méprise ! J’ai connu un autre « baron » et comme j’avais cru observer qu’il intervenait sur les infos TAP, j’ai fait un mauvais rapprochement…

    • Jean la Gaillarde dit :

      Alors, je ne suis pas d’accord avec vous. Effectivement, nous sommes dans une séquence de guerre asymétrique, où l’utilisation de la 3ème dimension dans le domaine tactique n’est pas vraiment la priorité. Mais ……. lors d’une manœuvre, arrivé à couper la retraite, avec un effectif conséquent, par un largage de troupes sur les arrières ennemies, ben d’une manœuvre tactique on peut très bien ressortir avec une victoire stratégique. C’est d’ailleurs le but des troupes aéroportés….. Contrairement à Dien Bien Phu où elles ont été concentré comme des troupes de mêlées, mais larguées afin de sasir la zone rapidement, l’utilisation de l’arme aéroportée c’est prendre des points particuliers, rapidement, afin de forcer l’ennemie à manœuvrer alors qu’il se trouve en même temps face à une attaque frontale et lui donner un choix simple : Soit il campe sur ces positions et va se faire hacher menu sur place, soit il quitte ses positions pour s’exfiltrer, si la manœuvre est bien fait, il aura des passages obligés, qui seront battus par l’artillerie ou l’aviation ….. Résultat d’une manœuvre tactique on a un succès stratégique grâce à l’utilisation de la 3ème dimension. Donc ce type d’unités est importante. Elles ne serviront que très rarement (durant la deuxième guerre mondiale, les alliées les utiliseront à deux ou trois reprises uniquement), mais elles sont là et peuvent être importantes dans le succès d’une opération. Si on est d’accord avec ce constat, et bien il faut qu’ils s’entraînent car le largage est une chose, le regroupement en est une autre, l’orientation, sur des arrières ennemies est encore autre chose et face à des troupes pris au piège, l’endurance, l’agressivité au combat, l’aisance feront la différence.

      • Fougasse dit :

        Bonjour. Pour couper la retraite à des gens qui roulent en « technical » (pick-up), je pense qu’il va falloir que – une fois posés – nos paras courent très vite…ou bien qu’ils prennent un hélicoptère. Sinon, tout ce qui a été écrit sur les atouts des TAP est très vrai : esprit, vivier pour les FS, valeur combattante, moral, motivation (y-compris financière). Donc la bonne question n’est pas : faut-il les supprimer ? (la réponse est non) mais de combien de régiments avons nous besoin et comment financer leur coût total (y-compris les coût induits pour l’armée de l’air)?

        • Xaintrailles dit :

          Et après avoir beaucoup découpé dans la viande, on se retrouve à l’os… et au fil des décennies avec une armée « peau de chagrin ».

        • Jean la Gaillarde dit :

          Non, mais Fougasse, je suis entièrement d’accord avec vous. Lorsque je parlais de garder cette composante pour ce que j’ai décrit, c’est dans le cas où, un jour, nous aurons de nouveau une guerre entre armées constituées. C’est évident qu’actuellement, cette composante ne sert pas à grand chose, mais, il nous faut garder cette capacité d’intervention, plus massive qu’avec des voilures tournantes, permettant de mener des opérations plus lointaine, en utilisant la surprise. Et c’est pour cela que vous avez raison et qu’il faut agir, à mon avis sur le nombre d’unités. On doit restreindre. Les RPIma, sont issus d’un temps où nous avions un empire colonial et pour lequel nous avons développé l’intervention dans la 3ème dimension. Ce n’est plus le cas et je vous rejoints totalement en cela. Pour garder cette composante performante, il faut restreindre nos effectifs d’unités parachutistes afin de libérer de la masse financière pour entraîner celle que l’on gardera.

  6. Hkoj dit :

    Pour ce qu’on en fait en opération de ces unités para de la régulière…

    • ritchi dit :

      Et on en fait quoi?

    • Marensin dit :

      Des unités paras de la régulière ont également sauté au Mali, à Tombouctou ou près de la passe de Salvador : 17eRGP,
      8e RPIMa, 1er RCP. Le REP n’a pas le monopole des OAP en zones de guerre, si c’est ce que vous voulez faire croire.

      • PK dit :

        Le 8 a aussi sauté sur le Kosovo…

      • Hkoj dit :

        Je n’inclus pas les GCP dans mon commentaire. Mais les sauts sur le Mali faut arrêter…
        Le 2e REP qui saute au début de Serval sur un objectif déjà sécurisé au sol et qui dégage une section de combat pour faire sauter « en opération » des membres de l’état-major régimentaire et de la CCL, faut arrêter. Une fois au sol ils ont d’ailleurs du attendre que la dite-section arrive avec des TRM et des GBC pour pouvoir bouger et évacuer les blessés de ce saut inutiles, qui ont reçu la VM pour cela d’ailleurs. Un saut cadeau…
        Source ? Le chef de section qui n’a pas sauté…

        Les opérations aéroportées ne servent à rien aujourd’hui. Lâcher 200 gus dans un théâtre immense où l’ennemi se déplace en pick-up et avec systématiquement des blessé à atterrissage, c’est juste du lobbying pour sauver une spécialité qui nous coute un bras. Exactement comme quand il était question d’envoyer des Leclercs au Sahel, ça n’a pas de sens. Ce qui fonctionne en contre-insurrection ce sont les commandos de chasse héliportées, comme en Algerie, comme en Afghanistan (vs URSS) .

  7. tartempion dit :

    le Général Burkhard ne semble pas se rappeler que de « vulgaires » biffins ont été largués sur Diên biên phu après quelques rapides explications sans que cela ne pose un problème majeur .Lui qui se gargarisait encore il y a peu de la nécessaire rusticité des moyens pour obtenir des troupes aguerries vient subitement de changer de cap depuis qu’il évolue en Macronie dans les bureaux feutrés du marigot politico-administratif parisien.

  8. Parabellum dit :

    Triste et éternelle complainte de la pénurie de moyens indispensables pour la pointe de l épée à savoir les troupes d assault. On est toujours dans le rafistolage la débrouille le on verra plus tard les standards pas finis…quelques généraux solides claquent la porte en gueulant mais ce triste merdier continue et même s aggravé vu le fric gaspille dans des machins inutilement compliqués voulus à une époque où on basait tout sur le multirole …le transall était un bon engin marins s l a 400 semble ne pouvoir être qu un gros cargo..et on n a pas d helico lourd non plus…achetons encore quelques casa de plus ? Tout est à revoir avec priorite au potentiel et à la disponibilité réelle…on peut rêver mais peut être devilliers secours t il la baraque en 2022?

  9. Daniel1945 dit :

    soit les parachutistes sautent, non-équipés, à 70 dans l’avion, soit ils sont équipés et ils sautent à 40, et sans parachutes, on pourrait en mettre combien dans l’avion ?

  10. Expression libre dit :

    L’ A400M, c’est plus « un avion de transport logistique qu’un avion de transport tactique ».
    Il fallait y penser avant. Il faudra encore attendre un peu pour avoir toutes les capacités prévues.
    En attendant, on dispose non pas de 8 mais de 10 régiments para ( avec 13 RDP et 1er RPIMa) sans compter les CPA, commandos marine, gign, raid. Beaucoup de monde à faire sauter. Ceci dit, mon petit doigt me dit que le REP saute un peu plus, non? Allez, chut!

    • Fougasse dit :

      Oui, dans mon premier post, j’avais surtout mentionné les 8 régiments de la 11e BP, le 2e RPIMA (La Réunion) , la DGSE, et le GIGN mais pas le COS (13e RDP et 1er RPIMA ET les commandos marines ET les CPA de l’armée de l’air). Même si il n’y a aucun doute sur la qualité de chacun de ces éléments, leur nombre doit amener à se poser des questions. D’où ma question sur – entr’autres, le nombre de régiments d’infanterie parachutiste nécessaire, sachant que- par exemple – les anglais se content de 3 bataillons (équivalents à 3 régiments au maximum). Je sais que c’est démotivant de penser encore à des réductions d’effectifs mais toute organisation qui ne s’oblige pas en permanence à se poser la question de son utilité et du coût nécessaire s’expose au risque de voir d’autres personnes ou organismes poser ces questions à sa place. Surtout quand les faits montrent que l’organisation est sur-dimensionnée.

      • Xaintrailles dit :

        Les anglais sont des insulaires, et ont une armée en souffrance, faut-il prendre exemple sur eux ? D’autant que notre pays a le plus vaste territoire européen à protéger, et le seul format d’armée assimilé encore au crédible en Europe. Donc reconvertir une partie des régiments TAP, mais vers quoi ?… Suppression pure et simple pour répartir les crédits libérés aux unités subsistantes ? Vous postez depuis Bercy, je crois…

        • Fougasse dit :

          @Xaintrailles. Vous m’avez fait l’honneur de me lire mais, mais vous avez apparemment raté quelques passages. Ou bien, je n’ai peut-être pas été assez clair. Je vais donc répéter ici pour vous ce que j’ai pourtant déjà écrit plusieurs fois ci-dessus.
          Avec quoi faut-il reconvertir une partie des régiments TAP? Allez, je vous aide, des hé-li-….
          Posté depuis chez moi, avec respect pour ceux qui font leur travail à Bercy…et pour ceux qui font le leur – ainsi que leur devoir – dans la BSS.