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Pourquoi la Marine nationale s’intéresse aux drones stratosphériques

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27 contributions

  1. tartocitron dit :

    Pour ce qui est de s’équiper à moindre coût, cela reste à voir. Aucun navire n’est en capacité d’en accueillir et un spécialement conçu serait nécessaire. Le satellite a encore de beaux jours devant lui, d’autant plus que les fonds manquent pour remplacer nos patrouilleurs.

    • Richard dit :

      sérieusement, pensez vous réellement qu’ils décolleront d’un bateau. Ce n’est pas parce que l’on dit qu’ils permettront de faire relai au dessus d’une flotte, qu’ils le feront

      • tartocitron dit :

        Une version marine du Zephyr serait sans doute nécessaire pour le décollage et l’appontage mais cela serait moins onéreux pour la marine. Son envergure d’une vingtaine de mètre est un sérieux atout par rapport au Stratobus de 140m de long (dimension d’une frégate).
        La surface de la terre est à 70% de l’eau et les bases militaires françaises ne pourraient couvrir l’ensemble de la planète (bien que la France possède une très grande part maritime) car ces pseudo-satellites n’en voient qu’une infime partie (couverture régional).
        Bref, un pseudo-satellite permet de surveiller les côtes (utile pour Frontex par exemple) mais reste limité pour aller plus loin).

        • ji_louis dit :

          Sauf qu’avec une autonomie qui se compte en semaines, vous pouvez prévoir les relèves entre drones à partir des différentes bases françaises dans le monde pour suivre le GAN et organiser une permanence pour faire son éclairage de zone.

          • tartocitron dit :

            Autant il serait économique d’en avoir quelques uns sur les côtes pour soulager la Marine: façade Atlantique (pollution, trafics…) et méditerranéenne (immigration), Antilles et Polynésie (trafic de drogue), île Maurice (immigration) que ce serait onéreux pour les autres cas (création d’un navire dédié ou équipement permanent en personnel et infrastructure des bases militaires).
            Si la Marine veut s’en équiper elle pourrait mutualiser les achats avec l’armée de Terre et la Gendarmerie qui doit aussi lorgner dessus.

        • Albatros24 dit :

          Le Stratobus évolue dans la stratosphère, c’est à dire très haut à 20 kms. De là le champ d’investigation de ses capteurs est énorme et il peut à lui seul permettre la surveillance d’une zone très étendue de terrain u de mer
          Il suffit d’en avoir plusieurs judicieusement placés pour couvrir un pays avec ses frontières u même la BSS par exemple. Plus besoin d’attendre des heures de satellites onéreuses et en plus ces dirigeables font office de drones très haute attitude.
          Envoyer un satellite a un coût prohibitif.
          De plus le Stratobus intéresse la fourniture d’acès internet sur des zones blanches par exemple ou la communication de tout un corps d’armée ou même la météo. Applications militaires et civiles simultanées très intéressantes pour un coût modique.

          • tartocitron dit :

            Ils sont complémentaires. Je pense qu’avec 5 exemplaires pour la Marine, 2 pour l’armée de Terre et 2 pour la gendarmerie soit un total d’une dizaine le retour sur investissement serait viable rapidement. Après ce serait tout bénéf. Sans compter l’accès à internet qui est un plus comme vous l’évoquez.
            Reste que la couverture comporterait de nombreuses et vastes zones d’ombres où seul le satellite est viable. La prise en compte de cette complémentarité pourrait permettre de réduire le nombre de satellites nécessaires (encore des économies).
            Encore faut-il avoir les moyens d’investir.

    • Clément dit :

      Le plus logique serait de les tracter/lancer par un autre avion, comme les planeurs.

  2. TINA2009 dit :

    Dirisol a un produit qui mérite d’être aidé , pour ces innovations technologiques, le développement national sur territoire national, les besoins spécifiques de nos armées et services spécifiques https://www.youtube.com/watch?v=l0Hz56oWf-M
    Bien à vous !

  3. werf dit :

    C’est une technologie déjà dépassée car il n’y a rien de plus facile que de le dérégler à distance par des moyens électro-magnétiques, l’amiral devrait approfondir ses connaissances avant de sortir de telles bêtises.

    • ji_louis dit :

      Centrale à inertie, recalage par positionnement astronomique (détection de certaines étoiles et de leur position relative sur la voute céleste) et il n’y a plus besoin de GPS.
      Programmation préalable des routes à suivre (por des missions de temps de paix) et il n’y a plus besoin de recevoir d’ordres (possiblement frauduleux). En temps de guerre, il faudra soit plusieurs drones programmés ainsi pour couvrir une zone plus large avec des redondances, soit durcir et crypter un canal de communication pour commander le drone et lui faire suivre une route adaptée; il faudra aussi une communication directive (antenne à faible lobe pour que l’adversaire ne capte pas trop les émissions du drone et ne finisse par casser le cryptage.

  4. NRJ dit :

    Intéressant que l’amiral Prazuck considère d’une part que la menace des missiles hypersoniques serait surestimée du fait de la difficulté à guider un missile vers l’objectif (le porte-avion généralement) et que de l’autre il s’intéresse aux moyens qui vont justement permettre au missile hypersonique de devenir le « tueur de porte-avion » attendu.

    Le missile hypersonique ne sera toujours que le dernier maillon de la chaîne détection- surveillance-frappe qui permettra d’attaquer un porte-avion. Mais les autres maillons de la chaîne se développent aussi sous la forme d’UCAV (S-70 Okohtnik russe, GJ-11 chinois), de drones rapides (WZ-8 chinois), de satellites ou de pseudo-satellites comme le montre l’article. On pourrait ajouter à cela des drones navals autonomes légers pour reconnaître à distance les GAN et renseigner pour des frappes, matériel faisable techniquement. Enfin il y aura à terme l’option des canons électro-magnétiques et des lasers forte puissance pour aveugler les porte-avions et endommager leurs équipements électroniques. On peut se demander si c’est si utile de payer 5 milliards pour un porte-avion.

    • Royal Marine dit :

      Toujours la même rangaine depuis les années 30? « A quoi sert un Porte-avion? Puisqu’il y a l’AA? »
      Eh, bien, changez de disque. 5 Mds, ce n’est rien, quand on voit la gabgie publique française depuis des décennies…

      • NRJ dit :

        @Royal Marine
        Ah ben oui c’est vrai. 5 milliards c’est pas beaucoup. On peut donc le dépenser sans problème. Ce qui sera intéressant ce sera votre réaction quand on sera en faillite budgétaire et que vous commencerez à critiquer les dépenses inutiles notamment dans la Défense.

        Par ailleurs dans les années 30 les porte-avions étaient une arme émergente dont on doutait l’utilité par rapport au cuirassé. On n’est plus dans la même situation, car les besoins de l’armée ne sont plus les mêmes.

        Après je pense qu’il faut conserver un GAN pour le « au cas où ». Les technologies ne sont peut-être pas aussi matures qu’on le dit. Et dans le doute, il vaut mieux conserver un noyau dur. Mais je pense que ce n’est pas la peine d’avoir pour autant deux porte-avions voire 2 GAN. Déjà si on a un GAN, les moyens aériens, d’éventuelles nouvelles armes, des moyens spatiaux, ce sera déjà pas mal.

    • Albatros24 dit :

      Ce n’est pas utile d’avoir un PAN c’est nécessaire
      Et si possible deux…
      En même temps que des navires d’escortes bien sûr.
      Un PAN vous permet de mettre une base aérienne à proximité de côtes, c’est à dire 80% des pays du monde. La flotille embarquée est une menace bien plus consistante pour nos ennemis que des frégates avec des missiles (qui peuvent marcher ou non on l’a vu récemment). Le GAN vous permet un contrôle d’une grande zone maritime et sa sécurisation.
      Et bien sûr … c’est juste pour faire bien et jouer à la grande nation que la Chine et les Etats Unis ont autant ou vont avoir autant de PA…

    • Carin dit :

      @NRJ
      Vous pensez vraiment que l’Amiral n’y a pas pensé à votre chaîne ?
      Il le sous entend pourtant!
      Il déclare que ce genre de missile ne peut être guidé « qu’avant » son départ… ce qui sous entend qu’on ne peut lui faire changer de route en cours de vol! Donc le repérage d’un GAN et la transmission de son emplacement géographique même au millimètre près, et le calcul de son emplacement au moment de l’arrivée du ou des missiles, devient complètement caduc durant le temps de vol du ou des missiles de par le fait qu’il sera ou seront repérés à plusieurs centaines de km, par les moyens déportés d’un GAN, et qu’un « barre à droite ou gauche » suffira pour rater la cible de quelques centaines de mètres.

  5. Parigot dit :

    Les armées en sont encore à se disputer les jouets en matière de renseignements ? Rien n’a été tiré des leçons du passé ?
    https://www.athena-vostok.com/contribution-a-lhistoire-du-renseignement-militaire-et-de-son-evolution-apres-la-chute-du-mur-suite-3-les-yeux-et-les-oreilles-de-tsahal

    Chacun fait son petit truc dans son coin, avec ses lignes budgétaires, sa petite école spécialisée de ses drones, ses études à elle sur l’intelligence artificielle, son matériel, ses hommes à SES ordres. Pas étonnant, vu que les gens aux commandes sont ceux qui ont si bien réussi jusqu’à présent…

    La seule crainte, c’est que les forces spéciales fassent tout le boulot et raflent les subsides, tandis que les autres restent en base arrière à gérer leurs souris et la misère ?

    Aucun échec, aucune compromission et certainement de beaux postes au chaud dans les entreprises partenaires.
    Une gestion saine, un management reconnu et une entreprise qui se porte bien, dans un pays à l’économie florissante. On en voit les résultats partout et tous les jours.
    Des gens tellement droits dans leurs bottes qu’ils ont besoin de primes pour se la fermer.

    Continuez, changez rien surtout !

  6. Zorg dit :

    Pourquoi la Marine nationale s’intéresse-t- elle aux drones stratosphériques? Ne le prenez pas mal c’est dit sans méchanceté, mais c’est comme ça que ça s’écrit.
    Cordialement

    • NRJ dit :

      @Zorg
      Peut-être car ça permet de mieux repérer les éventuelles flottes ennemies. Ca aiderait, en cas de bataille navale non ?

    • ji_louis dit :

      Pour être les yeux, les oreilles et la bouche de l’amirauté (informations météorologiques et halieutiques, renseignements électroniques [radars, radios, autres], relais de communication).

    • Albatros24 dit :

      Un tel drone vous permet de zieuter très loin car très haut (20 kms) toute une région (plusieurs pays et mers en même temps en fait) et avoir ces infos capitales en temps réel.
      Pourquoi a t on des yeux et des oreilles ?

    • tschok dit :

      Et parce que ça coûte pas cher. Stratobus = 45 millions d’euros en R&D à fin 2018. Financement public via BPI à hauteur de 16,6 millions d’euros.

      Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Stratobus#Financement

  7. Tintouin dit :

    Petite remarque: l’amiral Prazuck emploie souvent la 1ere personne dans ses auditions devant l’assemblée nationale : le « je ».
    exemple encore ici :  » il va à la vitesse d’un bateau : il pourrait donc suivre une force navale, me servir, de façon assez discrète »

    Je trouve cela assez étonnant, c’est dû sans doute à son passé de communicant pour les Armées. Ses interlocuteurs ont ainsi l’impression par cette technique de faire face à l’homme de terrain (ici de mer), et écoutent davantage peut-être son message.

    Ah la communication!

  8. Tiger dit :

    Ou pour guider en phase terminale un missile anti navire?

  9. albatros24 dit :

    Le Stratobus fabriqué en France par Thales est le plus impressionant de ces engins
    moteurs solaires, évoluant dans la stratosphère à 20 kms d’altitude il rempleae un satellite et fait en plus le boulot de drones, il diffuse même internet dans des zones blanches ou sert à la communication d’un corps expéditionnaire tout en effectuant d’autres tâches (météo, surveillance des navires, des feux de forêt grâce à une nacelle optronique)…
    ici le stratobus qui n’est déjà plus un projet mais va être testé en l’air en 2019
    https://www.youtube.com/watch?v=Vj1JnN98FRI
    Sans doute mieux que l’avion anglais qui vole pendant 1 mois seulement

    il vole pendant 1 an
    il se transporte dans un container simple et au niveau de coût (lancement entretien etc) est bien moins cher qu un satellite