Pour trouver les compétences rares dont elles ont besoin, les armées financent la scolarité d’étudiants

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28 contributions

  1. VinceToto dit :

    « Cela va, au maximum, de 4.000 à 15.000 euros par an »
    Le contrat sent l’escroquerie commerciale à plein nez. Le type qui va vouloir cela, ne sera probablement pas une flèche.
    Rembourser les prêts étudiants contre engagement, ou offrir une prime, là c’est moins du bidouillage.

    • lym dit :

      Moi je pense que cela peut bien aider un étudiant modeste à faire des études, même s’il faut en effet garder à l’esprit que si le différentiel de salaire vs privé est tel que le montant alloué est remboursé en une fraction de la durée d’engagement, n’importe qui préférera prendre un prêt. Surtout aux taux actuels.

      L’autre piste évoquée par ailleurs serait, pour ces postes ou l’age importe peu, d’y revoir les limites: Le privé dégage à la première occasion tout ce qui dépasse 55 ans et il y a des gens expérimentés et compétents à glaner.

      Les deux pourraient d’ailleurs se combiner. En prime, dans les domaines toujours jugés annexes sauf quand les emmerdes arrivent (cybersec…), les plus anciens seront déjà habitués à jongler avec des budgets très très limités!

    • Albatros24 dit :

      Ce principe existe déjà aux Etats Unis et permet de recruter des spécialistes ainsi qu’en France pour la Fonction publique d’Etat comme l’ENA les IRA par exemple : un stagiaire français admis à l’école voit sa formation payée et il est même rémunéré durant sa scolarité après un concours d’accès. Il doit à l’Etat une durée de service contrainte ou sinon rembourser sa scolarité pour un montant assez important quand même…
      C’est un système qui permet de fidéliser d’un côté et de l’autre s’assurer une formation professionnelle reconnue.
      Les entreprises industrielles en France qui ont du mal à recruter sont en train de se regrouper dans certains secteurs (plastic vallée par exemple) pour former leurs propres techniciens car le ministère de l’Education mamouthien et Paul emploi n’arrivent pas à les former eux mêmes…
      A priori c’est plutôt une solution de bon sens et un retour sur investissement est ensuite attendu.
      Reste à savoir s’il y aura assez de crédits pour subventionner ainsi des centaines voire des milliers de spécialistes qui font cruellement défaut.

  2. Raymond75 dit :

    Cela fait longtemps que je suggère cette méthode, à l’exemple de ce que font les USA.

    Et pour des soldats plus ‘modestes’ que ces spécialistes, on pourrait faire l’inverse : après un engagement d’une certaine durée, on leur finance une formation réellement qualifiante.

    Donnant donnant : tu donnes de ton temps à l’armée, on t’aide pour le civil.

  3. Laurent B dit :

    Ca ne résoudra que partiellement le problème. Si les étudiants, une fois fini leur période obligatoire dans l’armée, la quittent pour le civil, qui va former les nouvelles recrues ? Dans le privé, les anciens forment les jeunes surtout dans des domaines aussi mouvant que les nouvelles technologies, la cyberdéfense (mon domaine), … C’est d’autant plus importants que les écoles/universités ont souvent pas mal de retard par rapport à ce qui se fait en entreprise. Donc en gros, l’armée va embaucher des juniors sans pouvoir les former.

    D’un autre côté, je suis sûr que pas mal de cadres du privés aimeraient, moi le premier, revenir en milieu/fin de carrière à un emploi dans l’armée. Mais cela n’est pas possible pour des raisons d’âge.

    Le problème est insoluble. Soit ils enlèvent la limite d’âge pour les métier non fonctionnels, soit ils rémunèrent plus (et ne venez pas me parler de contrat civil de 3 ans renouvelable. Qui en milieu/fin de carrière va quitter un CDI pour un contrat de 3 ans renouvelable ?)

    • Aymard de Ledonner dit :

      Il est possible d’être recruté à la DGA en tant que contractuel en CDI sans limite d’âge. Par contre en ce qui concerne les militaires, je ne pense pas que ce soit encore possible mais les limites d’âge sont sans cesse repoussées.
      Fondamentalement l’armée a besoin de jeunes pour ses postes opérationnels. On est jeune de plus en plus longtemps mais on ne va pas recruter un cinquantenaire pour l’envoyer en OPEX.
      Si le poste n’est pas opérationnel alors un civil peut faire l’affaire et la limite d’âge peut sauter aussi…
      Ceux qui sont motivés peuvent se renseigner.

    • FredericA dit :

      « D’un autre côté, je suis sûr que pas mal de cadres du privés aimeraient, moi le premier, revenir en milieu/fin de carrière à un emploi dans l’armée. Mais cela n’est pas possible pour des raisons d’âge. »
      .
      Merci pour cette remarque, je me sens moins seul maintenant 😉

    • NRJ dit :

      @Laurent B
      Tout dépend comment c’est fait. Il faut évidemment avoir des personnes « cadres » qui sont présentent sur le long terme et qui suivent les projets sérieusement, en étant capable de les recorriger le cas échéant, plutôt que des gars qui roulents tout les 3 à 5 ans. Un supplément de solde serait évidemment à considérer pour ces personnes « cadres ».

      « Dans le privé, les anciens forment les jeunes ». C’est vrai pour beaucoup de métiers manuels, mais ce n’est pas que cela que cherche l’armée de terre. Typiquement dans la cyberdéfense, le travail s’exécute en projets. Et comme ceux-ci changent rapidement, les compétences gagnées à un moment se perdent rapidement.

      Après il y a de tels besoins qu’il serait normal d’accepter la venue d’autres personnes.

    • Plusdepognon dit :

      Il y a toujours un fond de vérité dans l’humour…
      https://youtu.be/zv9mq1yFbvg

      Ce que les soldats voient comme misère dans le monde, peu de français le soupçonnent ou en seraient horrifiés.
      C’est pas bisou-bisou à la fête de la zicmu…

  4. vrai_chasseur dit :

    Le principe existe depuis Napoléon, ça s’appelle la pantoufle :
    l’état finance les études de ses brillants sujets (ou du moins, ceux dont il estime avoir le plus besoin….) contre l’obligation pour eux de servir une certaine période dans le public.
    Les 2 plus grosses institutions concernées étant l’ENA et Polytechnique. Cette dernière dépend toujours du ministère des armées depuis sa création par Napoléon (il voulait des officiers ingénieurs polyvalents pour ses campagnes). Mais là aussi l’attrait du privé joue fort….de fait, aujourd’hui très peu de polytechniciens choisissent une carrière d’officier. D’où l’obligation de rembourser les études (peu le faisaient), réforme dite de ‘la pantoufle’, cf https://portail.polytechnique.edu/etudes/ingenieur-x/reforme-de-la-pantoufle

    Donc, on va faire des mini-pantoufles ou ‘tongues’ pour les informaticiens et autres spécialistes pointus de l’armée.
    Le système peut marcher, il fonctionne pour l’US Army (cependant aux USA les études sont plus chères qu’en France – certains jeunes américains remboursent leurs prêts étudiants pendant 30 ans après le diplôme. Ce point leur fait souvent arbitrer en faveur de l’armée).

  5. breer dit :

    ça alors on trouverait encore des étudiants désireux de faire une carrière militaire …. je pensais que les facultés françaises étaient toutes minées par une idéologie gauchiste anti militariste……

    • Albatros24 dit :

      Tout dépend des facs… (droit ou psychologie par exemple)

      • Sacha dit :

        Sans partager le propos de breer et à titre de précision, il me semble que la psychologie est intégrée à la faculté de lettres (en tous cas c’est le cas dans mon secteur), qui doit traditionnellement adopter plutôt la pensée de gauche.

        Mais j’y mets pas les pieds, trop risqué !

  6. Belzébuth dit :

    La bataille en passe d’être perdue est celle de garder les savoir-faire et plus important encore le « savoir faire faire » (l’armée de terre britannique l’a perdu et nous suivons la même voie).
    https://infoguerre.fr/2019/09/polemique-bien-etre-travail/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Infoguerre+%28Infoguerre%29

    Donc nous allons aller vers une « force specialisation » de l’armée de terre (47 000 si tous les véhicules Scorpion sont vraiment achetés d’ici à 2032), avec quelques milliers d’individus qui seront employés à des missions à plus ou moins forte valeur tactiques et d’autres juste là pour occuper des points fixes bunkerisés. C’est pas une armée prévue pour l’apocalypse, mais plutôt une sorte de « BAC » militaire pour banlieue à problème de la métropole pour des intérêts financiers « français ».

    • Belzébuth dit :

      47 000 personnes en tout dans l’armée de terre.
      N’est pas forces spéciales qui veut…

    • Albatros24 dit :

      Ce n’est pas plutôt 77 000 soldats qui sont prévus ?
      La solution est plurielle à cette hémorragie :
      -ne plus utiliser des pros pour Sentinelle mais la place des gendarmes policiers réservistes voire volontaires à l’instar de ce qui existe chez les pompiers (ou même des appelés du contingent)
      -augmenter et surtout payer les soldes et primes dues, si vous voyez ce que je veux dire
      -investir dans du matériel (bon on a commencé mais qu’est ce que c’est lent et éprouvant) et utiliser ce matériel en priorité dans les OPEX
      -améliorer la formation de base et tout le long d’une carrière et permettre plus de promotions aux grades de sous off et d’officier. Rien ne vaut un officier subalterne ancien sous off expérimenté au combat et les israëliens par exemple nous envient nos vieux gradés et sous off de carrière qui ne s’affolent de rien et sont bourrés d’expérience en d’OPEX (s’il en reste encore…)
      -et tenir compte des RETEX après chaque opération/intervention.

      • Belzébuth dit :

        @ Albatros24
        Ce n’est pas moi qui le dit, mais les petits calculs de l’IFRAP, un groupe de pression ultra-libéral, pompeusement auto-promus experts, qui l’ecrivent noir sur blanc:
        https://www.ifrap.org/etat-et-collectivites/accelerer-le-programme-scorpion-quelles-possibilites

        Et vu le nombre de bêtises que cet « institut » a écrit et qui ont été mise en oeuvre, vous verrez que l’idiotie du « supprimons des personnels pour payer du matériel fabriqué chez nos amis » va reprendre de plus belle.

        A la disparition de l’opération « Sentinelle », vous verrez comme le format de la force opérationnelle terrestre va rediminué… Sous des prétextes aimables, évidemment !
        Pourquoi croyez vous que personne ne milite pour l’arrêter alors que beaucoup reconnaissent son inutilité et la gabegie financière que cela représente ?

        • Polymères dit :

          Albatros a raison, c’est bien 77 000 hommes que comptera la FOT.

          C’est parfois bien d’avoir des liens, des sources, mais en réalité, ce n’est pas par ce que c’est écrit sur internet que c’est vrai, le travail d’analyse et de perspective d’avenir des uns n’est pas la vérité de tous. C’est pour cela que je milite fortement pour que tout à chacun fasse un travail personnel et évite de jouer le perroquet d’autres. Je commente souvent ici, jamais je ne met de lien, ça ne veut pas dire que je ne prend pas des infos ailleurs, que je n’ai pas de sources, mais bien que j’extrais l’utile, je regroupe, j’analyse, je construis et je détermine avant d’envisager.

          L’IFRAP reste bon pour piocher les chiffres dans les rapports et ils font parfois de bonnes analyses statistiques, mais constatons que le rapport que vous avez donné, bien que récent, n’est plus à jour, que de l’eau a coulé sous les ponts et qu’il faut le prendre en compte.
          Ils évoquent la perspective d’une accélération de scorpion, sauf que depuis, cela a été acté, des hausses budgétaires engagée, des hausses matériels et humaines également, la nouvelle LPM doit être votre point de départ d’analyse et sincèrement, évitez tout ce qui date d’avant.
          Je le dis souvent ici, nous ne sommes plus dans la période ou l’on faisait des coupes, ou l’on cherchait des économies et ou comme vous le disiez, qu’on allongeait les programmes, qu’on réduisait l’humain pour pouvoir acheter du matériel (époque Sarkozy) par ce qu’on ne voulait pas augmenter le budget.

          Désormais le budget augmente et l’acquisition du matériel pour le renouvellement n’est plus problématique, on accélère tout, on a même recréer des unités, densifier les unités existantes, créer de nouvelles structures comme pour la cyberguerre dont l’article ici présent est révélateur de ce nouveau besoin.
          L’effort humain qui a été consentit, c’est à dire la fin des baisses d’effectifs et la hausse de 11 000 hommes des FOT ne vont pas vers des postes de bureaux, bien au contraire. L’essentiel de ces postes sont allés et vont encore vers les compagnies d’infanterie ou les escadrons de cavalerie, des soldats voués justement à la projection. Vous ne pouvez pas dire tout le contraire juste par ce que vous interprétez le besoin de personnels spécialisés ne représentant que quelques dizaines à quelques centaines d’individus comme étant une généralité.

          Nous avons aujourd’hui plus de combattants dans l’infanterie qu’au début de la fin de la conscription. Pourtant quand on regarde les effectifs d’il y a 15 ans et maintenant on va se dire « non mais Polymères se fout de notre gueule », en ayant en tête la dissolution par exemple du 110e RI. Mais statistiquement, la recréation du 13e DBLE en régiment d’infanterie, l’augmentation à 5 compagnies, ben ça a apporter ce volume de combattants de base.
          Dans les faits, quand on regarde bien toutes les restructurations, les fermetures, on constate que ce sont bien plus des unités spécialisés de soutien, de services, de transmissions, du train, du génie, l’artillerie (pas qu’un peu) des unités de circulation routière, d’écoles, de centres de formation, d’aguerrissements et tout un tas de trucs de ce genre. Les installations en Allemagne ou à l’OM également ont été réduites ou supprimées.
          Ensuite quand on a voulu éviter de trop supprimer de sites, on a fait des restructurations, des regroupements, de la mise en commun de services, de la privatisation, là aussi pour pouvoir dégager des postes « spéciaux » que vous dites bunkérisés à des points fixes. N’oublions pas aussi qu’1/4 des pertes en effectifs de l’armée de terre dans les 10 dernières années, sont des civils, ce qui démontre bien un ratissage dans les postes invisibles, qu’on pourrait juger « non utile » (un peu comme vous le pensez sans doute aussi) car non projetable, les suppressions prévus par Hollande allait largement dans ce sens là, le soutien, l’administration et tout cela.

          En vérité, aujourd’hui et dans les années à venir, le manque il n’est pas dans les unités combattantes, il est dans tout l’environnement autour. C’est là qu’il y a des trous dans la raquette, c’est là qu’on va devoir amener du monde et recréer des services et c’est ce que nous faisons. Vous avez donc tout faux en pensant que la direction que prend notre armée de terre va vers la spécialisation à outrance de postes fixes et la diminution de postes que vous jugez plus utile tactiquement.

          Si Sentinelle a eût un effet certain pour retourner la situation, sa fin n’en sera pas de même, la réalité étant déjà qu’aujourd’hui, nous avons 4000 hommes sur le terrain et non pas 10 000, que la tension est largement retombée sur les unités, que nous ne sommes plus comme au début.
          Détrompez vous également sur le fait que personnes ne milite pour sa suppression, tous ne font que cela et c’est ainsi que nous sommes arrivés à sa réduction. C’est juste que politiquement il y a un risque, le risque de supprimer cette opération du jour au lendemain et d’être victime d’un gros attentat, il y a nécessité d’aller lentement dans le processus, par étapes, le temps aussi que l’augmentation des forces de police et de gendarmerie permettent d’alléger l’ensemble, mais on met plus d’un an à avoir un membre des forces de l’ordre formé et les gilets jaunes n’aident pas à remplacer l’armée par la police, bien au contraire.
          Croyez bien que si tout l’intérêt des politiciens serait de supprimer sentinelle afin de vouloir supprimer des effectifs dans les armées pour faire des économies, ils se presseraient de le faire et ne seraient sûrement pas actuellement en train d’augmenter les budgets d’une manière bien plus importante que le coût de sentinelle. Tous les autres politiciens militent pour des renforcements dans ce domaine, l’armée, la sécurité est redevenu une préoccupation permanente et nécessaire aux politiciens, faut bien comprendre qu’on a changé d’époque, vous vous êtes encore dans celle d’avant, celle ou vous ne voulez voir que des baisses capacitaires, humaines, financières ou les politiciens ne cherchent qu’à trouver et faire des économies dans les armées . C’est tout le contraire aujourd’hui, l’armée est en haut du podium de ceux qui gagnent

          • Belzébuth dit :

            @ Polymères
            J’espère que vous avez raison.

          • Belzébuth dit :

            Euh, juste un point. Sans les civils, ça tournerait encore beaucoup moins bien.
            La guéguerre des statuts c’est mignon, mais croyez moi, là-dessus c’est certain.

          • Plusdepognon dit :

            Le défi va être de faire cohabiter deux façons de travailler. Comme pour les belges:
            http://forcesoperations.com/camo-derriere-lequipement-la-construction-dun-modele-dinteroperabilite/

            Ça tombe bien, sur ce domaine, ils sont dans le même bateau que nous…

          • Polymères dit :

            Belzébuth
            Justement, on fait beaucoup trop l’erreur de mettre des militaires « temporaires » à des places ou des civils permanents apporteraient des compétences et une stabilité de long terme.
            Je suis un grand partisan pour l’intégration beaucoup plus importante de civils dans tous les postes fixes de métropole. De toute façon le monde militaire et le monde civil ne sont pas deux monde à part, ce ne sont pas les militaires qui construisent leurs blindés ou les munitions qu’ils tirent et ce n’est pas grave si un civil gère la paperasse, assure la maintenance ou autre dans les unités.

      • Sacha dit :

        Quels appelés ? Ça fait 20 ans que le service national a été remis au placard. Ou je n’ai pas tout compris.

        • Belzébuth dit :

          @ Sacha
          « Polymères » dit que nous avons plus de biffins que du temps des appelés.
          Je suppose qu’il compare le nombre d’engagés professionnels de l’époque par rapport au nombre d’EVAT en régiment d’infanterie d’aujourd’hui (je n’ai pas vérifié).

          • Sacha dit :

            Il s’agissait d’une réponse à Albatros. D’ailleurs notez que la réponse de Polymères est noté plus tardive que la mienne, mais je comprends que sans double décimètre sous la main les fils de discussion/réponse peuvent être confus.

  7. Czar dit :

    Je pense qu’il s’agit essentiellement d’un cul-de-sac ou d’un cautère sur une jambe de bois, selon la métaphore que vous préfèrerez : l’Etat n’a pas les moyens d’entamer une course au pognon, et il est évident que les meilleurs d’un secteur ne vont baver d’envie derrière les pourboires gracieusement offerts par l’Administration.

    Les guébistes payaient assez peu leurs informateurs étrangers, ils misaient essentiellement sur la conviction, la contrainte venant dans un second temps.

    « L’homme ne vit pas que de pain » ainsi que le notait Angelus Silesius, un mystique allemand du XVIIème siècle.

    La meilleure voie pour les Armées de devenir une voie recherchée, c’est de redevenir désirable aux yeux du public.

    et pour ça, mieux vaut metre le budget desdites primes dans un film ou une série tévé.

    je note à ce sujet une excellente chaine youtube faite par des pilotes de l’Aéronavale, qui fait plus pour le prestige de nos armes, notamment auprès des étrangers, que bien des opérations de comm’ payées avec du vrai jus de commu-niquant dedans :

    https://www.youtube.com/user/dreamnflyvids

    pour noter qu’on n’est pas aidé et que le pognon n’est pas forcément le premier problème, un exemple assez parlant à mes yeux :

    le Sirpa produit un doc d’une heure et d’une excellente facture sur l’opération Serval (Serval une brigade au combat). Gros succès. Une version anglophone, réclamée par des commentateurs qui ne comprennent pas notre langue, est présentée : gros succès (plusieurs centaines de milliers de vues)

    et puis, hop, disparaît sans cause ni raison.

    voilà, pas de continuité, pas de projet réel d’influence. Des coups.