CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Non, un militaire blessé ou tué au combat n’est « pas une victime », affirme le HCECM

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69 contributions

  1. Czar dit :

    Le principe de ce hochet même est une négation de l’idée de décoration, censément accordée en récompense d’ACTIONS du récipiendaire, et pas de s’être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment

    Médaille de la pleurniche, son seul – et très relatif – mérite étant d’être l’épitomé de l’époque.

    • tschok dit :

      @Czar,

      Non, le principe de cette décoration était d’honorer des non-combattants dans des cas de « non-guerre »: la guerre contre le terrorisme est une non-guerre. C’est une négation de la guerre, un déni. Le problème qui se pose alors est de savoir comment honorer les victimes d’une guerre qui ne dit pas son nom, car il n’y a ni combats, ni batailles, ni début, ni fin et que vous n’allez donc pas faire de monument aux morts, qui obéissent à une autre logique (si vous me refaites le même cinoche que Scope sur l’approche monumentale ou muséale, je vous avertis charitablement que je vous tue vous, vos parents, vos enfants, votre femme, vos amis, les siens, votre chien et même vos voisins).

      La solution qu’on a trouvée, c’était ça: la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

      La question qui s’est posée par la suite était de savoir si on allait accorder cette décoration à des combattants. Parce qu’on s’est rendu compte qu’ils étaient finalement dans la même situation que les civils: à force de nier l’existence de la guerre alors qu’on envoie des soldats se battre, il y a un moment où ça déconne.

      A cette question, le HCECM répond en émettant une recommandation: non.

      Donc, on est dans un autre système: aux combattants les décorations qui ressortissent à l’engagement volontaire, aux victimes les décorations qui honorent ceux qui subissent les événements tragiques sans rien avoir demandé.

      Ce que j’explique à Raymond, c’est que le critère du volontariat est caduc.

      Et je pourrais profiter ce com pour ajouter que l’idée d’instaurer des rangs parmi les victimes n’est pas particulièrement… comment dirais-je? Novatrice?

      Les mots me manquent. Mais en fait c’est tout simple: un système victimaire est nécessairement hiérarchisé. Expliquer que les militaire sont d’un « rang » qui les fait échapper à la victimation est maladroit, parce que c’est une façon de dire qu’il sont d’un rang victimaire supérieur, alors que l’idée est surtout de dire qu’ils sont d’un ordre différent.

      Nan, ce qui déconne dans l’affaire, c’est de mélanger le victimaire, le mérite et les processus de construction de récits historiques et de demander à une médaille de tout faire en même temps et de s’appliquer à la fois à des civils et à des militaires, quelles que soient les circonstances.

      Genre robot de cuisine qui lave la vaisselle, fait le café, les toasts, mixe les agrumes et les légumes, repasse le linge, fait les courses, branle le petit dernier, etc.

      Au départ la médaille dont il est question, c’était une petite médaille en chocolat pour que même la plus oubliée de toutes les victimes du terrorisme ait un petit truc chouette sur son cercueil, au moment du selfie. C’était pour pas oublier même les plus oubliables des victimes. c’était l’expression spontanée et un peu confuse d’une nation compatissante à l’égard des siens, quand ils sont victimes du terrorisme.

      Mais ce bidule s’est intégré dans un système statutaire complexe avec des hiérarchies, donc il a bien fallu réfléchir pour savoir exactement à qui on la file en cas de pépin.

      Et la question qui se posait entre autres était de savoir ce qu’il convient de faire au cas où le pépin en question se produit hors service: soit par exemple le cas d’un militaire OPEX, mais qui n’est pas en service, et qui subit un dommage résultant d’un acte de terrorisme. Le type est à l’étranger, au repos, il se balade en civil dans une ville, et là, soudain, boum, il perd une jambe dans un attentat qui visait un mariage organisé par les membres d’une tribu ou d’une religion quelconque, mais qui ont des ennemis mortels. C’est une victime collatérale. On lui donne la médaille en chocolat, ou pas?

      Or il se trouve que la veille ce même bonhomme faisait partie d’une patrouille en VAB qui a essuyé un tir de RPG: la charge creuse a percé le flanc du VAB, mais, coup de bol, le jet de métal est venu mourir dans le sac de provisions qui se trouvait à 50 cm de son cul. Et lui, rien, pas une égratignure, didon.

      Quelle médaille on lui file au bonhomme? Ou on lui dit d’aller se faire foutre, qu’est-ce qu’on fait?

      • jyb dit :

        on l’honore de la mention « Mort pour le service de la Nation » article 12 de la loi n° 2012-1432 du 21 décembre 2012.

      • Sebemza dit :

        @tschok,
        Je suis en partie d’accord avec vous sauf sur le dernier argument concernant le cas de l’opex. J’aimerais vous rappeler la différence entre une opex (opération extérieur) et les missions de force de presence en outre mer (gabon, senegal, djibouti, et les emirats arabe unis) :
        En operation Exterieur, les forces françaises sont sur un territoire en conflit avec des règles de vie pour le militaire défini. On ne va pas se balader en civil pendant nos horaires libres si il y a des actes de terrorisme dans la zone en conflit. Je vais parler juste de mon humble expérience sur le terrain. Au kosovo sous mandat KFOR otan ou en cote d’ivoire durant la mission licorne, les sortie « libre » avec couvre feu n’etaient possible que sur accord du commandement (faut bien savoir qui, qd et où se trouvent les effectifs) de tel sorte par ex 1 sous off avec 3 militaire du rang minimum avec armement (famas et les 6 chargeurs de dotation) pour qu’un militaire du rang puisse sortir en « quartier libre ».
        A partir du moment que tu mets un pieds en opex, tu es en service 24h/24 7j/7 jusqu’à la fin de mission et le retour en france. Ta dernière question n’est donc pas à se poser

        • tschok dit :

          @sebemza,

          Oui, vous avez raison, mon exemple est tiré par les cheveux: on n’envoie pas un permissionnaire dans une zone dangereuse (enfin, j’espère).

          Toujours est-il que le haut comité s’est prononcé sur cette question et a voulu maintenir une distinction entre les blessures reçues dans le cadre des fonctions et celles éprouvée hors service, d’après ce que j’ai compris.

          Je cite: « Or, les conditions d’attribution de cette médaille font qu’un militaire blessa par un IED au Mali pourrait la recevoir. « Une telle évolution apparaît dommageable aux yeux du Haut Comité pour lequel il convient d’éviter toute confusion ou tout glissement de cérémonial, en préservant notamment la distinction existante entre une blessure reçue dans le cadre de l’exercice de ses fonctions et celle éprouvée hors service », fait-il donc valoir. »

          Mais je ne sais pas quel cas de figure il avait à l’esprit.

      • Raymond75 dit :

        Il y a quand même une différence fondamentale entre un militaire victime de son devoir et un civil déchiqueté par un attentat. Je parle de ‘différence’ et non de ‘hiérarchie’.

        L’un a pris volontairement des risques en s’engageant dans la profession de guerrier ; risques qui découlent de la terreur qu’il impose à ceux d’en face, souvent des civils. Il a pris des risque pour lui même et qu’il imposera à sa famille. C’est un choix de vie tourné vers le combat, avec comme objectif d’être admis dans les troupes d’élite. Pour l’encourager, et lui faire oublier un tant soi peu que son métier est d’infliger souffrance et destruction aux autres, il a été mis en place de tous temps tout un système de décorations et de cérémonies.

        Mais ce système a comme conséquence de faire oublier qu’il y a des victimes civiles. Par exemple on parle toujours, à juste raison, du trouble de stress post traumatique pour les militaires, JAMAIS pour les civils.

        Cela n’est plus accepté de nos jours ; les civils aussi, qui sont victimes d’un attentat par le simple fait qu’ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment, veulent avoir une reconnaissance visible, et des cérémonies de recueillement pour leurs proches et pour les autres citoyens.

        Avec la généralisation des guerres dites asymétriques, ce sont les civils les principales victimes. Reconnaitre cet état de fait au lieu de le mettre sous le tapis oblige les dirigeants à prendre des mesures ; mesures guerrières (le plus souvent inefficaces) et mesures diplomatiques et d’organisation de la protection civile.

        Avec ces guerres asymétriques, il y a de moins en moins de différences entre les différentes composantes de la population, et la défense collective repose sur la collaboration des services de renseignements plus que sur le déploiement de moyens militaires.

      • ScopeWizard dit :

        @tschok

        Décidément , votre vision si restrictive de ce qu’ est l’ Histoire vous empêche d’ en comprendre le sens d’ où ces conneries à répétition de « mémoriel » , « approche muséale » ou « approche monumentale » , etc …………….

        Une rhétorique qui ne cesse de vous éloigner de l’ essentiel : sa compréhension GLOBALE ……………. et non tout ce verbiage à la dernière mode se voulant in te llec tueeeel alors qu’ il n’ est que montagne de confusion !

        • tschok dit :

          Euh, Scope, vot’ majesté du j’ai tout compris mieux que les autres, il n’est pas question d’histoire dans ce fil de dial.

          Vous avez compris ça, ou pas? Le fil de dial porte sur la question de savoir si le militaire est victime ou pas.

          Et puis, ma conception de l’histoire, vous en savez que dalle, alors je me demande bien sur quoi vous fondez ce que vous affirmez. A mon avis, sur l’idée que vous vous en faites avec une très grosse dose de pifométrie et une dose encore plus gargantuesque de préjugés issus de vos convictions personnelles. Bref, du vide.

          M’enfin bon Grand Sachem, le misérable ver de terre que je suis n’attend que de prendre une leçon de compréhension globale de l’histoire humaine de la part du très vénérable sage que vous êtes.

          Je sens que ça va donner dans le « célafota » et le « yakafokon », vu que ce sont les deux pilotis qui soutiennent au-dessus de l’éther de vos pensées confuses ce qui vous sert de sens de l’analyse.

          Je dois être un peu fou de vous demander de m’infliger encore une fois l’un de vos indigestes pensums, mais il se trouve que j’explore le concept de victime. Je profite de l’occasion pour faire des travaux pratiques…

        • ScopeWizard dit :

          @tschok

          C’ est ça , botte en touche ; on dira rien ………..

           » il n’est pas question d’histoire dans ce fil de dial. »

          Ah bon ???

          Votre vision de l’ Histoire j’ en sais que dalle ?

          Vous l’ avez pourtant clairement exposée et il se trouve qu’ elle est restrictive , c’ est la vôtre pas la mienne , faut assumer ses conneries .

          De plus , je vous ferais remarquer que vous avez une fâcheuse tendance à me mettre en cause pour un oui ou un non un peu trop souvent tandis que vous n’ aviez aucune raison de la faire , ce qui nous différencie , ces comportements d’ allumeuse en chaleur m’ étant étrangers ( « étranger » , le mot préféré de tschok avec « victimaire » surtout si l’ étranger est victime du victimaire alors là il va être aux anges …. ) ………..bref ……….. et franchement je n’ ai pas trop envie qu’ ils le deviennent même si la tentation est là .
          Donc , si vous ne voulez pas que je vous rentre dedans , essayez de m’ oublier ô sublime défenseur du « victimaire » et Cie ………………

          Voilà c’ est tout , je n’ ai plus besoin de toi ; par conséquent , tu peux retourner jouer au con avec tes petits camarades , c’ est un domaine dans lequel vous excellez tellement qu’ il serait cruel de t’ en priver…………. va mon petit , va ………… 😉

      • Czar dit :

        Je t’avoue avoir parcouru ton pavé d’un derrière distrait, schnock, et ce roboratif amphigouri me donne à croire que c’est toi l’un de ses galonnards de bureau qui a créé cette médaille en chocolat et qui entend bien défendre mordicus l’ œuvre de toute ta vie

        Mais le principe reste : tout ce qui est accompli dans le service est susceptible d’une décoration, c’est valable pour la Médaille militaire de mon grand-père, les Palmes académiques, pour les Arts&Lettres de Sylvester Stallone, ou le Mérite agricole.

        le fait de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment ne relevant donc que du principe immémorial du « pas de chance, la prochaine fois peut-être »

        Par ailleurs, si comme tu le pépies, la nation française en avait RÉELLEMENT quelque chose à foutre du terrorisme et de ses victimes, elle appliquerait sans aucun doute le principe de précaution qu’elle réserve pour l’instant aux escargots aux afghans qui débarquent et qui égorgent des gamins de 19 ans à Lyon sans d’ailleurs que le ministre de l’Intérieur n’évoque le « terrorisme » comme il le fait lorsque l’une des permanences de ses députés est salie par des graffitis.

        Remballe ta grosse compassion bien grasse et bien sucrée, je suis pas client.

  2. Raymond75 dit :

    Définition du Larousse :
    Qui sacrifie volontairement sa vie, son bonheur : Être victime de son dévouement.
    Qui a subi un mal, un dommage : Victime d’un vol.
    Qui est atteint d’une maladie, d’un mal subit : Il a été victime d’une crise cardiaque.
    Qui pâtit, qui subit les effets d’une situation, d’événements, de choses néfastes : Victime de son inexpérience. L’euro, victime de la crise.

    Un militaire qui meurt au combat est bien victime de son devoir ; le fait qu’il se soit volontairement engagé en tant que guerrier est une prise de risque assumée, mais il n’en reste pas moins victime.

    Il y a bien sûr une différence de nature entre un soldat victime de son devoir et un civil victime d’un attentat, car ce dernier n’a en rien exposé sa vie par une prise de risque volontaire. Cela est un fait, mais ne créée pas une ‘hiérarchie’ dans la victimisation, sauf pour ce qui relève éventuellement d’assurances ou d’indemnisation.

    • tschok dit :

      @Raymond,

      Même la définition donnée par un dictionnaire se critique ou se discute. Ce qui ressort du sens du mot « victime » c’est que la personne qui est victime de quelque chose est passive ou objet, y-compris de ses propres passions.

      Il y a par exemple la fashion victim. Et je vais vous parler de Yann Moix.

      La définition donnée par le Larousse est un peu étrange, mais après tout dans l’esprit du temps: on peut subir volontairement, se mettre en position d’objet, sciemment, comme une fashion victim justement.

      Regardons Yann Moix: est-il la victime d’une famille dysfonctionnelle ou bien au contraire le tortionnaire de son frère et de son père? On l’ignore. Toujours est-il qu’il offre avec une impudeur qu’il veut littéraire sa souffrance et l’intimité de sa vie privée au regard d’un public qu’il veut le plus vaste possible, en provoquant un véritable événement médiatique qui a agité le Landerneau intellectuel parisien que les horreurs de ce monde lasse.

      Donc, on est en face d’une victime complexe: il y a une part de volontaire dans ce qu’il subit. Donc dans ce qu’il s’inflige.

      Aujourd’hui, la victime nous met en difficulté parce qu’on ne sait plus immédiatement faire la part des choses entre ce que les gens subissent et ce qu’ils s’infligent.

      Donc le critère qui nous permettait de distinguer la victime, qui subit, du reste du monde, qui peut s’infliger des souffrances diverses, mais qui n’était pas considéré comme victime, eh bien ce critère-là est caduc.

      On peut être volontairement victime.

      Donc, on peut dire, quelque soit l »issue d’un éventuel procès, que Yann Moix est bien victime de quelque chose, ne serait-ce que parce qu’il s’est infligé des souffrances, quand bien même ni son frère ni son père ne l’auraient jamais maltraité. Mieux: il pourrait être victime en ayant été maltraitant de son père et de son frère.

      Voilà où on en est dans une société qui est devenue victimaire: non seulement on peut être une victime volontaire (stade 1), mais on peut encore n’être victime que de ce qu’on s’inflige (stade 2), quand bien même aurait on fait subir à autrui des dommages (stade 3). Avec une définition aussi large, même Hitler a été victime d’une odieuse tentative de vengeance.

      Mais le problème auquel son confrontés les militaires n’a rien à voir. Eux sont confrontés à des problèmes d’honneur et de dignité. Loin de ces conneries. Plus dans la survie.

      En fait, assez concrètement, vous pouvez vous dire que vous êtes une victime au sens qu’on donnait à ce mot jadis, quand vous êtes confronté à ce qui met en jeu votre honneur ou votre dignité, voire les deux.

      Remarquez bien que c’est très exactement ce que Yann Moix a sacrifié dans l’affaire. Sans un regret. C’était le prix à payer pour faire le buzz. Il les a foutus aux chiottes comme vous et moi, quand nous expulsion un étron assis sur un anneau de porcelaine: on fait ce qu’on a à faire, on se torche le cul, on tire la chasse, on se lave les mains et on se barre.

      Dans l’ordre victimaire actuelle, l’honneur et la dignité se chient et se conchient.

      A l’évidence, le critère de l’intentionnalité, de l’engagement, ne permet pas de faire la différence: Yann est très volontaire, très engagé dans ce qu’il fait. Il veut être une victime, intensément.

      Donc, rangez votre Larousse.

      Par ailleurs, il ne vous sera que de peu d’utilité lorsqu’il s’agira de réfléchir au problème que vous n’abordez qu’à la toute fin de votre commentaire, pour mieux l’évacuer: la compétition victimaire, ou pour reprendre vos termes, la hiérarchisation des victimes. Une hiérarchie étant une compétition institutionnalisée, je me permets d’employer les deux termes.

      C’est un problème central de la société d’aujourd’hui: toutes les victimes ne sont pas égales.

      Une société victimaire comme la nôtre reproduit par l’ordre victimaire qu’elle instaure les hiérarchies antérieures, qui structuraient l’ordre social, avant que cet ordre victimaire ne devienne structurant de la société elle-même (bon, c’est du charabia, mais ça veut simplement dire que les dominants vont en plus devenir des victimes et que les dominés vont se faire traiter de tortionnaires).

      Donc, l’ordre victimaire est un ordre à l’envers, comme en optique. Ca construit un monde à l’envers. Dans le monde victimaire, le nazi se plaint des juifs. Le raciste blanc se dit victime des arabes. L’homme violent se dit victime de la femme. Etc.

      Yann Moix, de ce point de vue, a un parcours compliqué: hier, auteur d’écrits et de dessins pamphlétaires antisémites, aujourd’hui, il se dit prêts à se convertir au judaïsme le plus virulent, jusqu’au sionisme le plus radical. Des mecs compliqués, quoi.

      Des mecs qui prennent toute la place. Et les vraies victimes? Ben elles sont loin, ailleurs, derrière.

      • Frank dit :

        @ tschok Vous, vous ferez mieux de vous taire. Je sais que l’époque se doit de donner la parole aux abrutis, mais faut pas pousser, quand même!
        Question d’hygiène intellectuelle. Ou de santé mentale, au choix.
        L’article de L.Lagneau traite d’un sujet pas très excitant, j’en conviens, mais qui rejoint l’essence même du rôle des militaires, et vous, vous venez disserter sur un imaginaire parallèle entre cet individu malsain, médiocre et dépravé, et l’Armée.
        En fin de compte, ce sujet, que j’ai cru sans séduction, va, je l’espère, engendrer pas mal de commentaires. Peu probable, suis pas dupe, mais on verra.
        Un militaire est-il une victime désignée en puissance?
        Un militaire a vocation à mourir, ou souffrir? Pour qui, et pour quoi?
        C’est quoi, une victime, dans l’Armée? Le catharsis du civil?
        Un militaire blessé mérite moins d’égards que son voisin DCD?
        Quelle est la valeur d’une victime? Une médaille?
        Quelle est la valeur d’un blessé? Deux médailles?
        Entre S-400 et F-35, qui se soucie du sort de nos militaires blessés, et de leurs familles?
        Disserter à l’infini sur d’autres sujets, c’est si plaisant. C’est si loin…
        Un article sur la Turquie ou la Russie, c’est 150 commentaires.
        Un article sur le SSA, c’est 3 commentaires.
        Que valent, sur ces sujets, les états d’âme et la perspicacité de votre abruti de maître à penser, tschock? Pas plus que les vôtres, visiblement.
        Suis sidéré de lire cette hagiographie de Moix, en commentaire d’un article sur les victimes de guerre Françaises.
        Pourquoi pas Adolf en visite guidée à Treblinka, ou Josef à Katyn?

        • tschok dit :

          @Franck,

          Je vous remercie pour votre conseil, mais il aurait fallu me le donner avant que je n’écrive le commentaire, j’en aurais peut être tenu compte.

          Je crains que vous n’ayez pas compris ce que j’ai écrit et que vous ne commettiez un contresens. Je ne fais pas le parallèle auquel vous faites référence, justement. J’ai au contraire mis en opposition la situation des militaires et les comportements victimaires qui sont valorisés de façon un peu envahissante dans notre société.

          Je veux bien admettre une part de responsabilité: je me suis sans doute mal exprimé, puisque vous ne m’avez pas compris. Mais prenez les vôtres, aussi, et tachez autant que possible de ne pas déformer mes propos pour me faire dire le contraire de ce que je veux dire.

          Par ailleurs, je ne sais pas à quel « maître à penser » vous faites allusion. J’espère qu’il ne s’agit pas de Yann Moix, parce que là, c’est un contresens absolu.

          J’ai beau me relire, mais je ne vois dans ce que j’ai écrit nul propos de nature hagiographique ou dithyrambique et ne crois pas le présenter sous un jour très favorable.

          Vous seriez tellement aimable de ne me prêter que mes défauts et de ne pas m’en rajouter inutilement, j’en ai déjà bien assez.

          • Euclide dit :

            @ tsock
            Juste un compliment sur vos écrits, vous vous exprimez très bien. Je parle de la forme.
            Au passage, j’ai bien rit, aussi, de votre humour sur un post concernant votre analyse sur l’Iran

          • ScopeWizard dit :

            @Euclide

            Hmm ………. ( air perplexe )

            Connaissez-vous l’ ami Bourdieu ? Je suppose que oui ………

            En gros , et je souscris à 100% à cela , celui qui maîtrise le langage domine son interlocuteur ………….

            Le truc est très mais alors très ( fort doux euphémisme ) utilisé de nos jours donc disons qu’il s’ agit de ne jamais le perdre de vue ………….. 😉

            Le banquier , l’ architecte , et l’ avocat sont des modèles du genre …….
            https://www.youtube.com/watch?v=7w2VbOoXE2k

          • tschok dit :

            @Euclide,

            Merci pour ce compliment qui me rassure. Je veux dire: si la forme est à peu près intelligible, normalement, je dois au moins éviter les plus graves malentendus.

            Euh… peut-être pas tout compte fait…

        • ScopeWizard dit :

          @tschok

          « Par ailleurs, je ne sais pas à quel « maître à penser » vous faites allusion. J’espère qu’il ne s’agit pas de Yann Moix, parce que là, c’est un contresens absolu. »

          NOOÔOON , mais non bien-sûr , on va vous croire ; on va croire sur parole celui qui soutenait des « maîtres à penser » tels Adama Traoré ou Théo dit Théo Kukassé une matraque dans le cul ……….

          Vous avez oublié ou vous avez changé d’ idée ?

          Alors , prenez l’ ami @Frank pour un idiot si ça vous soulage en vous faisant passer pour le champion de la bonne foi et de la « conciliance » mais vous n’ abuserez pas tout le monde pour autant , il y a du passif……………

          • tschok dit :

            En fait, je crois que nous avons une position assez proche, avec Franck. Du moins si je m’en tiens à ce qu’il a lui même écrit sur le sujet.

            Il a dû juste me lire un peu vite, c’est tout.

            Enfin, je pense.

          • ScopeWizard dit :

            @tschok

            Je ne saurais le dire , vous rédigez d’ une façon tellement « alambiquée » que l’ on ne peut vous lire sans se demander si l’ on saisit tout tel que ça doit l’ être , que ce soit au moment de la lecture ou juste après …………

            Éclatez-vous dans la maîtrise du Français si ça vous met tellement en joie , mais pensez aussi que vous serez lu , donc rendez vous accessible et non « confidentiel » ………..

            C’ est pas à James Bond ou à la DGSE que vous vous adressez …………….. si ? 😉

    • Frank dit :

      @ Raymond75 C’est vrai, mais on peut lire l’avis de ce Comité d’une façon triviale, ou inquiétante:
      – triviale, puisque le FGTI, qui indemnise les victimes civiles, est financé par les compagnies d’assurances, et abondé par par un prélèvement forfaitaire sur tous les contrats de biens. Militaires et policiers en étaient exclus, mais un amendement récent propose l’inverse. Vu la progression des violences sur les policiers, gendarmes, pompiers, et comme les indemnités et pensions versées par ce fonds sont supérieures à celles allouées aux fonctionnaires en service, les assureurs commencent peut-être à flipper. Donc, une affaire de (gros) sous.
      – inquiétante, car elle suppose que cette escalade de violence et de conflits va s’amplifier.
      Les assureurs sont les plus gros consommateurs de stats et de probas. Et leurs actuaires ont le nez fin. De vrais devins pour appréhender les risques.
      A propos de nez fin, si je puis dire, d’autres n’ont pas à s’inquiéter.
      https://www.argusdelassurance.com/reglementation/jurisprudence/un-dealer-peut-etre-indemnise-par-le-fgti.61366
      Disons que l’on a les victimes que l’on a choisi…
      Pour info, un rapport soporifique. Mais l’encarté page 19 est un triste rappel.
      http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/commission/finances/Controle/58-2/58_2_Prise_en_charge_financiere_des_victimes_du_terrorisme.pdf

      • John dit :

        Les actuaires sont bons.
        Mais mon expérience de la réassurance, c’est que lorsqu’il y a un risque qu’on ne maîtrise pas vraiment (et les risque que vous décrivez en font partie), il y a la volonté d’exclure une couverture.

        Par contre, dites moi si je fais erreur, mais ce fond pour les victimes est sauf erreur un prélèvement sur toute assurance souscrite qui est ensuite transférée sur ce fond de réserve.
        Les prélèvements sont forfaitaires, il n’y a pas de concurrence sur ce point. Donc la seule demande faite aux assureurs, c’est de s’assurer de transférer cet argent provenant des assurances souscrites. Et les prélèvements forfaitaires leur sont imposés. Donc au final, pour les assurances, il ne s’agit que d’être l’intermédiaire dans cette situation. Et en étant intermédiaire, pas sûr qu’ils ne doivent garantir quoi que ce soit. Donc pour les assurances privées, cela ne doit pas réellement changer quoi que ce soit il me semble.
        Par contre le vrai risque pour les assurance, c’est que l’extension de ce qui est considéré comme victime signifie l’augmentation des montants forfaitaires, et donc un coût de l’assurance plus cher, et au vu du pouvoir d’achat, le risque de clients ne souscrivant plus des assurances qu’ils souscrivaient par le passé.

  3. jyb dit :

    On peut être « victime de » sans être « UNE victime ».

    • tschok dit :

      jyb,

      J’ai une confiance inébranlable dans votre intelligence, mais si vous pouviez développer juste un peu, ça aiderait la mienne.

      A ce stade je ne vois pas grand-chose d’autre qu’une distinction cosmétique (« être victime de » et « être une victime de », je sais pas: dans un cas je suis tout seul, dans l’autre on est un groupe?).

      Cékoi l’intérêt de la distinction?

      • jyb dit :

        @tschok
        Je crois que dire : « Le militaire victime d’un fait de guerre » est différent de « La victime d’un fait de guerre »
        Le « code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre » parle de « rang », victime et militaire ne sont pas du même rang mais on pourrait parler de « qualité ». Je suppose que si les textes distinguent les « Victimes civiles de la guerre d’Algérie, des combats… » et « Les militaires et les personnels assimilés victime de… » ; ils sous entendent cette différence de qualité (ou d’essence? – différence essentielle)

        • tschok dit :

          @jyb,

          D’accord, c’est la différence d’essence, de qualité ou d’ordre: les militaires sont d’un ordre différent de la victime d’un acte de terrorisme, au sens de catégorie, summa divisio.

          Ce que le code des pensions militaires traduit par « rang », d’après ce que je comprends.

      • Sacha dit :

        J’imagine que jyb fait référence aux séquelles plus ou moins durables et impactantes au mental que peut éprouver une personne après un accident ou une blessure. J’aurais dû le voir venir, j’aurais pu mieux faire, peut-être que je suis moins compétent que ce que je pensais, ça risque de m’arriver à nouveau, j’aurais peut-être moins de chance la prochaine fois, etc. Vous pouvez être victime d’un événement de ce genre et vous en remettre rapidement, tandis que d’autres resteront angoissés des années voire le reste de leur vie.

      • Frank dit :

        @ tschock L’intérêt de la distinction? Facile. Inversez la perspective.
        VOUS êtes la victime. Singulière, autoproclamée, reconnue. Vous avez donc une existence de victime, même si elle est illusoire. Vous avez une identité victimaire, que vous donne une minorité complaisante, comme un minuscule miroir dans lequel vous vous admirez. Vous êtes LA victime, objet de toutes les petites convoitises et les petites idéologies du moment.
        Mais si VOUS n’êtes que la victime de lambda, parmi tant d’autres, alors, vous êtes seulement vous-même, c’est à dire rien, noyé dans la masse des victimes, vulgaire et anonyme, et tributaire de votre insignifiance? A vous de choisir.
        Ce n’est qu’une hypothèse.
        Pour l’intérêt de la distinction, bien sûr…

        • tschok dit :

          @Franck,

          Oui, c’est peu ou prou ce que je pensais au départ, mais jyb visait une autre distinction, en fait.

          Merci quand même pour vos amabilités.

      • Pravda dit :

        Être une victime, par exemple d’un accident de la route n’est pas la même chose dans l’inconscient collectif que d’être victime d’un viol ou d’une agression. Dans les deux cas on morfle mais la reconstruction psychologique n’est pas la même. Si je monte à l’assaut et me prends une balle, ce n’est pas la même chose que que de me faire tirer « comme un lapin » dans une salle de spectacle sans pouvoir influer sur mon destin.

      • UnKnown dit :

        J’y vois une simple distinction sémantique:
        -« Être victime de » détermine la source de la mort, mais ne se prononce pas sur la nature de la personne qui décède.

        -Être « une victime » à part entière indique que la mort n’était pas dans l’équation, que la personne n’avait aucun lien avec le risque, l’événement qui a provoqué sa mort.
        Or, le cœur du métier d’un militaire, même si évidemment ça ne se limite pas qu’à ça, est fondamentalement de jouer avec la mort (de la donner ou de s’y exposer).

    • Pravda dit :

      Je plussoie

    • Frank dit :

      @ jyb Non, c’est impossible. On est d’abord une victime, avant d’être la victime de quelque chose d’étranger. La souffrance d’une victime n’est jamais diluée dans le collectif, elle est personnelle et individuelle. C’est un RDV très personnel.
      Vous soulignez peut-être la récupération confortable de toutes les victimes, quelles quelles soient, au gré des idéologies?
      C’est pas les exemples qui manquent, on a fait fort.
      Mais, par définition, on est d’abord « victime de », avant d’être « une » victime.
      Rien d’unitaire, malheureusement.
      Mais c’est vrai que l’on peut être la « victime utile » des confortables, à l’abri de leurs certitudes.
      Pour paraphraser je ne sais plus qui, « je suis victime, donc je suis », c’est un credo actuel.
      Et désigner UNE victime, c’est rassurant, intellectuellement. Et paresseux.
      Chercher DES victimes, et, surtout le pourquoi, c’est plus compliqué, je trouve.
      Mais faudrait déjà définir une victime. Là, c’est plus compliqué.

      • tschok dit :

        @Franck,

        Oui et non, en fait. Il y a une dimension individuelle et sociale dans le fait d’être victime.

        La souffrance éprouvée par la victime lui est singulière et spécifique. Elle n’est ressentie que par elle.

        Ex: je me flanque un coup de marteau sur les doigts en plantant un clou. Je ne suis pas le seul à qui pareille infortune soit arrivée, donc de nombreuses personnes ont ressenti une douleur tout à fait similaire. Oui, mais là c’est ma douleur. C’est mon système nerveux qui l’a ressent.

        Donc, oui, la victime a bien un rendez-vous très personnel avec la souffrance, avec la mort, etc.

        Mais il n’en reste pas moins que la souffrance d’une victime a un retentissement social. C’est précisément cela que la société victimaire met en scène. Et si, justement, la souffrance d’une victime est toujours diluée dans le collectif. Et puis une victime peut tout simplement avoir des proches. Donc, ce qui lui arrive va les concerner.

        Prenez l’exemple des crashs d’avions de ligne. Leur retentissement social est considérable. La victime n’est pas isolée dans un bocal, elle a son ancrage social et par ailleurs l’événement dont elle est victime peut avoir en soi une dimension traumatisante pour l’ensemble de la société.

        Par exemple, le crash du Concorde.

        Mais vous avez mieux encore: lorsqu’un événement est très traumatisant, le concept de victime peut s’appliquer à un bâtiment ravagé par un incendie qui n’a pourtant pas fait de victimes humaines.

        L’auteur de cet article titre ainsi: « La cathédrale Notre-Dame de Paris a été victime d’un terrible incendie qui a démarré dans la charpente ce lundi soir. Les images de ce spectacle terrifiant ont fait le tour du monde. »

        Source:https://www.planet.fr/societe-incendie-a-notre-dame-les-images-dune-nuit-dhorreur.1754846.29336.html

        La puissance de la pensée victimaire est telle qu’on applique le concept de victime à des choses inertes, qui ne sont pas des personnes ou des êtres vivants, et qu’on anthropomorphise.

        Donc, dans la définition moderne du mot victime, il faudra prévoir une entrée pour les choses, qui peuvent désormais être victimes. Juridiquement, on se demande comment le bâtiment va se porter partie civile en cas de plainte pénale, ou va agir au civil en cas de procès en réparation du dommage, si jamais on trouve un responsable.

        • ScopeWizard dit :

          @tschok

          « Donc, dans la définition moderne du mot victime, il faudra prévoir une entrée pour les choses, qui peuvent désormais être victimes.

          Si en 1957 , la définition donnée par le dictionnaire s’ avérait nettement plus « humaine » , il y a belle lurette que depuis, l’ extension de sens a été faite et ne concerne désormais plus uniquement le »vivant » ……………

          À la page , toi , devrais songer à te mettre ………….. 😉

    • ScopeWizard dit :

      @jyb

      À partir du moment où vous avez subi quelque chose qui fait que vous êtes « victime de » alors vous êtes considéré ou vous pouvez vous considérer vous-même comme UNE victime , et ce , que vous soyez civil ou militaire , mais peut-être à des degrés divers………….

      Tout dépendra de l’ extension ou du sens de ce mot .

      Larousse.fr :

      _Qui sacrifie volontairement sa vie, son bonheur : Être victime de son dévouement.

      _Qui a subi un mal, un dommage : Victime d’un vol.

      _Qui est atteint d’une maladie, d’un mal subit : Il a été victime d’une crise cardiaque.

      _Qui pâtit, qui subit les effets d’une situation, d’événements, de choses néfastes : Victime de son inexpérience. L’euro, victime de la crise.

      À vous de me dire sachant que le temps qui passe et l’ évolution de votre statut influe beaucoup……….

      Par exemple , j’ ai eu un accident en manœuvres causé par un tiers qui m’ a sérieusement blessé au visage et au genou ; j’ ai donc été victime de ………… seulement , comme depuis le temps , la médecine et ma propre reconstruction sont passés par-là , suis-je toujours une victime ?

      D’ un côté , cet évènement fait de moi quelqu’ un qui a été « victime de » à vie , de l’ autre tout ça c’ est du passé il s’ en est passé tant d’ autres depuis .
      Cependant , il est clair que tant que tu es dans le « dur » tu ne peux te considérer autrement que comme ayant été « victime de » , donc comme UNE victime ; à moins que tu sois pleinement satisfait de ton sort , je vois difficilement comment tu pourrais t’ extraire de tout ceci sachant que même si tu n’ en avais personnellement rien à cirer , d’ autres comme ton entourage proche pourraient voir les choses très différemment .

      Après , tu as tout le traitement administratif du truc , c’ est encore autre chose ………….

      Enfin , c’ est à la fois simple et puis pas tant que ça tout compte fait ! 🙂

      • jyb dit :

        @scope
        Il me semble que ëtes dans une démarche reflexive,à savoir comment est ce que je me considère intimement par rapport à un fait de guerre qui vous a meurtri. Donc vous portez un regard intérieur (et incontestable) sur votre condition. Je pense que le legislateur ou les rédacteurs du rapport portent un regard exterieur et générique. Leur souhait est que la communauté ne regarde pas la victime mais le militaire avec je crois la volonté que ce regard exterieur « valorisé » soit un soutien, une aide, un motif de fierté…
        Encore une fois on ne parle pas blessure à l’entrainement ou d’accident de service mais d’un fait de guerre qui détermine « par essence » le soldat.

  4. dompal dit :

    Hihihi !!!! Ca me fait bien rigoler ce truc ! 🙁
    Les médailles c’est comme les bombes, ça tombe jamais sur la bonne personne ! 😉

    Pour en revenir à des choses plus terre à terre, les décos récompensent « normalement » certaines personnes pour X ou Y raisons…..pas toujours bonnes ! 🙁
    Quand on est sous les armes, ces décos sont importantes à nos yeux mais une fois retourné dans la vie civile…………euh !??? ça sert à quoi toutes ces breloques ???
    Si qq’un à une réponse intelligente à me donner, je suis preneur ! 🙂
    Merci par avance…..
    Cordialement.
    DP

    • Thaurac dit :

      « Pour en revenir à des choses plus terre à terre, les décos récompensent « normalement » certaines personnes pour X ou Y raisons…..pas toujours bonnes !  »
      Je pensais comme toi, mais depuis des années, quand tu vois qui reçoit la légion d’honneur, ça peut faire rire…

    • Claude dit :

      Cher Dompal, je ne connais pas votre parcours mais quand je vois la photo de mon Grand-père (maternel) Devoucoux,, 14-18, engagé à 18 ans en 14, en uniforme de Lieutenant avec Légion d’honneur, croix de guerre … 3 palmes et 3 étoiles cité à tous les niveaux, Division, Armée, Régiment etc … Elles servent à entretenir la tradition, la foi.
      Dans notre famille, on prend ça au sérieux.

      • Thaurac dit :

        A juste raison, car là où ils sont passés, peu d’hommes connaitront ça!

      • dompal dit :

        Cher Claude,

        Je vous remercie pour votre réponse.

        Mon grand-père aussi a fait la Grande Guerre (sergent au xxx ème RI) mais contrairement à votre aïeul, le mien est toujours resté discret (secret) concernant sa participation au conflit.
        Quand vous dites « Elles servent à entretenir la tradition, la foi. » ; de quoi parlez-vous exactement ???

        J’ai fait de nombreuses opex et qq actions de combat. Je ne comprends pas trop la nécessité de commémorer ce genre de choses !??
        Je n’en oublie pas pour autant nos morts et estropiés à vie (et pas seulement physique) mais préfère oeuvrer pour nos camarades blessés aujourd’hui plutôt que de « fanfaronner » avec mes décos aux commémos du 8 mai ou du 11 novembre….ou encore du 19 mars !

        Si nos anciens se sont battus pour la défense de la Patrie, qu’en est-il de la légitimité de nos opex….et tout ce gâchis en vies humaines !???

        Au plaisir de vous lire….

        • Claude dit :

          Qui vous dit que mon grand-père n’était pas discret ? enfin y’ a rien de discret ou secret, les états de service sont disponibles.
          Défense de la Patrie vs Opex et votre question « de quoi parlez vous exactement », ben c’est assez simple on ne se comprendra jamais.
          Quant au gâchis en vies humaines, étant pupille de la Nation (Père mort en Indochine), je dirai qu’il n’y a rien de nouveau sous le ciel.

    • Allobroge dit :

      Napoléon le Grand parlait de hochets pour flatter la vanité de ses contemporains et c’est toujours d’actualité. Pour les militaires c’est autre chose car les militaires SAVENT de quoi il retourne des abominations du combat.Alors entre eux ils se reconnaissent quant aux civils après tout, peut leur importe, ils ne comprendront jamais !

  5. Albe dit :

    Je suis d’accord sur le principe que la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme n’a pas à être attribué à des militaires et comme souligné par le haut commissaire qu’elle reconnait le fait d’être une victime, au sens passif, frappé lors d’un attentat. Le militaire, lui, dans toute sa noblesse, conçoit le risque d’être blessé ou tué dans l’accomplissement de son devoir directement ou indirectement, se qui attribue un rang particulier à la reconnaissance qu’on lui doit et notamment à la médaille des blessées de guerre. Hors la médaille des blessés de guerre se situe à la 9 eme place dans l’ordre l’ordre protocolaire des médailles françaises la ou la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme se trouve à la 5 eme place. Est ce normal ? A mon sens, c’est une honte ! C’est un manque de respect notable associé à une perte de repère quand à la notion de condition militaire, au sens à donner à l’action et à la reconnaissance nécessaire au sacrifice volontaire de la perte éventuelle de son intégrité physique ou psychique.
    La médaille des blessés de guerre devrait se trouver à la 5eme place devant la médaille des victimes du terrorisme et devrait être accompagnée systématiquement d’autres médailles honorant le militaire blessé en lui donnant un autre rang particulier, quelque soit le cas, jusque devant ses pairs. Ce n’est pas le cas, loin de la !

  6. werf dit :

    Les OPEX et les opérations de lutte contre le terrorisme sur le territoire national ne sont pas des guerres déclarées mais elles font des victimes militaires et civiles. Donc la distinction du HCECM ne vaut rien. Il est important de reconnaître leur courage et leur mérite par une médaille. Comme il est important de s’occuper de leurs proches et de leurs enfants. Le HCECM doit être dépoussiéré de ses préjugés d’un autre âge.

  7. dolgan dit :

    Et on les paye pour sortir ces anneries?

  8. Plusdepognon dit :

    Bon « jyb » est passé, pouf, tout résumé en une phrase…

    Ben, un lien tiens:
    https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/06/des-heros-tres-tres-discrets.html

  9. Lechieurmasqué dit :

    Bonsoir permettez de moi de vous répondre une médaille militaire reçu pour action ou pour pour services rendus dans le civil représente le dévouement le sacrifice en plus à titre d’exemple un militaire ayant le droit de porter la médaille de la dense échelon or reçoit une prime annuelle de plus de1000€ car il a sacrifié sa vie pour la collectivité ainsi il est récompensé pour son dévouement plus il a de médaille plus il touche en fin d’année ces primes bien évidemment ne sont pas imposable et en plus ils sont cumulables comme les salaires des députés et des sénateurs .

    • Allobroge dit :

      Ah ? C’est nouveau ! Moi avec ma médaille militaire et mes 4,35 euros par an j’aurais été spolié à l’insu de mon plein gré ? Il est vrai qu’à l’origine c’était 30 francs OR !….Où avez vous vu que la médaille de la défense nationale octroie une prime ? La LH et encore, pour faits de guerre ….

    • Jm dit :

      « à titre d’exemple un militaire ayant le droit de porter la médaille de la dense (je pense que c’est Défense) échelon or reçoit une prime annuelle de plus de 1000€ »
      « plus il a de médaille plus il touche en fin d’année »
      Vous pouvez donner la référence des textes qui précisent ces points, svp?
      Merci bcp

    • rantanplan dit :

      bonjour,
      je serai curieux de connaitre le portage législatif de votre assertion. Depuis quand et à quel titre est-donc versée cette prime annuelle? Plus de 1000€, d’accord mais quel est donc son montant tréel aussi tant qu’on y est?

    • Jm dit :

      Ben alors, ce n’est pas tout d’avancer des infos, mais nous, on attend la référence des textes??????

  10. Jm dit :

    Je veux bien écouter et lire qui on veut, mais un militaire mort au combat est une victime, ou c’est un accident du travail ?
    Je pose la question, qui paraît bête au premier regard, car quand je lis que quand on a une relation sexuelle en mission et qu’on meurt d’une crise cardiaque durant cette relation, c’est un accident du travail, alors, un militaire qui meurt en mission, c’est une victime, ou un accident du travail?
    https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/09/07/il-meurt-apres-un-rapport-sexuel-et-c-est-un-accident-du-travail
    C’est pourtant ce qu’en a conclut la Cour d’Appel en application de l’article 411-1, à savoir « Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise.
    Un militaire est un salarié travaillant à quelque titre que ce soit et en quelque lieu que ce soit pour un employeur, il me semble ….
    Il me semble également que le Code du Travail, de part une directive et une décision européenne, s’applique aux militaires (ce qui fait d’ailleurs que la France est poursuivie pour la non application de ce Code, notamment dans sa partie temps de travail / temps de repos, entre autre).
    La Cour d’Appel précise également « Il est constant que le salarié effectuant une mission a droit à la protection prévue par l’article L 411 -1 du code de la sécurité sociale pendant tout le temps de la mission qu’il accomplit pour son employeur, peu important que l’accident survienne à l’occasion d’un acte professionnel ou d’un acte de la vie courante sauf la possibilité pour l’employeur de rapporter la preuve que le salarié avait interrompu sa mission pour un motif personnel. »
    Alors victime, ou accidenté ?
    Parce que les indemnisations ne sont tout à fait les mêmes……….
    Et la notion de responsabilité non plus n’est pas la même…..

  11. Robert dit :

    Un soldat s’engage pour accepter d’aller là ou on peut être tué, c’est son métier. Parler de victime laisserait entendre qu’il n’a pas fait ce choix, mais l’aurait subi en quelque sorte.
    Un passant comme le jeune Timothy Bonnet, 19 ans, peut être considéré comme une victime. Il attendait son bus à Villeurbanne pour aller à une fête et il a eu le malheur de croiser un criminel afghan qui poignardait une femme. Il n’a pas voulu subir et laisser faire, il est allé vers cet homme armé d’un couteau pour essayer de l’empêcher de continuer et l’autre s’est retourné vers lui pour s’acharner jusqu’à terre à le poignarder.
    De victime que l’agresseur voulait en faire, soit en l’agressant directement soit en l’obligeant à être témoin de l’agression d’un autre, Timothy a pris ses responsabilités sans se préoccuper des conséquences et il en est mort. Il aurait juste couru pour échapper à l’agresseur, personne ne pourrait le lui reprocher, mais la femme serait morte et lui vivant. En choisissant d’intervenir, il a renversé le destin en le prenant en main. De victime, il est devenu un homme libre de choisir de se sacrifier pour un autre.
    C’est tout ce que représente le soldat. Et que sont capables d’imiter des héros anonymes qui ne seront jamais des victimes.
    En voulant qualifier de victime des soldats ou ces héros anonymes, notre société refuse même qu’on puisse se sacrifier pour une cause sans intérêt et sans vouloir apitoyer sur soi. Comme un homme ou une femme debout dont notre civilisation a tant besoin.
    Beaucoup plus que de sophistes ou de rhétoriciens.
    Aujourd’hui, il faut être un lâche, qui a peur de la réalité et des mots et a besoin d’être protégé, sacrifier sa vie pour les autres sans calcul est dérangeant. Redresser la tête devant la menace, donner sa vie gratuitement, est devenu incompréhensible.
    Un Timothy nous rend fiers d’être ses compatriotes.
    https://www.ledauphine.com/savoie/2019/09/05/attaque-de-villeurbanne-un-hommage-a-timothy-ce-vendredi-a-bonvillard

  12. Robert dit :

    J’allais oublier.
    Merci à tous nos soldats de ne pas être des victimes pour que nous puissions être libres.

  13. vrai_chasseur dit :

    Médaille.
    On donne une médaille généralement pour récompenser un acte à valeur d’exemplarité.
    Valeur qui peut être la bravoure, le courage, le dévouement, la grandeur, le dépassement de soi. Dans le monde militaire c’est le cas de la quasi-totalité des médailles.
    Etre victime d’un attentat n’entre pas dans ce cas-là. C’est une conséquence tragique et involontaire d’un acte abject perpétré par d’autres. Cela n’appelle pas de la part de la société de distinguer une exemplarité mais d’apporter de la compassion et de témoigner de la solidarité.

    Victime.
    du latin victum, « le vaincu à la guerre en raison de la ‘victoire’ de l’autre ». Cette origine suffit à la conscience collective à conserver les 2 sens (actif et passif) au mot victime. On peut être ‘victum’ parce qu’on a été plus faible et vaincu au combat, ou parce qu’on a été au mauvais endroit au mauvais moment, dans le mauvais camp.

    Médaille de victime.
    Une victime d’attentat a besoin de la solidarité de la société. Elle n’a pas besoin qu’on la distingue par une médaille (distingué d’avoir une jambe en moins ?).
    Donc non, cette médaille n’est pas adaptée dans l’absolu. Ni pour les civils ni pour les militaires. Il existe mille autres manières pour la société de témoigner sa solidarité concrète aux victimes, qu’elles soient civiles ou militaires.

    Médaille de victime pour militaire.
    Et elle l’est encore moins pour les militaires : non seulement c’est un contresens par rapport à la logique d’octroi des autres médailles, mais en plus elle induit un faux débat sur la notion même de victime militaire.
    On peut être militaire, avoir subi un attentat et ne pas pour autant être un ‘perdant’ ou un accidenté du travail.

  14. Pluton dit :

    quel est le sens a donner, de decerner une medaille a une victime d’attentat ?
    il existe ce qu’on appelle des memoriaux, des plaques commeratives qui sont fait « honorer » les morts, a quoi sert cette breloque….

    • Raymond75 dit :

      Les mémoriaux sont collectifs, la médaille est personnelle, mais je vous accorde que je ne vois pas l’intérêt de porter une affiche sur soi « j’ai été victime » … Mais il y a reconnaissance officielle d’un très grave préjudice personnel, et cela peut aider la personne à se reconstruire.

      Les soldats qui sont décorés pour un fait d’arme et de courage personnel méritent leur décoration, mais la majorité des décorations ne sont que des mesures collectives d’affectation. Tous les militaires du monde sont décorés (c’est très beau sur la veste) : tous sont des héros qui ont fait preuve d’un courage exemplaire ?

      Il y a une dégénérescence de la notion de décoration : par exemple si quelques personnes méritent la Légion d’Honneur, celle ci est donnée à n’importe qui : des artistes qui ont eu du succès, et pire que tout des fonctionnaires qui ont ‘une grande ancienneté dans leur poste’ ! scandaleux.

      La seule décoration qui impose un respect indiscutable est celle de Compagnon de la Libération.

      • Pluton dit :

        les memoriaux peuvent etre a la fois collectif et individualisable, on peut dresser un monument pour les gens victimes d’attentat, et inscrire en dessous le nom de toutes les victimes, ou juste appose une plaque commemorative individuelle sur le lieu de sa mort.

        de plus je ne suis pas d’accord avec vous, sur ce point, je ne crois pas qu’on doit que honorer un courage exemplaire/des heros, on peut reconnaitre l’engagement, le travail accomplis etc… toute contribution/sacrifice ne brille pas par son heroisme, et pourtant merite aussi une reconnaissance.
        mais je vous rejoins sur la proliferation de medailles surtout chez les civils, ou ca a moins de sens. (rien que choisir d’etre militaire, ca veut dire un sens du sacrifice hors norme).

  15. Allobroge dit :

    « ….cette décoration était d’honorer des non-combattants dans des cas de « non-guerre »: la guerre contre le terrorisme est une non-guerre.  » Attention, on ne fait pas la guerre au terrorisme. Le terrorisme à mon sens est un moyen ! Reste à définir l’ennemi. J’ai bien une idée mais elle n’est pas politiquement correcte !.

  16. Wanwan dit :

    Petite erreur dans la phrase suivante : « La loi du 23 mars 2019 ayant modifié l’article L126-1 du code des assurances stipule (…) »
    La loi « dispose » mais seul un contrat (ou une clause) stipule . C’est une coquille journalistique assez récurrente mais qui mérite d’être relevé, ne serait-ce que pour éviter de ternir (légèrement) cet article de bonne qualité. Bonne journée ! 😉

  17. Thaurac dit :

    Pour le civil la médaille du mérite suffit saut service énorme rendu à la nation.

  18. lxm dit :

    Le terme « victime » est méprisant pour un soldat. Une victime se fait avoir, elle n’a pas l’initiative, elle est chassée, elle ne pige pas ce qu’il faut faire au moment adéquat, bref elle est au mauvais endroit au mauvais moment; or justement un soldat cherche à faire en sorte comme dirait Patton que le salaud d’en face meurt pour sa patrie.

    • Robert dit :

      LXM,
      D’accord avec vous sauf pour le « salaud. » Il défend aussi sa cause, c’est nous qui le noircissons pour légitimer notre action.
      Elle est peut être mauvaise, mais la guerre est tout sauf morale, sauf rares cas.

    • Raymond75 dit :

      Pour le ‘salaud’ d’en face, vous êtes vous même un salaud ; alors entretuez vous, cela fera des salauds de moins.

  19. Électeur dit :

    J’ai entendu dire qu’après le Bataclan notre petit président quinquennal et provisoire de l’époque (j’ai oublié son nom mais peu importe : celui-là ou un autre, c’est pareil) voulait décerner la Légion d’honneur aux victimes.
    .
    Il est bien possible (je ne sais pas) que cette incongruité présidentielle soit à l’origine de la réflexion tardive du HCECM.

  20. Bob dit :

    J’espère que les futurs androïdes ne seront pas aussi victime que les militaires qu’ils remplaceront.

  21. Robinson dit :

    Etre militaire, c’est non seulement une qualité, c’est aussi un statut très exigeant ; un militaire n’est ni un salarié ni un fonctionnaire des impôts.
    Régler ses droits ou ceux des siens dans le code des assurances sous condition de terrorisme (?) est pour le moins maladroit.