CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

Le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire s’inquiète de l’avenir du Service de Santé des Armées

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

23 contributions

  1. cedivan dit :

    Malheureusement je parie qu’il va falloir attendre des morts de soldats par défauts de soins urgents avant que les politiciens bougent

    • dompal dit :

      @ cedivan,
      Vous avez juste oublié un mot dans votre commentaire que je partage. C’est le mot « fils de untel du gouvernement, député, etc…) ! 😉
      Sinon, rien ne bougera comme d’hab’ !!!! 🙁

  2. jean-Francois FLICK dit :

    Réserviste opérationnel au SSA pendant 17 ans j’ai stoppé cette activité » cette année avec grand regret . Le SSA nous prend désormais pour des remplaçants …. dommage car l’expertise des médecins non SSA était utile et profitable et dans le sens inverse également

    • Bouvax dit :

      Tout à fait d’accord Jean François. Par ailleurs le SSA qui a tant besoin de réservistes les maltraite régulièrement, 6 à 8 mois pour faire aboutir un dossier de demande d’intégration à la réserve opérationnelle (y compris pour ceux d’active qui quittent le SSA) sans parler des retards de solde de l’ordre de 6 à 8 mois.
      Quand une ressource est précieuse et rare, on la bichonne… sauf dans le SSA. Ubuesque.

    • Jm dit :

      Comme pour tous les réservistes !!!!
      On vante les mérites de cette situation (opérationnelle pour certains), on demande de recruter des réservistes, de rappeler des anciens (ou des jeunes) qui souvent sont partis amers et déçus, mais quand ils sont en situation, ils sont considérés comme des militaires de second rang, parfois appelé juste pour cocher la case « réserves », si ce n’est, dans certains cas, pour combler les rangs vides de cérémonie.
      Et pour Bouvax, du commentaire ci-dessous, les retards de soldes ne concernent pas que le SSA, l’aboutissement des dossiers de demandes de réserves opérationnelles ne concernent pas que le SSA, c’est tout le monde qui y est confronté, et maigre consolation, je crois que le pompon de ces situations ubuesques revient à la Gendarmerie, qui accuse plus d’un an de retard de paiement.
      Mais on va se consoler, un député, ANCIEN PRESIDENT DE LA COMMISSION DE LA DEFENSE, Monsieur Jean-Jacques Briday, se faisait rembourser à l’insu de son plein gré deux fois ses notes de restaurants sur plusieurs années.
      Simple calcul, ses notes se montaient à 3975,90 € pour une quinzaine de repas sur une année, soit 265, 06 € par repas.
      On a droit à combien en mission ? Ha oui ; 15,25 €.
      Et on a déjà du mal à se faire rembourser une fois, essayez deux fois, comme ce monsieur, qui a fait la pluie et le beau temps pendant quelques années, jusqu’à ce qu’en juillet 2019, à l’occasion de la remise en jeu de la présidence de la commission, il fait face à plusieurs candidatures concurrentes, et sa gestion fasse également l’objet de vives critiques de la part de ses collègues ; il est remplacé…..
      Il fait l’objet d’une enquête préliminaire pour concussion à propos d’une somme de 100 000 euros qu’il aurait indûment perçus grâce au cumul des indemnités de ses différents mandats au-delà des plafonds autorisés par la loi.
      Il est également critiqué pour ses notes de frais de 2016 et 2017, de 2 000 € par mois (essentiellement pour des repas dans des restaurants haut de gamme), remboursés par la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) qu’il présidait, certains repas ayant été remboursés deux fois, ainsi que pour avoir versé une grande partie de sa réserve parlementaire à une association qu’il présidait lui-même. (Association basée au……Mali, comme par hasard…..)

      Tout ça pour dire que les réservistes, en particulier, les militaires en général, leur vie, leur souci, leur état d’âme, tout le monde s’en fout, notamment ceux qui nous donnent sans cesse des leçons de morale.

  3. batgames dit :

    en France depuis que Sarko est passé au pouvoir au niveau défense ,on fait n’importe quoi
    BERCY dirige le pays ..le 3 % imposé par Bruxelles ne leur suffit pas …maintenant ils veulent 2 % de fait on rogne sur l’etat de partout et sur la défense …
    mais bonne nouvelle ,il semble qu’il y ai une pose car le budget de l’etat a été dévoilé …et ils ne feront pas l’effort de trouver 3 millions d’euros d’économie supplémentaires

    • Fgni dit :

      La règle.. toujours en faire plus avec moins de moyens !!
      Cmme l’écrit dans son commentaire , voir Bouvax, ci-dessus – Ubuesque- et le mot et la situation son faibles!!

  4. Buburoi dit :

    Avec les suppressions d’effectifs qu’il y a eu, les personnels n’ont plus confiance et n’ont qu’une chose à faire: partir dans le civil. Ils y seront mieux payés, feront un travail dans de meilleures conditions et avec une meilleure ambiance.
    Si on veut un service de santé, il faut y mettre le prix. Le gouvernement préfère mettre l’argent dans l’hébergement et les soins des étrangers en situation irrégulière et des demandeurs d’asile dont les femmes se font poser des prothèses mammaires aux frais de l’état.

  5. Plusdepognon dit :

    En matière de santé, nous suivons les anglo-saxons :

    Des réservistes qui auront des rôles de plus en plus importants :
    http://www.opex360.com/2019/07/06/opex-de-nouvelles-antennes-medicales-seront-bientot-utilisees-par-le-service-de-sante-des-armees/

    https://www.alamyimages.fr/des-soldats-de-reserve-de-larmee-americaine-unit-europe-soutien-medical-7e-de-laide-aux-civils-et-commande-les-399e-et-345e-les-hopitaux-de-soutien-au-combat-3e-commande-medicale-de-soutien-au-deploiement-de-commemorer-leur-partenariat-avec-leurs-homologues-senegalais-avec-une-photo-de-groupe-en-face-de-lhopital-militaire-de-ouakam-dakar-senegal-27-janvier-2016-les-soldats-sont-en-partenariat-avec-le-senegalais-de-la-defense-visant-a-mener-une-armee-americaine-africa-medical-formation-preparation-a-lexercice-de-janvier-18-29-cet-exercice-est-le-premier-des-nombreux-prevus-tout-au-long-de-lannee-pour-demontrer-le-solide-partenariat-lu-image215694484.html

    Mais surtout des entreprises :
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/07/25/soutien-medical-remote-medical-international-a-achete-hse-of-19576.html

    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/01/22/australie-bupa-health-services-chargee-du-soutien-medical-19970.html

    Comme pour le soutien en général :
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/03/13/le-dod-actualise-sa-bible-de-l-externalisation-le-manuel-de-20099.html

    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/06/10/le-departement-d-etat-retient-11-entreprises-pour-son-diplom-20297.html

    De plus en plus près des combats :
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/12/05/general-atomics-remplie-pour-un-an-au-service-des-reapers-fr-19845.html

    Voir carrément « le coeur de métier » est menacé si nous continuons à vouloir fonctionner à l’américaine, avec des armées de mercenaires pour l’instant au service d’un État et de ses intérêts, plutôt que de soldats (ou des multinationales originaires de ce pays, mais c’est un autre débat):
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/04/26/contractors-20193.html

  6. Thaurac dit :

    Quand je vois ce jour à la télé, que les infirmiers pourraient être autorisés à faire les points de suture…
    Carpiagne, les infirmiers appelés de permanence, un pâtissier et un employé sncf ( entre autres ), faisaient des sutures à tour de bras, je me marre…parfois même sans piquouse ( je vais te faire trois points, alors pour deux piqures ça fait qu’un bobo de plus) 😉

  7. PK dit :

    « accèdent à la parentalité…»

    Quelle logorrhée de merde pour dire qu’elles tombent enceintes…

    Ha oui, mais c’est sûr que la féminisation des armées n’est pas sans conséquence.

    • Jm dit :

      Pour mémoire, l’armée la plus féminisée au monde est Israël.
      Et à la vue de ses résultats, ça n’a pas l’air de trop mal fonctionner.
      C’est juste une histoire d’organisation.
      Et de changement de mentalité.
      Parce que, Monsieur PK, s’il n’y avait pas et d’accès à la parentalité, ou tomber enceinte- comme vous voulez, (le terme est impropre, car on est enceinte, ou pas, pas besoin de tomber, on tombe d’une chaise, on tombe de haut ….), vous ne seriez pas là pour écrire votre post.
      Remarquez, on n’aurait pas de pb de Défense non plus !!!!

      • ah merci! c’est quoi ce sexisme? désolé si il n’y a plus de MÂLE pour remplir les rangs!
        De plus, ce n’est qu’une mauvaise gestion des personnels. On en parle des mecs en arrêt maladie qui accumule les absences ?
        sachez également que l’armée a un cota d’engagement féminins et qu’il n’est pas dépassé. Les excuses c’est comme les trous du cul, on a tous!
        A bon entendeur.

    • Thaurac dit :

      Et la parité, les genres c’est fini, elles n’ont qu’à ne pas tomber enceinte, comme les hommes ( enfin, plus sûr maintenant..) 😉

  8. Fenneck33 dit :

    Le SSA est vraiment en difficulté. Cette difficulté n’est pas que numérique. Les solutions trouvées par sa hiérarchie sont d’un classicisme à faire peur: On n’est plus assez nombreux et en plus il y a des filles. Il faut dire qu’après la gestion calamiteuse de la précédente gouvernance, il a bien été mis sur orbite avec cette histoire d’établissements civilo-militaires qui sont des usines à défaire les motivations initiales. Le pire dans cette affaire est la gestion des réservistes. C’est vrai que les réservistes sont pris pour des remplaçants. Pour mériter d’être réserviste, il faut faire de la VMP. Faites donc un tour sur le site des réserves et regardez ce qui est proposé par le SSA. Trop de gens s’occupent de faire ronronner une institution sclérosée et pas assez se forment à des pratiques médicales avancées. Dommage car la matière première est de tout premier ordre.

  9. Plusdepognon dit :

    Cette approche brutale de destruction des services publics dans le but de les rendre inefficaces, pour mieux les remplacer par des acteurs privés censés être parfaitement efficients nous vient des anglo-saxons.
    Elle est à l’oeuvre dans tous les ministères:
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/11/bronca-contre-la-reorganisation-des-tresoreries_5509065_823448.html

  10. DE BOISANGER dit :

    Excellente mise au point qui colle à la réalité: les dégâts engendrés par Jean-Marc Debonne en acceptant la fermeture (appelée pompeusement » vocation civilo-militaire ») de plusieurs HIA a fait l’objet d’un rejet de cette institution par de nombreux médecins hospitaliers (pourtant projetables) et leur départ dans des établissements publics ou privés où ils ont été très bien accueillis…La multiplicité des OPEX pour les médecins généralistes (« des forces ») est devenue trop prégnante, et l’attirance vers un exercice médical stable hautement recherché tant par les couples de médecins militaires (il y en a beaucoup) que par les maires des déserts médicaux: si le SSA facilite le départ de ses personnels, beaucoup vont s’engouffrer dans cette perspective et le SSA ne sera plus qu’une coquille vide: Merci Pr Debonne!

  11. FERVEL dit :

    Les difficulté en ressources humaines du SSA : une catastrophe annoncée dès 1996.

    L’effectif de médecins militaires « opérationnels » chute inexorablement pour plusieurs raisons,

    La première est la féminisation du SSA :
    Bien sur qu’il ne sert à rien de ramer à contre courant mais le ratio en 1996 était de 13 % de femme médecins intégrées lors des concours d’entrée à l’école du SSA.
    En gestion la présence de ces femmes était un bienfait notable mais aussi une difficulté car nombre d’entre elles ont épousé des médecins militaires homme ce qui compliquait les mutations.

    Le passage de 13 à 63 % s’est fait par décret, sans lissage, et sans modification du contrat confié au SSA en opération.
    Si un nombre important de médecin féminin ne rechigne pas à partir en mission et y font de l’excellent travail, , d’autres s’y opposent et trouvent des solutions pour éviter de partir en OPEX.
    Toutes ou presque veulent avoir un ou des enfants, et les élever. Rien à redire mais le responsable des ressources humaines à la DCSSA ne dispose pas de volant de gestion (comme cela existait dans l’éducation nationale), et ne peut remplacer au pied levé un médecin militaire qui prend un congé pour élever son enfant. De plus, beaucoup de femmes médecins qui ont élevé leur(s) enfant(s) avec congé parental prolongé ne veulent plus revenir travailler dans le service de santé et c’est une perte importante pour le SSA.

    La seconde est la surchauffe des médecins militaires « homme » qui sont de fait amenés à partir plus souvent en OPEX ; Ils n’ont plus le temps de se former (la plupart des diplôme d’urgentiste ou de traumatologie nécessitent une présence effective continue) et la vie de famille en prend un sacré coup.

    La troisièmement est la conséquence du plan SSA 2020
    La suppressions des directions régionales du SSA en 2108 qui avait un rôle de conseil et d’encadrement des jeunes médecins était aussi un vivier de médecins plus anciens dont certains pouvaient espérer accéder un jour au 4* grade . Cette réorganisation a permis de gagner quelques postes de médecin général mais a sapé le moral de tous les médecins anciens qui espérait finir leur carrière en beauté. Et supprimer l’espoir chez un médecin prés du burn-out dont l’épouse n’a pas supporté toutes les absences de son mari en OPEX… c’est grave. Donc ils quittent le service.
    Par ce fait ils aggravent encore le ratio femme / homme pour les OPEX.

    Les difficultés rencontrées par les réservistes sont détaillées dans beaucoup de commentaires et il est vrai qu’il y a des problèmes récurent de soldes et de considération. Et les médecin qui ont quitté l’institution déçus n’ont pas tendance à rejoindre la réserve.

    La quatrième tient au recrutement
    le recrutement habituel du SSA se fait par concours après le baccalauréat et les jeunes admis au concours sont formé à la fac de Lyon et encadrés au sein de l’école du service de santé des armées de Bron.Le nombre de candidat à ce concours ne cesse de chuter et la qualité de la sélection peut s’en ressentir. Mais le nombre de candidats admis à l’école a été restreint pour des questions budgétaires, et donc le volume des médecins sortant d’école 9 ans plus tard, ne suffit plus à combler les départs des médecins anciens.

    C’est ainsi que tout récemment la DCSSA a lancé le recrutement direct de 100 médecin déjà formés pour remplacer les « départs » des anciens. Mais la conjoncture des médecins civils n’est pas au beau fixe et les jeunes médecins préfèrent travailler en milieu hospitalier avec horaires réguliers, vacances et bien être.
    Les contraintes du médecin militaire ne font plus rêver.

  12. Plusdepognon dit :

    Plus largement en matière de médicaments et de laboratoires, nous en sommes au même point qu’en matière de technologie numérique : nous avions tout pour réussir, mais l’avidité nous a mis entre les mains des USA et de l’Asie:
    https://infoguerre.fr/2019/09/detection-de-strategies-dencerclement-cognitif-laboratoires-americains-france/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Infoguerre+%28Infoguerre%29

    https://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/l-article-a-lire-pour-comprendre-la-penurie-de-medicaments-qui-inquiete-patients-medecins-et-pharmaciens_3583417.html

    Si à cela se greffe une pénurie de personnels soignants, plus personne ne voudra aller au turbin…