Exit l’expression « armée européenne », le président Macron parle désormais « d’agir ensemble »

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77 contributions

  1. Stoltenberg dit :

    « Agir ensemble »
    .
    Encore faudrait-il entreprendre quelques actions pour prouver qu’il ne s’agit pas de lancer quelques paroles en l’air. Parce que si c’est pour convaincre les autres pays à défendre les intérêts de la France au tiers-monde, je ne crois pas qu’il y aura beaucoup de volontaires.

    • Plusdepognon dit :

      @ Soltenberg
      Je partage votre point de vue.
      Quelles valeurs unissant les pays européens sont assez fortes pour les faire agir ? Aucune.
      La crise économique de 2008 l’a démontré, chacun se débat avec son égoïsme.

      Donc l’Etat est le seul cadre qui soit à la fois assez grand pour agir et la France est un des rares pays a le faire.
      http://dutungstenedanslatete.blogspot.com/2018/04/sans-valeurs-la-puissance-nest-rien.html

      Ce qui n’empêche pas d’agir en coalition, puisque nous n’avons pas les moyens de le faire en toute indépendance (dit crûment si les USA ne veulent pas, nous ne pouvons pas le faire ).
      D’où le fait qu’au Sahel, nous nous sentons un peu seul.

      • John dit :

        Il me semble que le terme de « valeurs » est très politisé et sur-utilisé en France et dans les pays qui ont un système politique voyant les forces au pouvoir régulièrement changer du tout au tout…
        Le terme valeur est parfois utilisé de manière à légitimer l’absence de pragmatisme et de justifier l’utilisation de l’émotionnel dans des situations non-pertinentes.
        Dans le cas du Sahel, la question européenne est une question de pragmatisme. La France y protège ses intérêts. Les intérêts français ne sont absolument pas les mêmes que les intérêts allemands… La France protège la région pour son énergie, pour limiter l’afflux de nouveaux migrants, et pour exporter idéalement vers ces pays par la suite. Peut-on donc parler de valeurs? Absolument pas, ces interventions ne sont absolument pas basés sur des valeurs. Sinon la Libye ne serait pas dans la situation actuelle par exemple.

        Quand vous parlez d’égoïsme des divers pays, je vous suggère de prêter attention aux serments faits lorsque vous représentez votre pays. Dans le cas de l’Europe, les pays Européens font partie d’une union avec des règles communes. Mais ces pays restent indépendants et chaque président a pour devoir de protéger les intérêts de son pays. Et les intérêts ne peuvent absolument pas converger systématiquement. Il y a des moments où les pays vont faire des choix différents. Pour changer cela, il faudrait considérer une structure fédérale où l’intérêt « suprême » à défendre serait l’Europe, et pas les pays individuellement.

        Ensuite, concernant les interventions françaises, il faudrait être un peu moins critique envers d’autres pays. Les Allemands sont au Mali, et d’autres pays aussi.
        Alors oui on ne parle absolument pas du même ordre de grandeur. Mais il ne faut pas leur enlever cela.

        Pour la Syrie, Trump pleure que les Allemands ne veulent pas fournir de soldats… Et il ne prend pas en compte la responsabilité américaine dans la région:
        – guerre d’Irak ayant vu la création de groupes terroristes et surtout la réalimentation de la guerre chiite sunnite.
        – retrait d’Irak sans avoir formé une armée réellement formée, et en laissant du matériel de guerre sur place, ayant laissé le califat s’installer qui a profité des abandons de l’armée irakienne.

        La Libye a elle eu un impact clair sur la région du Sahel. Déjà beaucoup d’armes ont été dispersées et se sont retrouvées dans les mains de l’ennemi actuel. Et ce vide autoritaire a permis tous les trafics et ça a déstabilisé la région.
        En quoi les pays qui étaient contre cette politique devraient en payer le prix?
        Je suis d’avis par exemple de transférer tous les demandeurs d’asile venant d’Irak, de Syrie et d’Afghanistan aux USA…

        • Plusdepognon dit :

          @ John
          Voeux pieu pour le transfert des gens déplacés vers les USA, ils ne veulent déjà pas entendre un conseil quand leurs alliés leur disent qu’ils vont se saborder tout seuls avec leurs politiques très agressives.

          Pour la Syrie, les allemands ont été remplacés très vite:
          https://www.liberation.fr/planete/2019/07/10/la-france-et-le-royaume-uni-acceptent-d-envoyer-des-troupes-supplementaires-en-syrie_1739202

          Pour le pétrole lybien, l’Italie joue contre la France (Eni contre Total), les partenaires USA et européens + ONU se tiennent loin des combats et effectivement si la France est une cible de choix pour les terroristes islamistes, ils ne se contenteront pas que de ça.

          Le chantage aux migrants est une gigantesque traite d’êtres humains permettant de colossaux bénéfices à des multinationales qui ont pignon sur rue.
          https://www.cairn.info/revue-projet-2013-4-page-95.htm

          Sinon jamais aucune arrivée aussi massive d’immigrés illégaux n’aurait été rendue possible.
          http://www.opex360.com/2019/03/27/mediterranee-migrants-finalement-prolongee-la-mission-de-lue-sophia-devra-se-passer-de-navires/

          Une crise, c’est quelque chose de soudain, d’imprevisible et qui ne dure pas dans le temps.
          Sinon, c’est un système. Et il y en a bien à qui ça profite…

          • John dit :

            Votre conclusion est très juste…
            Et en plus de l’imprévisibilité, ça permet de mettre en avant un caractère d’impuissance et donc de limiter les efforts et la responsabilité.

            En réalité, ce n’est pas réellement un vœu.
            Mais la réalité est que ceux qui souffrent le plus des actions américaines sont les locaux, les régions / pays accueillants les déplacés, et loin derrière vient l’Europe qui en réalité souffre peu de cette situation.
            Mais politiquement, le message serait très fort, surtout si il venait d’un front commun.

  2. vrai_chasseur dit :

    Une armée est consubstantielle à un état. Et un état est l’instrument exécutif d’une nation.
    Or il n’y a pas d’état européen, mais 27 états nationaux. Donc l’idée même d’armée européenne est un ‘machin’ irréalisable.

    La première priorité, plus pragmatique, est de savoir monter des opérations ensemble entre européens. Une opération c’est un mandat politique unique et clair, des ressources financières en commun et des moyens militaires qui fonctionnent de façon combinée.

    L’OTAN sait le faire et la plupart des pays européens y sont. Mais l’OTAN n’est pas européenne, elle dépend pour une large part des américains. Il y a donc quelque chose à trouver en parallèle de l’OTAN.

    Nul besoin de longues réflexions sur la sémantique pour le voir.

    • Vous avez raison
      C’est pour cela qu’il nous faut UN état Européen sinon c’est mettre la charrue avant les bœufs.
      Pour une Europe indépendante beaucoup se tournent désormais vers le Parti des Européens de Thomas Ferrier.

      • NRJ dit :

        @Pietrucci Christophe
        Pourtant quand on regarde les systèmes politiques des autres pays, on s’aperçoit que l’armée peut être la seule chose en commun.

        La France est historiquement et traditionnellement très centralisatrice (processus effectué depuis la fin de la guerre de cent ans, accompagné si nécessaire par les massacres et la répression pour imposer la gouvernance centrale). Mais dans les autres pays comme l’Angleterre et l’Allemagne (pour prendre des pays proches de nous), les institutions sont beaucoup plus décentralisées. Typiquement au RU, les votes du gouvernement de Londres doivent toujours être approuvés par les gouvernements d’Ecosse, Irlande, Pays de Galle. Le fait qu’ils aient leur propre équipe de rugby est d’ailleurs symptomatique de cette état. Mais les seules choses qu’aient en commun les britanniques (et pas seulement les anglais), c’est le fait de disposer d’une armée commune et d’une politique extérieure commune. Pour l’Allemagne qui est complètement fédéraliste, c’est assez proche, même si Berlin a plus de poids. Donc ce que vous dites est le serpent qui se mord la queue.

        Si on veut créer un Etat européen, il faut déjà commencer à homogénéiser nos systèmes et en particuliers économiques, pour avoir des intérêts communs. Cela veut déjà dire que l’on doit faire des réformes économiques pour réduire les impôts sur les entreprises et les particuliers donc in fine réduire le package social (retraites, santé, etc). On aura en effet du mal à convaincre des pays comme l’Allemagne qui sont en excédent budgétaire de suivre notre exemple. De même avec les conditions de travail beaucoup plus favorables en France qu’en Allemagne (et dans les autres pays de l’UE) mais ayant pour conséquence un fort taux de chomage en France contrairement aux autres pays qui sont au plein emploi. Il y a donc deux programmes énormes sur le plan économique et social qui vont susciter pas mal de protestation en France.

        Un dernier programme serait d’homogénéiser les institutions. Soit en centralisant les gouvernements (et donc en supprimant à terme les régions) soit en les décentralisant (et en terme en supprimant le gouvernement central) par l’accroissement du rôle des régions. Là aussi un programme énorme qui devra en outre avoir l’aval des autres pays européens.

        Voilà quelques pistes de réflexions pour le parti des Européens dont vous êtes le porte-parole sur ce blog. Dire qu’il faut une Europe unie pour faire face aux USA et à la Chine, c’est bien. Mais le mettre en place, c’est déjà autre chose.

        • Fafou dit :

          @nrj
          Bonsoir et bonne fête nationale à vous.
          Vos pistes de réflexion sont très sensées.
          Je ne peux que vous donner raison mais je pense que vous en oubliez une toute simple.
          Je me permets donc de donner mon avis.
          Toutes les plus grandes alliances militaires passées et présentes ont toutes un point commun : un ou des ennemis !

          Donnez aux 27 de l’union un ennemi et un objectif militaire commun à atteindre et vous verrez une alliance, se créer par elle même.
          Même si je ne suis pas assez naïf que pour croire qu’un jour les 27 s’aligneront sur une défense et commandement unis, je pense qu’on pourrait voir rapidement un tronc de base, formé de la France (274.500 actifs-réserve 71.500), de l’Allemagne (167.000 actifs et apte au devoir militaire 19.000.000), de l’Autriche ( 1.000.000 de réserve et apte), du Benelux (89.000 actifs) et de l’Espagne (128.000 actifs) (( chiffres wiki qui dans l’absolu ne démontre ou n’affirme pas un chiffre solide)). Ça fait déjà une belle force de frappe avec des armées bien équipées et déjà complémentaires grâce à des exercices et des manœuvres communes.
          De quoi pouvoir défendre nos libertés, nos frontières, nos institutions et nos intérêts.

          Ce front militaire commun pourrait à lui seule asseoir nos politiques étrangères et défendre nos citoyens de par le monde. Sans compter d’autres pays, alliés de longues date ou de circonstance parmi les
          27 de l’union.

          Faudrait peut-être déjà voir du côté de nos banlieues…la première tâche, le renseignement, obligatoire à toute action militaire et de police est déjà bien unifié entre nos pays et partenaires européens.

          Voilà. Pour moi le socle commun d’un corps d’armée unifié et européen commence par la menace d’un ennemi militaire et politique commun.

          • NRJ dit :

            @Fafou
            On converge sur le sujet. Mais je dois quand même vous rappeler qu’on n’a pas un ennemi militaire commun. La Russie en est un, mais par l’OTAN on a les USA qui nous défendent en partie et se révèlent un allié plus précieux pour les pays européens que la France, l’Allemagne ou autre en étant première puissance économique et militaire.

            D’un point de vue économique, les USA sont à la fois un ennemi et à la fois un allié. Certains pays comme l’Angleterre voit chez eux le leader et n’ont pas de problème pour avoir la seconde place. En revanche, la France et l’Allemagne qui ont des modèles économiques et des mentalités différentes sont plus moteur pour considérer les USA comme un ennemi économique commun, opinion soutenue par le racket et les lois extraterriales que font les USA sur les entreprises allemandes et françaises (Alstom, Siemens, Deutsche Bank, Bayer, Airbus, BNP Paribas pour des exemples marquants).

            D’ailleurs quand on y pense, si on fait le programme SCAF en collaboration, c’est dans un intérêt commun de sauver notre industrie aéronautique de défense. Le MGCS est rendu quant à lui plus difficile par le fait qu’il y a moins de risque (et contrairement au SCAF poussé depuis le début par Airbus et Dassault, le MGCS est dans une répartition industrielle plus compliquée), même si pour l’instant les allemands semblent avoir joué franc jeu https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/rheinmetall-bloque-le-projet-de-char-du-futur-mgcs-823533.html

          • Fafou dit :

            @nrj
            Bonsoir
            Merci pour le lien sur le mgcs. Intéressant!
            Désolé de répondre à mon propre com mais le site ne me propose pas de répondre directement au votre.

            Je vous rejoins à 100/100 sur votre avis sur les Américains.
            Un dur et difficile adversaire, souvent peu loyale sur le plan économique mais un allié pesant de tout son poid (parfois, très excessivement…) dans son rôle de première puissance mondiale et notre plus grand allié militaire.

            Par contre je diverge sur le rôle de la Russie.
            Pour la Russie est européenne tant dans sa classe historique et politique et dans sa diaspora économique.
            Je ne crois pas du tout au méchant ogre russe, voulant cannibaliser une partie de L’UE !
            Je ne m’éterniserai pas là dessus car je sais que le sujet est sensible sur ce site. On doit avouer qu’on pourrait en débattre pendant des heures sur un forum spécialement dédié à: «  les russes bons ou mauvais clowns et trolls-land à profusion 😉 »

            Je terminerai par mon avis sur la France militaire.
            C’est le seul pays met un point d’honneur à être indépendant ou à tendre vers l’indépendance complète militairement.
            Vos snle, sna, le groupe CDG et votre force aérienne stratégique en est la preuve.
            Même si on prend en compte la situation au Sahel et les différentes opexs.
            Je pense que si les moyens ne sont pas toujours au rendez-vous c’est une question de politique qui freine, à mon sens, l’engagement militaire de la France.
            Ce n’est pas à mes yeux un manque de pouvoir, de force de projection et de logistique militaire propre à votre armée.
            Les militaires se voient limiter intentionnellement par le pouvoir exécutif.
            Et l’aide militaire d’autres pays européens devraient être bien plus significatif dans ce cas ci.
            Le terrorisme nous touche tous ainsi que les problèmes migratoires.
            C’est bien beau d’envoyer une frégate légère ou un zodiac pour claironner qu’on contribue à la task force du CDG que d’envoyer des paras au Mali ou autres forces et moyens logistique, la, y a moins de monde, mon pays en premier, la Belgique et dans le sens de nos axes de défense, le Benelux.

    • Thaurac dit :

      « À la place, il a défendu l’idée d’ »agir ensemble ». « ..
      A la place d’armée européenne qui ne se fera jamais, la peur de perdre le « parapluie » des usa dans l’otan!
      Plus d’entraide, de réalisations en commun, je pense que le reste n’est pas possible…

      • Impossible n’est pas Européen !

        • Vinz dit :

          Certes, dans le domaine des usines à gaz, l’UE ne cessera de nous étonner. Pour le reste je vous propose de quitter la posture du réjoui de la crèche europeénne pour la vraie vie. Le monde transcendant des idées platoniciennes c’est très joli ; la réalité des choses terrestres est plus contraignante, mais les ignorer c’est se préparer un futur douloureux.

        • fgni dit :

          hahaha
          la meilleure du moment

        • Robert dit :

          Christophe,
          Européen, probablement, mais européiste sûrement. L’UE est une construction d’agents d’influence américains en vue d’interdire tout risque d’union politique des européens risquant de faire obstacle à l’influence américaine.

          • Françoise dit :

            @Robert : kesako ?

          • jean pierre dit :

            @ françoise: lisez le livre de de villiers ‘il a suffit de tirer le fil du mensonge » et vous verrez la machination qu’il y a eu avec Schumann et Monnet. Robert à raison….

    • Aymard de Ledonner dit :

      ‘en parallèle de l’OTAN’ oui et non. Encore une fois il faut dépasser la sémantique. L’OTAN n’est qu’un cadre dans lequel agir. Chaque opération de l’OTAN réunit un nombre différent d’États.
      Les européens doivent juste se rendre compte qu’il est nécessaire de pouvoir faire fonctionner l’OTAN sans les moyens américains, et en fonction des seuls intérêts européens. Comment on appelle la structure qui permettra une telle émancipation n’a que peu d’importance.

    • Robert dit :

      Il y a plusieurs Europe qui sont inconciliables, des intérêts nationaux contraires, une armée ne peut donc être que national et éventuellement associée à d’autres pour des missions.
      Les français doivent défendre les intérêts nationaux et se battre pour la France, chaque pays doit en faire autant, c’est par une associations libre de nations que nous pouvons coopérer et agir ensemble.

      • tschok dit :

        Nan mais Robert, ne vous inquiétez pas pour les égoïsmes nationaux, ils se portent fort bien. Le problème n’est pas là.

        Inviter les Français à défendre leurs intérêts nationaux, comme vous le faites, c’est un mauvais emploi de votre énergie: de toute façon, c’est ce qu’ils font. Employez-là plutôt à comprendre les deux autres problèmes qui se posent:

        – Défendre ses intérêts de façon égoïste ne constitue nullement la garantie qu’on les défendra bien: l’égoïste n’est pas plus malin que les autres, ni plus compétent. Il y a une très grande différence entre avoir la perception de son propre intérêt et savoir bien le défendre.

        Souvent, les discours qui placent la nation au-dessus de tout font la confusion et assimilent l’égoïsme national à la garantie ipso facto de son efficacité dans la défense de l’intérêt national. Or, l’égoïsme, ce n’est pas la clairvoyance, la compétence ou l’habileté. C’est juste la volonté de ne penser qu’à soi d’abord et aux autres ensuite. C’est une façon de hiérarchiser des priorités. Un mode de rangement, quoi. Comme quand vous rangez vos paires de chaussettes dans vos tiroirs en fonction de leur couleur. C’est pas plus que ça.

        L’égoïsme national laisse donc complètement entière la question de la bonne défense de l’intérêt national.

        – Deuxième problème: accepter et comprendre qu’au-delà des intérêts nationaux d’un pays, tout pays partage avec d’autres des intérêts dont certains peuvent même être communs. Dès lors qu’on a compris cela, comment intégrer les intérêts nationaux et les intérêts partagés ou communs?

        Très souvent la difficulté est là.

        C’est un point aveugle du discours nationaliste: les nationalistes ont conceptuellement du mal à admettre l’idée que les Etats aient des intérêts communs ou partagés. Pour eux, ça relève des maladies vénériennes. C’est presque « contre-nature ». Pourtant, les Etats ont effectivement des niveaux d’intérêts différents. Quand on est citoyen d’un Etat qui, comme la France, appartient à un groupe d’Etat structuré, il n’est pas idiot de commencer à réfléchir au sujet de façon un peu théorique.

        Un exemple tout simple: nombreux sont les gens qui estiment scandaleux que la France verse plus d’argent à l’UE qu’elle n’en reçoit et, dès lors, ne comprennent pas quel est l’intérêt de la France de demeurer dans l’UE. Et pourtant, c’est son intérêt. Alors, comment ça s’explique?

        Eh ben faut théoriser, un peu, et ne pas se contenter de toujours mettre en avant l’intérêt national en ayant l’impression qu’on a fait le tour du sujet et que c’est l’alpha et l’oméga des relations internationales.

        • Pathfinder dit :

          @tschok
          Etonnant internaute dont les posts ne sont jamais liés à l’article, mais uniquement destinés à insulter d’autres participants. Comme quoi on peut avoir trop de temps libre…

          Petit rappel, comme pour les vaccins: votre pseudo est bien choisi, puisqu’en suédois « tjock »veut dire « gras », et se dit également de quelqu’un qui est un peu attardé (« tjock skalle »). Je n’ai pas votre tour de taille, mais à lire votre glose, la deuxième définition semble tout à fait appropriée.

          Il semble que vous veniez sur Opex pour la chasse aux « fachos identitaires »; puisse cette sortie au grand air vous faire du bien!

          Avec votre finesse et votre fougue, il serait bon de se trouver un emploi et un logement à soi, et quitter le cocon de maman. Je sais, c’est très pratique de laisser les autres payer le loyer et remplir le frigo, mais on y perd en crédibilité quand on passe ses soirées à remettre les autres en place.

          Il semblerait cependant qu’en « débilité », aucune perte ne soit à déplorer : /

          • Robert dit :

            Pathfinder,
            Beau costard ! 🙂
            En ce qui me concerne, Tschok et d’autres ont reconnu un adversaire politique et, vu leurs propos récurrents, ils n’ont pas tort. Cela fait des mois que je ne réponds plus à leurs pseudo messages, le respect aussi doit se mériter. On peut parler librement avec n’importe qui se respecte et vous respecte.
            Dans une entreprise, une école, la rue, ce genre de personnage joue l’indigné, essaie de vous isoler voire de vous chasser, tente de prendre à témoin celui qui passe voire de se mettre à plusieurs pour vous agresser. Le courage d’avancer à visage découvert avec ses opinions, c’est pas leur truc.
            J’ai quitté après quatre ans le milieu anarchiste à cause de ce genre de petits flics de la pensée, qui étaient rarement en tête pour prendre des risques mais dénonçaient la moindre pensée non conforme plus vite que leur ombre.
            Je ne le regrette pas.
            Aujourd’hui, ils peuvent s’appuyer sur des lois iniques et l’impunité dont ils bénéficient. Pour autant, ils n’ont toujours pas d’arguments, rien à proposer de réaliste. Il leur reste l’anonymat d’internet ou on peut insulter et diffamer tranquille et se cacher hypocritement derrière des bonnes intentions.
            J’ai toujours avancé à visage découvert, me livrant trop souvent je le reconnais, assumant mes opinions sans concession, n’insultant jamais et refusant toujours le mensonge. On peut me reprocher mes opinions, mais pas d’avoir manqué à l’honneur.
            Si on n’en fait pas autant, c’est qu’on n’est pas apte à dialoguer et polémiquer.
            Alors, on ignore et on continue son chemin.

          • tschok dit :

            Ah tiens? Il me semblait pourtant que ce commentaire avait quand même un lien avec le sujet.

            Il se trouve qu’ici la proposition de Robert ne relève pas vraiment de la catégorie « facho identitaire », mais plutôt d’un nationalisme assez classique et aussi un peu naïf: il est naïf de croire qu’un Etat comme, mettons, la France défendrait d’autres intérêts que les siens.

            Un Etat est par définition un « égoïste national ». La proposition de Robert est donc un truisme. Une fois qu’on a dit: « la France doit défendre ses intérêts et chacun doit en faire autant » on a défoncé une porte ouverte et puis après on n’a plus grand-chose à dire.

            Sauf qu’en fait c’est plus compliqué. Il m’a semblé utile de le dire.

            Je ne pense pas avoir insulté Robert, en revanche, oui, j’ai insisté sans grande délicatesse sur le fait que sa pensée était assez unidimensionnelle et qu’elle comportait des points aveugles. Donc, une pensée insuffisante. Fallait-il ne pas lui dire? Ou lui dire en mettant des gants?

            J’ai opté pour la version sans les gants, mais en restant dans les limites normales du débat d’idées.

          • Paul Letissier dit :

            Je me sens obligé d’intervenir dans ce débat sur le nationalisme parce que l’on se croirait dans un débat télévisé comme on n’en fait plus (heureusement qu’on n’en fait plus) : personne ne sait de quoi l’on parle mais on parle.
            .
            Commencez par définir ce que vous entendez par « Nation » : faites-vous référence à Johan Fichte ou à Ernest Renan ? Ce n’est pas du tout pareil.
            .
            Lorsque ce point initial sera précisé, vous pourrez continuer et le lecteur pourra vous suivre.

        • Plusdepognon dit :

          @ Tschok
          Vous avez pu regarder Pierre Conesa ?

      • Pathfinder dit :

        @Robert
        Il y a, comme vous l’écrivez, des intérêts nationaux contraires au sein de l’union européenne. Relatif à cet article, il y a surtout des approches très différentes de la manière dont ces intérêts doivent être défendus… là où les uns planifient une projection de leurs forces, d’autres misent sur la projection de la force des autres (notamment US). Et entre ces deux positions, plusieurs variantes sur les mêmes thèmes.

        On peut aisément constater que c’est mettre la charrue avant les boeufs que de vouloir former des unités communes avant même que les stratégies nationales soient alignées. Je pense que la liaison se fera sans difficulté au niveau de la troupe, mais que les blocages apparaitront dès qu’il faudra les utiliser.

        Pour l’anecdote, ce 14 Juillet aura été festif; J.C. Juncker, ancien champion de l’évasion fiscale, devenu président de la Commission européenne, est invité à une fête nationale… tout un symbole… ca doit lui rappeler les fêtes de village au Lux… et fraternité pour tous : )

    • Jean la Gaillarde dit :

      Alors moi j’y croyais à une armée européenne … et je reconnais que je me suis planté !!! vous avez entièrement raison … c’est plutôt une structure « façon OTAN », mais européenne qu’il faut mettre en place. J’avoue que une « armée européenne », c’était utopique et irréalisable.
      Alors, il faut mettre le paquet sur une structure permettant, déjà, dans le cadre de la défense des pays faisant partis de l’union européenne, d’avoir une capacité de mobilisation rapide, de projection massive. Concernant les opérations extérieures, si il n’y a pas de consensus sur l’intervention ou l’appui, et bien soit le pays concerné y va avec ses moyens, mais, il doit y avoir le minimum requis pour assurer la permanence pour la défense au sein de la structure créée pour la protection des territoires européens.

  3. Plusdepognon dit :

    De toute manière, dans les sociétés européennes qui se voient pacifiques et éloignent autant que possible la mort par tous les moyens, le soldat est devenu un ovni.
    https://youtu.be/06r98yqU1NI

    Le 14 juillet sera une belle fête comme d’habitude.

    • Moinsdepognonplusd'idéal dit :

      « Robert Redeker sur le soldat impossible » il vendra son livre à sa famille et ses amis…

      • Robert dit :

        Moinsdepognon,
        M’est avis que Robert Redecker a un public de lecteurs bien plus large que sa famille. Les problèmes de menaces, il est protégé en permanence, et de censure qu’il connait n’auraient pas lieu d’être si son lectorat était confidentiel et son propos inintéressant.
        Il est d’ailleurs un témoin des contradictions de la société républicaine, haineuse envers le catholicisme et complaisante jusqu’à la soumission envers l’islam. Que cet ancien militant d’extrême gauche en soit venu à une telle lucidité n’est pas anodin du tout.
        Maintenant, si on continue les « accommodements raisonnables » avec l’islam qui sont des concessions à la laïcité réelle, cela montre les contradictions et l’hypocrisie d’un régime qui prétend lutter pour la laïcité et contre l’islamisme.
        Mais est-ce possible avec la population musulmane dont nous augmentons le nombre en permanence et laissons faire la radicalisation ?
        Comme Sylvain Gougenheim qui avait touché le point sensible de la réécriture de l’histoire par l’université pour flatter l’islam.
        Quand on ne vit pas comme on pense, on finit par penser comme on vit.

        • Thaurac dit :

          On protège la diversité en france, tellement que pendant un défilé militaire , et sachant que la population française, dans son énorme majorité soutien la police et l’armée, on laisse une poignée de petits cons salir la police en disant « la France n’aime pas la police.. »
          Il serait temps que ces grosses daubes aux cerveaux ramollis, se rendent compte qu’ils ne parlent pas pour la France, vu leur nombre, cela pourrait être pour leur pâté de maisons, voire leurs quartier.
          C’est pourtant pas les mains qui manquaient hier, pour les faire taire…

  4. Anaxagore dit :

    Les problèmes de traduction ont bon dos. Armée européenne signifie armée européenne, même en Français, ce qui va beaucoup plus loin qu’une défense européenne pouvant être assurée par des alliances (voir OTAN) ou des collaborations. Macron a donc reculé par rapport à ses propos antérieurs, ce qui est une bonne chose, quoique trop tard pour rester crédible par ses pairs européens.

    • tschok dit :

      Les deux parlementaires ont évoqué des problèmes de linguistique et de sémantique qui ne se réduisent pas à des difficultés de traduction.

      S’il n’y avait que cela, ce serait un peu court, effectivement. Non, il semble que le problème soit un peu plus compliqué.

      Laurent Lagneau donne des exemples de la signification que peut revêtir, ailleurs qu’en France l’expression « armée européenne »:
      – Une armée créée à partir de rien, donc pas à partir des armées existantes, ce qui semble exprimer le désir que l’armée européenne ne désarme pas les nations, qu’on ne soit pas obligé de démanteler les armées nationales pour la constituer. Il y aurait une armée européenne et, à côté, des armées nationales. Ce serait un « plus » en matière de sécurité, mais pas un « moins ».
      – Une armée commune, qui montrerait quelque chose au monde (notre désir de paix), donc une armée qui serait d’abord le symbole d’un rayonnement intellectuel. On serait alors plus dans le soft power.
      – Une armée véritable qui ferait de l’Europe une puissance crédible sur la scène internationale, mais une puissance douce. Un hard power timide, qui n’ose pas sortir de sa cabine d’habillage pour montrer son string en peau de tigre au reste du monde.

      Trois conceptions de la même expression. C’est pas un problème de traduction, mais d’imaginaires: les imaginaires ne sont pas les mêmes.

  5. Lame dit :

    Les autres Etats membres comprendraient mieux l’expression « défense européenne » que « Europe de la défense ». Arrêtons de nous faire: Ils comprennent très bien qu’un chou vert est un vert chou.
    *
    Le problème est que les autres gouvernements ne sont intéressés que par les perspectives de profitariat: subventions des fonds structurels, possibilités de dumping fiscal, solidarité militaire face à la menace de l’OTSC sans solidarité en matière de sécurité sociale. Pour affaiblir les Etats, les institutions européennes ont déclenché une guerre économique permanente au détriment de la coopération. Consécutivement, les Etats se pensent toujours en concurrents économiques plutôt qu’en tant membres d’une Union et utilisent les institutions européennes pour se nuire les uns aux autres. Sans surprise, les seules coopérations effectives dont les institutions européennes peuvent se vanter sont celles qui ont été organisées par les Etats hors du cadre de l’UE.
    *
    Cette situation ne risque pas de changer puisque la priorité des mandataires européens est la conclusion de traités de libre-échange en série et la privatisation de toute chose. Pour eux, l’intégration européenne ne vise pas la construction d’un bloc solidaire comme les intégrations africaine et sud-américaine mais plutôt la fondation d’un condominium des grandes puissances extra-européennes soumis à l’anarchocapitalisme le plus poussé.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Il est évident que chaque État cherche a défendre ses intérêts économiques. La création du fond européen de défense cherche a utiliser cela dans un sens positif.
      S’il y a un fond, chaque état va œuvrer pour que ses entreprises puissent en bénéficier, ce qui pousse a la création de projets 100% européens puisque les entreprises non-UE sont exclues.
      Les pays qui n’achètent que du matériel américain verront cet argent européen leur passer sous le nez.

      Par ailleurs les entreprises US n’acceptent une participation européenne dans leur projets que de façon très … mesurée, la ou les projets européens permettent a leurs participants de véritablement progresser (l’A400 est né dans la douleur mais CASA n’est plus le même qu’il y a 20 ans et Safran a progressé également).
      Si les européens tiennent bon et ne font pas entrer le loup américain dans la bergerie UE, il y aura une sorte de cercle vertueux qui entrainera plus d’autonomie européenne.

  6. wagdoox dit :

    le réel à la tête dure et s’est imposé à Macron

    • Plusdepognon dit :

      Sans être un as de la calculette ou un sbire de Bercy, sachant que la gabegie du service national universel n’est pas inclu dans les chiffres affolants de cet article (1,5 milliards d’euros non financés), c’est facile de deviner la motivation de cet appel du pied à nos partenaires:
      https://www.lepoint.fr/economie/budget-2020-les-ministeres-gagnants-et-les-perdants-11-07-2019-2324086_28.php

      • Thaurac dit :

        On enlèvera de l’éduca(c)ation vu qu’en plus de travailler 4 mois réels, ils font grève pour les examens, quand même un but ultime de leur travail.
        fini de subventionner des ong et assos a visées politiques…
        Il y a du fric en france, mais pas ben réparti

      • John dit :

        Et en même temps, vous en avez pas marre d’avoir une dette qui augmente?
        Cette situation n’est pas viable.
        Et les pays européens ayant fait des efforts à ce niveau voient les résultats se produire.
        Le coût de la dette est supérieur au budget de la défense.
        Et le coût de la dette ne prend pas en compte le remboursement de celle-ci. Il prend en compte les intérêts et les frais associés à cela, donc tous les comptable, toutes les émissions de bons du trésor, etc…
        Si la France avait 0 dette le budget serait presque à l’équilibre.

        Pour moi, le principe d’avoir un budget équilibré et se battre pour ça n’a rien de problématique, c’est même sain. MAIS il faut le faire de la bonne manière.

        • Plusdepognon dit :

          @ John
          Le but de mettre un Etat dans une situation de dette irrecouvrable, c’est de l’asservir.
          L’autre méthode est la guerre.
          https://youtu.be/eLYuJCZZOec

          Un peu d’humour pour conclure:
          https://youtu.be/x5mVJYPSPDw

          • John dit :

            Je suis pas sûr de comprendre…
            C’est l’état qui définit ses dépenses, et donc ses électeurs.
            Il y a l’approche « complotiste » des élus qui ne travaillent pas pour l’intérêt de la France. Mais ces élus ne sont pas élus par magie ou par fraude.
            Le peuple a le pouvoir, et n’importe quel citoyen peut se présenter à la présidentielle !

  7. Auguste dit :

    En l’état actuel, une armée européenne crédible ne peut être qu’une Armée Française agrandie,un OTAN à direction française.Faut pas rêver.Collaborer,mutualiser,c’est déjà un pas en avant et plus acceptable par les autres pays.

    • Castel dit :

      Je ne vois pas les choses tout à fait comme ça :
      Il ne peut pas y avoir d’armée Européenne crédible, parce qu’un nombre important de ceux-ci préfèrent profiter du « parapluie » de l’OTAN, tels que la Pologne, La Hongrie, et bien sûr le Royaume Unis, ainsi que d’autres, qui ne veulent pas donner l’impression de vouloir concurrencer cette organisation….
      Par contre, il y a d’autres pays Européens qui ne veulent pas dépendre uniquement de cette organisation, sachant que sa position peut changer très rapidement en fonction du locataire de la Maison Blanche, comme on s’en est rendu compte récemment…
      De plus, cela permettrait à ces pays d’avoir une position plus neutre dans la confrontation permanente que l’on observe entre la Russie et les USA….
      Mais, dans ce cas, la France ne peut pas rester seule, et elle aura besoin de trouver des alliés qui lui permettront d' »agir ensemble » le cas échéant, avec ceux qui le souhaiteraient, le moment venu !!

      • Fafou dit :

        Dans ce cas, l’Allemagne semi pacifiste de se début de 21 eme siècle est toute trouvée.

      • Auguste dit :

        Les pays qui ne veulent pas dépendre des USA,je n’en connait qu’un:La France.On en reste donc aux collaborations ponctuelles,régies par des intérêts communs.Comme en Libye avec les Anglais + quelques uns à qui les US ont tordu le bras.Symboliquement,la présence de quelques autres aux colonies.Faudra pas compter sur les « Agir ensemble » pour refaire le coup de Kadhafi.On voit les divisions que procurent le soutient à Haftar.Il me semble que certains pays nordiques,des « Agir ensemble » ont des accords de défense avec les Anglais.Les « Agir Ensemble » ne sera qu’un machin de plus.Sans politique commune,pas d’armée commune,même limitée à quelques pays,pas de stratégie autonome européenne.

      • John dit :

        Ce n’est pas qu’ils ne « veulent pas donner l’impression de vouloir concurrencer cette organisation »-
        Selon moi, ils ne se sentent pas en sécurité à cause de la politique russe dans les pays de l’est. Et dans l’immédiat, sans les USA l’Europe n’a absolument pas les moyens de concurrencer la Russie, notamment en termes de dissuasion nucléaire.
        La dissuasion britannique ne peut plus vraiment être considérée comme européenne. Et la dissuasion française est dimensionnée pour les intérêts français. Et je n’ai pas l’impression que ce soit suffisant à l’échelle continentale.
        Et en plus du nombre, pas sûr que la France ait un quelconque intérêt à avoir toute l’Europe sous son parapluie. Je pense que la France est très contente de voir les USA jouer ce rôle.
        En effet, si un pays ayant des bombes américaines se fait attaquer, dans l’immédiat, la France est « en dehors du conflit ». Par contre si la France doit être la première à riposter pour l’attaque sur un petit allié, pas sûr que ce soit une bonne chose pour la France. Par contre une dissuasion française pour la France mettra d’accord toute la population. Et ce n’est pas une question de répartition des coûts, mais de répartition des coups. La France sera plus vulnérable si elle étend son parapluie.
        Mais il y a des solution alternatives qui pourraient profiter à l’industrie française. Si la France décide d’étendre son parapluie, il faudra très certainement augmenter le nombre d’avions, de sous marins, et éventuellement de lanceurs terrestres. Et si cette augmentation est financée par l’Europe, c’est tout bénéf pour la France.

  8. lxm dit :

    Et puis s’il avait existé une armée fédérale européenne, cette dernière aurait-elle empêché de force l’Uk de quitter l’UE à l’instar de l’armée fédérale yougoslave dans les années 90 ?
    Le rôle d’une armée reste toujours de protéger la cohésion du territoire, c’est comme un mur mouvant, les parois d’une cellule bordant l’externe avec des pylônes à l’intérieur de la maison( les bases, les préfets) pour soutenir la structure intérieure. Le mère/maire s’occupe de la gestion de l’intérieur, le père/paire s’occupe de défendre le territoire( une surface nommée aire).

  9. ClémentF dit :

    Le vocable d’armée européenne a toujours déclenché chez moi une violente réaction allergique.
    J’ai dans ma jeunesse étudié bien plus que je n’aurais voulu le fonctionnement de nos institutions Bruxelloises, et si il y a une chose à retenir, c’est que l’UE fonctionne par délégation des États à cette dernière d’un certain nombre de compétence, comme négocier des traités commerciaux (pourquoi pas) ou décider de la courbure des bananes (tristement véridique, trop de fonctionnaires avec du temps libre on dirait).
    Or, en droit, la violence (police et armée) est déléguée à la puissance publique par le peuple, pour des questions d’ordre et d’efficacité. Aucune autre prérogative n’est aussi consubstantielle à l’existence d’une puissance publique que l’usage de la violence (les esprits chagrins argueront qu’il y en a une autre : lever des impôts !)
    Ainsi, j’ai beau être assez européiste (pas vraiment béat), je suis absolument contre la délégation au niveau européen d’un truc aussi essentiel. Les tenants d’une telle chose vivent dans un futur lointain et hypothétique, c’en est risible, ou a vomir, au choix.
    Alors, on peut parler d’intégration, de coopération, de mise en commun de capacités logistique et tutti quanti, mais l' »armée européenne », ça veut qu’un biffin avec le tricolore sur l’épaule doit mourir pour les intérêts de Varsovie ou de Vienne ou de je ne sais qui, ou vice versa, pour moi, c’est non .
    Surtout vu la désespérante longueur et complexité du processus de prise de décision Bruxelloise, merci, mais non merci.

    • Robert dit :

      Clément,
      D’accord avec vous quoique je ne sois pas européiste comme vous.

    • Chef Chaudard dit :

      Pour info: la règlementation de la courbure des bananes est juste une tarte à la crème des anti-européens. Les normes européennes régissent tous les secteurs de l’activité économique. C’est dans le cadre de l’une d’entre elle que sont définies les limites des catégories de fruits (Extra, I, II…), tout comme sont définies la qualité du béton, des médicaments, des panneaux routiers… par les professionnels et organismes normatifs du secteur, issus de tous les pays européens.

      Une manière de garantir la sécurité et la qualité de ce l’on achète et consomme, ainsi que les règles de la concurrence.

      On aura ainsi pas de bananes difformes en catégorie « Extra », de béton qui ne prend jamais, de médicaments sous ou surdosés ou de panneaux qu’on ne voit pas la nuit.

    • tschok dit :

      ClémentF, pour l’instant, personne ne prononce le mot de référendum, parce que si quelqu’un le fait, on va basculer dans l’hystérie.

      Mais la logique, c’est qu’il y ait un référendum si le transfert de la compétence militaire souveraine des Etats vers l’UE est décidé. Pour l’instant, on en est très loin. A vrai dire, il n’est même pas question de cela: il est hors de question de faire de la défense une compétence communautaire exclusive.

      Personne n’a mis le sujet sur la table de cette façon-là. Pour les raisons que vous évoquez.

      Du reste, le faire impliquerait de renégocier complètement les traités européens. Pour l’instant, l’UE est essentiellement une coopérative d’épiciers qui traitent de problèmes marchands. La taille des étiquettes, la courbure de la banane, les trucs de ce genre.

      A côté de cela, il y a une politique de convergence, d’harmonisation européenne, essentiellement afin de faciliter la circulation des marchandises et des capitaux, et dans le but, plus lointain, de préparer l’UE à un « saut » vers une prochaine étape de développement, mais qui n’est pas vraiment définie.

      Fédéralisme, pas fédéralisme, autre chose, on ne sait pas trop.

      Maintenant, si vous pensez que les chefs d’Etats européens vont décider, comme ça, subrepticement, de transférer un élément clé de la souveraineté nationale sans en avertir leurs populations respectives, sur un coup de tête, alors je ne pourrais que vous conseiller de retourner à vos chères études parce que vous avez dû louper quelques chapitres importants, et ça se voit.

    • John dit :

      C’est clair que la structure de l’UE ne permet absolument pas d’avoir d’armée européenne.
      Au mieux, l’UE actuelle peut être utilisée comme structure pour aider à la formation d’alliances plus fortes entre les nations. Mais cela signifiera encore et toujours de se battre au nom de son pays.
      Pour une armée européenne, la création d’un état fédéral serait nécessaire. Et je doute des chances que cela se produise !

  10. Ératosthène dit :

    Mac Rond est content de son « vivre ensemble » (jamais il n’y a eu autant de clandestins et de naturalisés), il passe à «agir ensemble », certes avec des peuples plus proches de nous.

  11. Chill dit :

    Vive le vivre ensemble et l agir ensemble, c est merveilleux..

  12. Jean dit :

    Ancien Testament, Genese, Chapitre 11 (La Tour de Babel), versets 6 et 7:
    « Yahve (Dieu) dit: Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue (…) Allons! Descendons! Et la, confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres »

    • Robert dit :

      Jean,
      Le message de la tour de Babel, c’est que les humains voulaient construire une cité qui monte jusqu’au ciel en s’affranchissant de Dieu qui a un projet pour les hommes.
      Effectivement, dans le sens ou nous prétendons nous passer de Dieu, cela représente nos sociétés modernes ou on inverse le sens des mots, on réduit les personnes à leurs désirs individuels, on supprime ou diabolise ce qui unit et protège, la famille et la patrie.
      A l’arrivée, ce projet ne pourra aboutir qu’à un gouvernement mondial dirigé par une élite non élue qui se cooptera et prétendra prendre la place de Dieu, les langues seront tellement appauvries et mélangées qu’un langage minimal pour les fonctions primaires subsistera, toute pensée sera abolie et l’animalité dominera.
      Nous y sommes déjà un peu.

    • lxm dit :

      Le message de la tour de babel est que les hommes s’unissent et parlent le même langage quand ils construisent un truc en commun, et quand ils ont fini, ils se désunissent, se différencient et se font la guerre. Dieu est un autre nom pour un concept dont la logique serait le plus approchant, la fatalité, l’évidence, la conséquences des causes, le cycle de l’alternance etc..
      L’égypte tenait en créant des travaux publics de manière continuelle.
      Un peuple n’existe que par une culture commune, forgée par un effort commun vers un objectif.
      Vous pouvez être le meilleur des militaires, mais si l’arrière se déchire car des décennies de laisser aller et de corruption ont bousillé toute cohérence, cela deviendra une guerre de sacrifice pour l’honneur et non plus pour gagner. L’effort deviendra alors considérable pour tenter de compenser. Vous remarquez que les pays sur la défensive sont toujours très divisés alors que les attaquants sont unis.

      • Robert dit :

        LXM,
        Ce que vous dites est intéressant, je pense à Saint Exupéry
        « Si tu veux qu’ils deviennent des frères, force-les à construire une tour ensemble, si tu veux qu’ils se haïssent, donne-leur du grain »
        Mais la signification pour les chrétiens de Babel n’est pas celle que vous donnez. Libre à vous d’y voir autre chose, mais ce n’est pas celle de l’Eglise ni celle du judaïsme antérieur à la venue du Messie.
        Les hommes prétendent monter au Ciel par leurs propres forces, en se passant de Dieu. C’est l’orgueil humain qui est dans cette image et qui contredit toute relation avec Dieu. L’homme a besoin de Dieu pour se sauver et Dieu a besoin de l’homme pour le sauver.
        Sinon, je partage le reste de votre message. Je me permet de joindre le lien d’un aumônier militaire parachutiste qui décrit ce qu’est la guerre pour un catholique.
        Et je terminerais par une citation de Saint Augustin dans « la Cité de Dieu »
        Deux amours ont bâtis deux cités, l’amour de Dieu jusqu’à l’oubli de soi ou l’amour de soi jusqu’à l’oubli de Dieu. »
        https://www.issep.fr/5-questions-a-christian-venard/

  13. Plusdepognon dit :

    Bon, que fait-on pour le siège de la France au conseil de sécurité de l’ONU et la dissuasion nucléaire ?
    https://www.diploweb.com/Dossier-geopolitique-et-strategique-Le-nucleaire.html

    On vend, on loue ou on fait un don ?
    Parce que ça coûte un pognon de dingue et certains allemands haut placés ont bien fait savoir en des termes peu diplomatiques que ça les intéressaient.

    • Thaurac dit :

      On le garde !
      Tu roules pour qui, toi ?

    • John dit :

      Est-ce réellement difficile à comprendre que les Allemands ont le droit d’exprimer leur intérêt?
      Qu’ils expriment cet intérêt ne signifie absolument pas que des discussions en ce sens existent ou encore que la France y songe.
      Parfois il y a des sujets où il ne sert à rien de réagir et spéculer… L’Allemagne exprime son intérêt, et la France prend acte de l’intérêt de certains Allemands. Et l’anecdote s’arrête là.
      J’adorerais avoir un avion de chasse. Les constructeurs ont pris acte, c’est pas pour autant que je suis en discussion pour réellement en avoir un.

  14. vrai_chasseur dit :

    Quelques remarques complémentaires :

    – la dissuasion nucléaire en Europe reste largement entre les mains des USA.
    Sauf pour la France, c’est le seul pays UE qui dispose d’une réelle autonomie stratégique et qui est capable d’assurer seule pour elle-même sa dissuasion nucléaire. De ce point de vue, hormis la France, l’Europe dépend entièrement des USA pour sa ‘survie ultime’.
    Il existe cependant des personnalités politiques allemandes qui proposent de financer l’extension de cette dissuasion française pour étendre le parapluie à d’autres pays d’Europe dont l’Allemagne.

    – les opérations dites de ‘haute intensité’ requièrent des capacités militaires que seuls les USA ont aujourd’hui.
    On peut citer le transport aérien lourd et certaines capacités satellitaires (à commencer par le simple guidage GPS des missiles, la constellation GPS est US). Tant que l’Europe ne dispose pas de ses propres capacités, ces opérations de haute intensité seront uniquement possibles à travers des structures comme l’OTAN ou des coalitions ad hoc dans lesquelles les USA sont présents.

    – L’Europe sait se mobiliser quand il s’agit d’opérations de plus basse intensité et quand ses intérêts économiques sont à défendre.
    Par exemple, l’opération Atalante contre la piraterie dans le golfe d’Aden est entièrement sous commandement européen et réunit les moyens militaires et diplomatiques de 16 pays d’Europe dont la France. Quand l’UE a réalisé qu’une grosse partie de son trafic commercial maritime était exposée, elle a su réagir. Preuve qu’un problème en commun peut amener rapidement à des solutions militaires mutualisées.

  15. MERCATOR dit :

    Une armée Européenne ? Pour quoi faire ? Si l’on examine les scénarios possibles d’une attaque du continent Européen dans les cinquante années à venir, deux puissances sont clairement identifiées , la Russie et la Chine ( je laisse de coté les pays du Maghreb et du Machrek pour des raisons évidentes), la Russie pourrait en effet constituer une menace à moyen terme, tout au moins en ce qui concerne certains membres de son ancien son ancien « hinterland » pays baltes , Ukraine,Slovaquie,Pologne. Quant à la chine sa position géographique par rapport à notre continent lui interdit toute possibilité d’intervention terrestre,si conflit il devrait y avoir, cela serait, soit un conflit naval autour du pacifique ou de l’océan indien, ou ,et, à Dieu ne plaise nucléaire .Le problème se résume donc à cela,en cas d’intervention Russe ( les forces armées des pays concernés, ainsi d’ailleurs que celle de l’Allemagne étant quasi inexistantes) les Yankees aujourd’hui et notre Pays demain, prendront ils le risque de voir LA ou Lyon se faire vitrifier pour sauver Riga,Bucarest ou Varsovie ? Donc, dans l’état actuel des choses et compte tenu du peu d’empressement des pays concernés pour se défendre, le mieux est de ne rien faire et continuer à moderniser notre force de dissuasion pour défendre notre pré carré .

    • John dit :

      L’intérêt français est simple à mon avis.
      Qui ont ceux qui poussent pour des dépenses militaires additionnelles des autres ? Les pays où l’industrie de l’armement est importante. C’est tout… La France a bien compris que pour les avions de chasse , les hélicoptères, les avions en général et les missiles, les USA restent un fournisseur très important.
      L’armée européenne est une excuse pour parler d’industrie de la défense européenne. La France a bien raison de mettre en avant cette question pour faire fonctionner son industrie.
      Mais je pense qu’il ne faut pas chercher dans l’interopérabilité ou encore dans les collaborations systématiques pour toute intervention. Les intérêts diffèrent d’un pays à l’autre. Et lorsque les intérêts sont inexistants, aucun président n’enverra ses soldats se battre…

  16. LesPetitsPédestres dit :

    Une armée européenne comme force d’un Etat-nation Europe, remplaçant celles de nos bonnes vieilles nations, est bon à faire peur aux anti-européens primaires. Il est facile de comprendre pourquoi ça n’arrivera pas, mais ne jamais dire jamais, peut-être que dans un futur très lointain…
    En attendant, la coopération entre les armées européennes avance tout de même, petit à petit. Les échanges dans les écoles militaires, le partage de matériels identiques (tigre, A400M, futur SCAF, etc), les exercices communs etc permettent d’améliorer la compréhension et la coopération entre elles. Une « armée européenne » comme la possibilité de faire agir ensemble les armées nationales, pour faire face à une menace sur l’Europe, de façon efficace avec l’autonomie adéquate et indépendamment (: de coopérer efficacement sur les plans tactique, opérationnel, stratégique, avec le soutien du politique, sans avoir besoin de l’extérieur [USA]), voilà le choix qui a été fait et qui avance doucement. Bien entendu, l’Europe est très très loin de cet objectif et les USA feront tout pour que cela n’arrive pas, ils ne veulent ni perdre leur hégémonie sur le vieux continent, ni le marché d’armement qui va avec.

  17. Clavier dit :

    L’armée européenne ne pourra jamais exister …..
    par contre on peut agir ensemble ce qui risque d’être rarissime en l’absence d’agression commune ( on ne parle pas de menace fantasmée….).
    On pourra toujours proposer de l’armement aux voisins intéressés ce qui laissera ouverte la porte à toutes les magouilles possibles et imaginables…
    et surtout leur proposer de défiler avec nous lors de nos fêtes folkloriques car la nouveauté amuse toujours le badeau et le touriste…

  18. Françoise dit :

    Il y a eu César, Charlemagne, Napoléon & Hitler. Ce n’est pas parce que leur empire ont été toujours plus court qu’il n’y aura pas d’Europe unifiée un jour, ni donc d’armée européenne (surtout depuis qu’on en a pris le chemin dès la création de la communauté du charbon et de l’acier).
    .
    Certes cette Europe se fait entre temps envahir intérieurement par le sud. Mon propos ci-dessus suppose que ce problème sera jugulé.