CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

L’armée de l’Air veut améliorer ses capacités en matière de « suppression des défenses adverses ennemies »

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84 contributions

  1. Plusdepognon dit :

    En Libye, la défense anti-aérienne a été exterminée avant l’entrée des rafales et des tornados.
    https://youtu.be/l1GtNAaqnng

    Ce trou capacitaire est très important au vu des ambitions françaises. Mais il y a un proverbe qui prévient de ne pas courrir après trop de choses en même temps.
    Dissuasion, spatial, cyber, réequipement, recrutement, maintien des compétences, piège du service national universel, besoin d’hélicoptères lourds, drones, intelligence artificielle…
    Ça fait beaucoup de lièvres…

    • EchoDelta dit :

      Concernant ce sujet les travaux avaient commencé bien avant cette annonce. Je pense que cette annonce vient plutôt corroborer le fait que nous avons un plan industriel pour y parvenir, et que la levée de risque a déjà été faite.
      Après il faut nécessairement rester raisonnable, mais déterminé dans nos ambitions.

    • NRJ dit :

      @PlusdePognon
      On ne voit pas apparaître le développement du SCAF dans votre liste. Cela semble montrer que vous croyez à la capacité de notre coopération avec l’Allemagne de réduire le coût du programme.

      En hélicoptères lourds on n’en fera pas et ça vaut peut-être mieux. On achètera vraisemblablement des Chinook ou des CH-53 aux américains. Pour le service universel (SNU), le projet a bien l’air d’être parti pour être un échec. Il sera probablement arrêté avec le prochain président, Macron ne pouvant politiquement pas aller contre ses promesses de campagne. Mais il s’arrangera probablement pour limiter le coût et faire en sorte que l’échec ne se voit pas (trop).

      Pour le reste, on est déjà en retard sur les USA et la Chine. La seule solution serait celle d’une coopération européenne mais on en connait les difficultés.

      • Plusdepognon dit :

        @ NRJ
        Cela n’engage que moi, mais les projets de SCAF et de char lourd nouvelle génération… vu la puissance de nuissance etats-unienne, j’espère me tromper (trumper), mais je ne vois pas de politiques européens assez solides pour les conduire aux stades de prototype, puis à celui de réalisations.
        Mais je voudrais vraiment me planter sur ce coup là !

    • Auguste dit :

      En Libye,c’est pas les Tornados ECR qui étaient chargés des radars, et de la défense anti-aérienne (missiles Harm)?
      J’ose (c’est à çà qu’on me reconnait) ne pas être tout à fait d’accord avec le Général Desportes,quand il dit que les USA ne viendront plus,parce que le soldat Ryan sera remplacé par le soldat Ramos.En 40 les WASP étaient majoritaires et pourtant à majorité contre une intervention en Europe.Il a fallut toute la rouerie et la persuasion de Roosevelt pour les convaincre.Je suis convaincu qu’ils viendront de nouveau,si nécessaire,ne serais-ce que pour la simple raison qu’ils ne peuvent se passer d’un marché de 500 millions d’habitants ayant une même culture,et dont ils ont besoin quoi qu’ils pensent ou disent.Pour le reste,pas une virgule à retirer de l’exposé.Sinon,que même à 3 ou 4%,on n’atteindra jamais les 700 Milliards des US,donc des choix à faire, sur le rôle et les missions qu’on se donne.

    • Fred dit :

      @ Plusdepognon
      Très juste, il faut trouver un équilibre dans les investissements.
      Si l’on met toutes ses billes dans un couteux déni d’accès* (toujours relatif) au détriment de ses moyens d’agression, le jour où les moyens de déni seront inévitablement contournés ou usés par la bataille, on se retrouve … À poil.

      * en serrant les fesses pour qu’il soit efficace le jour du « combat proven »

    • John dit :

      Est-ce que l’armée française a réellement l’ambition actuellement de s’attaquer à un pays qui justifierait ces armes?
      La défense nationale est assurée par les forces non-conventionnelles, donc à priori la France n’aurait pas besoin de ce type de missile pour défendre la France.
      Et à l’étranger, l’ennemi actuel est clairement le terrorisme, et les seuls pays que la France attaquerait seule seraient des pays faiblement défendus à priori. Est-ce que ce missile est plus un outil de vente pour les pays ayant plus besoin de ce type d’arme, l’Inde par exemple, le Qatar aussi.

  2. Edgar dit :

    « d’augmenter la portée des armes pour atteindre ces batteries de missiles antiaériens en
    maintenant les avions hors de portée… » Le phénomène a commencé au Vietnam, dans les années 60. La densification des défenses antiaériennes, et la progression de leur efficacité, pousse donc à refuser d’exposer les avions à leurs feux. Donc, on multiplie les missiles à longue portée. Aboutissement logique: l’amoindrissement du rôle de l’avion, remplacé …par la fusée. C’est la voie empruntée par la Luftwaffe en 1943-45 face aux défenses antiaériennes rencontrées au-dessus des îles britanniques. C’est ce qu’on commence à voir sur le champ de bataille: l’avion tactique, dans les conflits de haute intensité, remplacé par l’artillerie à longue portée (roquettes et canons, aux systèmes de guidage désormais complexes).

    • NRJ dit :

      Le développement des canons de Gauss devrait également permettre à l’artillerie d’effectuer des frappes SEAD. L’institut de Saint-Louis développe des systèmes d’artillerie portant à 200 km ce qui devrait permettre de frapper les radars avec un cout relativement faible (l’obus et son système de guidage, là où pour l’aviation il faut un missile, son guidage, sa propulsion, et l’avion qui transporte le dit missile).

      • Hermes dit :

        Le « Canon de Gauss », c’est une arme de SF, ça n’a aucune réalité.
        .
        Sur le papier (du monde SF° c’est un rail/coilgun d’une taille colossale propulsant un projectile tout aussi énorme…
        .
        Et même si la SF c’est demain, le nom réel n’est pas arrêté sur le Gauss et on en est à validé les briques des canons EM de taille « moyenne ».

        • NRJ dit :

          Effectivement, mais le principe des rail-guns et canon électro magnétique est quand même le mêmeque celui du canon de Gauss : générer une force magnétique pour propulser l’obus.

      • Edgar dit :

        Oui, l’artillerie de champ de bataille pour lutter contre les systèmes antiaériens de niveau divisionnaire. C’est ce que les Israéliens ont fait en 1973 en utilisant du 155 mm contre des positions de SAM-2 et 3 arabes. Mais c’est bien plus facile contre des positions fixes que contre des éléments mobiles. Or les SAM récents mettent de plus en plus l’accent sur la mobilité. Ce qui en fera des cibles difficiles. D’autant que l’artillerie engagée contre eux sera contre-battue par l’artillerie adverse.

        • cerealkiller dit :

          Cette remarque est pertinente sur le « champ de bataille », mais j’ai du mal a voir comment l’artillerie peut vraiment aider à penetrer les defenses adverses en profondeur permettant ainsi d’atteindre des cibles strategiques.

          • NRJ dit :

            @cerealkiller
            L’artillerie va pouvoir avoir des portées de l’ordre de 100 à 200 km que ce soit avec les Lance-roquette multiples ou les canons électro-magnétiques. Donc pour une fraction du prix, on aura un missile de croisière (car les engins peuvent être guidés). L’impact n’est donc plus tactique, mais stratégique.

          • Cerealkiller dit :

            Quand je parle de cible « stratégique » c’est plutôt, les centres de prod, les noeuds ferroviaires ou routiers, les bases aériennes adverses. La guerre moderne ne se passe pas sur une ligne de front de 100 km d’épaisseur comme en 14. Il faut pouvoir frapper à 500/1000 km derrière les lignes. Vous me direz pour cela il y les scalp et autres. Je suis d’accord. Mais so on peut supprimer la défense AA, même eux atteindront plus facilement leurs cibles.

    • Fred dit :

      @ Edgar
      Noter que les V1 V2 ont été extrêmement peu efficaces et une fort mauvaise affaire : très onéreux (V2), consommables, portant peu d’explosifs et surtout très imprécis.

      Les missiles autonomes actuels conservent deux de ces défauts : assez chers (d’autant plus sur une cible qui se dérobe et qu’il doivent cibler par eux-même) et surtout … Consommables. Idem pour les obus sophistiqués (Bonus … etc.).
      Ils deviennent rédhibitoires sur un conflit qui se prolonge.

      Sans parler des contre-mesures dont ils peuvent être l’objet ; un avion, très sophistiqué, avec plus de capteurs plus capacitifs et moyens, assaisonnés d’un cerveau humain à bord a moins de chance d’être trompé.

      • Hermes dit :

        Le V2 c’est 1t d’explosif, on est loin du « peu d’explosif »

        • Fred dit :

          @ Hermes
          Pas loin de 10 tonnes de bombes pour les gros bombardiers de l’époque …
          Dix fois moins, c’est « peu », à mon sens ;o)

      • Edgar dit :

        @ Fred: l’efficacité du programme V-1 allemand doit se comparer avec son concurrent, soit l’engagement des Kampfgeschwadern sur He-111, Do-17, Do-215, Ju-88 … Or ces raids conventionnels ont amené des pertes insupportables en hommes très qualifiés et en matériel coûteux; et pour en résultat douteux. On pourrait dire la même chose pour les raids de la RAF sur l’Allemagne (1/3 de l’efforts industriel britannique…). Quitte à faire quelque chose de peu efficace, autant lancer le programme V-1… et conserver les pilotes pour les unités d’attaque au sol (sur Ju-87, Fw-190, Hs-129), très rentables et pertinentes, elles. (Je viens de relire « Pilote de Stuka » de Rudel.) Pour ce qui fut du programme V-2, il aura été effectivement très coûteux pour l’économie de guerre du Reich, mais probablement pas d’avantage qu’une poursuite des bombardements classiques sur l’Angleterre. « Ils deviennent rédhibitoires sur un conflit qui se prolonge. » Je suis d’accord. Et on peut attribuer cette réflexion à une foule de programmes militaires contemporains. Les cercles dirigeants de l’URSS avaient réfléchi à ces questions: d’où la masse d’armement d’ancienne génération stockés dans les arsenaux du pays… je suis aussi de votre avis sur le pilote humain: il est et sera toujours plus avisé que l’IA. Mais le coût de son avion force à se poser cette question: vaut-il mieux affecter des ressources limitées à la création d’avions de combat en petit nombre ou à la mise au point de systèmes d’artillerie à longue portée, ou de missiles stratégiques? Je suppose que la réponse dépend du pays: une nation agressive – généralement prospère – cherchera à privilégier l’avion, une nation en posture défensive – donc souvent plus faible – choisira le missile balistique. Les récents exemples nord-coréen, ukrainien, irakien et iranien semblent aller dans ce sens.

        • John dit :

          « je suis aussi de votre avis sur le pilote humain: il est et sera toujours plus avisé que l’IA »
          Je peine à être d’accord sur ce sujet. Je ne dis pas que l’IA sera supérieure à l’humain. Mais je ne serais pas aussi catégorique sur la supériorité humaine.
          Plus la complexité est importante, et plus il est difficile d’enseigner à la machine, et aujourd’hui, on n’y est pas.
          Par contre, l’IA permettra des choses impensables aujourd’hui. Le nombre de G que les drones pourront prendre ne dépendra que de leurs limites structurales. Et là où l’humain perd conscience, l’ordinateur n’a pas de champ de vision qui se rétrécit.
          Là où il serait dangereux pour l’humain de voler proche du sol, le drone pourra avoir un mode suivi de terrain extrême.
          Pour moi, l’IA aujourd’hui ne doit pas être vue comme une menace pour l’Homme, mais un complément. Dans le futur, les choses vont se compliquer pour l’homme…

          Mais les deux seront largement com

        • Ion 5 dit :

          @Edgar
          Quitte à faire quelque chose de peu efficace, autant lancer le programme V-1… et conserver les pilotes pour les unités d’attaque au sol (sur Ju-87, Fw-190, Hs-129), très rentables et pertinentes, elles. (Je viens de relire « Pilote de Stuka » de Rudel.) »
          Quitte a echaffauder des theories fumeuses, partez d’une source un peu moins delirante que Rudel. Les sovietiques n’ont perdu que 4%* a 2,4% ** de leurs blindes du fait de l’aviation (friendly fire compris).

          *selon les rapports des unites
          ** selon les etudes des comissions sur le terrain.
          La difference provient du fait que les chars touchés par l’aviation étaient peu endommagés et déjà repartis au combat bien avant l’arrivés des équipes des commissions d’étude sur le terrain.

  3. Polymères dit :

    Je pense que le (re)développement d’une munition anti-radar longue distance doit être considéré plus sérieusement dans cet aspect de destruction des défenses adverses.
    Même si nous sommes aujourd’hui capable d’identifier les défenses adverses d’autres manières, une munition qui survolerait une zone et se jetterai sur des émetteurs radars, ça peut être utile, en particulier sur les radars mobiles et ceux qui ne soient pas aussi imposant que ce qu’on trouve avec un S-400 par exemple.
    Avoir dans une frappe de saturation quelques-uns de ces missiles anti-radars c’est un plus.

    Mais je pense aussi qu’on doit jouer le jeu des drones, des drones capables d’agir (suicide) comme de drones low cost devant servir de leurres, de cibles, sur lesquels l’ennemi videra ses missiles car ne sachant pas à quoi il fait face.
    L’attaque de saturation, plus brutale dans l’engagement contre un ennemi, étant également très intéressantes, avec de nouvelles munitions plus petites (donc plus nombreuses) qui arrivent et qui par leur effet planant, permettent de frapper loin.

    Mais bon, comme expliqué, l’avantage croissant des systèmes de défense anti-aérienne n’est pas une fatalité, c’est avant tout le fait de notre inaction dans ce domaine, notre abandon à vouloir développer des armes, des systèmes, des tactiques contre cela, par ce que conforté par une supériorité aérienne. Les russes en particulier ont développés des systèmes d’armes qui exploitent les faiblesses occidentales afin de leur faire perdre leurs forces. Mais tout cela reste n’est un problème que dès lors on ne fait rien pour changer les choses. La dépendance au GPS, on le voit bien, les systèmes de navigation inertielle et autres, ça se fait, ça existe, il suffit d’accepter la facilité que permet le GPS quand il n’est pas perturbé.
    Alors il y avait un temps d’une domination aérienne incontestée des armées occidentales, un temps ou ses « ennemis » s’équipent de moyens pour la contester et un temps (l’actuel) ou l’on cherche à faire perdre l’intérêt de cette contestation.
    La question est de savoir si demain, notre solution sera plus efficace et moins coûteuse que l’achat de ces systèmes anti-aérien modernes que tout le monde ne peut pas acheter. Je suis convaincu que du côté russe, on craint d’une certaine manière de voir par exemple un S-300 ou un S-400 se faire détruire avec une certaine « facilité », car ça remettrait en question l’idée de supériorité que doivent apporter ces systèmes, une simple idée qui rapporte beaucoup d’argent dans les contrats, mais qui coûtent aussi beaucoup à la Russie et qui pourrait avoir un réel impact géostratégique étant donné le poids qu’accorde la Russie dans ce genre de missiles « dissuasifs ».
    Mais c’est aussi le même problème que pour le chasseur furtif, il a une image d’invulnérabilité qui lui colle à la peau, une image on l’on s’imagine qu’il est impossible de le voir (confusion d’invisibilité et de furtivité) et donc de l’abattre. Il y a là aussi beaucoup d’enjeux. Mais disposer de la furtivité reste un avantage, tout comme posséder de gros systèmes de défense anti-aérien, le problème est idéologique car pour ces deux cas, la démonstration réelle est inexistante, tout n efait encore reposer que sur de la dissuasion et je pense qu’en Syrie, Israël sera le premier pays a lancer une attaque réel (avec ou sans avions furtifs) contre les S-300 syriens. A ce moment il y aura déjà quelques mythes qui se confirmeront ou se démentiront.

    • NRJ dit :

      @Polymères
      Pas d’accord. Les missiles dont le guidage se base sur les ondes radar risquent plutôt de disparaître.

      Un système anti aérien aujourd’hui (et c’est le cas notamment du S-400) c’est un système de plus en plus décentralisé (avec des fonctions tir et oublie) et de plus en plus mobile avec des bandes de fréquence de plus en plus vastes. Face aux SA-2 de la guerre froide, le Martel pouvait être efficace, mais le concept du guidage par onde radar me semble périmé. Grosso modo, il n’y aurait « qu’à » arrêter le radar et de décaler de quelques centaines de mètres. D’autant plus que contrairement au SAMP-T qui combine radar de surveillance et radar de conduite de tir, le S-400 a plusieurs radars de surveillance et un radar de tir. Donc un missile antiradar attaquerait les radars inutiles et il aurait un temps de retard quand il s’agirait de frapper le radar qui compte vraiment. C’est pour ça qu’il faut plutôt développer des moyens de masse pour neutraliser dans un premier temps les radars puis les détruire ainsi que les bases de missile. D’où l’intérêt du « système de système » dans le scaf qui permet à plusieurs aéronefs de brouiller les radars quand ceux-ci s’allument pour réagir derrière. Et le à spatial montre également son intérêt à travers les satellites d’observation pour pouvoir repérer et attaquer les positions de missile.

      En soi si on doit résumer, la défense anti aérienne va être plus diffuse et les moyens pour la contrer devront se baser plus sur le nombre et la réactivité que sur le perfectionnement technologique.

  4. Twisted dit :

    Les drones type nEUROn ont vu leur avenir s’assombrir. Il n’y a pas si longtemps on les voyait partout, que ce soit sous forme de dessins, d’images de synthèses, de prototypes ou d’appareils opérationnels.
    Et aujourd’hui… Le SCAF n’y fait plus référence, et les américains ont abandonné leur X-47B, après que leur Sentinel se soit fait pirater en Iran.
    Je me demande ce qui a poussé les militaires à y renoncer. Surement un problème de survivabilité, de maniabilité et d’emport.
    Ça pose la question du design en aile volante. Le B2 a mis du temps à donner pleinement satisfaction (et encore). Et aujourd’hui la capacité de pénétration du futur B21 est remise en cause, si bien que les US envisagent un avion spécialement créé et armé de laser pour l’escorter.
    Après les déclarations du CEMAA sur la furtivité du futur NGF, on dirait bien que le débat furtivité/vitesse/maniabilité n’a pas fini d’agiter les bureaux d’étude.
    Et pour les capacités SEAD, c’est avec les hélicoptères lourds et les avions cargo lourds le manque le plus criant de nos forces aériennes.

    • B21raider dit :

      vous confondez tout, l’aile volante est la forme optimale pour la furtivité, l’économie en carburant donc portée.
      Ah bon vous travaillez dans l’usaf pour dire que le B2 ne donne pas pleinement satisfaction ?
      ce que n’arrivent pas a comprendre les gens sur ce forum c’est que la furtivité n’est pas quelque chose de binaire, elle intervient principalement pour retarder au maximum le moment ou l’appareil sera vu et pour compliquer le contrôle de tir des SAMS.
      il y aura de nouveaux radars certes qui permettront de suivre les avions furtifs actuels de plus loi, mais la furtivité aussi avance (tolérance d’usinage plus faible, Méta-matériaux, Graphène etc…….) et va récuperer cet avantage avec le temps

      • Chanone dit :

        @ B21raider
        Effectivement, la furtivité n’est pas binaire, et à l’heure actuelle, les bureaux d’études occidentaux grattent pour élargir les contre mesures aux radars basse fréquence et autre systèmes d’alerte avancé.
        Pour ma part, je pense que les exigences de furtivité pour les avions vont… décroitre, pour ménager les qualité dynamiques des avions. Un bombardier comme le B2 peut se permettre de s’appuyer sur une haute discrétion radar, car il n’est pas supersonique, pas obligé de faire du combat tournoyant, et de grimper à son plafond comme une balle de fusil: son rôle, c’est de tenir l’air longtemps, d’aller loin, et de se cacher dans la nuit.
        .
        Note que cela coûte une blinde: son poids en or.
        Jamais un autre pays n’aura de tels moyens.
        .
        Éventuellement, l’arrivée de nouvelles technologies permettra de réduire les défauts de la furtivité étendus à son paroxysme: les chasseurs les moins discrets seront probablement rétrofités pour améliorer leurs chances de survie face aux défenses. .. mais les chasseurs du futur n’abandonneront pas les loies de l’aérodynamique pour les technologies ACTUELLES: trop coûteuses, pas assez résilientes.

      • NRJ dit :

        @B21 Raider
        En soi le B2 ne donne pas satisfaction pour son coût. Raison pour laquelle le B21 raider dont vous portez le nom devrait être moins cher (de l’ordre de 500 millions de dollar de mémoire).

        Après l’avantage sera plus pour les avions. Entre l’IA et les avancées technologiques, les radars évoluent plus vite que les avions dont la forme et les matériaux ne bouge pas pendant 40 ans.

        Après cela ne remet en cause la furtivité. Mais il faut prendre en compte qu’au bout de 20 à 30 ans, l’avantage sera réduit, raison ‘ pour laquelle on ne peut pas compter que sur cet aspect. Et c’est là l’un des problèmes du F-35.

    • v_atekor dit :

      Il y a globalement des « sensibilités » lorsqu’on passe par satellite. Le changement de cap du Neuron vers une armée de l’Espace s’est faite en parallèle, et ce n’est pas anodin.

    • NRJ dit :

      @Twisted
      Je ne pense pas que le manque de popularité des drones soit du aux facteurs que vous évoquez. Les drones furtifs de combat (ou UCAV) ne sont pas optimisés pour l’agilité, c’est vrai, mais d’un autre côté ce n’est pas le rôle qu’on attend d’eux. Niveau emport, rien ne s’oppose réellement à ce que leur capacité soit améliorée.

      En fait il faut regarder au cas par cas. Les USA ont déjà le F-35 a s’occuper. Développer un drone en parallèle nécessiterait de l’argent qu’ils n’ont pas et qui concurrencerait le F-35 dans les offices de l’Army et remettrait en cause l’avion directement. La France et l’Allemagne (avec respectivement le Neuron et le Barracuda) ont fait des UCAV, mais c’était plutôt pour développer des compétences dans la furtivité et acquérir une première expérience, là où les USA l’avaient déjà étudié sur le F-22. En Chine, je pense que l’armée de l’air a également déjà assez à faire avec ses avions (J-20 et J-31) pour démarrer un nouveau programme. La Russie est l’exception : ses anciens avions comme le SU-34 et le SU-35 sont en fin de production. La R&D de son SU-57 est quasiment finie (les changements ne devraient concerner que le futur moteur Izd 30 qui remplacera l’Izd 117). Et ils développent un drone furtif : le S-70 de 20 tonnes, devant être guidé par les SU-57. Ce drone devrait être utilisé pour les frappes SEAD et compléter le SU-57 (le SU-57 n’est p as très furtif contrairement à une idée reçue). Une première version d’un système de 6ème génération en quelque sorte.

    • Fred dit :

      @ Twisted
      Le nEUROn a été abandonné parce-qu’il a effectué son temps prévu : il s’agissait d’un démonstrateur technologique … Tout comme le X-47.

      Ces types d’appareils font partie du futur des essaims français, anglais et américains (cela est affirmé).

  5. Piliph dit :

    Vouloir protéger son pays des attaquées aériennes ‘un pays adverses, c’est faire fi des règles internationales? Je n’ai pas compris… Oui, s’il s’agit des règles non écrites qui veulent que les Occidentaux puissent punir tout pays qui lui déplait. Non, si on parle des règles internationales réelles. Si demain mon pays ne peut plus pénétrer avec ses Rafale dans l’espace aérien syrien ou chinois, j’aurais plutôt tendance à être rassuré sur l’avenir des mes enfants. Surtout si je constate l’état des pays envahis et punis par l’Occident ces deux dernières décennies : Balkans, Moyens Orient, Libye, Afghanistan… En quoi moi, petit Français de base, ai-je profité des ces invasions? Moins d’islamistes en France? Moins de migrations sauvages? Merci de m’expliquer.

    • Thaurac dit :

      Là peut être ils t’expliqueront
      https://www.cgt.fr/
      Ou tu connais déjà!

    • précision dit :

      Comment nous en bénéficions?
      Afghanistan: plus de camps d’al quaida.
      Lybie: pétrole à bas prix.
      Balkans: marchés pour nos multinationales.
      C’est parfois cynique, mais …

      • jyb dit :

        @précision
        – afghanistan : toujours des camps d’al qaida, toujours des talibans et en plus des camps de daesh-k.
        – libye : avant 2011 le brut est sous les 80 usd/baril, il monte à 110 usd avant de redescendre en 2014/15.
        Le pétrole libyen sous khadafi était plutôt une bonne affaire pour les compagnies pétrolières ( production maitrisée, personnels formés et compétents)
        – balkans : consulter les rapports de la coface sur balkans et adriatique. situation économique « durablement dégradée » avec des forts contrastes mais des pays comme la slovénie ( qui s’en sort le mieux) ont attendu 25 ans avant de décoller.

  6. Lannes dit :

    Il me semble que faire une version spécialisée SEAD d’un rafale est assez rapidement faisable (2022-2025) en couplant la nouvelle nacelle Arexis de Saab et des missiles Alarm. L’Alarm est toujours au catalogue de MBDA et l’Arexis sera industrialisable l’année prochaine. Un temps de développement serait évidemment nécessaire pour adapter de tels systèmes sur Rafale mais pourrait se faire avant la livraison des F4.

    Je ne suis pas ingénieur aéronautique et encore moins ingénieur en système de combat alors peut-être suis je dans le faux?? A vous de me dire.

    • R2D2 dit :

      Vu le savoir faire en France avec Thales cela me semble difficile de faire un achat sur étagère chez SAAB

      • Meuoi dit :

        Sauf si ça fait partie d’un rapprochement Thalès/SAAB en vue d’une consolidation de l’industrie de défense européenne à long terme mais je rien ne le laisse penser jusqu’ici, à ma conaissance

      • John dit :

        Vous voulez que la France ait plus d’achats européens pour renforcer la défense européenne?
        Pourquoi ne pas coopérer et acheter aussi parfois?
        Rien n’empêche de demander un transfert de technologie en faveur de la France pour une fois.
        La raison pour laquelle les USA continuent à régner dans l’aviation, c’est parce qu’en face, il y a trop de compétition pour de petits marchés. Les USA arrivent à des volumes de production permettant des prix plus intéressants (F-18 / F-15 par exemple).
        La guerre électronique offensive est un marché minuscule. Alors l’idée de collaborer sur un système avec la Suède et avoir 1 concurrent semble intéressant. Et plutôt que de les opposer, il faut au contraire y voir une opportunité pour proposer mieux que les Américains !

    • Au Flanker dit :

      Oui la nacelle AREXIS a la particularité de pouvoir s’attaquer aux radars en bande basse, bande que l’on a complètement négligée chez nous sans compter que l’on a perdu toute compétence en GE offensive donc oui cela aurait du sens.

  7. Lannes dit :

    Ce n’est pas faux mais le temps que thales développe sa solution on sera en 2027-30.

    A moins d’un accord industriel entre les deux

    • Wagdoox dit :

      Pas vraiment carbone à mois de 10 ans
      En passant sur aesa en gan ça prendrait 3 ans pas plus.
      Mais attendons plutôt le gan sur radar et brouilleur ça suffira largement.
      Thales parlent d’attaque em en gros faire griller l’électronique adverse, s’il y a assez de puissance pour ça on pourra faire du brouillage de puissance.
      Et pour les fréquences élargies, c’est déjà le cas sur les rafales indiens.
      On a pas mis 2,5 milliards dans le f4 pour rien

  8. précision dit :

    @laurentlagneau « les défenses adverses ennemies » c’est sûr que les défenses adverses alliées ça aurait été plus original.
    « défenses (anti)aériennes ennemies », je suppose 🙂

  9. Julien dit :

    « avec le retour de la menace dite de la force, de la politique de puissance affichée par certains États prêts à s’assoir sur le droit international pour atteindre leurs objectifs »

    Je n’aurais jamais cru M. Lagneau faire preuve d’autant d’anti-américanisme primaire !

    • Wagdoox dit :

      Ahahahha

    • Sunny dit :

      ET si l’on songe à Israel c’est carrément de l’antisémitisme.

      • Thaurac dit :

        « .. certains États prêts à s’assoir sur le droit international pour atteindre leurs objectifs » »
        Dans le club de la chine, russie, l’iran vient de rentrer..
        Qui a attaqué en sous main le Yémen, occupe la Syrie, dispose du Liban avec ses milice, la grande menace iranienne, c’est pas des usa qu’il faut avoir peur, mais d’un fou avec la bombinette qui parle de détruire tous les satans de la terre.
        D’ailleurs leurs jobs est de bruler un drapeau, us de préférence, mais en fonction de l’actualité , devant les chaines iranienne en hurlant comme des hyènes!

  10. B21raider dit :

    je pense qu’il faut des idées radicales pour venir a bout des systèmes de défenses aériennes modernes :
    – Drone a très haute altitude (25KM) avec une charge utile décente pour prendre le rôle de la détection et du traitement des signaux EM, pourquoi je dis ça, simplement parce que a cette altitude il aura une ligne de vue directe plus longue (600km), PS: vous pouvez trouver des sites qui vous donneront la distance de l’horizon radar en fonction de l’altitude de l’avion et de la cible.
    – Nouveaux moyens pour faire du GMTI (ground moving target indicator) tout en restant assez discret.
    – Missile anti-radiation de portée conséquente (200Km) volant a haute vitesse.
    – et puis dernier point a signaler, le S-400 certes a une portée de 400Km mais on omet de dire contre quoi, cette portée n’est valide que pour une cible non alertée volant a haute altitude et vitesse moyenne (Avion de transport), contre un avion de chasse ce serait plutôt dans les 150-200Km ….donc tout ça pour dire que ces systèmes ne sont pas invincibles, il suffit juste de s’en donner les moyens

  11. eric dit :

    tout sa est du a la dernier opérations en Syrie, 60% des projectile on était neutraliser soit par la défense aérienne ou les système de guerre électronique.
    il est plus possible de faire une interventions type Libye ou Irak avec les nouveaux système de défense aérienne.

    • Wagdoox dit :

      Les russes n’avaient même pas détectés les scalp francais.
      Ils ont vu les avions britanniques par contre qui ont décollés à moins 400km des côtes donc rien d’étonnant.

      • Tapis Volant dit :

        Ah … quelle source concernant le fait que les Russes n’ont pas détecté nos SCALPs, ni depuis la terre/mer, ni en l’air (Il-76 AWACS) ?
        Cordialement,

        • UnKnown dit :

          De mémoire ça provenait directement du MoD Russe dans les heures suivant la frappe, qui affirmait mordicus que les Français n’avaient rien tirés. Mais je peux me tromper, je n’arrive pas à remettre la main sur lien si c’est ce que vous cherchez.
          Et si les USA et les MSM nous racontent pas mal d’âneries concernant ce qui se passe en Syrie, il faut aussi considérer que tout ce qui provient du MoD Russe est du pur bullshit depuis la crise Ukrainienne: Pour rappel, le Ministère de la défense Russe lui même avait affirmé que « leurs moyens radar » avaient détectés des tirs de missiles en provenance de la FREMM Auvergne lors de l’affaire de l’IL-20 abattu par les Syriens… http://www.opex360.com/2018/09/18/syrie-moscou-accuse-fregate-auvergne-davoir-tire-missiles-disparition-dun-avion-russe-paris-dement/

    • Desty dit :

      60% des projectiles ont été neutralisé. Désolé mais ça fait mal aux yeux.
      Je pense que ce qui s’est passé en Syrie c’est que la grosse moitié des tomahawks sont tombés à coté à cause des systèmes de guerre électronique russes qui ont réussi à brouiller le signal GPS. Et comme les Américains ont fourni plus de 80% de la puissance de feu, ça fait tout de suite un gros taux d’échec. Ce ne sont pas les batteries anti-aériennes qui sont responsables de la plupart de ces échecs. C’est pour cela qu’une des pistes évoquées par l’article est faire un peu moins confiance au guidage GPS. Les missiles de croisière franco-anglais sont peut-être cher mais ils ont le mérite de proposer plusieurs solutions de guidage embarquées… parce que cela fait déjà longtemps que l’armée française fait une confiance modérée au GPS: le guidage peut être corrompu par l’adversaire au sol ou directement par l’opérateur du satellite, demandez donc aux Indiens qui savent tirer toute une salve de missiles dans le vent, 15 mètres plus loin que la cible initialement visée !

    • UnKnown dit :

      Gros bobard Syrien et Russe, qui fait long feu…
      Vu que les Russes et les Syriens n’ont même pas détectés le départ des SCALP…
      Et Israël nous montre régulièrement que S-300 ou pas, on peut frapper des cibles malgré la présence encombrante de bulles de déni d’accès. Mais ça demande quand même du savoir faire et de l’expérience.

    • Thaurac dit :

      tu parles charles, à part descendre un avion ami et couler une ile….

  12. Thaurac dit :

    Vous voulez rire, l’armée de l’air suisse est en grand progrès
    Armée: la Patrouille Suisse se trompe de commune et survole un festival de yodel
    Les participants d’un festival de yodel dans le canton de Soleure ont eu une drôle de surprise. La Patrouille Suisse a survolé la manifestation. Problème: elle devait survoler la commune du pionnier suisse de l’aviation, dans le canton de Bâle-Campagne.

    Un escadron de la Patrouille Suisse a raté d’environ 6 km un objectif de survol samedi. Au lieu de voler au-dessus de Langenbruck (BL), les avions de l’armée sont passés au-dessus de Mümliswil (SO). Des « circonstances malheureuses » sont à l’origine de cette erreur.

    Le porte-parole de l’armée Daniel Reist a confirmé dimanche à Keystone-ATS une information de 20min.ch. Durant l’approche, le leader la Patrouille suisse a vu une grande zone de festival avec une tente à Mümliswil, ce qui l’a poussé à la survoler.

    L’escadron aurait en fait dû passer au dessus de la commune de Langenbruck, où la commémoration du centième anniversaire de la mort du pionnier suisse de l’aviation Oskar Bider se tenait. Ce dernier est né dans la commune.
    Erreur pas inquiétante

    Selon le porte-parole, l’erreur n’est pas inquiétante. Les pilotes de la Patrouille Suisse, tous équipés de Tiger F-5E, disposent d’instruments de plus de 40 ans. « La navigation se fait avec une carte, un feutre et la vue ».

    Le GPS ou d’autres technologies modernes n’existent pas dans ces avions. Ceux-ci ne sont donc plus adaptés aux opérations de combat et ne sont plus utilisés à cette fin. « En situation de crise, on ne pourrait toucher aucune cible », souligne M. Reist.

    Vite il faut passer commande…

    Au fait le yodel, c’est un chant typique inventée par les cantonniers français à la bonne époque, ils mettaient des panneaux
    TRoulà
    puis un autre
    Trou là, là
    Et près du trou pour ne pas se répéter
    Trou là,là itou 😉

    Heureusement qu’il n’y a pas eu de largage 😉

    • Plusdepognon dit :

      @ Thaurac
      Étant donné que la Suisse nous met des fessées dans pas mal de domaines hors militaires, on peut sourire de cette mésaventure.
      D’ailleurs ils ont de l’humour:
      https://youtu.be/SvZbWsihHBk

    • John dit :

      Peut on rappeler le motard qui tombe durant le défilé de l’année passée, ou encore les fumigènes inversés?

      • Thaurac dit :

        Oui mais les pilotes sont restés soit dans l’axe pour les uns, soit sur la route pour les autres…
        C’est pas comme si les chars en se trompant; défilaient à saint ouen car ils ont vu de la lumière 😉

        • John dit :

          C’était pour dire que les erreurs ça arrive…
          En l’occurrence, faite une erreur devant des millions de Français, Trump, le président, c’est assez dérangeant..

          Ce qu’il faut retenir de l’info c’est l’inutilité des F-5… rien d’autre…

  13. fabrice dit :

    En gros, ce seraient bien si on avait des F35 et des drones israélo US…Si ce n’est les commentateurs de ce blog, au moins les généraux qui commandent l’armée de l’air ont eu la tête sur les épaules…. Peut être que de récents exercices avec l’armée de l’air israélienne leur ont ouvert quelques yeux ou l’observation des 200 frappes de qui vous savez en Syrie… Rassurons nous, s’il ne s’agit que de taper sur des gugusses sur toyota armés de pétoires dans le désert, on est encore au top…

  14. Richard dit :

    Malheureusement toujours des commentaires qui ne traitent pas le fond du sujet.
    LE PRÉOCCUPANT RETARD FRANÇAIS
    Je cite: Centre Français de recherche sur le renseignement :Cf2R
    NOTE DE RÉFLEXION N°23 / NOVEMBRE 2017

    « Alors, pourquoi les armées françaises ne semblent-elles pas s’intéresser outre mesure à la guerre électronique ? Et pour quelles raisons personne, dans les états-majors, ne semble prendre conscience de l’importance de ce domaine ? Au moins trois facteurs sont à considérer :
    Au moins trois facteurs sont à considérer :

    – Premièrement, il n’existe pas, en France, sauf à de rares exceptions, d’officiers spécialistes de la guerre électronique. Quelques officiers issus du corps des sous-officiers ont des compétences en la matière mais leur cursus ne leur permet pas d’atteindre des niveaux de responsabilités suffisants. Aujourd’hui, selon leur cursus et leur spécialité, les officiers n’abordent la guerre électronique qu’au travers des thèmes plus larges (lutte au-dessus de la surface, autoprotection, renseignement, etc.). A titre d’exemple, le cas du GEOINT (GEOgraphique INTelligence ou renseignement géoréférencé) est présenté comme un axe majeur pour la défense, il fait appel à plusieurs domaines techniques (dont la guerre électronique) mais n’est qu’une interface de présentation des informations. Tel qu’il est présenté, il apparait comme un domaine indépendant, faisant faussement croire que les moyens et la présentation ne font qu’un (pour présenter quelque chose encore faut-il avoir quelque chose à présenter). La guerre électronique est un sujet très technique où les contraintes physiques et technologiques sont importantes et donc relativement complexes à appréhender. Or, cette complexité est difficilement compatible avec le temps d’affectation des officiers qui est souvent limité à deux ans. Fait aggravant, les officiers en charge de ce domaine n’ont que rarement la guerre électronique comme seule responsabilité. C’est aussi une discipline « temps long » (recueil du renseignement nécessaire, analyse, réalisation des équipements, etc.) où les décisions et les actions prises demandent plusieurs années pour produire leurs effets. C’est donc un secteur qui apparaît assez peu porteur pour l’avancement des officiers, ce qui ne favorise pas leur intérêt pour cette discipline. Comparativement, le cyber apparaît bien plus gratifiant et porteur pour ceux qui sont intéressés par les spécialités techniques.

    – Deuxièmement – et c’est aussi la conséquence du premier point -, il y a une absence totale de réflexion stratégique sur le sujet. La réflexion est concentrée entre les mains d’une poignée de spécialistes au niveau de certains organismes étatiques (DGA principalement) et chez des industriels, mais elle principalement orientée vers des considérations technologiques, sans objectif ni direction précis. Elle est au demeurant déconnectée des contraintes et des besoins opérationnels. En conséquence, la guerre électronique n’est pas portée à haut niveau. La preuve en est qu’il n’y a aucune production de réflexion sur le domaine de la part des officiers généraux. A ma connaissance, le seul ouvrage sur le sujet est le livre du général Jean-Paul Siffre, La Guerre électronique : maître des ondes, maître du monde (2002). Ce livre a le mérite de, présenter les contours du domaine de la guerre électronique tel qu’il est vu en France mais ce livre n’en offre qu’une vue limitée et il était déjà un peu dépassé au moment de sa parution,.

    – Troisièmement, les technologies liées à l’armement se diversifient et se complexifient, augmentant d’autant le nombre de sujets de recherche et de réflexion (robotique, intelligence artificielle, cyber défense, big data, hypervélocité, furtivité, etc.). Ni la réflexion, ni les transformations nécessaires à chaque domaine ne peuvent être menées de front dans un contexte où les ressources financières et humaines sont de plus en plus limitées. Face à cet afflux de sujets, les armées, par manque de ressource humaine et de compétence technique, ne semblent plus être en position de prendre le recul nécessaire pour définir des priorités et suivent les effets de modes du moment. Le champ de la guerre électronique se retrouve ainsi noyé dans un flot de branches scientifiques qu’il serait nécessaire de traiter et de prioriser, un peu à l’image d’un « Livre blanc » des technologies, pour concentrer les ressources sur les secteurs les plus structurants.

    Le fait que la France ne dispose pas, aujourd’hui, de compétences en matière de guerre électronique offensive, au-delà du manque capacitaire que cela implique, signifie aussi qu’elle est peu à même de se protéger efficacement contre une attaque de ce type. En effet, pour construire une cuirasse efficace, encore faut-il savoir à quoi elle va devoir résister. Or, à l’heure de l’hyper connectivité et des armements guidés, la maîtrise du spectre électromagnétique est un élément dimensionnant pour l’efficacité des forces ; il ne faut donc pas le négliger. »

    • B21raider dit :

      commentaire de haute qualité, qui revient aussi sur ce que je disait, L’armée française ne peut pas espérer concurrencer frontalement les grandes puissances, que ce soit en quantité ou en spécialisation du matériel (ce pourquoi on entend de plus en plus parler de multi-rôle), il serait donc plus judicieux de se concentrer sur les points qui la concernent directement.
      PS: pour lutter contre une bulle A2AD, il serait judicieux de disposer d’un SSGN qui pourrit lancer une centaine de missiles (de quoi raser entièrement toute une batterie)

    • vrai_chasseur dit :

      Le fond est surtout que les 3 dernières décennies ont vu des opérations de type conflits régionaux asymétriques et pas des conflits de haute intensité.
      Dans les conflits asymétriques on a peu recours à la GE car ce n’est pas le facteur essentiel à la supériorité aérienne.
      C’est la remontée des menaces potentielles des conflits de haute intensité qui remet la GE au devant de la scène.
      Les axes de travail à court terme portent sur les munitions intelligentes en meute, en passant par la détection intelligente à très longue portée (programme CUGE entre autres)

      Il existe cependant un enjeu plus fondamental d’ordre « RH » dans les armées en général, pas seulement au sein des états-majors : l’usage de technologies de pointe (ça vaut pour la GE, mais évidemment aussi pour le cyber et plus prosaïquement pour le programme Scorpion) exige des personnels très spécialisés, aux compétences pointues. Vous pouvez avoir le meilleur système du monde, si personne ne sait s’en servir….
      Et contrairement à la légende urbaine qui veut que les généraux soient tous des ignares étoilés, les armées en ont pleinement conscience. Une des réponses (ce n’est pas la seule) est le recrutement beaucoup plus important d’officiers spécialisés sous contrat, qui ne sont pas des intérimaires ou des supplétifs mais ont même rang que leurs homologues st-cyriens. Cette politique est déjà en cours de mise en oeuvre mais elle est peu médiatisée.

  15. Lannes dit :

    Et puis cela complèterait l’offre du rafale sur un segment sur lequel il n’est pas et pourquoi pas le proposer aux Allemands en vue du remplacement d’une partie de leur Tornado.
    Même si on sait bien que le typhoon sera choisi on peut peut-être leur vendre quelques uns…

    • John dit :

      Arrêtez avec cette fantaisie de remplacer le Tornado avec le Rafale…
      L’Eurofighter est très proche du Rafale… Ca n’a pas le moindre sens d’acheter un Rafale en Allemagne. Ils ont une flotte d’Eurofighter, la compléter est plus simple, plus intelligent stratégiquement et économiquement…
      Et ils font travailler leur industrie !
      Le F-35 intéressait l’Allemagne à cause de ses différences notables avec l’Eurofighter. Le Rafale et l’Eurofighter sont issus du même programme. Vous croyez vraiment à ce que vous dites?

  16. Plusdepognon dit :

    Ce doit être un chantier assez transverse, car il n’y a pas que la capacité de la DCA à prendre en compte…
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/brouillage-interferences-les-nouvelles-armes-de-la-guerre-electronique_2086364.html

  17. LE GUERN dit :

    Et si on arrêtait de prendre les « autres » pour des idiots ?
    Alors les idiots pourraient arrêter d’écrire des bêtises !

  18. Wagdoox dit :

    On va calmer tout le monde, tout de suite.
    Ceres, les cuges et l’aesa Gan vont largement changer les choses.
    Ce que l’adla demande c’esr Une nouvelle munition les scalp ne sont plus en nombre suffisent pour servir d’arme de pénétration et de sead. Sans parler du prix.
    Ensuite on prend un peu d’avance et on les met en réseaux.
    En réalité un meteor sead serait l’ideal avec une vitesse suffisamment élevée pour passer manque encore un système de guidage pertinent et on est bon. Ou alors les smartgliders en nombre et connecter. Bref c’est déjà en cours avec un petit discours mélodramatique pour bien faire passer le message aux politiques.

    • John dit :

      Avez-vous des infos concernant les capacités de montée en cadence de la production de munitions de ce type en cas de besoin?

  19. Edouard dit :

    En France, on aime bien apprendre sur le tas. Il a fallu l’embuscade d’Uzbin pour que l’on prenne conscience de la vulnérabilité de l’infanterie. Le jour ou on va perdre un précieux Rafale du fait d’une batterie de DCA, on reverra les priorités.

    • Parabellum dit :

      Vous avez archi raison…hélas. Souvenir du Mirage abattu parce qu il n avait pas de leurre…quand va t on penser puissance d arrêt et frappe lointaine…quand va t on construire des drones de combat ariens et terrestres…des missiles sol sol ou mer sol pour casser l autre dans la profondeur…un missile sol sol de 600 km de portée larguant des sous munitions intelligentes ferait le boulot de destruction d un avion sans exposer les pilotes du vecteur et du rare ravitailleur puisqu’on a des avions à trop courte autonomie seuls…durée de survie d un ravitailleur quand on voit ce que des vieux missiles russes au fait à un Boeing malaisien…pensons économie de nos vies et donc engins et munitions sans hommes…ce n est pas chevaleresque mais tant pis..

      • ULYSSE dit :

        Totalement d’accord avec cette analyse.
        Mais…
        Autant les drones de patrouille aérienne, ou d’appui au sol (MALE type REAPER) et dans le futur, les drones de combat aérien destinés à les combattre, me semblent d’un intérêt évident, autant j’ai du mal à comprendre ,en l’état de la technologie, l’intérêt par rapport à des missles Sol-sol ou air sol longue portée, dun drone de combat destiné à la pénétration . Eclairage ?

    • ULYSSE dit :

      Ou utiliser des Gazelles non blindées qui exposent tragiquement leur équipage….

  20. Nenel dit :

    Je cite: » Pour autant, les forces aériennes françaises [armée de l’Air et aéronautique navale] ne sont pas pour autant dans l’incapacité à mener des missions dites SEAD. Ainsi, par exemple, les vols à très basse altitude, c’est à dire en deçà des limites des radars adverses, est une solution.  »
    CQFD….. Le reste n’est que du marketing pour le commerce des armes.

    • Alex dit :

      C’était la tactique au début de la guerre du golf en 91, ca a vite changé du faite qu’a basse altitude les avions sont vulnérable a tout ce qui mampads et autre canon de 23mm (ps voir jaguar français endommagé)

    • John dit :

      Le fait d’utiliser « CQFD » ne vous donne pas raison…
      De plus, vous n’avez absolument rien démontré, et trop souvent cet acronyme est utilisé à tort et à travers par des personnes voulant souligner leur point…
      Pouvez vous me rappelez de quelle manière les guerres des années 90 ont été effectuées? Très souvent il s’agissait de bombardement à très haute altitude pour échapper à la défense aérienne.
      Ce que vous devez comprendre, c’est que ce qui rend le Rafale bon, c’est sa capacité multi-rôle. Mais être un bon multi-rôle ce n’est pas uniquement d’avoir une seule manière de répondre à chaque problème. Il s’agit d’avoir des options pour atteindre la cible de la manière la plus sûre et efficace possible de manière à protéger le pilote, l’appareil et les technologies embarquées.
      Les capacités anti-aériennes et les stratégies anti-aériennes ne sont absolument pas uniques… Chaque pays développe une stratégie en fonction de sa topographie, de ses moyens, de ses fournisseurs, et des compétences…
      La Serbie a réussi à abattre un F-117 à basse altitude alors qu’il était furtif. Penser avec condescendance que tout est parait et qu’aucun armement ne pourrait améliorer le Rafale, c’est une erreur.
      La guerre électronique, c’est une sécurité complémentaire au reste. Un missile qui traque un radar, c’est aussi complémentaire. Il y a des choix que l’armée doit faire qui peut ne pas avoir les moyens de payer certaines technologies. MAIS si c’est le cas,le potentiel de l’avion n’est pas pleinement utilisé. Qu’il s’agisse de guerre électronique, viseur de casque, la France n’utilise pas le plein potentiel actuellement.
      Et la chance des Français semble être d’avoir des militaires conscients des améliorations possibles, et des « faiblesses ». C’est ça qui permet d’aller au combat intelligemment.

  21. Mouammar dit :

     » avec le retour de la menace dite de la force, de la politique de puissance affichée par certains États prêts à s’asseoir sur le droit international pour atteindre leurs objectifs.  »
    Vous voulez parler de la France , des Usa , de la Grande Bretagne , d’Israël et autres nations néo-colonisatrices ?

  22. ScopeWizard dit :

    Il demeure tout de même fort étonnant que nous n’ ayons donné naissance à aucun successeur des AS-37 Martel ……….
    Un missile anti-radar fiable performant et efficace pouvant être tiré à bonne distance de sécurité reste pourtant un atout des plus précieux …………….

  23. Lannes dit :

    Bonne suggestion, il est possible comme pour d’autres armes d’obtenir pour thales une licence de fabrication

  24. Lannes dit :

    Le typhoon est un intercepteur pas un bombardier même s’il commence à avoir cette fonction. Le typhoon serait un choix à minima mais il est vrai que ce serait un choix logique pour l’industrie allemande et logistique (mco et pièces)