CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

Le Burkina Faso plaide en faveur d’une « coalition internationale » antiterroriste pour le Sahel

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53 contributions

  1. jyb dit :

    – Les « stratèges » djihadistes ont un coup d’avance. Ils ont bien compris que le djihad qui n’est rien d’autre que l’instrumentalisation de la religion pour accroitre leurs pouvoirs a atteint ses limites et qu’ils ne déborderont pas leur bassin naturel sur ce seul instrument. D’où l’ethnicisation des conflits pour dépasser la barrière religieuse.
    ( @alabatros24 le bénin n’est un pays musulman, 25% de musulmans au bénin)
    Et s’il y a bien une majorité de musulmans au bf, ce n’est pas le cas au togo, ghana, cote d’ivoire…
    – comme le rappel régulièrement @contractor, tous ces chefs islamistes qu’ils soient franchisés daesh, aqmi ou ansarou ont été à un moment ou a un autre dans la même mouvance (souvant le mujao) donc ne pas attendre une guerre fratricide à ce niveau là. Bien au contraire, ils semblent que la pression de barkhane les ait plutôt rapprochés.
    – Le ressucité d’entre les morts amadou kouffa reste discret, c’est le cadi d’aqmi abder rahman al sahnaji qui reprend la com institutionnel. Dans un audio, il a repris grosso merdo le texte du calife mais avec le cachet d’aqmi. Les choses sont claires.

    • Raphael dit :

      @jyb
      A vrai dire toutes ces statistiques religieuses sont probablement un peu à côté de la plaque… Une grande partie des Chrétiens et Musulmans d’Afrique ont en même temps des croyances animistes. Le gris-gris protège le musulman au quotidien et le chrétien ce rend auprès du marabout afin de se faire protégé de sort maléfiques! Les contes ancestraux ont intégré Dieu au histoires d’esprits. C’est d’ailleurs en Afrique que j’ai pour la première fois entendu un musulman parler de Dieu, et non pas d’Allah. Du coup je doute que cette mixité des croyances est prise en compte pour ce genre de statistiques.

      • Céphée dit :

        « Dieu » et « Allah » sont le même mot dans deux langues différentes.
        D’ailleurs, ces deux mots désignent le même dieu.

        • Raphael dit :

          @Céphée
          Cela m’est bien connu, c’est juste assez rare de voir des musulmans parler de Dieu, étant donné entre autre que la suprématie de la culture et de la langue Arabe en Islam est très présente. Le nombre de personne toutes confessions confondues qui ignorent voir refusent d’admettre que juifs, chrétiens et musulmans partagent le même Dieu est impressionnant. J’ai simplement été surpris que ce soit en Afrique de l’Ouest que j’ai pu observer cette mentalité pour la première fois. Mais cela date d’un petit moment maintenant.

          • Vinz dit :

            Ces religions sont trois monothéisme, donc en parfaite logique, objectivement [ie au regard de l’objet] elles s’adressent (ou « partage » si vous voulez) au même Dieu. Cependant l’idée que ces religions se font de Dieu n’est pas du tout la même. Allez parler d’un Dieu trinitaire à un Musulman ou un Juif, et il n’aura aucune idée de ce que cela signifie. Ce qui est pensable pour un chrétien ne l’est pas pour d’autre.
            .
            Ensuite « Dieu » est une appellation générique (pensez au Dieu des philosophes, là encore rien à voir avec le Dieu chrétien). Comme la racine « El » (ie Elohim – El Olam) pour le désigner en langue sémitique, désigne toute sorte de divinités.

      • jyb dit :

        @raphael
        c’est bien une des clefs du problèmes. L’islam maraboutique endogène africain est une hérésie pour les salafistes. L’islam djihadistes est exogène à ces zones. Ce à quoi nous sommes confronté c’est à 40 ans d’endoctrinement par les pétrodollars du golfe qui ont ouvert des école coraniques, subventionnés des associations et confréries radicales sous couvert d’aide au développement.
        La seule nuance à apporter est boko haram qui se revendique d’un ancien califat historiquement fondé.

        • Vinz dit :

          Tss tss vous parlez ici de nos alliés contre le terrorisme 😉

        • Raphael dit :

          @jyb
          Oui malheureusement c’est une terre fertile pour ce genre d’école au vu de la bien maigre structure d’enseignement publique, quasi-inexistante dans le monde rural.
          D’ailleurs les fausses écoles coraniques sont un réel fléaux. Les maîtres passent de village en village et font des promesses au parents d’une éducation pour leurs enfants et par conséquent d’une vie meilleure pour . Une fois enrôler, les enfants sont laissé à la rue toute la journée et doivent mendié avec les fameuses conserves de tomate autour du bras. Le soir le maître fait apprendre par coeur le coran en arabe et à l’oral au enfants. Non seulement ces pauvres gosses ne reçoivent aucune éducation digne de ce nom, mais en plus il n’ont même pas l’éducation religieuse promise à leur parent puisque il même si ils savent réciter le coran en arabe par coeur ils ne comprennent pas l’arabe. Problème que j’ai observé tout particulièrement au Burkina.

          • Vinz dit :

            On ne leur demande pas de comprendre ce qu’ils lisent, cela n’a aucune importance ; on leur demande précisément de réciter/psalmodier parfaitement. C’est la signification même de « Coran », récitation.

        • Contractor dit :

          Il faut un peu nuancer. En effet, de nombreux membres de fractions/tribus dites maraboutiques ont rejoint les salafs (des Daoussahaks notamment). D’autre part, il existe dans la tendance soufi 2 courants – ou sectes – a tendance djihadiste : Qadiriyya et Tijâniyyah.
          Au 18eme et 19eme, il y avait des califats/emirats/djihads partout en Afrique de l’Ouest (Fouta Djallon en Guinee, Sokoto au nord Nigeria dont la limite Ouest etait Dori au BF, 3 emirats Peuls le long de l’actuelle frontiere Niger – BF, Macina au Mali), menes par des Peuls – car ces derniers avaient le controle du commerce et de l’elevage et etaient donc aises, ce qui leur permettait d’envoyer leurs fils etudier dans le centre du savoir qu’etait la mosquee Qadiriyya de Tombouctou. Ils etaient donc erudits de l’Islam et donc legitimes pour mener un djihad. Les populations ont donc deja vecu cela et une majorite l’accepte.

          Mais le point le plus important est que ces djihads sont apparus a chaque fois qu’il a fallu s’opposer a une autorite corrompue et clivante… Ainsi, on peut aisement predire que le prochain gros point d’implantation des radicaus sera le centre de la Guinee, la-meme ou etait le Fouta Djallon.

    • Castel dit :

      Jyb
      Quand on examine attentivement la façon d’agir de daesch aujourd’hui, par rapport à al quaida dans le passé, on se rend compte d’une chose :
      al quaida provoquait des attentats contre les Américains et les Occidentaux en fonction des opportunités un peu partout, mais surtout dans le monde musulman.
      Il n’y avait aucune volonté apparente de territorialité de leur part, mais simplement de faire parler d’eux le plus possible, pour probalement succiter des vocations à travers le monde, et de trouver le moment venu des relais locaux, leur permettant de provoquer des attentats lorsqu’il y avait une opportunité….
      Avec daesch, c’est tout le contraire, il y a une volonté évidente de sans cesse essayer de créer des « fiefs » à partir desquels ils essayeront de fortifier et accroitre leur présence dans la région.
      De mon point de vue, cette stratégie a été élaborée durant les longs mois d’existence du « califat » Syro-Irakien.
      Car , dès qu’ils ont compris qu’il ne pourait pas exister longtemp devant les coups de boutoir de la coalition, il ont eu tout le temps de mettre en place une solution de remplacement.
      Il me parait donc quand même préférable d’essayer d’ « émietter » le plus possibles ces mini-fiefs, plutôt que leur laisser le temps -une fois de plus- de s’organiserpour la prochaine étape !!

  2. nimrodwing dit :

    Il est évident malheureusement que Barkhane manque de moyen et ne peu lutter seul efficacement contre ces groupes terroristes sur un tel territoire.
    De l’autre coté le G5 manque encore plus de moyen et n’offre aucune garantie de bon fonctionnement, l’Onu qui n’est bon qu’a valider des décisions politique et sa composante armée n’a aucun crédit militairement.
    Un coalition oui pourquoi pas, mais quel pays souhaiterait envoyer des troupes pour participer a cette coalition ?
    Nos voisins européens ? les états unis ? quand on voit le résultat du G5 on a du mal a se projeter sur une véritable alliance africaine qui fonctionnerait.
    A qui on en donnerait le commandement ?
    Personne ne souhaite vraiment mettre les pieds militairement dans cette région, ni les ricains ni nos voisin d’Europe et pourtant ça nous concerne également a long terme si nous laissons les jihadistes s’étendre sur le continent africain.

  3. Fanderson dit :

    A part la France, qui a le courage politique et financier de déployer des pax ??
    Les FS ne peuvent pas tous régler et l’Adt n’a plus de fric. Perso je pars à Ménaka et g pas d’eotech ni de pirat pour mon hk donc je pars en famas inf à l’ancienne à g oublié g pas de 328/350 pour mon équipe donc on fais quoi:pas grand chose donc le Burkina attendra. Croche et tient.

    • nimrodwing dit :

      Seule la France a ce courage malheureusement !
      Bon courage a toi et aux frères d’armes également.

    • Polymères dit :

      Si demain les américains décident d’envoyer 10 000 hommes au Mali pour lutter contre le terrorisme, comment le prendriez vous et comment verriez vous notre engagement? Vous applaudirez ou alors vous critiquerez ? Une chose me dit que ce serait le deuxième cas…

    • Polymères dit :

      Concernant le HK et le Famas, on est effectivement dans une phase de transition, il est important de le comprendre et ne pas faire passer ce temps de changements comme un problème, tous les HK recevront leurs optiques.
      Que l’ancienne génération sur rail otan ne sont pas adaptables sur rail picatinny c’est une réalité, mais en vous lisant on a presque l’impression que parce qu’il y a eût les premières livraisons de HK dans votre régiment, le Famas deviendrait presque honteux de l’avoir, c’est un peu jouer à l’effet de « style » bien plus qu’autre chose.
      Oui pendant quelques temps il y aura une double utilisation entre l’ancien et le nouveau, comme il y aura un double usage du VAB avec le VBMR, tout ne se fait pas livrer en 24h et ce n’est pas du tout une question de fric, arrêtez donc de faire passer cette phase de transition comme si ça serait un déficit que l’armée n’aurait pas les moyens de résoudre et obligerait d’utiliser du vieux matériel, c’est faux, car les commandes ont été faîtes, de nombreux régiments sont livrés, certains en priorité et je suppose que vous, vous venez d’un régiment qui est plus dans le soutien, la logistique.
      Mais ne vous inquiétez pas, comme beaucoup qui pensent aller à la guerre, vous allez rentrer sans avoir tirer un coup de feu.

      • jyb dit :

        @polymères
        Là vous déconnez. A priori @fanderson est un pur fantassin, et comme beaucoup qui ne sont pas aller à la guerre vous deviendrez mûrement reflechir vos propos avant de l’ouvrir. La question n’est pas d’aller cartonner à tout va, la question est d’avoir le meilleur matériel possible pour remplir sa mission avec serenité et confiance.
        C’est peut etre purement subjectif sur un blog mais le moral et la confiance sur le terrain c’est du concret.

        • Polymères dit :

          Comme beaucoup qui ne sont pas aller à la guerre? J’ai ma carte du combattant et vous?

          Fanderson est un militaire mais assurément il n’est pas un fantassin. Un fantassin en France, c’est le félin, s’il n’a pas le félin, c’est qu’il n’est pas fantassin et s’il n’a pas le Famas félin ou revalorisé c’est que son régiment n’est certainement pas un régiment de première ligne (le famas « infanterie » n’est plus d’usage dans l’infanterie, hormis peut-être dans les CCL)
          Sa mission sera t-il le combat ou sera t-elle plus technique et logistique? Car avoir le meilleur matériel possible pour remplir la mission passe déjà par connaitre son rôle, sa place. A partir de là on peut établir s’il est nécessaire d’avoir le meilleur fusil avec le meilleur équipement pour la mission en expliquant pourquoi un Famas avec de l’équipement qui n’est en rien handicapant. On a toujours fait avec cet équipement, mais l’effet de changement avec l’arrivée de la nouveauté (hk416) fait que pour notre ami fanderson, il enrage de ne pas utiliser la nouveauté et pense que l’ancien est devenu du jour au lendemain de la merde mais s’il n’y aurait pas ce renouvellement, il n’aurait même pas poster ce commentaire. Alors oui, il y a encore des unités qui traîneront l’ancien plus longtemps que d’autres, mais c’est justement un choix en fonction de la mission de chacun, un régiment du soutien n’aura pas la même priorité qu’un régiment d’infanterie, mais ils ne seront pas pour autant oublié.

          Vous me dîtes qu’un Famas infanterie avec un aimpoint (voir j4), un pirat est un mauvais matériel incapable de remplir la mission, moi je vous dis que non et que pour des unités dont la mission principale n’est pas le combat, la nécessité du « neuf » n’apporte rien de plus. Il rentrera, comme l’immense majorité de ceux qui vont la bas, sans avoir tiré un seul coup de feu, car le terrain malien est ainsi, en dehors d’une mine, les actions de feu seront portées par les aéronefs et par les FS ou des groupes commandos.
          Et si fanderson est démoralisé par ce qu’il n’a pas le tout neuf HK dans ses mains, qu’il n’a pas confiance de partir avec un Famas, c’est qu’il y a un gros problème.
          Alors oui, pour certains ils pourront partir tout de suite avec ce qu’ils ont, d’autres attendront un peu plus longtemps, mais il faut savoir que le renouvellement n’oublie personne, il y a juste un ordre de livraison couplé à un délai de livraison à prendre en compte.
          Ne sous-estimez pas Jyb l’effet de « style » qui existe dans nos armées ou l’on veut ce que les autres ont, ou l’on cherche le meilleur avant de comprendre que ça ne change pas grand chose au final.

          • jyb dit :

            @polymères
            non, je dis simplement que votre formulation est à mon sens irrespectueuse à l’égard d’un garçon
            qui va faire son boulot/accomplir sa mission.

          • Piliph dit :

            Le propre de la « petite guerre » est de s’attaquer aux points faibles des armées régulières, i.e les unités logistiques, et non pas aux unités aguerries de mêlée. Cf. Afghanistan et ailleurs. Votre argument est donc assez faible.

          • Polymères dit :

            Piliph
            Justement le Sahel n’est pas l’Afghanistan, beaucoup trop font la comparaison. Non au Sahel, l’ennemi n’attaque pas nos forces directement comme en Afghanistan, tout juste qu’il fait des attaques indirectes très limités (mines, attentats suicides). Les points faibles chez qui s’attaque l’ennemi, ce n’est pas les points faibles de nos forces, mais les points faibles de la Minusma et des armées locales. Et quoi qu’on en pense, nos convois logistiques au Mali ne sont pas du tout des points faibles, car généralement ils sont massifs, plusieurs dizaines de véhicules et ils sont accompagnés par des unités de mêlées. Vous pouvez bien regarder toutes les actions ennemies et dîtes moi combien de camions ont été touchées par rapport à des blindés?
            A quand remonte la dernière attaque contre un convoi logistique? A quand remonte la dernière perte d’un véhicule de la logistique par une action ennemie?
            Mais j’attends toujours l’argument du pourquoi avoir un FAMAS handicaperait sa mission par rapport à un HK416? Il ne tire pas droit? Le viseur point rouge serait différent d’un nouveau modèle? Encore que s’il partirait en lisse, avec 2 chargeurs aux lèvres pétées, je pourrai comprendre, mais là non, il s’agit juste d’une frustration de ne pas avoir la nouveauté, mais cela n’handicape pas sa mission ou sa capacité à répondre.

            Il n’y a aucun manque de respect, aucune faiblesse d’argumentation, je dis des vérités car je connais bien cette mission et je connais beaucoup de monde qui y vont et qui me racontent toujours la même chose et ce n’est pas les mêmes récits que l’Afghanistan. Fanderson quand il rentrera, fera son retex et il dira combien de fois il a utilisé son arme.
            La vision qu’on a de Barkhane ici et la réalité sur place est bien différente, ici on reste encore largement à penser que c’est comme en Afgha, que ça tire au quotidien dans des accrochages, on pense encore que c’est encore comme les premières semaines de Serval, mais non, si tu n’es pas dans les FS ou un commando, tu ne risque pas de tirer un coup de feu, même si le risque de rouler sur une mine reste une menace commune. Cela ne veut pas dire qu’il faut y aller en claquette, il faut juste savoir son quotidien, le dire n’est pas un mépris et tous ceux qui sont allés la bas le sait. Donc je le redis, surjouer une incapacité à bien mener sa mission par ce qu’il y va avec un FAMAS équipé d’optique et non un HK416 qui attends encore de recevoir les optiques commandés c’est du n’importe quoi, c’est pas ça qui en fera un moins bon combattant.

          • jyb dit :

            @polymères
            Sur les 15 dcd français de Barkhane, plus de la moitié viennent des armes de soutien ( service des essences, 511e régiment du train, 515e régiment du train, 6e régiment du génie, 14e régiment d’infanterie et de soutien logistique parachutiste, service de santé des armées…) et « seulement »
            2 FS.
            Le point commun entre le sahel et l’afghanistan est justement dans toutes les missions d’appui et de soutien.

      • PK dit :

        « ce n’est pas du tout une question de fric, »

        MDR, après nous avoir seriné que le remplacement du FAMAS était impératif, parce que le surcoût (engendré par une gestion catastrophique au fil des années) était insoutenable, avec le sempiternel exemple du chargeur hors de prix, maintenant on a la version : ça n’a rien à voir avec le pognon.

        Si l’armée n’est pas capable de se faire remplacer en deux ans tous les FAMAS en service, alors il ne fallait pas pleurer pour les faire remplacer, mais bien pour les améliorer.

        Ça prouve bien que ce n’est qu’une histoire de fric, on fait durer… pour produire longtemps. Le remplacement est prévu sur dix ans, ce qui prouve bien ce que j’avance. Aucune urgence !

        Les seuls cocus sont les soldats, comme d’hab.

        On voue remercie d’avoir participé…

        • Polymères dit :

          Le remplacement du Famas devait se faire et il se fait. Qu’il soit cher à soutenir est une réalité qui n’enlève en rien son pouvoir d’utilisation en opération.

          Oui, ça n’a rien à voir avec le pognon car les commandes sont faîtes et ne sont plus à faire. Qu’il y ait un temps de trnasition est normal, inutile de faire comme si ça serait anormal d’attendre quelques années pour remplacer un matériel, dans quelle armée du monde on remplace en 2 ans l’armement individuel principal? De plus rappelons que ce n’est pas l’armée qui décide des capacités d’un industriel et prétendre qu’on fait exprès durer pour produire longtemps, c’est oublier que la production est en Allemagne et que la livraison se fait sur 8 ans et non 10.
          Personnes ne critique l’HK-416 et regrette le Famas, l’urgence du remplacement n’est pas une urgence immédiate suite à une indisponibilité, mais bien une urgence à lancer le programme de remplacement car justement il ne se fait pas en 2 ans et qu’il faut prévoir sur le long terme.
          Maintenant que le remplacement du Famas se fait, son soutien devient largement moins compliqué et moins onéreux car on cannibalise largement ceux qui sont retirés du service. Il ne faut pas prendre cela comme la preuve que le soutien n’était pas coûteux et qu’il était bon de continuer avec encore quoi 10, 20 ou 30 ans?
          Améliorer le Famas, comme il l’a déjà été fait avec le Famas félin ou revalorisé ne va pas plus vite et s’avère même plus cher que recevoir des Hk-416 neuf, sachez le.
          Sur le long terme, le maintien du Famas n’est pas viable financièrement et se spossibilités d’évolution et d’adaptation limités (le Famas revalo par exemple n’est pas formidable comme amélioration, il permet d’avoir un rail adapté aux nouveaux optiques, mais ça le déstructure bien et il n’est pas pratique).
          Oui un Famas reste un Famas, c’est une arme comme une autre, mais c’est bien son soutien, son absence d’évolution et ses obsolescences par rapport à l’évolution des besoins et des équipements qui rend largement préférable un remplacement.
          Il faut renouveler l’équipement, arrêtons donc cette nostalgie à prendre la nouveauté comme une inutilité coûteuse en pensant qu’on ferait mieux de durer avec de l’ancien en s’imaginant que c’est moins coûteux et que si jusqu’ici on a fait avec c’est que par ce que c’était adapté. Non c’est comme le VAB, on peut bien entendu dire qu’on fait avec aujourd’hui et qu’il est toujours bien pour nos opex, mais ce serait nier la vétusté du parc handicapant sa disponibilité, ce serait nier que ça fait au moins 20 ans qu’il n’est plus adapté. Certains se disent que pour faire le travail du Vab, avoir ses capacités, il faut des Vab neufs, mais non, bien au contraire.

          Le Famas fera sa transition avec le Hk-416, ça ne veut pas dire que ceux qui utiliseront le Famas se retrouvent en difficulté pour exécuter sa mission et tirer par rapport à celui qui a un Hk-416. Un fusil c’est une chose simple, Famas ou HK ça ne change pas grand chose, c’est celui qui tient et utilise l’arme qui change tout. On peut faire une différence entre un Famas lisse sans optiques avec un Famas avec ses optiques, mais cette différence se fait aussi bien avec le HK416.

          Il est certain que fondamentalement, avoir un nouveau fusil ne va pas changer grand chose en dehors de l’aspect et de sa modularité permettant d’incorporer un nouveau style d’optique qu’on fixe sur rail et non via les modules « otan » qui sont déjà un sérieux plus qu’on ne voyait pas il y a quelques années dans les unités de soutien (ils ont récupérés les famas infanterie avec l’arrivée du Félin), avant ils étaient en lisse, sans optiques.
          Là avec le HK-416, toutes les armes pourront recevoir des optiques et toutes les armes auront au minimum un aimpoint.
          Il n’y a aucun « cocus », seulement des soldats impatients ou déçus de ne pas pouvoir utiliser pour leur prochaine opex, la nouveauté, ce qui ne fait pas de leurs famas une sous-arme handicapante pour leur mission

    • jyb dit :

      @Fanderson
      !!

  4. Auguste dit :

    « ..des fléaux qui doivent être traités avec la même détermination que celle qui a prévalu en Irak et Afghanistan »:avec les résultats qu’on connait.Et une fois la « coalition internationale » débarquée,on crie à la colonisation et on multiplie par trois ou quatre les effectifs des barbus,qui auront un motif bien plus rassembleur que le drapeau du djihadisme .

  5. MAS 36 dit :

    Je le trouve un peu gonflé M. GUTERRES. Son constat est clair et sans équivoque. Le G5 Sahel n’existe que sur le papier. Les problèmes de logistique ? Oui , mais qui est surpris vu l’état de déliquescence de ces pays. Leurs armées .. Des fantassins montés sur pick-up, et terminé. La MINUSMA 13000 hommes pour quoi faire ? Rien.

    L’analyse est bonne , sècheresse, démographie galopante, pas de perspective d’avenir pour la jeunes, trafics en tout genre , groupes djihado-maffieux. Mais que propose-t-il ? C’est son rôle pourtant.

  6. vrai_chasseur dit :

    Une coalition ne résoudra rien sur le long terme.

    Le djihadisme sahélien ne recherche que le pouvoir territorial local afin d’en capter les flux économiques, lesquels sont souvent issus des trafics illicites.
    Ce territoire de pouvoir est appelé ‘califat’ pour faire ‘comme si’, mais ce mot est importé et sonne creux pour les populations. En Afrique on parle plutôt de villages.
    La seule qualité qu’on peut reconnaître à ces djihadistes, c’est d’être de bien meilleurs sociologues que les états qu’ils combattent : en fins connaisseurs des tensions sociales locales, souvent parce qu’ils viennent tous des mêmes têtes de groupes dissidents au pouvoir établi, ils saisissent parfaitement les conflits inter-communautés, parfois séculaires -qui ne sont pas nécessairement inter-ethniques-. Ils arment (littéralement) ces tensions afin de constituer une force de conquête du pouvoir.
    L’Islam est totalement secondaire : il n’est utile que comme système administratif, pas comme religion, pour se substituer à 2 incapacités majeures de l’état : incapacité à faire régner l’ordre et la sécurité au niveau rural, et inaptitude totale à faire appliquer ses propres lois administratives. On y met opportunément la charia à la place.
    Ce faisant, on répond à 2 des attentes les plus fortes des populations rurales africaines : une sécurité et une justice. mêmes si la charia est plus expéditive, elle comble un vide et est ressenti comme un ‘mieux que rien’ par beaucoup.
    Au Sahel, par exemple l’administration rurale se résume à arbitrer l’accès territorial et cadastral aux ressources rares : accès aux puits d’eau, accès aux pâturages et droits de passage pour la transhumances des troupeaux, droits sur les terres agricoles. Dans tous le bassin nigéro-congolais, jusqu’aux confins du Sahara, le conflit réel est pastoralisme nomade vs agriculture sédentaire. Ensuite, on le déguise en conflit ethnique comme on veut, Peuls vs Dogons etc.

    Les djihadistes sahéliens sont en fait des « pirates sociologues ». Pour asseoir leur pouvoir, ils arment les tensions sociales nées d’un état inexistant en zone rurale. Avec cette logique ils vont très facilement gagner l’Afrique ‘prospère’, l’Afrique de l’Ouest.

    Tant que ces états africains ne seront pas aidés fermement sur l' »enforcement » de l’administration et la sécurité en zones rurales, les vraies racines des tensions sociales, celles-ci seront toujours facilement instrumentables – et systématiquement instrumentées.
    Et on peut bâtir toutes les coalitions militaires que l’on veut, ça sera comme passer la débroussailleuse rotofil : on rase fort, ça paraît net sur le coup, mais la mauvaise herbe repousse dès qu’on range la débroussailleuse au garage.

  7. Géo dit :

    Une « coalition internationale », il serait bon de préciser qui en serait : tous les pays africains peuvent s’y mettre pour renforcer le G5 Sahel qui deviendrait le G 55 (il y a 55 pays en Afrique).
    Mais quelque chose me dit qu’encore une fois les Africains attendent que les secours viennent de l’extérieur. Dans ce cas ils ont tort.
    .
    Comparons : dans les années cinquante, personne ne donnait cher de l’avenir de l’Inde. Quant à l’avenir de la Chine, il était seulement du domaine du rêve. Les conflits et les massacres allaient bon train.
    Pourtant ces deux continents se sont sortis du marasme où ils se trouvaient. Comment ont-ils fait ? Pas comme l’Afrique aujourd’hui.
    .
    D’abord l’Inde et la Chine se sont organisées avec volontarisme et n’ont compté sur personne d’autre que sur elles-mêmes. Au contraire les Africains aujourd’hui ont le tort de roupiller tout en répétant, dans leur somnolence, que leurs malheurs sont de notre faute. Ils se disculpent en accusant la colonisation qui fut pourtant la période la moins conflictuelle, la plus organisée, de l’histoire africaine. Puis, à mesure que l’excuse coloniale devient trop vieille pour être crédible, ils accusent les intervenants extérieurs qui répondent à leurs appels (encore nous).
    .
    Dans leur idée les Africains ne sont pas responsables de leur marasme. Ils croient, peut-être de bonne foi, ne pas être coupables. Par conséquent dans leur conception des choses nous leur devons tout : l’aide chez eux et l’accueil chez nous. Par conséquent dans leur logique, peut-être de bonne foi mais plus probablement par paresse et par individualisme assumés ils préfèrent vivre, riches ou pauvres, en Europe que vivre dans le bololo africain. Alors ils ne font rien pour tenter d’améliorer la situation collective : les Etats appellent au secours, encore et toujours, les forces vivent émigrent par avion ou par radeau, chacun selon ses moyens en laissant ceux qui restent se débrouiller.
    .
    Les Africains se confortent eux-mêmes dans leur passivité parce qu’ils s’imaginent que nous avons besoin des ressources minières africaines : celles-ci, croient-ils, leur garantissent notre dévouement intéressé pour l’éternité. Mais ils feraient bien de se réveiller pour ça aussi. Leurs ressources minières, il y a les mêmes partout ailleurs, sans populations à problèmes en surface, donc beaucoup plus accessibles.
    .
    Pour se rassurer les Africains rêvent notamment de nous voir dépendants à l’uranium. Mais ils devraient savoir que l’on trouve de l’uranium partout autant (et même plus) qu’il nous en faut : en Australie, au Canada, en Russie, au Kazakhstan, dans les fonds marins. Partout. Les Africains devraient comprendre que le temps joue contre eux pendant qu’ils dorment parce que nos sociétés hautement technologiques auront de moins en moins besoin de ces ressources énergétiques : la technique EPR donnera de l’électricité autant qu’il nous en faudra, produisant elle-même son propre combustible. La fusion nucléaire prendra la suite. Sans oublier toutes les perspectives photovoltaïques avec la pérovskite dont les propriétés ont été découvertes en 2011. Les biocarburants sont désormais d’usage courant.
    .
    A mesure que le temps passe et que notre technologie progresse les hydrocarbures deviennent peu à peu une énergie d’importance secondaire sinon marginale.
    .
    Les Africains feraient bien d’arrêter de rêver et devraient faire une analyse sérieuse de leur situation comme en des temps pas si lointains firent les Indiens et les Chinois : alors que presque personne ne croyait en leur avenir dans les années soixante, ceux-ci ont pris leur destin en main. Ils ont freiné leur démographie galopante et ce fut le début de leur développement. Ce fut difficile mais efficace. Mais avant ça, ils ont commencé par comprendre qu’ils ne devaient compter sur personne.
    .
    Si nous voulons aider l’Afrique, il faut commencer par faire comprendre aux Africains qu’ils doivent cesser de compter sur nous.
    Coalition internationale ? Mais bien sûr : montrez-nous comment vous faites par vous-mêmes.

    • Fred dit :

      @ Géo
      « la colonisation qui fut pourtant la période la moins conflictuelle, la plus organisée, de l’histoire africaine » ?

      Afrique 50, de René Vautier, une autre vision des choses :
      https://vimeo.com/151002021

    • Fred dit :

      @ Géo
      Tu raconte des blagues, sur l’EPR et la pérovskite (en plus de la colonisation soit disant « heureuse ») :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Réacteur_pressurisé_européen#Améliorations_des_performances
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pérovskite#Utilisations_photovoltaïques

    • Plouc putatif dit :

      Fred prétend contredire Géo mais au contraire il fournit des liens qui confirment les arguments de Géo.
      Ces liens confirment que la période coloniale fut une époque positive pour l’Afrique : ce ne fut pas « un crime contre l’humain » comme l’affirment les cuistres. Les liens fournis par Fred confirment aussi la position de Géo sur les énergies nouvelles que nous maîtrisons en dépit des oppositions idéologiques qu’elles suscitent.
      Il suffit d’aller voir ces liens.
      .
      Mais  »Fred » est coutumier du fait. Ce pseudo est fréquent sur ce blog : peut-être plusieurs intervenants utilisent-ils le même pseudo. Quoi qu’il en soit l’on constate, à chaque fois qu’un  »Fred » intervient, qu’il est à côté de la plaque.
      .
      Alors l’on doit supposer que l’on a affaire à des  »Fred » qui n’ont rien à dire mais veulent absolument dire quelque chose pour se donner l’impression d’exister : contredire sans argumenter (ces liens fournis par ce Fred ne sont pas des arguments) est le plus facile moyen de participer. Problème existentiel, donc.
      Sinon l’on a tout simplement affaire à des  »Fred » qui savent lire mais ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Des illettrés fonctionnels, donc.

      • Fred dit :

        @ Plouc putatif
        ????? Chacun se fera une idée sur ce qui me semble une contradiction absolue avec les dires de Géo …
        Pas besoin de ton aide « amicale » (en forme de Logorrhée creuse et inutile) :o)

  8. Etrillard Thomas dit :

    Projection un peu naïve: Si l’Afrique de l’ouest va connaître une explosion démographique de la trache d’âge 15-35 ans dans les 30 ans qui viennent, si cette ce boom démographique s’accompagne d’une victoire disont  » sociologique » des idées de jihadisme, salafistes ou wahhabites, nous allons donc nous retrouver avec une population homogène idéologiquement ou du moins pilotée idéologiquement par de nouveaux talibans? Une sorte de refonte de la population dans une révolution islamique africaine? N’est-il pas temps pour nos dirigeants et leurs dirigeant de laisser la paroles à tous ces peuples et ethnies: quelle est leur vision du jihad? sont-ils prêts à le combattre oo à vivre dans un futur Califat? Préfèrent-ils un état islamique financé par les pétro-dollars? les Etats et populations sont-elles prêtes à des levées en masse pour lutter contre cette idéologie? le moment est venu d’écouter cette population. Pour eux, pour nous et ainsi élaborer une politique claire et net au sahel. Comien de temps la France tiendra-t-elle? Combien de temps avant que les nations unies ne s’accomodent d’un Califat africain qui fera régner l’ordre sur un dar al islam « libéré »? Comme citoyen je pense que notre stratégie globale doit changer et je me place dans une vision économique kuste et égalitaire quant au rapport entre l’Afrique et l’Europe.

  9. Plusdepognon dit :

    Nous avons discuté des milliers de fois sur Barkhane.
    La solution ne sera pas que militaire et la France ne peut pas tout résoudre des problèmes de cette région du monde, surtout quand autant d’acteurs s’amusent à la contrer. Et que les problèmes locaux sont amplifiés par le climat, l’argent et les mercenaires. Ainsi que par l’absence de gouvernance. Mais visiblement c’est une mode qui arrange beaucoup les affairistes vu son succès.
    http://www.lefigaro.fr/international/au-sahel-l-operation-barkhane-est-bridee-faute-d-allies-20190513
    Tout simplement.

  10. Plusdepognon dit :

    Seule une armée vivant au sein de la population peut contrer une guérilla.
    Il y a un travail de renseignement, de police et d’investissement de l’Etat par le biais d’administration (éducation, soins, justice, investissements dans les infrastructures,…) qui ne peut pas être de la seule responsabilité d’une armée étrangère et peu nombreuse.
    https://www.penseemiliterre.fr/des-marines-americains-au-c-ur-des-populations-l-experience-des-combined-action-platoons-au-vietnam_114082_1013077.html
    L’histoire bégaie…

    • Fred dit :

      @ Plusdepognon
      Dans l’absolu, tu as raison, mais …

      Cette stratégie de défense locale des populations a été mise en œuvre par la France en Indochine.
      Union française : 190 000 soldats, Auxiliaires locaux : 55 000 État du Viêt Nam : 150 0008
      Bilan après la défaite : Union française 75 581 morts, 64 127 blessés, 40 000 prisonniers ; État du Viêt Nam :
      419 000 morts, blessés ou prisonniers.
      Pas mieux pour les américains.

      Stratégie mise en place en Algérie
      470 000 soldats (maximum atteint et maintenu de 1956 à 1962) + 90 000 harkis ; 3 000 000 d’Algériens déplacés (sur une population de 10 000 000)
      Bilan après la défaite : 25 600 soldats français morts, 65 000 blessés 50 000 Harkis morts ou disparus.
      13 722 victimes civiles européennes dont 2 788 tués, 7 541 blessés et 3 393 enlevés ou disparus.

      RQ 1 : Les structures étatiques (y compris éducation) sont effectivement quasi inexistantes dans la partie sahélienne du Mali. Fonctionnaires trop peu nombreux, mal et souvent pas payés (instituteurs), menacés par les « djihadistes ». [des guillemets, car leurs motivations sont bien plus floues et complexes]
      RQ 2 : les « djihadistes » au Sahel se comptent en … milliers (ce qui relativise la difficulté)
      RQ 3 : Une difficulté supplémentaire dans la région est indiqué dans l’excellent post de Vrai_chasseur juste au dessus : le conflit d’accès aux ressources entre nomades et sédentaires, catalysé par la crise hydrique qui ne pourra que s’amplifier et s’étendre à l’avenir.

  11. Carin dit :

    Nous sommes seuls au sael… certains pays nous donnent un coup de mains logistique occasionnellement, mais c’est tout. La vraie question est : qui œuvre en sous-mains pour qu’il en soit ainsi? Qui a intérêts à ce que nous restions seuls? Qui veut que l’on s’embourbe dans cette région?
    Qui a fait le discours de ce monsieur pour qu’il nomme Irak et afgha, les deux seuls repoussoirs efficaces ?
    Voilà où j’en suis de mes reflections.. cette situation est tellement anormale qu’elle en devient suspecte à mes yeux.

    • Fred dit :

      @ Carin
      À part les « djihadistes », je ne pense pas que grand monde veuille que nous nous embourbions au Sahel.
      L’Arabie Saoudite, voir le Soudan, pourrait logiquement le vouloir, mais ne me semblent pas avoir les moyens d’intervenir dans la partie militaire et encore moins diplomatique (ce serait risqué pour eux : cela dépasserait les bornes admissibles). Par contre, il est sûr que le financement saoudien d’écoles coraniques réactionnaires y participe très surement, cela depuis belle lurette.

      Non, je crois que c’est un manque de vision et de volonté, tout simplement.

  12. Henri MARTIN dit :

    l »Afrique noire demande aux européens de les protéger des guerres civiles, religieuses, ethniques et intestines qui ruine le continent, une façon d’être de nouveau colonisé en dénonçant la colonisation historique responsable de cet état de fait !!! C’est pdt cette colonisation que l’Afrique est sortie de l’âge de pierre et elle y retourne actuellement en amenant les mêmes conséquences en Europe par le biais de ces migrants.

    • Fred dit :

      @ Henri MARTIN
      Ah non, au début de la colonisation, la majeure partie de l’Afrique n’en était pas à « l’âge de pierre », avait dépassé le néolithique, et en était à l’âge du fer, comme nous : c’était avant la révolution industrielle !

      Qui peut prédire ce qu’aurait été l’avenir de l’Afrique sans l’esclavage qui l’a décimée en la privant des ses forces vives, de ses structures sociales, de son organisation de ses méthodes agricoles, formatées aux besoins des colons et du coup son acculturation … ?

  13. helaine jean pierre dit :

    «  » »… Mais son mandat ne l’autorise pas de mener des opérations anti-terroristes. » » »
    Voilà , tout est dit en quelques mots, n’allons pas plus loin.

  14. Breer dit :

    Le continent africain est au bord du gouffre, en grande partie due à une démographie démesurée,(et le tabou portant sur les habitudes sexuelles, on sait comment sont crée les enfants non ?!).La majeure partie des populations perdurent dans l’ analphabétisme, avec une éducation cognitive et technologique extrêmement peu développée, des conflits ethniques religieux et sociétaux armés incessants, des dirigeants et systèmes de pouvoir corrompus, dépassés, une absence d’industries gérées de manière autonomes (sans les sociétés non africaines), la destruction des espèces animales.
    L’émigration de ces milliers de jeunes gens n’est pas prête de s’arrêter, c’est tout simplement
    évident.

    • Fred dit :

      @ Breer
      Tu as une vision misérabiliste de l’Afrique, continent qui n’est pas globalement « au bord du gouffre », mais dans un processus de développement normal. Il y a, c’est vrai, des zones très défavorisées dans beaucoup de pays africains, dues au découpages de salaud des colonisateurs, des pays crées ex-nihilo en ne tenant aucun compte des réalités économique – si ce n’est à leur profit – linguistiques, ethniques, culturelles … Ou plutôt, en en tenant compte de manière machiavélique, pour affaiblir leurs potentiels et les mettre sous leur coupe réglée.

      Quand à ses « conflits armés incessants », il faut balayer devant notre porte et se souvenir des deux guerres mondiales et des leurs dizaines de millions de mort …

  15. Piliph dit :

    « Bandit », « Terroriste », « Jihadiste », « Barbus »… j’en passe et des meilleures. Déjà, on est mal parti quand on ne sait pas caractériser l’ennemi. Une petite (re)lecture de la « Théorie du Partisan » de Carl Schmitt (1963) ne serait pas du luxe.
    https://www.cairn.info/revue-strategique-2009-1-page-31.htm#

  16. Thaurac dit :

    Tant que le modèle de gouvernance africaine n’évoluera pas, les mêmes choses se reproduiront !
    avant d’éradiquer quoique ce soit, il faut bannir la corruption ( du président, ministre au bakchich du flic ou douanier ), représenter toutes les ethnies et confessions au gouvernement…
    Les pays ont été découpés pendant la colonisation, ensuite , se sont reformés suite aux guerres internes,mais rien n’est stabilisé!
    Peut être qu’en fait le Mali est trop grand, et il faudrait le scinder en fédérations,régions avec un peu d’autonomie,,, en fonction des ethnies ( ou confessionnel), cela pourrait ramener le calme ( ou un nouveau bordel)..
    Idem pour d’autres pays qui déjà présente cette disparité ( nigéria au niveau confessionnel.etc)

    • Alain d dit :

      @Thaurac
      Je ne suis pas du tout de votre avis, parce que justement le pouvoir malien n’avait pas rien tenté pour arrondir les angles et mettre toute sa population au même niveau.
      Avant de passer au charcutage je pense qu’il faut tenter l’unité, et si ça ne marche pas il sera toujours temps de faire appel aux ciseaux.

      • Alain d dit :

        Ceci étant vous avez raison sur les modèle de gouvernance qui datent d’un autre âge, ce contre quoi j’ai toujours grogné, y compris les ingérences nuisibles et coups tordus entre nations africaines. Mais sans s’attaquer aux problèmes de fond qui sont liés et minent le continent, notamment la corruption et manque de développement, je ne vois pas comment la situation pourrait s’éclaircir, frontières ou pas, fédérations ou sécessions, n’y changeront rien. C’est d’ailleurs paradoxal que le G5 Sahel impose au Mali de coopérer et d’entretenir des relations avec ses voisins comme jamais jusqu’à présent, et que les relations au pays ne s’améliorent pas. Il parait que l’accès à l’enseignement pour tous (notamment chez les filles) peut faire avancer l’Afrique. Et les prof maliens reprennent le boulot après 5 mois de grèves.

    • Géo dit :

      @Thaurac
      D’accord avec votre façon de voir, mais…
      Lors de la décolonisation les « élites » africaines ont refusé de faire un point de situation et ont choisi la facilité :  »on ne remet pas en cause les frontières issues de la colonisation », c’était leur principe.
      Ce n’était pas forcément idiot : au Gabon, ça a marché. Les Gabonais ont réussi à créer un Etat qui fédère des ethnies coupées par des frontières : Batékés à l’est, Fangs au nord, Bakongos au sud. Il a fallu pour y parvenir l’habileté du président Albert-Omar Bongo.
      Au Tchad, les frontières ne coupaient aucune ethnie mais l’animosité entre ceux du nord (traditionnellement dominants) et ceux du sud (traditionnellement esclaves) a longtemps nui à l’émergence d’une unité  »nationale » qui n’existait pas.
      .
      Aujourd’hui, il faut (selon moi) 1) bien dire aux Africains de cesser de compter sur nous (c’était ma contribution précédente) et 2) qu’ils remettent, mais habilement, en question les frontières coloniales.
      Mais je répète : qu’ils fassent ce qu’ils veulent et sans compter sur nous, surtout.
      .
      Pour remettre en question les frontières coloniales tout en conservant leur principe initial qui fait consensus, la solution serait de procéder, au sein de chaque Etat, à la création de régions plus ou moins autonomes.
      .
      Si les Africains voulaient un peu réfléchir (comme les Indiens et les Chinois réfléchirent dans les années cinquante-soixante), ils trouveraient des solutions à leur marasme. Mais voilà : presque tous ceux qui seraient capables de réfléchir ou de faire progresser l’Afrique d’une façon ou d’une autre préfèrent devenir esclaves en Europe en espérant devenir riches.
      .
      Notre façon d’aider l’Afrique désormais serait que nous soyons intraitables à l’encontre des migrants africains en les renvoyant chez eux systématiquement pour qu’ils retournent développer l’Afrique.

    • Fred dit :

      @ Thaurac
      Je suis tout à fait d’accord avec toi sur la question fédérale.
      Re-découper aujourd’hui les frontières n’ajouterait hélas qu’un peu plus d’enjeux nationalistes à un problème déjà complexe.
      Le fédéralisme est d’ailleurs la revendication majeure des Touaregs dans leur majorité (La France le leur avait promis …).

      « L’importation » de fonctionnaires de la partie « océanique » du Mali est un échec (pas plus payés, voir pas payés du tout, menacés par les « djihadistes », autre culture) en plus du fait que le gouvernement central y a déjà peu d’empressement.

      Il faut aussi absolument un comité trans-national, pour gérer les problèmes du pastoralisme confronté aux sédentaires.

    • Plusdepognon dit :

      @ Thaurac
      Je suis d’accord avec vous.
      Mais vu le procès Balkany, l’exception Benalla et tant d’autres… il va falloir faire la poussière à la maison !
      C’est le mode de fonctionnement du pouvoir qui est mafieux.
      https://www.diploweb.com/Terrorisme-et-crime-organise-Une-nouvelle-perspective-strategique-les-hybrides.html

  17. Électeur dit :

    @ Pdp, chez nous je ne sais pas si le système politique est « maffieux » mais il est antidémocratique, sûrement.
    .
    Maffieux, on peut le penser en considération des décisions politiques concernant l’emploi de notre armée qui sont, comme vous le laissez entendre, souvent suspectes d’être motivées par un intérêt personnel du décideur (Libye) ou par la pression exercée sur le décideur par un lobby (Kosovo, Chammal, Sentinelle, libération d’otages journalistes ou autres, …).