Barkhane : Les hélicoptères Puma de l’ALAT vont quitter définitivement le Sahel

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35 contributions

  1. ScopeWizard dit :

    Très bonne machine ………… 🙂

  2. CPJ94 dit :

    Pas d’approvisionnement de vis disponible … parlant d’un appareil produit à plus de 1500 exemplaires (sans compter la fabrication en Roumanie)dont beaucoup encore en service, et à l’origine d’une famille avec Super Puma et Cougar. Fixation spécifique et sans interchangeabilité sans doute … Ca paraît incroyable quand même , quelqu’un proche ALAT confirme t’il?
    Ou bien est-ce une demande traitée « par dessus la jambe » par le soutien Airbus Helicopters ou Safran ?

    • Polymères dit :

      Moi je ne suis pas surpris, pendant longtemps les industriels ont préférés avoir des choses « uniques » afin d’être l’unique fournisseur, permettant de pratiquer un très gros prix (mais souvent même le bénéfice n’était pas si grand, on payait plus pour rien, mais il n’y avait pas le choix).
      Depuis quelques années avec les nouveaux programmes, ce genre de choses disparaissent et surtout n’est pas appréciées du mindef, on veut que les industriels prennent du « standard », qu’ils font des choses simples, qu’ils pensent à la maintenance, car ils savant qu’ils devront s’y coller et tenir des objectifs, tant de disponibilités que de coûts.
      Avant la défense signait par nécessité les contrats de soutien que les industriels rédigeaient, maintenant de plus en plus, c’est la défense qui fait signer des contrats avec ses conditions.
      L’actuel ministre, qu’on l’aime ou non, pousse beaucoup vers ce genre de choses.
      Faut pas croire, ce qui fait la fortune (pas toujours non plus) des industriels, ce n’est pas à la vente des produits, c’est dans le soutien.
      Mais il ne faut pas être dupe, il reste encore pas mal à faire avant d’arriver à soutenir un matériel militaire en faisant ses achats chez Bricoman.
      Cette réalité c’est un peu la même dans le secteur automobile grand public, les constructeurs défendent leurs pièces détachées en invoquant la qualité, la sécurité, la marque, même pour de l’accessoire, par ce qu’en face il y a des fournisseurs qui font exactement la même chose, pour deux fois moins cher. Ne parlons même pas de la « peur » qu’on veut donner aux gens par rapport aux effets d’occasions, encore que récemment on « impose » aux garages de proposer cette alternative, quand il ne s’agit pas d’éléments de sécurité (là aussi avant de changer une pièce adressez vous à un vrai garagiste, un type qui bricole et qui répare, un trou dans un pot d’échappement, pas besoin de changer le pot, une plaque en métal, un peu de soudure et c’est bon)
      Dans la vie de tous les jours, ce genre de pratiques commerciales vident les poches des personnes, une simple griffe sur un vêtement le rendre 4 fois plus cher, il faut être intelligent et bien saisir cette psychologie et ne pas se laisser emporter par le « système » et la facilité/rapidité qu’on propose.

    • vrai_chasseur dit :

      La maintenance ….sujet très compliqué.
      Pour donner une idée simplifiée :
      Elle est prise en charge par la DGA au départ (budget 142 Equipement des Forces), puis ensuite par les forces elles-mêmes (budget 178 Emploi des Forces), lesquelles peuvent chacune s’appuyer (ou pas) sur des industriels à leur guise, et pas forcément celui qui a construit la machine…de sorte qu’on multiplie les intervenants au cours du cycle de vie d’un équipement. L’hélico Tigre a ainsi 31 maintenanciers différents, qui se renvoient la balle quand un problème survient.
      Et comme le notait le sénateur D. de Legge dans son rapport de juillet 2018, le stock de pièces détachées de l’armée, qui avoisine pourtant au total 13 milliards d’euros en valeur, n’offre pas la garantie que les pièces soient nécessairement les bonnes. Car l’industriel fait évoluer la conception de ses machines, ce qui change certaines pièces. Ces évolutions ne sont pas forcément appliquées par les forces. C’est le cas de ces vis pour les Puma. Les nouvelles vis ne cassent plus….mais l’armée n’en a pas stockées.
      Et les industriels sont parfois découragés par la multiplicité des services qui leur font face, avec ce que cela implique de consignes techniques contradictoires voire carrément antagonistes. Et les intervenants de ces industriels n’ont plus les savoir-faire techniques, sur des machines vieilles de plus de 45 ans pour certaines. Imaginez la tête de votre garagiste Citroen si vous lui amenez votre vieille Ami 8…. Donc ils commettent des erreurs de procédures et de qualité, ce qui fait perdre confiance aux forces dans le travail des industriels. Quand une machine revient de chez l’industriel tout est revérifié par derrière, avec la perte de temps que cela implique.
      On ajoute à cela le sur-emploi des machines au Sahel, qui provoque une usure non planifiée. Une turbine d’hélico doit être révisée toutes les 60 heures de vol au lieu des 400h prévues, à cause du sable du désert qui agit comme du papier de verre abrasif.
      Problème compliqué, la maintenance, donc.
      On va même dire problème crucial : pour paralyser une armée, mettez le bazar dans sa maintenance.
      Ce que beaucoup de stratèges prennent encore à la légère, voire avec dédain, pour eux les mécanos et l’intendance ne sont pas des guerriers… C’est comme ça que pour certaines OPEX récentes, on avait prévu les munitions en quantité mais on avait oublié les boites à outils des mécanos. Ce qui a fait le bonheur de certains quincaillers locaux, à qui on avait acheté en urgence des clés à molette payées cash en dollars…on va taire pudiquement le nom de ces OPEX en question.

  3. Chimère dit :

    Quelle carrière ce PUMA !!! Est ce que les remplaçants feront mieux….. à voir.

  4. Fred dit :

    « J’ai pu constater que des hélicoptères Puma étaient cloués au sol par la faute d’une simple vis, dont les quantités étaient insuffisantes, et d’un pas de vis incompatible. »
    Ca par contre c’est grave! C’est une machine que la France opère depuis 40 ans. La logistique devrait être quasi parfaite.

  5. Polymères dit :

    En dehors de l’hélicoptère lui même, comme souvent dans les phases de transitions, ou le nouveau remplace l’ancien, il y a les effets « cachés » que le grand public ne voit pas trop.

    Au début, c’est la nouveauté qui met du temps à décoller, par ce qu’il n’y a pas le personnel, les compétences en nombre pour envisager de gérer des opex (avec plusieurs relèves dans l’année). C’est pour cela que bien souvent un matériel nouveau, vous n’allez pas le voir rapidement en opérations et il faudra attendre un certain temps pour le personnel, un certain nombre de matériel pour gérer le maintien et la poursuite de la formation/entraînement en métropole. On l’a connu avec le Tigre par exemple, je me souviens comme si c’était hier de ceux qui s’interrogeaient du pourquoi avec une quinzaine d’appareils, on n’arrive pas à en envoyer plus de 3 en opex…

    Au milieu de la transition, on arrive à une sorte d’équilibre, ou deux parcs se côtoient, mais ou ce doublon créer tout de même une complexité et une impossibilité à optimiser l’ensemble (tous les personnels n’ont pas la double qualifications, la double expérience), c’est un peu comme ce qu’on avait sur le porte-avions entre le Rafale et le SEM, le maintien d’un double parc ne permet pas de tirer le meilleur profit de l’ensemble. Ce qui fait que 30 hélicoptères A + 40 hélicoptères B feront moins que 70 hélicoptères C. Parfois c’est même très handicapants à gérer et pas seulement pour des coûts financiers, même si évidemment l’ancien ne bénéficie plus d’un chaine d’approvisionnement active (on compte sur des stocks, sur de la cannibalisation, sur des commandes spéciales, très coûteuses).

    En fin de cycle de renouvellement, l’ancien devient rapidement un boulet qu’on préfère mettre au placard, laissant une fausse impression d’utilité, on ne fait qu’attendre son successeur en perdant rapidement les compétences (personnels) qui se forment déjà sur le prochain.
    Ainsi il est très souvent inintéressant de garder l’ancien trop longtemps, qu’il vaut mieux le dégager même si on pourrait se dire qu’il lui reste quand même un « potentiel ».
    C’est ainsi que le Puma suit ce chemin, quittant les opex avant de quitter rapidement le service avec un cannibalisme qui se fera petit à petit.
    Le VAB lui aussi dans quelques années va connaitre ce sort, ce sera entre 2025 et 2030 qu’il connaitra sa « mise en retrait » métropole, il sera tout de même avec son successeur quelques années en opérations, mais ça va aller vite, 3-4 ans ou le VBMR assurera une petite entrée en opérations, puis il prendra sa place assez vite.

  6. 66 dit :

    qui paye ? qui encaisse ?

  7. Sgt moralés dit :

    Bon vent Puma !Toi et tes équipages avaient bien servi et bien mérité .

  8. Lagaffe dit :

    Exemple parfait pour développer l’impression 3D au plus près des forces : des hélicoptères cloués au sol pour un problème de vis…

    • nexterience dit :

      Si il faut une vis M8L60 qualité 12-12, vous l’imprimez avec quoi, sachant que c’est par déformation matière quelle acquiert sa grande résistance ?

      • Vinz dit :

        Un acieriste comme Aubert et Duvel fabrique des poudres métalliques pour des usages pointus d’impression 3D. Vaut mieux pouvoir imprimer une vis qui permettra une dispo d’un hélico quasi immédiatement, même si la solution est temporaire en attendant la pîèce d’origine.
        .
        Après vu le nombe de Puma en service aussi bien dans les armées que dans le civil, on peut s’interroger sur cette histoire de vis.

        • John dit :

          Si vraiment le traitement mécanique est nécessaire pour obtenir les propriétés désirées du métal… Alors je doute que l’impression 3D soit une possibilité pertinente pour ce cas de figure. L’écrouissage permet d’augmenter la limite élastique, et d’augmenter la dureté. La limite élastique est la pression à laquelle le métal se déforme irréversiblement. C’est le traitement utilisé par les forgerons faisant des épées à l’ancienne en battant le fer.
          Ensuite, la solution que vous mettez en avant n’est pas possible. L’impression 3D est acceptable si les propriétés de la pièce sont les mêmes que celles fournies par le fabricant. Des solutions temporaires comme celle que vous proposez doivent être validées par un ingénieur connaissant la machine. Si ce n’est pas fait, c’est une reprise à son compte de responsabilités dont les conséquences sont inconnues.
          Le monde de l’aviation est très réglementé justement pour éviter le bricolage! Pour qu’une pièce imprimée 3D puisse être utilisée, il faut que le rôle soit non critique, non structural, ou alors il faut que les propriétés du métal soient exactement celles définies par le constructeur.
          Le cas du F22 et la pièce en titane imprimée 3D qui avait été annoncé a subi une série de tests pour s’assurer de sa résistance et sa durabilité. Sur ces anciens appareils, l’impression 3D n’a aucun sens.
          Sur les nouveaux, il serait intelligent de développer tout un catalogue pouvant être produit par impression 3D. Mais ça doit faire partie de la conception. Et donc il faut que les matériaux utilisés puissent être imprimables.

    • Vinz dit :

      Oui – cet article ressemble furieusement à un article sur le F35 il y a qqs jours…

    • Fred dit :

      @ Lagaffe
      L’impression 3D n’est pas encore capable de produire une vis de qualité pour de la mécanique un tant soit peu précise (moteurs, turbines, pièces mécaniques …) : état de surface insuffisant.

    • ClémentF dit :

      « Imprimer » des vis, mais oui bien sûr.

  9. Frédéric dit :

    Dire que dans les années 2000 on prévoyait la retraite des Puma en 2018, et des Cougar en 2025 avec l’arrivée des NH90…

  10. TINA2009 dit :

    Bsr à Tous et à Toutes !

    Merci Mr LAGNEAU POUR CET ARTICLE .

    Je souhaite appuyer sur un point qui EST FONDAMENTAL et PATENT, dès lors que l’on considère les propos du Sénateur LEGGE comme exacts et complets. A savoir :

    – Si un hélicoptère est réellement immobilisé pour 1 vis ( je confirme, je confirme!!!) , alors nous pouvons conclure que l’on est vraiment dans la merde . A savoir , « l’argent » et « l’industrie » a le contrôle total de la disponibilité de nos matériels et de la mobilité de mes frères soldats . Ca me rappelle l’époque de VOLTAIRE et de TALLEYRAND ! —> On est en plein dedans! Je ne veux pas C.R.E.V.E.R pour des ORDURES PAREILLES!
    Selon ma propre organisation et ma propre programmation de mise en oeuvre, Nos PUMA seraient encore utilisé en 2030 pour d’immenses services compte tenu de la nature et multiplicité des situations aisément prévisibles en ce 03/05/2019…. De même que les FREGATES CASSARD et JEAN BART en 2030, avec des maintenances et modernisations peu coûteuses pour d’immenses services assurés et assumés durant ces 12 prochaines années….
    MAIS , CERTAINS ont le POUVOIR pour soumettre notre peuple à la volonté de l’idéologie de leurs mandants!

    • Céphée dit :

      Putain, mais ta gueule.
      Tu mélanges tout et n’importe quoi pour systématiquement conclure sur ton idéologie puante.

      Change de disque. Tu n’as pas de publique ici.

      • Affreux Jojo dit :

        Hahaha ! 😉

      • ScopeWizard dit :

        @Céphée

        Ça sert à quoi de s’ énerver ; TINA2009 n’ a pas tort à 100% loin de là excepté sans-doute concernant le prolongement de certaines machines qui doivent être trop rincées pour espérer continuer ……………..

        Puisque de votre côté vous parlez d’ idéologie , de laquelle au juste s’ agit-il selon vous ?

      • albatros24 dit :

        « Tu n’as pas de public ici »
        Et si…puisque nous l’avons lu.

    • John dit :


      Si l’armée ne commande pas un stock de pièces suffisant pour s’assurer de la disponibilité des appareils, les problèmes ne viennent pas de l’industrie…
      L’armée est un client comme un autre en temps de paix. Les délais sont ce qu’ils sont !

  11. pierre.aycard@gmail.com dit :

    Les sud-africains avaient des Puma dans les années 1980. Ils les ont modernisés eux-même (en période d’embargo) sous le nom d’Oryx, qui est donc un cousin du Super-Puma. Ces Oryx sont encore la cheville ouvrière de la logistique militaire sud-africaine. Depuis un mois, ils sont essentiels pour les efforts de secours aux populations mozambicaines touchées par les cyclones.
    Et sur la base de l’Oryx, ils ont ensuite développé leur hélicoptère d’attaque lourd, le Rooivalk. Dont on dit qu’il a fait du très bon boulot dans l’est du Congo, mais qui n’aura jamais de carrière commerciale. Pour le rendre plus efficace alors que le Rooivalk est fortement blindé et vraiment très lourd, ils ont modifié les boites de vitesses Turbomeca, et ils ont trouvé le moyen de démultiplier la puissance extraite de la turbine.
    .
    Tout ça pour dire, que ça vaudrait le coup de travailler avec eux pour sortir un cheval de trait moderne et pas cher (au contraire du NH-90), et qui pourra être acheté par les pays qui n’ont pas beaucoup d’argent. Ça nous rouvrirait des marchés qui aujourd’hui s’offrent aux russes et aux chinois. Et la même chose pourrait être faite pour créer un hélico léger qui serait l’équivalent moderne de l’Alouette une machine résistante, opérable partout facilement, fiable, et durable…

    • Rascasse dit :

      OUps, adresse de messagerie apparente… erreur de ma part !SI vous pouviez annuler le post, M. Lagneau, ce serait très sympa.

    • Albatros24 dit :

      Idée très intéressante Rascasse

    • ScopeWizard dit :

      @Rascasse

      Je trouve la proposition très bonne et certainement très pertinente .

      Perso , j’ ai toujours lorgné sur le Rooivalk qui au moins sur le papier m’ a toujours impressionné bien que les Sud-Africains n’ en aient construit que fort peu …………….

      Quant à votre adresse de messagerie , ne vous en faites donc pas , si les « gens » ne sont pas trop cons et savent se tenir cela ne devrait pas vous causer d’ ennuis , en tous cas pour ma part je n’ ai strictement rien vu ……………. 😉

      Mais bien évidemment par prudence , et je sais bien comme cela peut être un processus pénible , créez vous en une nouvelle et SURTOUT soyez plus vigilant chaque fois que vous postez , ça vous évitera nombre de litres de sueur ………..

  12. Max dit :

    Ce brave destrier des airs va se payer un retour en Atlas !

  13. Jean luc dit :

    Très belle machine efficace et robuste qui a volé sous tous les cieux au fils des OPEX..je garderai en souvenir des survols de l oubangui en RCA EN 79 ,le las Assal a Djibouti en vol hypotallassique..(en dessous du niveau de la mer) des vols en Bosnie ai Kosovo et en côte d ivoire..pour le Cambodge pas eu l occasion , nous étions transportés par les russkofs avec leur Mi 17..bon vent au PUMA..

  14. Wrecker47 dit :

    Si Vis pacem parabellum !…Plus de vis ,c’est le bordel !

  15. Le Glaive dit :

    Mission accomplie ? dans quel état est le Sahel aujourd’hui ? pacifié ? et la France ? Huée à Bamako, Huée à Tripoli, et le cancer djihadiste qui continue de s’étendre .. oh, les Puma n’y sont pour rien, ils ne font qu’exécuter les ordres; mais cela n’empêche pas de souligner le chaos global dont la France a été un des principaux acteurs en 2011 ..