CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Washington adopte un ton plus conciliant à l’égard du maréchal Haftar, qui défie le gouvernement libyen d’unité nationale

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49 contributions

  1. fgni dit :

    Si qqun y comprend qque chose … faudra vite le dire à Tous Ces Diplomates Spécialistes de l’Endroit et l’Envers!!

  2. jyb dit :

    Ce qui se profile c’est un deal entre le véritable pouvoir en tripolitaine, pour reprendre le terme bien trouvé par la presse us ; la cité-état de misrata ou la sparte libyenne et le camp haftar. Sarraj c’est du jetable, ces quelques milices fidèles tendent plus vers l’anl quand les autres estampillées djihadistes sont de toutes façons perdantes.
    Le rapport de force militaire est équilibré sur tripoli mais à l’échelle national, l’anl d’haftar contrôle les frontières terrestres et surtout le pétrole libyen !
    D’autre part comme je le disais précédemment avec l’appui/accord des usa les misrati ont récupéré la gestion du front souverain libyen et sont en passe de controler totalement les finances du gna en s’attaquant à la libyan foreign investment bank.
    Or ce qui alimente ces institutions c’est bien le pétrole libyen à travers un mécanisme complexe de la noc (national oil company)mais physiquement détenu par haftar.
    C’est la solution la plus « raisonnable », tripoli va tomber diplomatiquement plutôt que militairement et l’anl se retrouvera
    devant le bastion difficilement prenable de misrata forte de ses 15000 prétoriens.
    Donc on maquillera plus ou moins la mariée mais haftar et misrata s’entendront.
    Les deux camps ne sont pas totalement homogène même si le parlement de Tobrouk à dans haftar un leader reconnu internationalement. C’est moins le cas pour les misrati ou les luttes internes sont sévères entre chefs militaires, chefs politiques et chefs de tribus. Le puissant patron du renseignement (shoukri) a été par exemple destitué en janvier dernier mais a refusé son limogeage et reste donc de fait aux commandes.

    • Auguste dit :

      Si Haftar a une bonne partie du pétrole,la NOC est bien aux mains de Sarraj.De même que la banque centrale reconnue par la banque mondiale.Haftar a du pétrole,mais il a besoin de Tripoli pour le vendre.D’où sa précipitation à vouloir la conquérir.Faut rappeler que Haftar n’est pas reconnu officiellement par les instances internationales.Misrata ne veut pas d’un nouveau dictateur,les milices et la population de Tripoli,surtout ceux qui ont fui Benghazi n’en veulent pas,les Berbères encore moins.Haftar au pouvoir,je lui souhaite du plaisir avec les 240 milices et plus de 60 tribus,dont une bonne partie a voté pour le fils Kadhafi pour les représenter.
      Intéressante une réunion de la NOC à Vienne en Juin.Il y a Repsol l’espagnol,Schlumberger,il n’y a pas les Italiens.La France va peut-être par la bande,réussir là ou elle a échoué par les armes,à foutre dehors les Italiens de Libye?

      • jyb dit :

        @auguste
        – la noc est plus ou moins aux mains de sarraj mais depuis la prise de contrôle des champs pétrolifères de shahara c’est haftar qui « vend » du pétrole à la noc. Hors prix du brut, le gna verse une « comission » ou « prébende » de plusieurs centaine de milliers d’usd.
        – les berbères pour reprendre votre formule ne veulent aucune autorité. Ils sont pro-gna parce que le gna n’en a aucune.
        – haftar et saif khadafi marchent ensemble ! c’est connu de tous, on point qu’on parle d’un ticket haftar/khadafi.

        • Auguste dit :

          Les Berbères savent surtout qu’ils vont passer à la casserole avec Haftar.Notre champion démocrate ne jure que par les Arabes et les musulmans pur jus.Quant au ticket Haftar-Kadhafi c’est des contrats écrits à la nomade:sur du sable.C’était une idée russe de remettre Kadhafi dans le circuit.Haftar a quand même trahi son père,il doit s’en souvenir.
          Le pétrole,Haftar ne peut pas le vendre lui même et s’il veut en tirer un peu de pognon,il est obligé d’être raisonnable.Il a plus à perdre que Tripoli.Sarraj tient solidement la NOC et la banque centrale:c’est son assurance vie.Maintenant j’aimerais savoir comment on (USA-ONU-nous autres) va justifier la prise de pouvoir de Haftar,qui serait en dehors de toute légalité internationale,vu que c’est les mêmes qui reconnaissent Sarraj comme seule autorité légale???.On n’en est pas encore là,vu que notre général patauge grave et en plus les gars de Sarraj lui piquent son ravitaillement venant de Benghazi.Vous avez vu que notre « démocrate laïc »vient d’appeler au secours les salafistes de Koufra?.Bientôt il en appellera à daesh.D’autant plus que daesh est bien placé:en pleine zone Sarraj et pas loin de la route côtière.AS-EAU et amis vont bien leur fournir quelques véhicules pour aller plus vite?.L’aide d’un Reaper sera la bienvenue.

          • jyb dit :

            @auguste
            ? mourzouq est tombée justement parce que les touaregs ( berbères) soutenaient haftar. Haftar peut compter dans le Fezzan sur deux puissantes brigades une touareg et une arabe !
            Et visiblement la situation est toute aussi favorable à l’ouest. Attention ce n’est pas parce que des groupuscules amazigh hurlent au loup et au génocide en montant en épingle à cheveux la moindre déclaration qu’il faut y porter un lourd crédit.
            – ? ou avez vu vu que souboul as salam est alqaida. Ce bataillon soutien l’anl depuis déjà longtemps (au moins depuis fin 2017)

          • Auguste dit :

            De toute façon je ne fait plus de distingo,entre al-qaida,daesh,salafistes,modérés…etc.Ils veulent tous nous faire des misères.Sobol as salam est « salafiste ».mais peut importe.Mon observation c’est qu’Haftar a fait appel à leur aide.Apparemment les renforts de Benghazi ne suffisent pas.

          • jyb dit :

            @auguste
            çà n’aide pas à éclairer la situation.

  3. Polymères dit :

    On voit de plus en plus qu’Haftar s’impose un peu partout et qu’en réalité en dehors de l’Italie qui soutient mordicus Sarraj et son écosystème articulé autour d’un soutien onusien, la plupart des forces finissent par voir en Haftar une solution crédible pour reprendre en main le pays.
    On voit également comment récemment cette focalisation sur le « soutien » de la France à Haftar qui montre parfaitement l’Italie (qui a ces derniers temps fait de la France un bouc émissaire à ses problèmes intérieurs et sa politique) qui est à la manoeuvre. Pourquoi n’y a t-il pas les mêmes mesures prise par Sarraj contre l’Egypte? Les saoudiens? Les russes? Il n’y a que la France, pourtant les soutiens, bien plus marqués d’autres pays à Haftar, ça semble moins « grave » que la France. Pire même, j’ai vu les médias de propagande russe reprendre le soutien de la France à Haftar sous le prisme du scandale alors même que la politique du Kremlin se trouve sans doute même plus impliqué la dedans.
    Mais bon la politique anti-française trouve son écho dans ces médias russes, comme dans la politique actuelle de l’Italie. Le simple fait d’avoir la France qui soutient Haftar suffit également à bon nombre d’africains de la trempe de Reality check à le rendre détestable et donc à soutenir Sarraj, juste par principe d’opposition aux positions françaises.

    Je reste comme je le suis depuis un moment totalement favorable à un soutien français à Haftar, je suis même pour que ce soutien soit beaucoup plus important. Quand on voit comment l’ONU est sans arrêt disjoncter par les russes ou les américains (à quand remonte le dernier veto français?) pour défendre leurs intérêts, envers et contre tout principe, on a bon dos de ne pas s’impliquer et prendre tout ce beau monde à leur propre jeu. Je suis pour qu’on intervienne directement pour installer Haftar à la tête de la Libye et de jouir du privilège d’être son allié numéro un, voir d’être au niveau de l’Egypte et des EAU (qui n’ont tout de même pas le même poids et les mêmes choses à offrir).
    Les italiens crachent sur la France, ben donnons leur une bonne raison. Les russes ou les américains espèrent tirer bénéfice d’un soutien caché et limité, là aussi, passons leur devant et prenons l’initiative claire en faveur d’Haftar, même si je sais qu’il convient de mesurer notre implication pour ne pas délégitimer ce « maréchal » en le faisant passer pour un homme arrivé ou maintenu au pouvoir par une main étrangère.

    • jyb dit :

      @polymères
      On a tout à gagner à ne pas pourrir la situation avec les italiens mêmes si les français font les frais de leurs problèmes intérieurs. face à l’afflue massif de migrants, l’italie a agit dans l’urgence et la précipitation en misant sur la tripolitaine.
      Cette réaction n’était pas illogique vu l’inertie des voisins européens dont la France d’une part, et d’autre part vu les intérêts économiques (pétroliers) à protéger. du pays.
      Maintenant l’erreur c’est de rester arc bouté sur une position intenable. Un chemin d’esquive est à trouver plutôt dans un partenariat européen que dans un cavalier seul.
      Notez que le patron des services de renseignements italiens a publiquement mis en doute la justesse de la position italienne. Il a aussi ajouté que ses services rencontraient quelques difficultés à se faire entendre, traduire : on vous a averti depuis longtemps de l’évolution de la situation, on attend la prise en compte de ces rens.

    • Lagaffe dit :

      La position italienne est d’autant plus instable que l’Italie cherche à se rapprocher de la Russie, qui pourtant cherche à torpiller les relations Italie-Libye par tous les moyens.
      Selon les diplomates et experts, l’offensive du maréchal Haftar n’a pas pu être déclenchée sans un feu vert de Moscou lui assurant de son veto contre toute résolution de l’ONU et de l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi dont le pays exerce actuellement la présidence de l’Union africaine, et qui impose souvent ses vues aux membres africains du Conseil de sécurité…
      Les Etats-Unis sont à la ramasse dans cette affaire, Trump n’y voit aucun intérêt (financier) et il se désintéresse des opérations onusiennes, allant jusqu’à empêcher aussi le vote de la résolution pour un cessez-le-feu présentée par le Royaume-Uni !

    • Auguste dit :

      On aura beaucoup de mal à faire passer Haftar pour autre chose qu’un dictateur mis en place par l’étranger.Il croyait,et tout l’occident avec lui,à une guerre éclair et un accueil triomphal à Tripoli.Et c’est l’échec sur toute la ligne,avec en prime le drapeau français brulé à Tripoli et cessation de toute relation avec la France.

      • Thinker dit :

        avec en prime le drapeau français brulé à Tripoli et cessation de toute relation avec la France.
        Ce qui n’incitera surement pas nos dirigeants à réviser leur position. Le principal problème des Arabes souvent on se dit c’est qu’ils aiment trop bruler des trucs sans réfléchir à la façon dont ça sera perçu ailleurs.

        • Auguste dit :

          On ne peut pas dire que Macron a été fin sur ce coup là.Tous jouent la légalité, tout en soutenant Haftar,mais discrètement,pas en mettant des « conseillers »qui se font repérer comme des bleus et en recevant le frère d’Haftar 48h avant l’attaque.Faut comprendre les Tripolitains qui voient Macron soutenir Sarraj tout en aidant militairement Haftar.Les « Wagner »russes sont aussi en Libye et ils ne restent pas les mains croisées.Personne n’en parle.Tout en douceur.

    • Alain d dit :

      « Je suis pour qu’on intervienne directement pour installer Haftar à la tête de la Libye et de jouir du privilège d’être son allié numéro un, voir d’être au niveau de l’Egypte et des EAU (qui n’ont tout de même pas le même poids et les mêmes choses à offrir »
      Oui, entièrement de votre avis, la France a bien aidé Haftar mais sans le reconnaître, comme si s’était honteux.
      Haftar est le seul qui a vraiment tapé les djihadistes et réinstallé de l’unité et de la sécurité dans l’espace de la Libye, de plus en plus grand qu’il pilote. Ce n’est pas un paradis, mais c’est toujours moins pire que l’enfer. Il a surtout empêché que les hydrocarbures et contrôles au frontière profitent aux djihadistes ou miliciens. On pourra toujours critiquer la méthode Haftar, mais Sarraj, Est-ce celui-là? Déjà plusieurs semestre que ce plouc trône sans résultats, mis à part un semblant d’unité boiteuse et contre nature. A l’évidence, la seule unité qui vaille est celle résultante des opérations militaires d’Haftar. En Libye, y’a pas mieux au magasin, avant tout parce que les ingérences extérieures opposées sont trop nombreuses et inconciliables, et attise le bordel !
      Il faut donc bien une reprise en mains de l’intérieur pour espérer une sortie de ce chaos.
      Et le temps joue toujours pour ceux qui comptent diviser.
      Comme le Qatar et la Turquie face à l’Egypte et les EAU.
      « Les russes ou les américains espèrent tirer bénéfice d’un soutien caché et limité, là aussi, passons leur devant et prenons l’initiative claire en faveur d’Haftar », avec intelligence et discrétion, sans grands discours, mais avec un sérieux plan de reconstruction de la Libye, institution, éducation, santé et sécurité.
      La bave des crapauds dirigeants italiens n’ira pas bien loin ! Pour qu’elle soit toxique, encore faudrait-il que l’Italie ait une économie qui tienne la route. Le venin des responsables russes (qui ne cesse de quémander des investissements auprès de l’Occident et de France), sera tout aussi insignifiant à condition que la France soit à l’initiative. Sur la Libye, la France a bien plus a offrir que l’Italie, et pourrait aussi agir économiquement en coopération avec l’Egypte et les Emirats Arabes Unis!

      • Laurence Lagnelle dit :

        « Haftar est le seul qui a vraiment tapé les djihadistes et réinstallé de l’unité et de la sécurité dans l’espace de la Libye »

        Tout ça pour ça?!?!?
        Parce que ce que vous préconisez, c’est Exactement ce qu’avait fait Khaddafi.

        • Polymères dit :

          C’est toujours marrant de voir cette tendance qu’ont certains à faire croire que lorsque nous sommes intervenus en Libye, la pays était en paix, en harmonie avec lui même. C’est un peu comme dire aujourd’hui que grâce à la présence d’Assad, la Syrie a évité de terribles choses et qu’elle va très bien, que tout le monde s’entend parfaitement, qu’il n’y a ni misères ni drames.

          Non, arrêtons de faire croire que les problèmes en Libye ont commencés avec l’intervention occidnetale et arrêtons de faire croire que sans celle-ci, le pays aurait été mieux, car le cas syrien montre bien que la répression des oppositions ben ça peut vite partir en sucette.
          Alors oui la Libye n’est pas un havre de paix et de prospérité, mais non cette situation n’est pas à mettre sur le seul dos des occidentaux, pas plus qu’on ne va mettre sur le dos des russes, chaque attaques, chaque attentats et chaque drames qui se passera dans la Syrie d’Assad dans les années à venir. Par contre la crédibilité d’accuser les occidentaux en Libye se ferait en parallèle d’une accusation russe en Syrie, alors au moins il y aurait une certaine logique de position, malheureusement ceux qui accusent les occidentaux ici, ils défendent les russes en Syrie et trouveront que les 30 000 morts en Libye sont d’une catastrophe sans nom, mais les 400 000 en Syrie, un moindre mal, que la Syrie s’en serait « sortit » mais qu’en Libye, par ce qu’il n’y a plus Kadhafi, ce serait le pire chaos du monde.

        • Alain d dit :

          @ Laurence Lagnelle
          La réponse que vous a adressé Polymères me va bien.
          Kadhafi était un horrible dictateur très bien ancré et champion de l’ingérence chez ses voisins.
          Et la France, l’Italie, le Royaume-Uni, la Russie et les Etats-Unis y avaient chacun une bonne part de responsabilité.
          Mais c’est du passé. Pour l’instant, Haftar tend à réunifier le pays, selon sa vision.
          Il est bien loin d’avoir le pouvoir de Kadhafi et rien n’indique qu’il voudrait avoir les mêmes capacités de nuisance que la saloperie Kadhafi.
          La Libye sera grande par le commerce. Tout comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte, sa position est idéale entre l’UE et l’UA. Son intérêt serait d’obtenir la paix le plus rapidement possible pour obtenir un part des hubs-investissements. Sans oublier que l’Algérie pourrait ouvrir son marché économique et ainsi récupérer plus d’investissements.
          La Libye n’aurait donc pas de temps à perdre.
          Et la Libye n’aura l’opportunité de s’en sortir que lorsqu’elle sera unifiée, parce ce qu’à ce moment précis, les aides et programmes internationaux pourront lui venir massivement en aide et que l’ardoise pourra être totalement ou partiellement effacée.

      • Anonymous dit :

        Qu est ce que la France peut offrir a la Libye que l Italie ne peut ? Des Rafales ? Ouahh quel cadeau !

        • Polymères dit :

          Qu’est ce que l’Afrique fait et a fait pour la Libye? Une réunion au moins, histoire de dire c’est la faute des blancs!

        • Pizza dit :

          Des conseils diplomatiques crédibles pas comme ces guignols du gouvernement italien. Juste bons attiser la haine comme fond de commerce.

        • Alain d dit :

          @Anonymous (comique de service)
          De l’expertise dans de nombreux domaines, un soutien diplomatique haut perché et des banques puissantes. Avec de la R&D, de l’ingénierie, de l’Aide au Développement et des IDE bien plus élevés que l’Italie.
          Et du BTP, l’énergie, des trains, des télécoms, de la sécurité, des médicaments, des automobiles, de la bonne bouffe, de la gestion des déchets et du recyclage, de l’événementiel, des Smart City, etc.
          Si l’Italie était meilleure que la France dans ces domaines, la planète le saurait !
          Mais on laissera la mafia italienne exporter ses concentrés de tomates. Nous ne somme pas concurrentiels dans ce domaine. L’esclavagisme d’africains pour l’agroalimentaire français, sur le sol français, n’est plus autorisé par la loi depuis quelques années avec l’instauration, entre autres, d’un salaire minimum. Et nos inspecteurs du travail; même s’ils ne sont pas assez nombreux, font leur job sérieusement, contrairement aux inspecteurs italiens.

          Il ne me semble pas que Libye ait les moyens de s’acheter des Rafale, Elle devra certainement avoir d’autres priorités si elle compte se relever durablement. Les exportations d’hydrocarbures et la sécurité n’y suffiront pas!

  4. jyb dit :

    @reality check
    suite.
    – Le chaos en libye certes, accroit l’insécurité et les trafics mais pour l’instant l’anl d’haftar est plutôt un élément positif sur les frontières et l’accueil reçu par l’anl à la frontière algérienne va de ce sens.
    Autre exemple, notre ami de la confrérie @tyrannie, nous parlait du poste frontière de ras adjir ou des milices pro-gna se déchirent pour le contrôle « douanier » (zintan contre zouwhara)
    De ce point de vue je pense qu’algériens et tunisiens en premier lieu, mais aussi français (européens) en second lieu ont tout a gagner à voir les frontières libyennes sécurisées.
    – stats par nationalité : évidemment les migrants tentent de mentir sur leur nationalité mais les personnels qui les gèrent ont des méthodes assez simples et efficaces de recouper l’information. Je note que la rubrique « indeterminé » est faible.

    • Reality Checks dit :

      Le pb des stats par nationalité n’est pas propre à la Libye. Voyez les difficultés qu’ont les pays européens a mener des reconduites à la frontière: impossible à moins de détenir des preuves de la nationalité des migrants concernés, et c’est souvent là que le bas blesse, on se rend compte trop souvent à la dernière seconde que celui qui a passé chez vous un deux trois ou cinq ans n’a pas la nationalité ni l’identité sous laquelle il était répertorié……… Il faut un tel évènement (reconduite par ex) pour révéler l’erreur…..
      .
      Pour la Libye:
      L’état algérien a une doctrine qui dicte d’avoir des relations avec les états par les personnes, donc il importe peu à l’Algérie que X ou Y soit au pouvoir dans tel ou tel pays du moment que les accords et autres engagements bilatéraux sont respectés à la lettre.
      Le reste est affaire de real politik et de pragmatisme.
      .
      Ceci dit mon intime conviction sur ce qui se déroule ne change pas.
      Je précise encore que ce n’est qu’une position personnelle, et la revoici:
      .
      Haftar ne pourra pas gouverner la Libye sans faire usage de violence permanente, le peuple libyen ne l’acceptera pas. Son parcours passé tout comme son attitude présente sont trop polarisantes (doux euphémisme).
      Donc pousser Haftar, c’est voter pour une prolongation du chaos, et au final, cet homme de 75 ans ne constitue en aucun cas, de mon point de vue, une solution d’avenir tenable pour la Libye, c’est tout au plus un stop gap médiocre que rien ne justifie, sinon sa propre ambition revancharde.
      Il parviendra peut être à prendre Tripoli après moult pérégrinations, voire à assiéger et affamer Misrata au prix d’une résurgence des violences de haute intensité, mais il demeurera contesté, et au mieux ses offensives ne feront que fragmenter les milices adversaires qui continueront à s’opposer violemment aux volontés de domination totale de Haftar, mais de façon plus asymétrique.
      Tout ceci ne concours pas à rendre les frontières sécurisées.

      • jyb dit :

        @Reality Checks
        – Pour l’instant rien n’indique qu’haftar brigue la présidence.
        – l’élément surprenant qui a joué dans cette accélération de la marche vers tripoli est la facilité avec lequel le sud est passé sous le giron de l’anl; de même que l’accueil reçu par ces forces.
        Fait important. Ce sont les populations qui ont accueilli positivement l’anl contre les appels à la resistance de leurs leaders politiques. Haftar a marqué un énorme point en « expulsant » des milices armées pourtant par ses alliés émiratis. Dans la foulée, le camp haftar a réussi en quelques semaines a ameliorer la situation sur les problèmes clés des liquidités, de l’accès au carburant (un comble) et la liberté de mouvement. Problèmes que tripoli n’avaient jamais résolu, et pour cause.
        – realpragmatismpolitik : les frontières sont plus sécurisées qu’avant. mais la route est longue.

        • Reality Checks dit :

           » – Pour l’instant rien n’indique qu’haftar brigue la présidence. »
          .
          Alors là …
          C’est ce qu’on appelle un secret de polichinelle. 🙂
          .
          Au demeurant, Kadhafi non plus n’était pas président, comme il aimait à le répéter, il était juste le guide de la révolution…………
          .
          Haftar n’a pas été reçu avec des fleurs, du lait et des dattes, il a tenté de corrompre et de rallier par la force certaines parties volatiles, qui ont cédé en fonction d’un calcul de probabilité à court terme. D’ailleurs certaines des attaques périphériques récentes qu’il subit sont un avant goût de ce qui adviendrait s’il « prenait » la Tripolitaine … Dans laquelle il s’enlisera tandis que son contrôle relatif d »autres régions s »effritera mécaniquement.
          .
          Un autre qu’Haftar connaîtrait les mêmes difficultés a obtenir une domination totale par les armes:
          .
          La solution en Libye n’est pas militaire, elle ne l’a jamais été.
          Elle est politique.

  5. Thaurac dit :

    Bête à dire mais il me semble qu’on a encore une fois, misé sur le mauvais cheval!
    Cela devient une habitude! ( preuve des visons à moyens, longs termes des gouvernements successifs, ou preuve de groupes de pression assez occultes qui influent de mauvaise manière (idéologique) sur les décideurs.( si, si , lisez « jai tiré le fil » de « De Villiers »)

    • MERCATOR dit :

      @Thaurac

      Une fois de plus un jugement complétement en dehors de la plaque, vous le faites exprès ou c’est de naissance !

      • Thaurac dit :

        Mercator, le premier encarté de l’histoire vient de pondre son ovule pascale!!regarde en Syrie,, les conneries en Libye ( dans les pays arabes, fallait laisser les dictateurs et ne pas s’en occuper, tout en leurs disant de nous foutre la paix, pas de terrorisme chez nous, chez eux, ils peuvent s’entretuer)!

        Toute l’intelligentsia française a applaudi des pieds et des mains lors des ‘révolutions » en les baptisant de noms de fleurs, mais on a vu ce que ça a donné, la prise en main par les religieux qui avançaient masqués (Tunisie, Égypte..) donc il y a eu des reprises en main (bravo Sissi)
        Chaque fois qu’on encourage une fraction du peuple d’un pays, c’est pour encourager un futur bordel ambulant;
        On ne mise que sur les tocards, mais comme tout le monde le sait, le rendement n’est pas bon car ils ne sortent pas à toutes les courses!
        quand on arrêtera de penser que nos utopiques droits de l’homme à la française, puissent s’exporter d’un coup de baguette magique, on aura tout compris, d’ailleurs il est plus facile d’exporter des armes que notre débilité..

  6. jyb dit :

    « ne pas subir » C’est assez emblématique de la difficulté du great AGAIN trumpien de constater que depuis plusieurs années les usa se positionne par rapport à leurs adversaires.
    En d’autres termes depuis la crimée, ce sont les russes qui donnent le tempo, et les autres qui dansent la gigue.
    D’alleurs ils sepositionnent par rapport à leurs adversaires et leurs chers alliés…saoudiens par exemple (veto de trump à une résolution sur le yémen)

    • Reality Checks dit :

      AMHA avis ce développement n’est rien d’autre qu’un autre « révélateur » du fait que le mode de gouvernance des USA a changé avec Turmp.
      .
      Sous Obama, George W, Clinton, Georhe H.W, Reagan, etc… une prise de position de POTUS se faisait classiquement à la suite de débats de « policy » et reflétait une position étatique qui se basait sur des stratégies de politique étrangère de longue haleine.
      .
      Avec Trump, c’est différent, il suffit qu’un « ami » (comprendre un courtisan, voire plusieurs) lui souffle à l’oreille une position opposée à celle défendue par sa propre administration, et il se fend d’un tweet ou d’un appel téléphonique ou tout autre communication qui lui passe par la tête à l’instant T, sans consulter personne.
      .
      Ensuite, les caciques du deep state (il y en a de moins en moins en haut lieu remarquez) se retrouvent en train de patiemment reconstruire ce que leur président a détruit.
      .
      Les exemples de ce type de situations abondent, la France en a d’ailleurs fait les frais dans l’affaire syrienne avec la décision de retrait impromptue, et aussitôt contestée et qui a finit avec un rétropédalage pénible.
      .
      Il y a d’autres exemples.
      .
      C’est la vraie raison pour laquelle l’establishment américain veut se débarrasser de Trump, cet homme a des tas de qualités et de défauts, mais il n’a pas la culture d’un homme d’état. Tous les cris d’orfraie sur des sujets de société polémiques qu’il suscite sont un écran de fumée, l’angoisse qui règne a Washington est en fait motivée par le caractère impulsif des agissements du Donald.
      .
      Sur la Libye, il serait intéressant de se pencher sur l’influence, , en dehors des canaux gouvernementaux classiques, qu’ont pu avoir des gens comme MBZ, Erik Prince et quelques autres sur cette sortie trumpienne.
      .
      D’ailleurs sur ce sujet, Pompeo a été contraint de rectifier le tir avec les Brits dans un communiqué conjoint qui a du être difficile à rédiger, publié dans la foulée….

      • vrai_chasseur dit :

        @Reality Check
        Certes Trump n’a à l’évidence pas l’expérience d’un chef d’état. De plus sa vision de l’Afrique est assez simpliste, c’est un doux euphémisme de le dire (en gros, l’Afrique c’est des « shitholes countries » cf son tweet de janvier 2018).

        Néanmoins l’indécision US au regard de la Lybie ne date pas de Trump mais de bien avant.

        Sous Obama les USA soutenaient clandestinement Haftar par des opérations coup de poing des FS US (delta Force + Seals) menées avec les troupes « FS » de Haftar, formées au passage par ces opérateurs US. L’opération portait le nom de code Obsidian Lotus. Premier revirement, le National Security Council d’Obama a cessé ce soutien actif en 2016, contre l’avis du chef du JSOC de l’époque (Gén. Bolduc) au motif que ces opérateurs devaient avoir pour mission prioritaire de conseiller le GNA (et donc de demander à Haftar de prendre un rôle militaire au sein du GNA, ce que ce dernier a toujours refusé de faire, sa phrase étant « je ne m’attache pas à un homme qui se noie »). Alors qu’en réalité ces FS US avaient contribué à réduire les enracinements en Lybie d’AQ et autres Daech avec Haftar, notamment grâce à des opérations air + terrestres extrêmement coordonnées. Daech avait en effet appris les limites de ses actions en périmètre urbain en Irak et agissait en Libye plus en quadrillage rural, afin de multiplier les foyers d’insécurité. Tactique que le JSOC avait très rapidement contré.
        Ce retrait sans vision stratégique a laissé les autres FS occidentales continuer seules le soutien non officiel à Haftar (les Brits en première ligne, avec la France et l’Italie – qui ne déméritaient pas, mais sans le même niveau de soutien aérien).
        Aujourd’hui cette valse hésitation perdure, et montre clairement la limite d’analyse de la politique US, motivée essentiellement par l’antiterrorisme : Trump a donné à l’US Africa Command le droit de mener des opérations « cinétiques » (= létales) en Libye et en Somalie. Mais son Conseil de Sécurité ne dispose d’aucune vision autre que réactive aux événements, dès que la problématique devient « étatique » et non simplement militaire.
        Cette absence de stratégie place les USA en suiveur obligé des événements provoqués par Haftar, alors que ce soutien aurait pu être décisif dès 2016.
        A cet égard on peut sans doute parler d’occasion historique manquée par l’administration Obama.

        • jyb dit :

          @vrai-chasseur
          excellent. mais êtes vous certain du nom obsidian lotus…

          • Lagaffe dit :

            Obsidian Lotus est bien le nom de l’opération en Libye au cours de laquelle des commandos américains ont formé et équipé des bataillons des forces d’opérations spéciales libyennes contre le terrorisme (Al-Qaïda et EI). L’une de ces unités était sous le contrôle de Khalifa Haftar.

        • Reality Checks dit :

          Je suis plutôt d’accord avec vous concernant les errements non seulement des USA mais aussi de leurs alliés, en Libye, depuis 2011.
          .
          Ceci étant:
          .
          Obsidian Lotus a été décidée strictement en réponse à l’attaque contre la représentation américaine de Benghazi. Donc d’une part, s’agissant de Benghazi, on travaille avec les gens qui sont à Benghazi (donc Haftar) c’est logique, pour des raisons opérationnelles et non pas politiques.
          .
          D’autre part cette opex fait partie d’un ensemble de 56 opex pilotées conjointement par Africom et JSOC, dans le cadre de la lutte anti terroriste à travers le continent africain.

          Aucune d »entre elles n’est une déclinaison de la politique étrangère américaine envers tel ou tel pays, même si il y a des juxtapositions opérationnelles avec des coordinations relèvent du NSC: les unes sont sous l »égide du Pentagone via Africom et JSOC, tandis que les relations bilatérales sont sensées être pilotées à partir du département d »état.
          .
          Obama lui même a reconnu publiquement ses errements sur la Libye dans une interview fleuve au magazine Atlantic en 2016. Cependant il ne s’agissait pas d »une décision impulsive d »un président contre ses conseillers, c’était même l’opposé…
          .
          A lire à la source:
          https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2016/04/the-obama-doctrine/471525/
          .
          Avec Trump, on a affaire à un président qui agit de façon isolée, imprévisible et impulsive sans concertation aucune avec ses principaux conseillers attitrés, et validés par le Sénat, sur des suggestions et autres influences privées et étrangères.
          .
          Ce n’est pas illégal, mais c’est extrêmement préoccupant, y compris pour les États Unis en premier lieu. Du reste c’est ce que dit l’establishment US.
          .
          L’appel de Trump a Haftar est un exemple parmi d’autres de ce problème récurrent. L’annonce de retrait de Syrie en était un autre. Etc.

  7. PK dit :

    « Pour autant, le chef par intérim du Pentagone, Patrick Shanahan, a expliqué que la ligne suivie par Washington n’avait pas changés sur le fond. »

    Traduction : on n’y comprend rien, mais on navigue à vue, comme d’habitude quand il s’agit de territoires extérieures loin de la bulle de la mère patrie…

  8. Vinz dit :

    C’est même quasiment une reconnaissance officielle du gvnt de Haftar. Je crois que la messe est dite…

    • Auguste dit :

      Pour l’instant notre ami Haftar est dans le pétrin.Il appelle au secours les salafistes,trafiquants d’esclaves,de la brigade Subul Salam de Koufra.Faut vite lui porter secours avant qu’il ne demande l’aide de daesh.

  9. Auguste dit :

    « Washington a les mêmes vues que Haftar sur l’avenir de la Libye ».Si c’est pas un soutient « franc et massif » à Haftar,ça y ressemble non?.Manque plus que quelques « erreurs » de largage pour sauver le soldat Haftar.Pas trop au sud,ça pourrait tomber aux mains de daesh.Libyan Airlines a beau se décarcasser sur la ligne Alexandrie-Benghazi,elle n’arrive pas à compenser les arrivages de Libyan Wings et d’une compagnie privée sur la ligne Tripoli-Istambul.Même si le matériel d’Erdogan fait minus à côté de celui des Russes, l’Egypte, des EAU et compagnie.Je me demande si ONU, USA-Russie-Occidentaux,Egypte,AS,EAU et j’en oublie,vont suffire pour venir à bout de Sarraj et sa poignée de loqueteux, soutenus par les belles paroles de l’Italie.Faudrait demander une aide à la Chine,pour pas qu’on nous accuse de jouer petits bras.
    Pas bien compris le rapprochement Le Drian-Italiens:Il leur a dit d’arrêter leurs conneries,de rentrer dans le rang et obéir?

  10. Plusdepognon dit :

    Peut-être y verra-t’on un peu plus clair dans ce bouzin !
    https://youtu.be/AoD5jOj2vD4

    Et toujours pour les mêmes petites contingences.
    https://youtu.be/U-mpUyTOrLI
    https://youtu.be/_ykN4rvv_54

    Un ou deux interlocuteurs valables, ça changera pas mal de choses.

  11. Nico St-jean dit :

    Un dictateur fort qui déstabilise la Libye et qui ramène cette dernière en guerre civile, ou un homme faible, sournois, beaucoup trop proche des islamistes à mon goût et qui n’à pas fait grand chose depuis qu’il est là.
    .
    On à le choix entre la Peste et le Choléra .. Soutenu sur le font par le Cancer (AS, Égypte) sunnite d’une part, et par la bactérie mangeuse de chair (Turquie, Iran) chiite de l’autre, lesquelles se contrefoutent de se qu’ils font avec tous ses pays car ils ne pensent qu’à jouer aux marionnettistes et à avancer leurs pions ..
    .
    Surtout ne choisissez pas tous en même temps ..

    • Passager dit :

      Que je me rappelle, la Turquie est sunnite donc dire que au Moyen-Orient,les alliances se font via la religion ne tient pas.
      Sinon, je suis plutôt d’accord que pour les Libyens c’est un peu tomber de Charybde en Scylla.

  12. Dresde dit :

    En gros c’est le boxon tout ca! En tout cas le l’explication de Shannan est ridicule

  13. Lagaffe dit :

    Le changement total de position des USA résulte du coup de téléphone entre Trump et le maréchal Haftar. Ce dernier aurait été briefé par Moscou et Le Caire pour développer la rhétorique d’une « vision commune pour la transition de la Libye vers un système politique démocratique et stable » et pour accuser l’ONU et le GNA de ne pas lutter contre le terrorisme. Enfin il a assuré Trump qu’il serait « du coté des vainqueurs » en le soutenant.
    Trump ne semble pas avoir tenu compte de l’avis de Pompeo ni de ses services de renseignements, et il n’aurait pas non plus informé ses alliés de son revirement.. ça fait désordre et ça sera pire si l’ANL n’arrive pas à prendre Tripoli. Trump pourrait alors encore une fois changer d’avis.

  14. JG von Rheydt dit :

    En résumé Macron pourrait très prochainement accueillir Kadhafi fils pour qu’il plante sa tente bédouine dans les jardins de l’Elysée en échange de quoi il contrôlerait les migrants au nord et les islamistes au sud. Reste à savoir comment il va payer l’emplacement de son camping, en valise de cash, je présume? L’Histoire a de ces ironies pour mettre les donneurs de leçons le nez dans leur fange. Pas grand monde devrait sortir propre de ce marigot.

  15. maxime (le vrai) dit :

    Quel enfumage de la part des USA !
    On a beau avoir l’habitude, ca énerve à chaque fois.
    Tout le monde sait qu’Haftar est leur homme : formé par la CIA, hébergé pendant 10 ans aux USA, il réapparaît gentiment; on fait semblant de s’offusquer et de favoriser une solution non militaire; et puis on change d’avis, bref on se met en position de pouvoir communiquer favorablement quelle que soit l’issue…

  16. Benito dit :

    J’espère que l’Italie en sortira humiliée et que son gouvernement sera conspué pour son insolence et ses pratiques de voyous.