CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Ankara dit comprendre les « préoccupations » de l’Otan concernant le système russe de défense aérienne S-400

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35 contributions

  1. Greg dit :

    De toutes façons le pb se manifestera partout ou il y aura des s400 et des f35 dans la même région.

  2. Auguste dit :

    Les S-400 seront installés sur les bases turques de Somalie,Azerbaidjan ou Qatar.Et les F35 pourront être livrés,ainsi que des Patriot Pac3.Après l’embargo américain sur la Syrie,c’est Erdogan qui va fournir le pétrole à Assad.Et nous à 27, on rampe devant Trump.Notre ami Trump qui vient pratiquement de donner le feu vert à Haftar pour la prise de Tripoli.A voir la réponse de l’Algérie sur la demande d’aide de Sarraj.Vous avez aimé la chute de Kadhafi,vous adorerez le sacre de Haftar….s’il y arrive.

  3. R2D2 dit :

    « La Turquie ne peut pas être considérée et se comporter au sein de l’Otan comme un quelconque pays occidental»
    ah oui quand meme, le gars est bien en forme ^^

    • Pascal (l'autre) dit :

      J’ignore s’il s’agit de Charentais ou de Cantaloup mais ce ministre il a chopé un melon plus gros qu’une citrouille!!

      L’empire Ottoman c’était quelque chose mais nous sommes ………………… au 21 ème siècle, la donne a quelque peu changé! Sic transit gloria mundi

  4. sonata dit :

    Le seul intérêt d’avoir historiquement intégré la Turquie à l’OTAN était de pouvoir, le cas échéant, ouvrir un front sud contre l’URSS et contrôler les détroits donnant accès à la Mer Noire. À partir du moment où le petit sultan à moustache fait copain-copain avec le mafieux du Kremlin, cet intérêt devient relatif…

    • mayce dit :

      @sonata si il n’y as plus la possibilité en effet d’ouvrir un front sud contre la russie , et que la turquie devient un allié russe alors je suis d’accord la pertinence du maintien de la turquie dans l’OTAN se pose etant donné que la russie est quoi qu’on dise l’ennemi histoorique de l’OTAN

      • Plusdepognon dit :

        @ Mayce
        Et la base américaine qui possède les vecteurs nucléaires, les USA leur laisse ?
        Impossible.

  5. Motox1 dit :

    Rien n’a changé, cela a été toujours la position des turcs, ils ont toujours dit venez voir vous même rien n’est caché, mais les USA ont voulu absolument vendre le PAC3, mais il était trop tard déjà, si la turquie l’accepte maintenant c’est juste pour faire passer la pullule et recevoir les F35 et pas l’un sans l’autre …il finiront par faire une deuxième commande S400 et sortir de l’Otan ( et commander des SU57 en passant), et tout le monde est gagnant

  6. Lagaffe dit :

    Les USA ne veulent pas qu’une technologie de pointe puisse être étudiée, même indirectement, par la Russie.
    Bizarrement la Russie n’a aucune crainte à vendre son système S-400, soi-disant top du top de la technologie russe, à n’importe qui, y compris un pays de l’OTAN.
    Pourquoi ?

    • Ion 5 dit :

      @Lagaffe
      « Pourquoi? »
      Parce que vous deviez peut être vous poser les bonnes questions…
      La Russie vend son complexe S-400, mais lequel? Il y en a une flopée.
      Peut-être devriez vous rechercher dans les sources spécialisées les diverses évolutions du système, en service depuis 2007, alors que nous sommes en 2019, AVANT de poster.

    • Bikoro dit :

      @Lagaffe, je ne fais que poursuivre votre interrogation. Les USA gagneraient même à ce qu’un pays allié possède ce système, ce sera ainsi l’occasion de mieux l’étudier sous toutes ses coutures et de s’entraîner avec. Comme cela a été le cas avec les S-300 grecs et biélorusse. cf. https://www.presstv.com/DetailFr/2018/10/10/576639/Etats-Unis-Russie-Syrie-Iran-Israel-F-35-S-300-missiles-avions-Grece
      Alors de deux choses l’une. Soit les données des S-400 sont sécurisées, impénétrables, ce qui permet aux Russes de dormir tranquilles, même en cas d’exportation. Soit tout simplement, ils exportent « des médicaments génériques ». Ce qui leur laisse toujours une petite marge en cas de « vole » de technologie sur la copie de la copie. Au regard des tensions anciennes avec la Turquie, la seconde hypothèse me paraît plausible. Comme me paraît également possible, sans être toutefois une certitude, que la Turquie ne soit qu’en « service commandé » dans son rapprochement spectaculaire avec la Russie. De toutes les façons, on le saura toujours, mais en attendant, il est inutile de lui livrer les secrets du nec plus ultra. Ce serait pour la Russie, malgré les gesticulations et posture de façade, synonyme de les livrer directement à Langley. La Turquie n’a pas encore digéré les S-400 qu’elle a déjà un œil sur les S-500. cf. http://french.almanar.com.lb/1281062
      La question est : pourquoi ? Bon samedi.

    • Matt dit :

      Parce que tout le monde (même les trolls qui diront le contraire) sait déjà que les systèmes russes sont loin d’être aussi performants et tout puissants qu’ils le clament. L’OTAN a sûrement beaucoup moins à apprendre qu’elle ne sait déjà sur le S-400, par rapport aux informations que pourraient obtenir les Russes sur le F-35.

      • Ion 5 dit :

        @Matt
        « Tout le monde » n’est pas aussi stupide et ignare que vous et ne prétend pas connaitre l’avance ou le retard des systèmes russes et des autres (français, américains, chinois, etc.) sans y avoir préalablement eu accès… Même les trolls!

      • Pascal (l'autre) dit :

        @ Matt Attention à ne pas sous estimer les capacités d’un adversaire! A moins que les Russes aient de criants besoins de liquidités je doute que les versions de S400 export soient identiques à celles en service dans la défense anti aérienne russe. En occident Les versions des F 15 C et E de l’U.S Air Force doivent posséder d’autres capacités que celles en service en Arabie Saoudite par exemple, et à l’époque les versions des F 14 Tomcat vendus au Shah d’Iran ne devaient pas avoir les mêmes performances que la version en service dans l’U.S. Navy!

        • Ion 5 dit :

          +1.
          Par contre les versions « downgradées » du matériel militaire soviétiques à l’export, ne lui ont pas toujours fait bonne publicité…
          Dis MiG-21 sans canon, avec des missiles au rabais, des T-34 et autres SU-152 ayant fait les joies des tankistes russes à Stalingrad en pleine guerre des six-jours, fallait pas pousser…
          Sans être pro-poutine, on espère que les russes ne referont plus cette erreur.

    • themistocles dit :

      Parce que, intrinsèquement, il s’agit d’un système défensif et que, pour le moment, c’est principalement les US qui interviennent en dehors de leurs frontières. Il semble que les russes soient un peu plus malin dans la nature de leurs interventions extérieures. Ou plus circonspects, ce qui revient à peu près au même.

      • Hermes dit :

        Ukraine, Géorgie, Syrie, plusieurs Pays d’Afrique.
        .
        On savait la Russie très grande, mais avec vous ca serait pas la moitié du globe ?

        • themistocles dit :

          Indignation sélective mon brave : Coté Russe Ukraine , intervention US/Israël en application du manuel de changement de régime du département d’Etat et en violation des accords de 1991, Géorgie : réaction à une offensive géorgienne se terminant en fiasco, Syrie : application d’accord de défense en réaction au soutien US des milices d’Al Nosra et autres succursales djihadistes. Pour les US, Ukraine (déjà citée)Afghanistan, Corée, Pakistan,Iran, Yémen,Qatar, Koweït, Irak, Syrie, Soudan, Libye, Somalie, Puntland, Somaliland, Kenya, Ouganda, Mauritanie, Mali, Niger, Nigéria, Cuba, Venezuela, Colombie, Panama, Philippines. Je vous fais grâce de la liste des bases permanentes à l’étranger, de l’Islande au Pacifique sud en passant par les pays baltes et Diego Garcia. Du coup on arrive a un peu plus que la moitié du globe… Un peu comme si un pyromane se plaignait de la chaleur du feu… Comme me disait un sous-officier il y a bien longtemps : « Vous le droit de jouer avec une grenade, mais si elle vous pète à la gueule, ne venez pas vous plaindre »

    • Léonard V dit :

      L’argument pourrait aussi être retourné: si la furtivité du F35 est si fragile qu’un simple « examen » préalable par des S-400 la mettrait à mal (au moins en partie), cela ne relativise-t-il pas l’avantage de cette furtivité? Alors que pour les radars des systèmes s-400, on peut comprendre que les russes craignent un peu moins qu’on puisse les contrer à l’avenir.

      …Encore que: des avions équipées de contre-mesures anti-radar (je pense notamment au système spectra du rafale, mais le f35 pourrait sans doute en « apprendre » aussi beaucoup – voir aussi des avions spécifiques de guerre électronique) pourraient profiter de se voir confrontés au S-400, supposé être équipés du top du top des radars russes, pour pouvoir ensuite le brouiller plus efficacement?

      Il faudrait donc savoir qui a le plus à gagner à ces « fuites », et qui la Turquie en ferait profiter… vu la réaction des US et le rapprochement d’avec la Russie, pas sûr que ce soit les USA qui en profiteraient, malgré l’alliance OTAN.

      • Ion 5 dit :

        @Leonard V
        « au S-400, supposé être équipés du top du top des radars russes, pour pouvoir ensuite le brouiller plus efficacement »
        Il y a au moins 4 radars dans le complexe S-400, chacun travaillant sur une fréquence et modulation différente, en trilatération, sans compter le système anti-contre mesures anti-radar « VEGA ». Il faudra emmener 4 SPECTRA alors et un anti VEGA par avion?

        Le F-35 n’est pas invisible (pareillement discret) à toutes les gammes de fréquence radar et sous tous les angles d’incidence. Les vieux ALMAZ des S-75 le voient gros comme une maison de coté (donc un peu tard).
        Intégré dans une chaine échelonnée en profondeur et dotée d’un automatisme de traitement de données comme dans la PVO, ça peut servir.
        A ma connaissance les turcs n’ont pas ça…

        • Fred dit :

          @ Ion 5
          Le nom « SPECTRA » a été choisi pour induire l’idée que ce système est capable d’intervenir dans toute la bande des spectres de fréquences …

          De plus, ses données peuvent être partagées par la Liaison 16, le travail peut donc être partagé.

  7. Cem dit :

    Fort comme un turc,courageux comme un turc,une empire comme les ottomans,pourquoi pas.l’europe à t’il Ce courage contre les États Unis.

  8. Aristote dit :

    la crainte des américains est donc un aveux que le S400 peut bien pénétrer la furtivité du F35 et recueillir sa signature et autres données?

    • Fred dit :

      @ Aristote
      La pression des Américains est surtout liée à des question géopolitiques et secondairement économiques (les deux étant toutefois liées).

  9. Sanayist dit :

    Un S-400 sera installé à Istambul (ce qui permettra de créer une zone d’exclusion AA de 400 km incluant presque la totalité de la mer égée, les pauvres grecs ont bien raison d’être inquiets), le deuxième S-400 sera installé à Ankara. Deux autres unité de S-400 seront livrés, au total 4 système S-400 (avec des commandes supplémentaires possibles).

    J’étais dubitatif concernant l’efficacité du S-400 mais quand on voit à quel point le régime américain est horrifié par ce système, le S-400 a l’air d’être particulièrement redoutable. Les russes ont fait du beau travail, il faut le reconnaître.

    Le S-400 est un besoin urgent afin de défendre la Turquie contre l’attaque de l’ennemi américain, le temps que les systèmes AA indigène de longue portée soient terminés (Hisar-U et SIPER + radar EIRS AESA 600km, entrée en service 2023-2024). Les S-400 vont décupler la puissance de la Turquie, on comprends pourquoi l’ennemi US grince des dents. Ce sera pire dans quelques années avec la livraisons des armements stratégiques indigènes, la progression est spectaculaire. J’avais déjà posté un commentaire, je connais tous les programmes militaires turcs officiels et officieux et leur avancement public. Si question n’hésitez pas.

    De plus, le régime israélien dispose des dindes F-35 qui volent à portée de radar d’un système S-400 en Syrie, donc l’argument selon lequel le régime américain ne veut pas que le F-35 vole avec un système anti-missile russe est une foutaise. Avec le S-400, ils savent qu’ils ne pourront pas attaquer la Turquie aussi facilement. D’ici quelques années, le régime américain va sévèrement regretter d’avoir chosi d’être l’ennemi des Turcs. Tout vient à point qui sait attendre.

    • Pascal (l'autre) dit :

       » le régime américain va sévèrement regretter d’avoir chosi d’être l’ennemi des Turcs. Tout vient à point qui sait attendre.  » Encore le syndrome du « melon » ! Remarquez ce qui risque de marcher chez vous c’est le BTP! Il faudra bien reconstruire! quand le bâtiment va, tout va!

    • ji_louis dit :

      Les israéliens ont embarqué leurs propres systèmes de guerre électronique sur leurs F-35I (I pour Israël), différents de ceux américains, les multiples raids qu’ils ont fait en Syrie permettent de constater qu’ils s’y « baladent » sans difficulté. D’autre part, les systèmes anti-aériens russes livrés en Syrie sont de la gamme S-300 et non S-400, même pour les bases russes.

  10. Clavier dit :

    Les Américains mettent généralement un temps fou à prendre conscience de qui sont leurs ennemis …..

    • Plusdepognon dit :

      @ Clavier
      L’ infailliblité n’est pas de ce monde.
      https://youtu.be/LvgV0PwAqew

      • Fred dit :

        @ Plusdepognon
        Tu t’es adressé à moi pour préciser ta pensée, en réponse à l’autre « Fred » (il y a deux « Fred » qui interviennent sur ce site ;o)

        Je reconnais, moi, et je t’en félicite, que tu n’as pas une pensée aritotélicienne de logique du noir qui s’oppose au blanc : il y a des nuances de gris (et je rajoute : et même des couleurs).

        Ce que je peux te conseiller, subséquemment, c’est de mieux préciser ta pensée en permanence ; et de ne pas employer des formules à l’emporte-pièce, trompeuses et réductrices. [mais ce conseil est valable pour tous, à commencer par ma pomme]

  11. Amida dit :

    « les S-400 pourraient pénétrer les systèmes des F-35 » Plus que les systèmes d’un navire espion? d’un avion espion spécialisé? J’ai de la peine à comprendre comment et pourquoi les systèmes d’espionnage des diverses puissances devraient être inférieurs à ceux d’un système antiaérien de série… Ne me dites pas que des bateaux espions bourrés d’électronique de pointe et de capteurs ne rodent pas déjà dans les parages de bases d’où décollent des F-35. Un navire capable de croisière océanique aurait moins d’énergie et de puissance de détection qu’un simple camion-remorque attaché à une batterie de DCA …?
    https://www.cnews.fr/monde/2018-01-23/un-navire-espion-russe-repere-au-large-des-cotes-americaines-773341 https://plus.lesoir.be/141004/article/2018-02-19/des-bateaux-russes-espions-au-large-de-la-cote-belge https://www.avionslegendaires.net/2017/08/actu/le-pentagone-survole-par-un-avion-espion-russe-legalement/ https://www.youtube.com/watch?v=Fl9pGDfb7cY

    • themistocles dit :

      Ce n’est effectivement pas le cas. Ce qui fait la différence c’est que les navires dits « espions’ consacrent leurs activités à l’interception des communications et/ou les transmissions de données sur diverses gammes de fréquences. Parfois ils s’intéressent aux caractéristiques des radars et au renseignement acoustique ( sur les sous-marins, mais aussi les navires de surface). Enfin, certains sont plus particulièrement intéressés par les câblés sous-marins, ceux par qui transite 90% de l’internet mondial. Ce n’est pas ce type de renseignement que les Us veulent protéger et que les radars des S-400 (SA-24 Growler pour l’OTAN) semblent menacer. Pour les systèmes S300, ils sont déjà installés sur certains navires russes ( les destroyers de la classe Gorschkov) et il semble que les unités actuellement en construction seront équipées de l’équivalent naval du S-400. Si les US piquent des crises à rallonge avec l’installation d’une batterie sur le haut plateau anatolien, qu’est-ce que ce sera quand une batterie de S-400 se promènera à 25 nœuds à 13 nautiques de la cote US…..

    • Matt dit :

      Encore une fois (mais certains ont tendance à ne pas retenir ce qui a déjà été écrit ici de nombreuses fois), ce n’est pas que le S-400 pourrait « espionner » ou « pénetrer les systèmes/la furtivité » du F-35 si celui-ci venait à voler à proximité des ses radars.

      Le problème vient du fait de l’intégration des ces deux éléments (F-35 et S-400) dans un même réseau de défense aérienne, ce qui implique une interconnection entre les deux (le concept de combat « réseau-centré »). Cette interconnection demande que l’on « connecte » le F-35 au S-400, et inversement, et donc nécessite que les deux soient compatibles pour communiquer entre eux dans un réseau de transmission de données. Imaginez mettre des PC et des Macs dans un même réseau local…

      Pour pouvoir réaliser cette connection, il faudrait rendre ces deux systèmes compatibles, donc cela impliquerait un échange de données techniques sur les systèmes du F-35 et du S-400, et donc donner des informations sur les systèmes du F-35 aux industriels (russes) qui feront la manip sur le S-400.

      C’est cela, et rien d’autre, que veulent éviter les Etats-Unis et Lockheed-Martin.