CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Les constructeurs de buggys tentent de séduire les forces spéciales françaises

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19 contributions

  1. PK dit :

    Booxt a déjà une longueur d’avance puisque ses buggy sont déjà en test par les FS françaises et auraient déjà roulé plusieurs milliers de kilomètres 😉

    • NRJ dit :

      Exact. Dans une version hybride spécialement conçue pour l’armée française.

  2. Max dit :

    Il faut demander aux qataris, qui s’emmerdent tellement avec leurs millions en poche, qu’ils vont dans le desert avec leur Sand cars faire le show ! Bon il est vrai qu’avec un V8 bi turbo qui crache 130 décibels à plus de 200 km/h ça n’est pas dans l’esprit des forces spéciales ! lol

  3. Polymères dit :

    On a besoin d’avoir de la mobilité, de la très haute mobilité en très léger.
    Dans le contexte du moment ou l’on pense de plus en plus à vouloir protéger les soldats derrière plus de blindage pour ne pas choquer le citoyen pour qui la mort en théâtre d’opération est choquante, dramatique, insupportable ou l’on vient à se responsabiliser (nos chefs, le gouvernement etc…) de nos pertes, ce qui revient à déresponsabiliser l’ennemi de ses actes, ben vouloir un engin non blindé, ça choquera ceux qui se reconnaitront dans ce que je viens de dire.
    Pourtant il est important de bien comprendre que faire la guerre, ce n’est pas juste rouler en blindé et éviter les morts lorsqu’il y a une mine. Nos forces ont besoins d’être à l’offensive, de surprendre, elles doivent aller vite, prendre des risques.
    Le syndrome Afghanistan a bien entamé les armées occidentales dans leur manière de faire et voir la guerre, beaucoup trop axée sur de la patrouille passive ou l’on craint l’IED et ou le combat revient à répondre d’une attaque (embuscade) adverse.
    Les américains, les anglais, les allemands, tous y passent. La France grâce à Serval puis Barkhane réussit cependant à maintenir un concept d’opération offensive (de chasse, de traque) terrestre, redéfinissant des besoins et des méthodes particulières, même si on reste toujours un peu « marqué » par une volonté de faire la guerre sans morts, c’est à dire en réalité, ne pas faire la guerre pour la gagner, mais pour ne pas perdre l’appui de l’opinion publique ou par peur d’agir d’une manière à ne pas être aimé des locaux.

    Bref, même si je semble dériver un peu du sujet, il n’empêche que je reste attaché à ce que nos forces disposent de moyens « légers » pour pouvoir mener leurs missions. Disposer de buggys pour nos FS, c’est bien et il est nécessaire d’avoir des véhicules légers pour nos troupes classiques.
    Si certains trouvent choquant d’avoir des véhicules non blindés par ce que pour eux, la mort est inacceptable et évitable dans la guerre, la réalité des opérations militaires, en particulier celles qu’on mène actuellement au Sahel, nécessitent des moyens spéciaux, le buggy, le pick-up a une meilleure efficacité opérationnelle que le VAB ou le VBCI, même si derrière, le risque de morts est plus grand. Ensuite on a un travail opératoire à faire en parallèle, car s’il s’agit de patrouiller sans rien changer, ben il n’y a que l’ennemi qui profitera d’un plus gros bilan chez nous et nous on ne fera qu’économiser de l’argent contre des vies.

    • Parabellum dit :

      On a eu longtemps des simples jeep ouvertes ou des acmat : on bidouillait un peu les moteurs et on attachait nos sacs ou des sacs de sable…on essayait d aller vite avec deux ou trois mitrailleuses devant et l esprit bigeard…ajouré hui on doit agir autrement mais garder cet esprit…ouvrir le voie avec des drones aériens ou terrestres de différentes portées et fonction n’est pas un luxe de planqués…avoir de la puissance de feu et des hélicos de transport et d attaque non plus…l assaut héliporté vaut peutre mieux que le buggy ? Et puis on va éternellement patrouiller la bss et pour quel résultat ?

      • Polymères dit :

        Est-ce que j’ai dis qu’il fallait réduire et ne pas considérer ce que vous citez? Non.
        Vous n’êtes pas nouveau ici et je pense que vous m’avez vu assez souvent intervenir et vous devriez connaitre un peu mes positions.
        Mais il faut admettre une réalité, si le drone est un excellent moyen de reconnaissance (que je défends) pour économiser d’importants moyens, que l’hélicoptère permet d’aller vite, dans des conflits « larvés » de contre insurrection, il y a un réel besoin d’avoir un dispositif à terre, qui agit vite, par surprise et qui a un regard différent, plus long que d’autres, avec du personnel qui peut prendre des informations au sol, confirmer des observations qu’on ne pourrait pas faire avec un drone ou un hélicoptère.
        L’assaut héliporté c’est formidable sur le papier, mais il demande des précautions d’usage qu’on ne manquera pas de rappeler lorsqu’on en retrouve abattus.
        L’assaut héliporté, les américains pensaient au Vietnam que c’était l’avenir de la mobilité, évitant la logistique et la lenteur de ceux-ci, au travers une nature hostile. Au bilan, même si l’assaut héliporté a permis quelques belles réussites, les pertes, le traitement du terrain par « points », les contraintes de posés, la discrétion réduite à zéro, n’aura pas été du côté de cette stratégie.
        Ils ont refait l’expérience en Somalie dont on connait tous le film « la chute du faucon noir » et l’assaut pour prendre Ben Laden a frôlé la catastrophe.
        Non, même si d’un regard lointain on se dit que pour se rendre d’un point A à un point B dans le Sahel, l’idéal c’est l’hélicoptère, la réalité c’est que pour contrôler le terrain, faire ce genre de choses, ne servira à rien, hormis maintenir une pression.
        L’ennemi, il faut le surprendre et il ne faut pas que sa sonnette posté à Gao ou ailleurs lui téléphone pour dire que des hélicos se sont envolés vers X direction.
        Il faut faire de la traque au sol et pour cela le buggy ou même un véhicule tout terrain représente une meilleure alternative que l’hélicoptère ou encore le VBCI, mais encore faut-il savoir ce qu’on recherche, l’efficacité militaire ou alors avoir un bilan de pertes acceptables aux yeux de l’opinion publique quitte à risquer de faire trainer les choses.
        Va t-on éternellement patrouiller la bas? Pourquoi cela semble tant vous déranger? Vous pensez qu’on obtient quoi comme résultat d’une armée qui reste en caserne en France à attendre la 3e GM?
        Ce genre d’opérations à le mérite de faire « vivre » une armée et d’amener une expérience qui est cruciale et qui fait la différence entre une bonne armée et une mauvaise et ce n’est pas juste les matériels qui font la différence, ce sont les hommes.
        A défaut de vouloir voir de l’or tomber dans une opération militaire (si vous imaginez qu’il faut faire la guerre uniquement dans le but de gagner de l’argent, vous allez attendre longtemps). Le résultat d’une intervention militaire n’est jamais financière, mais d’ordre géopolitique ou géostratégique. En agissant au Sahel, on maintient une influence sous divers aspects, y compris économique, même s’il n’y a pas des milliards de contrats.
        J’espère aussi que vous n’étiez pas de ceux qui, il y a plusieurs années critiquaient l’inaction française devant les prises d’otages de nos ressortissants et j’espère que vous n’êtes pas de ceux qui viendraient faire une leçon de morale si l’on se retire et que ça dérape..

    • R2D2 dit :

      « Le syndrome Afghanistan a bien entamé les armées occidentales dans leur manière de faire et voir la guerre »
      d’un autre coté cela nous a permis de nous débarrasser de la logique de guerre froide et des conflits de faible intensité militaire en Afrique.

  4. Plusdepognon dit :

    @ Polymères
    Pourquoi pas mais vu le « contretemps » des véhicules pour les FS, je croyais qu’ils roulaient « plus lourd » à leur demande à cause des pertes par IED.
    Tant mieux pour la société Booxt…
    https://www.asafrance.fr/item/forces-speciales-un-vehicule-tout-terrain-ultra-rapide-made-in-france-pour-les-forces-speciales-francaises.html

    • Polymères dit :

      Combien de pertes chez les FS en raison d’un véhicule pas assez blindé?
      Ce ne sont pas vraiment « les pertes » qui ont poussés à ce besoin, mais bien le fait que la dotation globale des véhicules des FS n’était pas assez nombreuse en tout genre et qu’il fallait également du blindé. Comme pour Parabelum, je ne dis pas qu’acquérir des véhicules veut dire qu’il faut faire abstraction du reste, ou que ça ne sert à rien, il faut pouvoir s’adapter au terrain, si en Syrie, un buggy ne servirait à rien, dans le Sahel ça peut servir et là aussi, ce n’est pas un choix qu’on impose aux FS.
      Mais je vais me répéter, le problème ne sont pas les moyens, mais la manière dont on s’en sert, s’il s’agit d’avoir des FS qui font de la patrouille classique, ben oui c’est sûre, on finit par avoir comme principale menace et préoccupation, les mines.

  5. JCCDM dit :

    Ouais ouais … je te remercie pour la qualification de « passive » des opérations en Afghanistan… on te remercie tous, d’ailleurs… #Alasaï #dinnerout

    • Polymères dit :

      Vous n’avez pas compris ma définition d’opération passive.
      Quand je dis cela, je ne dis pas qu’il ne se passait rien, je parle d’une stratégie globale, qui va bien au delà de la zone française , d’une stratégie largement américaine.
      La passivité, c’est celle d’un processus ou premièrement on cherche à dominer l’adversaire par les airs, ou tout tournait autour de l’appui aérien, chaque Tic, la procédure c’était la même, on réponds à l’instant, puis on tient la position (si possible, sinon ça fonçait) jusqu’à l’appui aérien (largement US). Cette stratégie ou le quotidien des forces terrestres étaient de camper dans des bases avancées pour effectuer ensuite à l’aube de faire une patrouille ou un « repérage » avant de rentrer de nouveau. Le quotidien c’était ça, on a nos bases, on fait nos sorties ou l’on a le faux sentiment de contrôler la situation, mais dès qu’on passait l’ennemi faisait ses affaires, plaçait ses mines, organisait ses trafics, préparaient ses embuscades, ses roquettes à tirer la nuit suivante. Ensuite la question était de savoir quand ça frapperait et qui sera concerné, en soit le sentiment que l’ennemi menait le jeu était bien celui qui dominait nos esprits, vous avez été sur place, vous savez alors de quoi je parle.
      Nous n’avions pas de stratégie offensive, on répétait en boucle la même chose, patrouille, FOB, en cas de problème c’est l’appui aérien plus ou moins efficace (l’ennemi s’y était habitué et ne faisait pas durer ses attaques…). Derrière la seule chose qu’on pensait faire, qu’on voulait faire, la seule chose qui comptait, c’était d’avoir des MRAP pour faire baisser le nombre des victimes.
      .
      Si pour vous, cette stratégie était offensive, veuillez me l’expliquer, car je n’ai pas la même approche que vous.Pour moi il faut agir et occuper le terrain, pas occuper des FOB et passer une fois par jour sur une route ou près d’un village. Il faut être partout en permanence avec des unités légères, appuyées à l’arrière par du plus lourd, de l’aérien et autres, le but n’est pas de résister aux mines, mais d’empêcher l’ennemi d’en poser, c’est d’éviter la mobilité de l’ennemi.C’est de boucler les zones habitées, de placer des guetteurs, de fouiller les maisons, de prendre concrètement la place de l’autorité, la place de celui qui impose les conditions sécuritaires.
      Alors oui, agir ainsi comporte des risques plus importants, mais il n’est pas interdit d’avoir un recours massif à des forces locales (au contraire je pense que l’on doit miser le maximum sur elles et le minimum sur nous), mais on doit garder un contrôle sur elles.
      Personnellement, j’agirai bien autrement de ce qui a été fait en Afghanistan, qui reste à mes yeux, une opération ou l’on ne faisait que subir sans aucune stratégie offensive pouvant réellement dominer l’ennemi et contraindre les populations à le renforcer ou l’aider. Là aussi, la mentalité axée autour de l’appui aérien était systématiquement d’éviter de bombarder des civils,c’était toujours d’éviter de bombarder, toujours les yeux dans les airs.
      Cette stratégie est mauvaise, même si je soutiens le rôle aérien pour réduire les forces ennemies, au bout d’un moment, on revient toujours à une affaire d’hommes, c’est à ce niveau humain qu’on a galéré (surtout les américains, car nous, on a suivi le rythme, mais on garde une tradition de « proximité » que les USA cherchent à fuir car ils cherchent à avoir le moins de risques pour avoir le moins de pertes)

  6. Phil dit :

    Le Dagor A1 est bien mais n’est pas nouveau. Il date de 2014, et les retours d’expériences ont permis de l’améliorer.

  7. nexterience dit :

    Donc Panhard, avec son CRAB, était bien meilleur en communication qu’en marketing: trop sophistiqué, trop armé, trop cher.

  8. Alex dit :

    Actuellement, la France bénéficie d’un laboratoire fantastique au Nord Mali où l’IA, dotée d’algorithmes militaires et d’une logique floue appuyée par des shelters climatisés et « gonflés à bloc », pourrait superviser des véhicules automates spatiaux, aériens et terrestre faisant la différence ; pourquoi l’Armée de terre ne disposerait-elle pas d’un outil fantastique à l’instar de l’Armée de l’air avec son Rafale ou de la Marine avec son Charles de Gaulle ? La réponse est sous vos yeux, un profil Czar vivant dans son passé, le cul vissé à son pot de chambre, trollant tout et n’importe quoi pour ce vider dans les oubliettes de ses limites… nos décideurs c’est ça : buggy hippie des années 70, pour servir une doctrine 1942 Sidi Hanesh, avec des M2 remontant à 1919. Étonnez-vous que l’on soit toujours en retard d’une guerre !

  9. Khay dit :

    Trop lourd, surtout. Par contre avec 5tonnes de moins le Scan vise clairement le contrat VBAE.