Formation initiale des recrues de l’armée de Terre : « On est devenu des éducateurs », estime un sous-officier

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83 contributions

  1. PK dit :

     » Pour certains cas, « c’est de la garderie »  »

    Syndrome Éducation nationale. C’était inévitable.

    On a une classe d’âge où il suffit de naître pour avoir le bac, qui n’a jamais connu l’effort ni la réprimande.

    Bienvenue en France 2020 !

    • Czar dit :

      ouais enfin en même temps, c’est un syndrome général (cf mon comm ci-dessous et les nombres de Mexicains recrutés par l’armée yankee avec la promesse d’une « green card »

    • Albatros24 dit :

      Pas faux…mais cela n’est pas nouveau, c’est une évolution irrémédiable de la société, depuis…mai 1968 en fait.
      Actuelllement on a en plus un communautarisme religieux voire ethnique et des intérêts divers voire opposés qui veulent tous s’imposer au détriment de l’intérêt général.

    • Ancien de Tacaud dit :

      PK, pour cette fois je ne suis pas d’accord avec vous : les jeunes qui s’engagent, même s’ils sont parfois d’un niveau médiocre, ont au moins fait l’effort de s’engager au lieu de profiter tranquillement des aides sociales de toutes sortes que la vie civile leur offrait.
      .
      Pour ce seul motif (leur volonté de ne pas être des assistés) leur valeur morale ne doit pas être mise en doute même si par ailleurs ils ont de nombreuses et lourdes insuffisances.
      .
      De plus il faut observer que Laurent Lagneau nous parle ici d’un reportage journalistique : c’est seulement de l’impressionnisme. Méfions-nous des journalistes lorsqu’ils nous parlent des états d’âme des militaires.
      Les militaires s’adaptent pour obtenir le meilleur des recrues qu’ils reçoivent.
      .
      Au tout début de la professionnalisation, en pleine ambiance antimilitariste des années soixante-dix, beaucoup de nos recrues étaient d’un très faible niveau.
      Pourtant ces « p’tits gars » ont accompli des exploits, je peux en témoigner.
      .
      Aujourd’hui il reste que, comme toujours, l’incompétence de notre personnel politique met les militaires dans des situations difficiles.
      Nihil novi sub sole, des journalistes passent par là et en font un papier qui ne vaut rien mais qui se vend.
      .
      Nos jeunes engagés ont du potentiel, au moins parce qu’ils ont pris la décision de s’engager au lieu d’attendre les allocs.
      Quant à notre encadrement, il obtiendra le résultat voulu, comme toujours.

      • Celtibère dit :

        Je me suis engagé en 1975, à seize ans. Je me sens autorisé à donner un avis sur la question, d’autant plus qu’en fin de carrière j’ai servi dans le recrutement, comme chef de secteur. Je peux donc témoigner que le niveau scolaire que nous avions en 1975, avec souvent, pour tout diplôme, un simple BEPC était meilleur qu’aujourd’hui, notamment concernant les bases. Et je ne parle pas de l’éducation et du comportement qui étaient également d’ une autre tenue, mais aussi de la condition physique. Nous étions une génération qui, malgré tout, n’a pas été une génération d’assistés. Et les taux d’attritions étaient très faibles. Bon c’était dans la marine et, les exigences n’étaient et, ne sont toujours pas les mêmes que pour l’Armée de terre. Mais aujourd’hui il est plus difficile de trouver des jeunes gens qui ont les aptitudes nécessaires pour suivre les formations ainsi que pour accepter les contraintes du service. Il est assez édifiant de constater que les jeunes marins préfèrent être affectés à terre et ce, dès le début de leur engagement.

        • Robert dit :

          Celtibère,
          J’ai carrément votre âge et je souris à propos du BEPC. L’ayant raté haut la main et pouvant comparer avec le niveau actuel des jeunes, je peux presque croire que je suis intelligent. 🙂
          Comme vous dites, on apprenait les bases, dont orthographe et grammaire, et pour beaucoup qui arrêtaient là, cela suffisait.
          Mais l’idéologie égalitariste, qui n’a rien à voir avec l’égalité réelle, est passée par là et le niveau a baissé et tous devaient, sauf gros problème, pouvoir continuer jusqu’au BAC voire à la fac.
          Pour quoi faire, on ne sait pas trop, tant il y a de diplômés parmi les agents de caisse chez Carrefour et autre dont certains doivent ruminer les années perdues pour arriver à ça.
          Je confirme aussi que les jeunes que j’ai côtoyé au service fin 84 venaient souvent de milieux ruraux ou pauvres mais se tenaient bien, à l’autorité et à l’effort. De bons gars qui ne pleuraient pas leur mère toutes les cinq minutes. C’est vrai que l’assistanat n’existait pas, j’avais un brave paysan avec moi qui avait du abandonner sa ferme ou il était soutien de famille.
          Reste que la jeunesse demeure capable de générosité et de sacrifice si on lui permet de le devenir. Et leurs qualités de coeur et d’âme n’ont ni diminuées ni disparues, mais il faudrait aussi que la société flatte autre chose que leur égoïsme pour servir le marché roi ou l’idéologie progressiste.

        • Anciens de Tacaud dit :

          @ Celtibère
          Vers 1975 chez les Marsouins et les Bigors on recevait des engagés classés « inapte à l’engagement excepté dans les TdM » à la suite de leur passage aux « trois jours ».
          .
          Comme je l’écrivais précédemment, ça ne les a pas empêchés de s’intégrer dans nos compagnies et batteries pour ensuite se montrer parfaitement opérationnels.
          Beaucoup étaient des cassos’ mais leur force était d’avoir fait la démarche de s’engager pour sortir de leur milieu social d’origine.
          .
          De plus ils étaient souvent rustiques, débrouillards et d’une grande stabilité émotionnelle.
          Leur volonté de tenir leur place le mieux possible dans leur unité était évidente.
          .
          Pourtant certains étaient en échec scolaire absolu, ne sachant ni lire ni écrire au moment de leur incorporation (j’en avais même un qui ne savait pas téléphoner parce qu’il ne reconnaissait pas les chiffres sur le cadran) mais ils s’amélioraient rapidement : lorsqu’on leur faisait repasser les tests un an après leur incorporation ils étaient devenus aptes à l’engagement.
          .
          Quand un jeune « mal parti dans la vie » est placé dans un nouvel environnement social plus favorable (un environnement exigeant : par exemple être à l’heure et en tenue, ça n’est pas évident pour tout le monde) il s’améliore.
          .
          Ce sont ces gars-là qui ont fait l’opération Tacaud et ils ont accompli la mission proprement.
          Lisez le livre « opex Tacaud » : ces engagés y sont très bien décrits. Beaucoup étaient très jeunes.
          .
          Par expérience j’ai la même confiance envers ces jeunes d’aujourd’hui qui s’engagent dans notre armée : ils ont du potentiel, bien que ce ne soit pas évident au début. J’ai également une grande confiance dans la qualité humaine de l’encadrement militaire pour gérer correctement ces personnels volontaires.
          .

          • Wrecker 47 dit :

            @Ancien de Tacaud
            Je fais aussi partie du premier Tacaud… et ce que tu écris est vrai ,j’ai connu les mêmes à qui on apprenait à se servir d’un rasoir comme du carnet de chèques et auxquels on avançait que la moitié de sa solde afin qu’il aie un peu d’argent de coté…
            En ce moment on « recrute » ce qu’on peut faute de moyens ,on a les mêmes en moins bons et on ne peut plus se permettre d’écrêmer…Faut faire avec !
            Je pense qu’avec beaucoup de patience on doit y arriver à leur faire obtenir le niveau Ops !Là ou le bat blesse ,ce sont les missions Sentinel qui les rince en deux temps trois mouvements … »On » a oublié de le leur dire …Qu’en rentrant d’OPEX ils se retrouvent sur le pavé Parisien ou ailleurs …La famille leur manque ,le reste aussi et ils ne font pas long feu coté contrat …
            Le taux de pb est multiplié par trois …Les unités sont souvent incomplètes,le temps passé à l’entrainement est encore plus court qu’avant …Quand aux perms …bonjour !

        • Clément dit :

          C’est beau la mémoire sélective ^^
          Dans le monde du travail on peut réellement comparer le niveau des différentes générations. Je parle de « niveau général », et pas seulement d’orthographe ou de grammaire Et c’est pas forcément très glorieux pour les « anciens » non plus.

      • Thaurac dit :

        Le point , c’est comme un reportage de Libé, si l’énoncé est faux , la solution ne peut être juste.. »
        Le journaliste est totalement subjectif, ligne éditoriale oblige..
        Mais c’est vrai qu’avant l’engament , les nouveaux devraient être traités plutôt dans le style d’une école militaire (éducation, armée) assez court certes, mais ne pas les « traumatiser » dés le premier jour, car ce n’est pas de leur faute si la société a changé, et qu’ils n’ont pas connu la même vie d’ado que certains anciens…
        Pas le choix si on veut diminuer le turn over ( qui d’ailleurs existe aussi dans le civil, études comme boulot)

    • Unistar dit :

      Ce n’est pas un syndrome de l’éducation nationale qui elle aussi doit « tout faire » pour garder ceux qu’elle devrait envoyer dans des structures spécialisées.
      C’est le syndrome d’une génération , où tout est fait à votre place , où celui qui fait l’effort obtient à peine plus que celui qui ne fait rien.

      • Thaurac dit :

        Ne tirez pas contre l’Éducation Nationale, elle a assez à faire pour préparer sa grève traditionnelle contre les réformes en perturbant le BAC 2019 ( dixit les enseignants) 😉

      • Clément dit :

        @Unistar
        La génération « où tout est fait à votre place » c’est celle des baby-boomers (des gens ayant entre 40 et 60 ans aujourd’hui).
        La génération actuelle c’est la « génération débrouille » justement : celle a qui la précédente a laissée les miettes et les ordures.

    • gwen ha du dit :

      Rien dans le ventre mais pour caillasser des policiers là ils retrouvent toute leur énergie, la jeunesse, à part quelques exception qui ont eu une véritable éducation,est pitoyable.

    • gaesteph dit :

      C’est le service militaire disparu….rappelez vous

    • Plusdepognon dit :

      @ PK
      Peut-on en vouloir aux jeunes quand on voit la finalité de notre société (faire du fric) ?
      http://madame.lefigaro.fr/societe/jeunes-et-travail-un-autre-monde-est-possible-260319-164443
      Problème de riches, sans doute… mais problème quand même !

    • laurent dit :

       » il suffit de naître pour avoir le bac » mais quel ramassis de conneries…. Les grandes entreprises high-tech comme Google, facebook…etc et d’autres viennent recruter à tour de bras des diplômés français chaque année. On reconnaît bien le type d’argument des haineux envers les diplômés. Bienvenue dans le bar du commerce 2.0

      Le problème est qu’en France, les gens sont des pleurnrichards trop habitués à leur confort matériel et gavés d’aides sociales. Un petit bobo hop 1 mois d’arrêts. Les 35 heures, 5 semainess de congés payés…etc ben les mecs dans l’armée ça sera pareil. La France berce trop ses habitants.
      Et quand dans un pays, des gens prennent plaisir à à broyer tout sur leur passage durant des manifs, à se tirer une balle dans le pieds économiquement parlant, vous vous attendez à quoi?
      Et aussi quand dans ce même pays, des gens prennent plaisir à cracher sur leur propre pays, à le rabaisser, le mépriser comme on le voit d’ailleurs si souvent dans les commentaires ici, c’est d’ailleurs une spécificité française, enfin à l’extrême droite et gauche. Donc faut pas s’étonner non plus.

  2. Cedric dit :

    Idée : augmenter la solde pour attirer de meilleurs profils… Ça va être compliqué avec un gouvernement qui ne se souci que du déficit.

    • Plusdepognon dit :

      Et au vu de l’archive, bon poisson d’avril (parce que si un sergent-chef fait ça, il est viré et c’est direct en prison).
      Mais sur ce blog, nous avions déjà vu que des économies ont été réalisées car il n’y a pas eu autant de recrutement qu’espérer.

      • Thaurac dit :

        C’est un vieux documentaire , et je ne pense pas que ce soit du pipeau….

        • Robert dit :

          C’est au RCP, et au moins dix ans.
          Dans le reportage, il y a deux filles dont une avec un enfant qui s’installera dans la vielle de garnison et deviendra magasinier au régiment et l’autre, une catholique dont on voit la famille nombreuse et qui partira en Afghanistan.
          Aujourd’hui, l’engagé est noir et le sous officier blanc, je doute qu’il oserait le baffer devant la caméra.
          Comme quoi l’idéologie est passée par là et on imagine les modifications d’un tel reportage.

    • Thaurac dit :

      Pas que, susciter l’intérêt et comme aux usa, assurer les études après le service , entrée dans les universités et formations diplômantes, aussi

  3. Sapeur suis Para demeure dit :

    L’esprit du CFIM n’est pas de choisir les meilleurs parmi une cohorte d’engagés à la formation initiale durant les douze première semaines et d’en exclure quelques sur des critères subjectifs mais de pratiquer une méthode de formation qui permettent à la grande majorité de réussir les premières marches de cette formation. Tout l’enjeu des CFIM au niveau national est la formation sur le plan pédagogique des cadres qui assurent cette instruction dite progressive, accessible et attentive. C’est l’effort essentiel et primordial que doit effectuer l’armée de Terre pour réussir cette première étape de l’intégration.

    • Sims dit :

      Peut-être, et c’est comme ça que l’on se retrouve avec nombre de jeunes qui rompent leur contrat une fois arrivés en unité, la pédagogie y étant différente, et surtout les filtres du CFIM n’y ayant pas prise… en unité, fini le il est tout neuf tout mignon, faut pas le brusquer… la vraie vie de régiment où lorsque le cadre n’est pas satisfait reprend ses droits, il ne se gêne pas de prendre le subordonné à part pour le lui faire savoir alors qu’au CFIM, il ne faut surtout rien dire et ne pas être trop acide dans les remarques faites… de plus le rythme de vie n’est pas le même non plus et déstabilise souvent les jeunes engagés à leur arrivée en unité, conjugué au délais pour l’envoi en stage qualifiants et le faible niveau d’encadrement la faute à sentinelle qui asphyxie les forces…

  4. Czar dit :

    Ce même jour, article du Guardian un article indiquant que les effectifs de l’armée rosbif sont parfois inférieurs d’un tiers à l’effectif théorique (8% pour l’ensemble des effectifs, l’infanterie étant la plus affaiblie)

    Il semble que l’Occidental trop nourri se soit persuadé que c’est aux autres de mourir pour lui.

    Ca n’aura qu’un temps.

  5. Plusdepognon dit :

    Bonsoir,
    J’en remets une louche, mais ne pensez pas que les hautes autorités ne connaissent rien de la situation parce qu’en dessous les subordonnés ne diraient la vérité. L’information est remontée depuis longtemps.
    La professionnalisation a toujours posé la question de l’attractivité du métier de militaire. Et le souci d’une armée peu nombreuse et bien entraînée… c’est d’amortir l’investissement dans la formation (désolé de parler des personnes comme des pions, mais à certains niveaux on ne parle que de « masse salariale »… no comment ).
    Du coup, on externalise et on revient non seulement sur Valmy, le peuple en armes qui defend la France… mais également sur la composition de l’armée :
    http://www.ifrap.org/etat-et-collectivites/defense-faut-il-elargir-le-recrutement-aux-volontaires-europeens-et-etrangers

    Nos voisins ont déjà franchi le rubicon.
    https://www.liberation.fr/planete/2000/11/08/l-armee-belge-recrute-hors-de-ses-frontieres_343494
    https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Larmee-britannique-recrute-pays-Commonwealth-2018-11-05-1200980913
    https://www.ouest-france.fr/europe/allemagne/l-armee-allemande-envisage-de-recruter-des-ressortissants-de-l-ue-6152261

    Il y a un questionnement sur certaines possibilités (je précise que « Slate « est une publication d’Attali) :
    https://www.slate.fr/story/161143/armee-solution-probleme-integration-immigres-europe

    Comme le disait un paria: « si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le depasse, s’en sera fini de tout un monde et peut être même de toute une civilisation » (Helie de Saint Marc).

    Du coup se repose la question du mercenariat:
    https://www.areion24.news/2019/03/16/mercenaires-et-entreprises-de-securite-vers-une-privatisation-de-la-guerre/

    Sachant que toutes les sociétés qui ont renoncé à défendre leurs valeurs se sont écroulées d’elles-même.
    http://www.polemos.fr/2011/05/smp-guerre-et-societe-le-cas-de-byzance/

    L’histoire ne se répète pas, mais elle bégaie souvent.

    • Edgar dit :

      « Plusdepognon: L’article de Polémos est intéressant, et plutôt bien informé, mais je ne vois pas le rapport entre les divers contingents de mercenaires utilisés – généralement avec succès – par les armées byzantines pendant 1000 ans et les – très modernes – « Sociétés militaires privées ». C’est bien une caractéristique de l’empire romain: le refus de laisser s’armer les populations civiles. Quant aux valeurs, les Byzantins les ont défendu jusqu’au bout, le dernier empereur romain périssant les armes à la main sur les remparts de Constantinople. Dans toute l’histoire de l’empire, il y eu très peu de « ville ouverte »…

      • Plusdepognon dit :

        @Edgar
        Les SMP sont très performantes dans ce qu’elles font… tant que le paiement est largement supérieur au danger.
        J’ai pris l’exemple de Byzance car l’article est bien écrit. J’aurai voulu la même analyse plus récente sur les condottieres italiens de la renaissance, qui sur la fin ne se combattaient plus mais décidaient de l’issue d’une bataille en fonction de leurs effectifs respectifs… et qui se sont pris la furia francese en pleine poire.
        Ce que je voulais dire par cet article, c’est que si la qualité des troupes mercenaires peut varier, il y a une chose qui ne change pas de Byzance à aujourd’hui: leur appétence aux risques est sujette à caution. Soit la mission est jugée impossible ou non rentable, donc c’est non. Soit elle est pas trop dure et profitable et dans ce cas-là, pourquoi mettre fin à une situation de rente ? Donc c’est la guerre éternelle.
        Le problème d’une SMP (société militaire privée), c’est qu’elle n’est fidèle qu’au profit. En cas de menace implacable, aucun chien de guerre ne risquera sa peau. Il n’est là que pour l’argent, pas pour sauver une nation ou une population.

        • Plusdepognon dit :

          Si le sujet vous intéresse, je pense que vous avez dû vous faire votre propre opinion.
          J’apprécie ce reportage pour avoir connu un camarade qui a eu la chance de pouvoir parler aujourd’hui, alors qu’il a échappé à un funeste destin à cause de « Bob » et de ses hommes.
          https://youtu.be/qyuL2YuPuqU

          • Plusdepognon dit :

            Il était gamin aux Comores. Les français ne connaissent pas leur chance d’être dans un pays tranquille.

      • Plusdepognon dit :

        De plus, pour moi cette transformation de l’armée byzantine a entraîné la chute de l’empire romain d’Orient en un siècle, en passant d’une armée de byzantins à une armée essentiellement composée de mercenaires. Qui après une raclée n’a pas pu être recomposée. Les byzantins ayant renoncé à se battre eux-mêmes pendant ce siècle « d’age d’or » y ont perdu leur civilisation.
        Pas de tenir 1 000 ans.
        Tout le confort moderne fait oublier à ceux que nous sommes, que rien n’est jamais acquis. Et celui qui ne croit plus en lui, se fait bouffer par les autres.

        J’espère vous avoir répondu.

        Dans un autre registre, si vous ne le connaissez pas, je vous conseille cette interview de monsieur Pierre Conesa. Un monstre d’intelligence et espièglerie (1h44).
        https://youtu.be/luJBZfVWhXM

        Faites moi confiance, vous ne perdrez pas votre temps, c’est d’utilité publique !

      • Plusdepognon dit :

        @ Edgar
        Le commentaire de l’article de Polemos par « Pedro » est très intéressant.
        Je me range à son avis quand à la viabilité de trop compter sur les SMP.

        • Edgar dit :

          @ Plusdepognon: Merci pour ces réponses. Nous sommes du même avis sur la valeur réelle des SMP. Pour le monde byzantin, et la catastrophe du 11e siècle, je pense qu’il faut prendre en compte trois éléments particuliers: le passage du royaume d’Arménie dans l’orbite grecque, et la dissolution subséquente des milices arméniennes, le rôle des peuples cavaliers d’Asie du Nord – ici les Turcs seldjoukides – toujours redoutables (Huns, Hepthalites, Tatars, Mongols, Djurche, Turcs, …) (lire René Grousset), et la vulnérabilité géographique du plateau central de l’Asie mineure face à une pénétration par l’Est (zone steppique peu favorable à la défense).

  6. Albatros24 dit :

    Pas faux…mais cela n’est pas nouveau, c’est une évolution irrémédiable de la société, depuis…mai 1968 en fait.
    Actuelllement on a en plus un communautarisme religieux voire ethnique et des intérêts divers voire opposés qui veulent tous s’imposer au détriment de l’intérêt général.

  7. Clément dit :

    J’ai l’impression que certains ont oublié comment ils étaient eux même à 20 ans ^^

    • mich dit :

      Bonsoir , effectivement il y a aussi de ça ,les jeunes ont bon dos parfois quand on voit les attitudes  » d’anciens ».

    • olivier 15 dit :

      à 20 ans? j’étais autre chose que la majorité des GAV ( Gendarmerie ) que l’on perçois en unité. A commencer par le fait que je savais lire et écrire…. 😉

      • Clément dit :

        @olivier 15
        Ça c’est vous qui le dite. La réalité est sûrement tout autre 😉
        Vous étiez peut être meilleur en orthographes, mais nos ancêtres étaient meilleurs à l’épée et à la lance, ça ne les rend pas intellectuellement meilleurs que nos contemporains. Pour avoir lut des vieux manuels scolaires, de nos jours ils sont digne des livres d’éveil pour enfants.

  8. Ekim dit :

    You pay peanuts, you get monkeys.

    C’est aussi simple que cela.

    Vous voulez des jeunes valables ? Sortez les chéquiers.

    On va sans doute me dire que je rêve mais, vu les contraintes du métier, un deuxième classe devrait commencer sa carrière dans les 1.8 k€(net)/mois pour attirer de bons profils.

    • Czar dit :

      tu ne rêves pas, tu délires. Pour info, un chercheur recruté au CNRS débute à 2.200€/mois

      et lui a – au minimum – un doctorat

      • ekiM dit :

        On peut rentrer au CNRS en tant qu’ingénieur de recherche avec un BAC+5. Le contractuel ne commence, d’ailleurs, même pas à ce tarif. Mais là n’est pas la question.

        Ce salaire, c’est celui d’un GPX en début de carrière. Avec des contraintes qui sont incroyablement moindre que celles d’un militaire. Et, on va pas se mentir, l’individu attiré par le métier des armes, ils hésitent entre quoi ? Police, armée, gendarmerie, pompier, etc. Il va regarder les avantages et les inconvénients de chacun et faire son choix.

        Alors maintenant, on peut toujours aller récupérer le fond du panier avec des exigences basses et un salaire bas. Mais bon, il faut pas s’étonner du niveau de ce qu’on récupère … Actuellement, on attire qui ? Les décrocheurs scolaires et ceux qui ont la foi vissée au corps (et qui déchantent rapidement, en général — au bout de quelques années, ils sont nombreux à vouloir se barrer et à regretter de pas avoir fait SOG pour être GM). Le type avec un CAP/BEP, il préfère bosser en intérim s’il est valable. Il gagnera bien plus sans se casser le cul. Le type avec un niveau BAC, il tentera GPX/SOG/SPP et, en généralisant (hors exceptions), ce sont les « recalés » qui viendront faire militaires du rang dans l’armée. A niveau BAC+2, ils iront faire l’intérim dans leur branche ou GPX/SOG/SPP …

        En termes de tarifs, 1.6k€(net)/mois, ça me parait être un minimum abolu pour attirer des profils corrects en nombre (niveau BAC). Et, en taux horraire, on reste quand même pas cher du tout …

    • R2D2 dit :

      A ce niveau ce n’est pas qu’un problème d’argent… Il faudra bien un jour faire un état des lieux réaliste de l’état actuel de la socièté.

      • ekiM dit :

        Au contraire. C’est un problème d’argent, de contraintes, etc.

        ET de CONCURRENCE entre les administrations. Pourquoi aller faire MDR dans l’armée, alors que vous pouvez faire GPX dans la police ? Les contraintes sont plus faibles, le salaire est meilleur, etc. Et des types intéressés par l’aventure, les armes, etc. Y’en a pas des centaines de milliers non plus … C’est tout.

  9. petitjean dit :

    Nous sommes confrontés aux problèmes de notre société. La société a explosé, le niveau a considérablement baissé, la « carrière » militaire n’intéresse pas notre jeunesse. On retrouve ces problèmes de recrutement dans l’Education Nationale, mais pas seulement
    Et j’affirme que ça va continuer de s’aggraver hélas.
    Ayons l’honnêteté de nous poser cette question fondamentale : pour quelle cause serions nous prêts à exposer notre vie ??
    Demandez un peu à nos jeunes
    Qu’est ce qui serait susceptible de motiver une partie de notre jeunesse en mal d’aventure ?
    Quelles valeurs portons nous ?
    L’exemplarité est-elle au sommet de l’état ?
    La Nation a-t-elle encore un sens , quand la classe politique qui se succède au pouvoir depuis 40 ans, s’évertue à la faire disparaitre ?
    Pourquoi ne nous posons nous pas ces questions essentielles ?
    Pour faire nombre, on baisse les exigences et au bout du bout , on aura quoi ?
    Je rassure les armées, si j’ose dire, la baisse de niveau , le manque de motivation, l’inaptitude à la discipline, le manque d’appétence pour l’effort, c’est partout.
    nous avons ce que nous méritons car nous avons laissé les idéologues détruire ce qui faisait encore il y a peu notre force
    En passant, quelles valeurs sont transmises à nos enfants par l’école ? Tout est lié ! il faut faire table rase du passé et l’Histoire de France passe à la trappe !
    Puisque la Vérité est interdite !……………

    * nota : nous avons une masse de personnes qui préfèrent vivre des aides sociales , plutôt que faire un travail, avec ses inévitables contraintes, payé 1200 euros par mois

    • Daniel Chollet dit :

      la « carrière » militaire n’intéresse pas notre jeunesse….. Combien d’engagés peuvent aujourd’hui espérer faire carrière ? Même à la Légion les vieux briscards sont l’exception et malgré un nombre plus élevé de candidats les taux d’attrition sont sensiblement les mêmes que dans la Régulière !

  10. Fred/Fanderson dit :

    Les recrues sont a l’image de l’encadrement. Des mecs crédibles en treillis avec de l’opex au leur actifs c la solution pour que les petits adhéres au boulot. Les mythos ont fait trop de dégâts au classe. Croche et tient.

  11. Polymères dit :

    Sapeur,
    C’est vrai, le CFIM n’est pas un centre de sélection ni un centre d’aguerrissement, il est un centre d’instruction initiale, une étape du passage du civil au militaire.
    Dans le cadre d’une armée professionnelle ou l’on a des engagés sur des contrats de plusieurs années, faire ce genre de passage en douceur au début n’est pas un problème en soit si derrière ça monte.
    Il n’y a plus la « claque » des classes qui va épurer les sections de nouvelles recrues comme tous les anciens conscrits ou engagés des premières années de la professionnalisation ont connus, c’est un concept, qu’on juge bon ou mauvais, en tout cas personnes ne naît soldat, tout le monde le devient et qu’on ne vienne pas me dire qu’avant, il n’y avait que les meilleurs qui restaient, bon nombre d’individus, bon en sport, qui auraient pût faire de bons soldats faisaient tout pour partir en raison de « l’ambiance ». J’ai vu des moins que rien sur qui on ne misait pas une pièce à l’engagement devenir d’excellents militaires comme j’ai vu certains qui avaient des facilités à encaisser au départ finir par devenir des boulets pour leurs compagnies. Attention à ne pas considérer comme « nécessaire » le fait de briser le moral à certains par des classes brutales, car beaucoup de ceux là auraient pût faire de bons soldats, ce ne sont pas des conscrits qui restent 1 an et dont le « service » aux armées se comptent en mois (en excluant sa formation).

    Il est donc important de comprendre que le modèle d’armée de conscription et professionnel peuvent se gérer différemment pour la formation des personnels, on ne demande pas juste d’avoir des jeunes qui obéissent, on demande du savoir faire, de l’expérience, de l’endurance, de la force physique et tout cela reste un travail sur la durée.
    Restons réaliste également par rapport aux problèmes de recrutements, se plaindre derrière son écran que ceux qui s’engagent ne ramassent pas leurs dents dès qu’ils débarquent dans la caserne, on doit faire avec. Il n’y a peut-être pas beaucoup de candidats pour un poste, mais ce qui est certain par rapport à l’armée de conscription, c’est que le tri entre ceux qui veulent aller à l’armée et ceux qui ne le veulent pas, il est déjà fait. Il y a 20 ans, combien dans une section voulaient faire l’armée? Combien ensuite se regardaient le nombril, balai en mains jusqu’à la fin de leur service?
    Aujourd’hui ce qui est sûre c’est que 100% des recrues le veulent, ensuite certains sont déçus, mais c’est encore autre chose.

    Le problème actuel, ce n’est pas juste ce passage en douceur au CFIM, c’est bien l’après, c’est de ne pas pousser la formation en retour au régiment, c’est de ne pas pousser à pratiquer les aguerrissements, les entraînements au quotidien, c’est être rythmé par sentinelle, même si avouons le, aujourd’hui n’est pas la situation d’il y a 3-4 ans.
    Personnellement je n’ai aucun problème pour que nous ayons un passage en douceur pour les jeunes engagés, mais il faut par contre améliorer leurs conditions et leur professionnalisme militaire, acquérir l’endurance, la force physique, la rusticité, le sang froid, les techniques et autres, tâchons d’en faire de bons soldats sur lesquels on tirera profit au bout de 2-3 ans et que surtout ces soldats là se fidélisent et prolongent leur temps de service. Car un autre problème de notre armée, il est là, c’est de vouloir une armée « jeune », non pas forcément pour une meilleure condition physique, mais surtout pour ne pas se retrouver bloqué avec des anciens qui coûteront plus cher (par ce qu’ils se marient, ont des enfants, la pension…). On ne pousse pas forcément dans une logique de fidélisation, mais il faut une fidélisation au mérite, avec un réel avantage à rester. La mentalité générale doit également évoluer afin de mieux responsabiliser chaque personnel à un rôle déterminé, avec une autonomie d’initiative, d’oublier un peu le système encore trop présent qui ressemble à de la soumission, qui conduit évidemment beaucoup à fuir, car peu importe que dans le civil le voisin ou la voisine admire et respecte le militaire, si dans l’institution on vous prends pour une personne « inférieure » à qui on exige d’être irréprochable sans l’être soit même, à qui on demande d’obéir sans réfléchir, désolé, mais on ne réussira jamais à avoir une armée professionnelle.
    Quoi que certains me diront, je considère les sociétés militaires privées comme des exemples de respects réciproques, idem pour les unités d’élites qui sont en petits groupes (FS et autres), le respect, la camaraderie, la confiance en l’autre, la nécessité d’aider l’autre, on s’y retrouve. Même si dans l’armée ce sont des valeurs qu’on aime réciter, en pratique, le chacun pour soit arrive vite, le « ferme ta gueule » devant un supérieur également et se retrouver dans une opération avec des gens qu’on n’aime pas, des chefs qu’on n’aime pas, ou vous vous sentez clairement comme un pion qui fait un jeu d’échecs dont vous ne comprenez rien, ben ça ne marchera pas. Je souhaite l’initiative locale et surtout que tout le monde s’attache à un rôle et qu’il participe, avec la numérisation du champ de bataille, les systèmes de communications, cette liberté tactique peut et doit se faire plus simplement.

    Pour finir, nos difficultés de recrutements doivent faire comprendre une réalité que j’ai souvent expliqué ici. C’est celle ou l’on a beau critiquer la « taille » de notre armée en disant que les politiciens ceci ou cela font n’importe quoi, les faits sont ce qu’ils sont, depuis les professionnalisation, nos armées ont été en sous-effectifs par rapport aux besoin, pas une seule année nous avions ce qu’il faut par rapport aux besoins et aux objectifs. Les baisses successives des forces se faisaient pour plusieurs milliers sur des postes fantômes, on fermait des régiments pour combler les trous ici ou là et pendant ce temps on pouvait avoir un meilleur taux de recrutement (car on remplaçait un peu moins les militaires et civils contractuels ou forcés au départ par des primes).
    Mais l’actualité de ces dernières années montre bien les choses, nous ne pouvons pas, même si un pouvoir politique le voudrait, augmenter le volume de nos forces de manières importantes. C’est bine beau de dire que ce serait bien d’avoir 50 000 soldats de plus dans l’armée de terre, mais des paroles aux actes, il y a un bureau de recrutement. On ne peut pas monter le volume de nos armées sans tensions sur le recrutement et si déjà la légion étrangère a été à l’honneur (le seule nouveau régiment d’infanterie, c’est elle, avec la 13e DBLE) pour la hausse de la FOT ce n’est pas pour rien.Dans d’autres pays qui ont également des armées pro, le problème est le même, parfois pire que chez nous alors qu’ils offrent de meilleurs salaires.Imaginez le recrutement s’il n’y avait pas 9% de chômage…
    D’autres ont essayés la professionnalisation, même les russes, mais voyant la réalité du recrutement, ils ont fait marche arrière, leurs armées tournaient à 700 000 hommes et ils étaient loin d’avoir fait le pas, le Kremlin arrêta tout et décida d’augmenter à 1 million (un chiffre bon pour la dissuasion/propagande) le nombre d’hommes.
    Quoi qu’il en soit, pour une armée de masse, à part avoir la population chinoise, il n’y a que la conscription qui peut le permettre, qui peut faire passer les effectifs en quelques mois de plusieurs centaines de milliers en plus, en comprenant les réservistes soumis à un devoir de disponibilité (ex conscrits et non des réservistes volontaires).
    Va falloir choisir ce qu’on veut, même s’il n’est pas une folie que d’imaginer une armée mixte, l’armée pro que nous connaissons actuellement et une armée de conscription à dominante infanterie pour la masse humaine.
    Il est également important de prendre un nombre plus important de civils en CDI sur des postes permanents dans nos régiments en France, ils sont précieux sur la durée et on s’épargne les difficultés dans le soutien, les formations, les astreintes qui bouffent ensuite la disponibilité des matériels, qui fait perdre du temps.

  12. Jiubaka dit :

    Je partage ce point de vue, bien qu’étant d’une autre armée.
    Et oui, encadrer c’est éduquer.
    Chaque génération se sent à des années-lumière de celle qu’elle précède. Pourtant, qu’on le veuille ou non, les futurs héros, généraux, et besogneux de notre Armée sont dans les rangs de cette génération.

  13. Tintouin dit :

    Du Verlaine. Vous en avez d’autres ? 😉

  14. Yoyodu38 dit :

    Petite idée de recrutement pour les CIRFA terre : bouger l’âge d’engagement jusqu a 35 ans… les recrues potentiels sont beaucouo plus élevés car cela correspond au gamin de 20 ans ayant eu l’âge de s’engager mais , étant jeune adulte sous l’ère Sarkozy ( plus préoccupé à se regarder dans le miroir élyséen que de son armée ) c’est à cette époque que les coupes les plus drastiques ont été menée ( effectif les plus bas depuis la défaite de 40 ) peux encore servir sur des contrat plus cours , étant plus poser et sur de leurs choix d’engagement tous en étant physiquement apte. Mais bon … nos têtes pensante préfères miser sur des millénials occupés à faire des selfies avec leurs armes.
    Ou bien donner plus de poids à la réserve … affaire à suivre

  15. Raymond75 dit :

    Le 16ème BCP (‘portés’ et non ‘à pieds’) était mon régiment du temps du service militaire, il y a … longtemps.

    Ce problème illustre deux choses, qui se rencontrent aussi dans le civil :

    1 – La « ressource en hommes s’épuise, l’armée n’a plus le choix du recruté. » : si l’aviation et la marine semble moins touchées, l’armée de terre suscite peu de vocation, sinon dans les troupes dites d’élite qui recrutent de vrais ‘guerriers’. Faire la guerre ne motive pas, et c’est heureux, et la fin du service militaire a fait oublier que l’on peut être appelé à défendre son pays. Je pense que ce problème n’existe pas chez les pompiers de Paris ou de Marseille (militaires), ni dans l’aviation, qui répond plus à une passion, ou dans la marine, ou les traditions familiales et régionales sont plus fortes.

    2 – Si beaucoup plus de jeunes font des études que jadis, et accèdent entre autre aux études supérieures, il y en a un nombre considérable qui échouent dans leurs études, par manque de motivation et / ou de travail. Pour ces jeunes en situation d’échec, l’armée peut apparaitre comme une roue de secours, un pis allé, mais sans aucune motivation. De plus, chez ces jeunes, le savoir vivre ensemble laisse probablement à désirer, si l’on en juge la situation dans les quartiers pauvres …

    Une des solutions pourrait être de ce qui se fait aux USA : un engagement donne droit à des études professionnelles de qualité ou supérieures, ce qui permet de recruter des jeunes de valeur et qui ont l’ambition de réussir leur vie, et de faire les efforts pour cela.

    • Ted dit :

      Dans l’armée de l’air aussi les problèmes de recrutement sont bien présents et pour beaucoup de raisons : salaires ridicules, disponibilités maximum et attractivité du civil sur les spécialités techniques en sont les principales causes…

    • Allobroge dit :

      Ça me rappelle une époque pas si lointaine où pour recruter on faisait miroiter telle ou telle fonction ou spécialité ( secrétaire, cuisinier, conducteur , etc…) mais fort peu le premier métier, celui de soldat. Aussi à la première garde certains étaient ils déçus, ils ne s’étaient pas engagés pour être soldat mais pour apprendre un métier. Evidemment en métropole le SMA est plutôt réduit !.
      Ancien appelé mais atteint du chromosome kaki, je connaissais nombre de héros à travers les siècles de notre Histoire et Armée nonobstant ceux de ma famille.Sans doute un peu la raison de mon engagement ultérieur.Mais ces figures de proue en motivaient certains qui savaient ce qu’ils devaient aux sacrifices de leurs Anciens. Pour cela il serait bon aussi d’enseigner l’Histoire de nos armées, Armes et Héros qui bien souvent avaient l’âge de nos jeunes recrues et autant leur dire qu’il n’y a pas d’âge pour les « Braves » et pas qu’à Hollywood !

    • Allobroge dit :

      BUG, je voulais juste vous dire que vous êtes redevable d’une tournée général le 16 BCP est un BATAILLON pas un régiment. Signé un Ancien Chasseur !

    • Cinq-du-Un dit :

      Bonjour
      Pour en discuter justement hier avec un civil travaillant auprès de la BSPP, la pénurie touche également celle-ci.
      L’attrition est très élevée et les recrures de moins en moins bonne qualité.
      Idem pour l’Armée de l’Air. Nous peinons vraiment à toucher des personnels motivés et voyons parfois à l’inverse des hérésie (bac+3 en MdR).

      Bref, l’équation recrutement/attrition est loin d’être résolue.

    • RAPACES09 dit :

      16è BCP est bien à pied et non porté Raymond 75 🙂

  16. Unistar dit :

    Ce n’est pas un syndrome de l’éducation nationale qui elle aussi doit « tout faire » pour garder ceux qu’elle devrait envoyer dans des structures spécialisées.
    C’est le syndrome d’une génération , où tout est fait à votre place , où celui qui fait l’effort obtient à peine plus que celui qui ne fait rien.

  17. Robert dit :

    C’est le rôle de la famille d’éduquer un enfant et de former le caractère d’un adolescent, après c’est quasiment trop tard pour rattraper les dégâts.
    Ou sont les familles, dans quel état ?
    Et on va être gentil et ne pas parler de l’éducation nationale qui essaie de ne pas perdre trop de profs et de ne pas se mettre trop de parents à dos. Parents devenus très exigeants envers les autres quand on peut penser que les mêmes qui accablent l’école n’ont pas été si exigeants avec leurs enfants.
    Elle fait de la peine cette génération, autant de capacités gaspillées, perdues. Ils seront en droit de nous demander des comptes de ne pas avoir exigé le meilleur d’eux quand la société a tellement vantée leur liberté et leurs « droits » au détriment de leurs devoirs et de l’apprentissage des règles.
    Attendre de l’armée de limiter le désastre, n’est-ce pas lui faire porter les échecs des autres et rêver un peu ?
    Cela me rend très triste pour la jeunesse.

  18. Jm dit :

    Vous avez le niveau du niveau auquel vous recrutez.
    Quand vous autorisez l’engagement même si le candidat a été condamné à une peine inférieure à 2 ans fermes, faut pas être surpris.
    Quand 70% de vos recrutement en sud-est sont issus de quartier où 60% des candidats sont déscolarisés en classe de 3ème, classe qu’ils ont atteint sur le papier, mais n’ont même pas le niveau du CE2, faut pas être surpris.
    Et pour reprendre votre publicité, 70% des sous-officiers sont issus du corps des militaires du rang, cela laisse augurer de la suite.
    D’ailleurs, on le voit déjà depuis quelques temps, la façon de se comporter de certains cadres, la façon d’écrire; allez donc faire un tour au centre de sélection de Lyon, entre autre.
    Les remontées de parents (et oui, il y a des candidats mineurs) ne laissent aucun doute, sans parler des retours de candidats qui sont heureux d’avoir choisi une autre armée, heureux de savoir que les petits co…qu’ils ont rencontrés, voire subis, ils ne le reverront sûrement jamais.
    C’est affligeant.
    Ils parlent comme des charretiers, n’ont aucun respect que ce soit pour les candidats que pour les cadres des autres armées, et cela est inversement proportionnel au grade détenu. Ces petits co… oublient que souvent ils ont en face d’eux des Bac +2 à Bac +5 et plus.
    Petit bémol, cela n’est pas non plus forcément une preuve d’intelligence.
    Alors, il ne faut pas être étonné.
    Et quant au fait qu’il y ait des rupture de contrat dès la formation, ce n’est pas par manque de volonté des jeunes, mais plutôt parce qu’il y a une distorsion entre la lettre de « bienvenue » d’un chef de corps, l’accueil des cadres et LES CRAVATES vendues en CIRFA.
    Il y a un espace entre autorité et abus d’autorité et de pouvoir par incompétence, ignorance, voire sentiment de toute puissance parce qu’on a un petit galon.
    Mais quand don le dit, on n’est pas considéré comme militaires.
    Et comme disait mon proviseur en Prépa, au final, il n’y a que le résultat qui compte.
    Et là, il y a du boulot.

    • Robert dit :

      JM,
      Un gars a pu avoir une jeunesse de délinquant et évoluer positivement ensuite, le problème est s’il a gardé la même mentalité. On peut aussi parler de l’addiction au cannabis.

  19. Alexandre Solomon dit :

    Je pense qu’il faut modifier l’âge limite pour recruter et dépasser de 35 au lieu de 30 ou 25 ans. A cet âge là, on est pkus mature.

    • Polymères dit :

      Oui mais à cet âge, on commence à avoir une vie de famille et la contrainte devient plus lourde qu’un jeune célibataire.
      Ce ne sont pas les jeunes qui ont le plus gueulés, c’est le papa qui ne voyait plus ses enfants, sa femmes, ce sont eux qu’on entends.
      Même si techniquement je suis pas contre cela, que je suis pour pousser à fidéliser les engagés, la réalité c’est qu’après 30 ans, en dehors de quelques individus qui ont les remords de ne pas s’être engagé et qui ont un peu une situation professionnelle « sans plus » voir absente, les candidats ne se bousculeraient pas et les abandons pour « raison familiale » seraient nombreux.
      De plus, difficile pour une personne de 35 ans de bien s’intégrer avec des personnes de 20 ans, il y a un décalage même si à 35 ans on n’est pas vieux, on n’est plus un tout jeune non plus, physiquement ça fera plus mal et ce sera plus dure.
      Autre petit problème bien réel dans les armées, c’est que l’âge a une incidence sur le commandement, j’imagine assez mal quelqu’un de 35 ans supporter longtemps un jeune sergent de 20 ans qui sort d’école, ou un jeune caporal. S’il entre par nécessité dans le jeu de l’autorité, au fond elle ne sera pas acquise et il ne faudra pas attendre longtemps avant les premières réactions.
      Déjà aujourd’hui, certains qui ont 26 ou 27 ans avec une femme, des enfants, bon ben le jeune sergent célibataire qui sort d’école, il ne va pas lui apprendre longtemps la vie…
      Sinon, il y a la légion, jusqu’à 39 ans, y compris pour les français? Est-ce que ça se bouscule au bureau de recrutement chez des français de cet âge? J’ai des doutes…

    • Robert dit :

      Alexandre,
      Est-ce qu’on est aussi malléable, pour former un soldat, à 35 ans qu’à 25?
      Et une fois entré, combien d’années pour rentabiliser l’investissement de l’armée sur nous avant d’avoir des problèmes liés à l’avancement en âge dont le souci de l’éducation des enfants ou la santé qui commence à être plus fragile ?

  20. Vendee1793 dit :

    Le recrutement, le nombre et la qualité des recrues, a toujours été le problème des armées professionnelles depuis l’armée romaine. C’est valable pour tous les pays qui entretiennent des armées de métier. Après si les jeunes préfèrent faire un « boulot de merde » dans le civil plutôt que servir leur pays, c’est autre chose. Mais je remarque que cette armée tant décriée ne tourne pas si mal que çà en opérations finalement….

  21. vrai_chasseur dit :

    L’armée n’est que le révélateur des maux de notre société. Elle n’en est pas le curateur.
    Objectivement, un jeune d’aujourd’hui voit son futur sociétal résumé en 3 mots : crise, chômage, terrorisme. Les médias ne se privent pas pour l’abreuver en ce sens.
    Pour lui c’est la seule perspective claire, le reste étant beaucoup plus flou. Et le pire est qu’on lui dit de se résigner, il faut faire avec.
    Beaucoup ne se résignent pas et se battent pour construire leur chemin, même si c’est difficile. Ils ne blâment pas leurs grands-parents qui ont connu les trente glorieuses, leurs parents qui ont connu des embellies dans les années 80. Mais ils ne sont pas dupes non plus et prennent du recul face à ceux qui les fustigent.
    Dans cette désespérance générale où on les plonge d’emblée, il est peu étonnant que certains par réaction deviennent capricieux, paresseux et assistés retors, alors que ce n’était pas forcément leur mentalité de départ.
    Cette « apathie de vivre » générale déborde inévitablement chez ceux qui s’engagent dans l’armée. Beaucoup le font par dépit, c’est évident. Cependant l’acte de s’engager demeure un acte personnel fort. Il n’est jamais complètement fortuit. Il recèle toujours une petite part de valeurs enfouies.
    A défaut de pouvoir changer la société, l’armée ne peut que faire avec. Son enjeu est de révéler les éventuelles valeurs enfouies chez certains jeunes. Ils se sublimeront ensuite seuls et trouveront leur voie au sein de l’institution qui les a révélés. Tâche où l’armée française s’en sort pas trop mal jusqu’à présent, si on compare la condition militaire de base avec d’autres armées occidentales majeures.

  22. Allobroge dit :

    Ça me rappelle une époque pas si lointaine où pour recruter on faisait miroiter telle ou telle fonction ou spécialité ( secrétaire, cuisinier, conducteur , etc…) mais fort peu le premier métier, celui de soldat. Aussi à la première garde certains étaient ils déçus, ils ne s’étaient pas engagés pour être soldat mais pour apprendre un métier. Evidemment en métropole le SMA est plutôt réduit !.
    Ancien appelé mais atteint du chromosome kaki, je connaissais nombre de héros à travers les siècles de notre Histoire et Armée nonobstant ceux de ma famille.Sans doute un peu la raison de mon engagement ultérieur.Mais ces figures de proue en motivaient certains qui savaient ce qu’ils devaient aux sacrifices de leurs Anciens. Pour cela il serait bon aussi d’enseigner l’Histoire de nos armées, Armes et Héros qui bien souvent avaient l’âge de nos jeunes recrues et autant leur dire qu’il n’y a pas d’âge pour les « Braves » et pas qu’à Hollywood !

  23. Cinq-du-Un dit :

    Nota bene : le SCH a été bien emmerdé par la hiérarchie pour avoir recadré la recrue.
    Image de l’armée soit disant atteinte…

    Alors que pour nous, alors civils à l’époque, c’était devenu un modèle.

    Quand l’armée resolvera la gabegie de sa communication, son image et sa fonction, peut-être auront nous un commandement cohérent et un outil efficace.

  24. Breer dit :

    Nous vivons à une époque de l’humanité qui poursuit sa propre désagrégation et dans laquelle les idéologies qui se confrontent ne font que semer de la confusion..
    Les générations des 35 dernières années sont tributaires de ce chaos mental, psychologique, sociétal, générationnel, matériel, religieux, économique et politique….
    Les valeurs traditionnelles (effort – discipline – acceptation des contraintes – respect et humilité) sont rejetées par une part croissante de la jeunesse, que les institutions manœuvrées par les mouvements syndicaux eux-même (éducation nationale-justice) ont incité à une forme de toute puissance. Ces mêmes jeunes nourrit au virtuel et dans un monde de sidération (infos, fictions et jeux de violences- manifestations-guerres). Bon nombre d’adultes (parents) eux mêmes déboussolés ne savent plus se positionner (entre autorité- exemplarité-ou démission sous couvert de liberté et de laisser faire).. Il suffit de regarder les manifestations de lycéens (et collégiens qui attendent leur tour) tous abreuvés actuellement par les images de manifestations (gilets jaunes et casseurs) … les jeunes des banlieues attendent leur tout également ..
    Les armées auront de plus en plus de difficultés à cadrer et retenir cette jeunesse là, du moins
    en nombre ..

  25. unmili dit :

    Entièrement vrai cet article… Quand on voit le niveau de ce qu’on recrute… Et tous les anciens le remarques… Ce n’est pas pour rien qu’on pète des câbles nos jeunes sont de vrais fainéants… Alors pas tous oui. J’ai lu un commentaire plus haut qui disait oui ils ont fait le choix de s’engager et ne pas profiter des aides sociales sauf que ce sont des malins mais ils profitent des aides sociales de l’armée. Ils savent très bien comment tourner le système à leur avantages. Quand on voit que les trois quarts sont de vrai petites natures. Moi je peux pas me raser, ah non marcher c’est trop dur, blabla ouin ouin. Pas étonnant que tous le monde quitte le bateau les anciens l’ont bien remarqués on va droit dans le mur. Et pas que avec les mdr, mais toutes catégories confondues, les jeunes sous off sont pareil et les jeunes lieut sont à l’ouest et se prenne pour des dieux. Si vous voulez de la qualité et du personnels il faut durcir les classes les remettre comme avant ! T’es mauvais tu te casses. Sélection naturel, valoriser le métier et bien sûr valoriser les salaires 1800 net. Actuellement ça n’a rien d’attractif tout va ensemble de plus on aurait une vrai armée de mecs robustes, passionnés comme avant, qui serait fier et en plus qui en parlerai autour d’eux. Et qui pourrait en plus argumenter de bien gagner c’est bénéfique pour tout le monde mais bon comme d’hab… Du moment que ces seigneurs les officiers supérieurs gagnent bien dans leur bureau sans défendre le morceau car ils ont peur pour leur carrière on ira droit dans le mur. En plus sentinelle qui bouffe la vie de tout le monde alors que notre métier ce n’est pas ça. Je suis cch 13 ans de service et on en discute très souvent entre nous cch et avec les sous off ça gronde grave mais vu qu’on ne peut pas manifester ben voilà mais un jour ça risque de claquer. Et quand ils n’auront plus assez d’effectifs pour remplir les missions ils vont peut être se réveiller mais il sera déjà trop tard. Le truc à faire c’est ça : classes dur et axés sur le vrai métier comme il se passe en OPEX, les mauvais partirait très vite. On aurait que les moyens et bons. Supprimer sentinelle qui épuise tout le monde, axer les entraînements sur notre vrai travail, augmenter le minimum de SALAIRE à 1600-1800 net ça serait déjà pas mal. Là en 8 ans on aurait à nouveau une armée performante et qui en veux. Actuellement on y va mais on y va correctement dans le mur. On est de moins en moins il faut fournir plus car les jeunes ne font pas (trop dur vous savez où ils ne comprennent rien) donc on les remplace et on est payé comme des chiens… Payé nous en conséquences bordel ! J’ai le temps de voir si ça évolue en bien mais pour l’instant j’en doute… et en plus avec cette réforme des retraites que tout le monde attend mais dont on ne sait toujours rien. Je me suis un peu lâché au passage mais c’est la réalité et je n’ai pas tout dit.

    • Sam dit :

      Officier et d’accord avec vous au mot près.

    • Athos dit :

      Sous-officier et entièrement d’accord avec vous. On nivelle par le bas, je ne suis pas si veille que ça (17 ans de service) et pourtant… Mes collègues et moi tenons les mêmes propos que vous. C’est triste…
      Il y a un autre problème: le manque de cran (si c’est pour ne pas dire autre chose…) de nos chefs. On a beau faire des remarques, au dessus, ça ne suit pas et ça dégoute donc on ne dit plus rien… Il n’écœurent pas les bonnes personnes, tout ceux que je connais et qui ont l’âge de partir, s’en vont non pas par ce qu’ils n’aiment plus l’Armée mais parce qu’ils n’adhèrent plus à ce qu’elle devient.
      Force et courage.

    • Jm dit :

      « Du moment que ces seigneurs les officiers supérieurs gagnent bien dans leur bureau sans défendre le morceau » et plus loin « on en discute très souvent entre nous cch et avec les sous off ça gronde grave mais vu qu’on ne peut pas manifester … ».
      Il y a comme un problème.
      En fait, vous vous comportez comme vos chefs, vous ne dites rien .
      Allons, 13 ans de service vous permettent de pouvoir dire les choses même au plus haut niveau.
      Et cessez, dans cette Armée de Terre, de passer par vos présidents de catégorie, qui ne sont qu’une hiérarchie parallèle qui depuis des années se mêlent de choses qui ne sont pas de leur ressort, et oublient le pourquoi de leur existence et de la mission initiale qui leurs a été confiée.
      Même dans l’armée, on peut dire ce qu’on veut, du moment qu’on le dit poliment et sans crier (et bien sûr que cela tienne la route, cela va de soi !!!)
      A

      • Athos dit :

        Je ne suis pas d’accord avec vous. Même en étant poli, aujourd’hui c’est pas de vague…

      • unmili dit :

        C’est ce qu’on fait dès qu’on le peut. Moi le premier. Maintenant on a beau le dire mais quand ceux qui nous écoutent n’en parle pas au chef direct le CDC. C’est quand même lui qui a le plus de voix dans un régiment ! En gros ça ne change rien. Et quand on a un général qui vient on lui vend du rêve au lieu de parler des vrais problèmes. Les présidents c’est une blague ça aussi. La réalité c’est : mais tu gagnes bien arrêtes, tu pars en mission, qu’est ce que tu veux de plus voilà ça s’arrête là. Et quand on dit la vérité au chef ça redescend et ça fait mal parce qu’on dit la vérité…

  26. Robinson dit :

    Chaque année en France, les budgets de la formation professionnelle sont de plusieurs dizaines de milliards d’€ ; en confier quelques-uns aux armées ne serait pas du gaspillage, à condition qu’elles y soient volontaires.

  27. Sam dit :

    Langage de vérité qui n’aura surpris personne en régiment.

    Tant que les étoilés continueront à faire la sourde oreille en concertation, les sorties en presse de ce type ou de celle de Legrier ne feront que se multiplier…

  28. Nihilo dit :

    Les armées arrivent au même constat que les entreprises privées : le recrutement est très compliqué et pourtant il y a 9 % de chômeurs.

  29. Bikoro dit :

    Sur ce fil, à la lecture des commentaires nostalgiques de certains, on se croirait assister à la réunion mensuelle de l’Amicale des Anciens Combattants de Poitiers… La crise axiologique dont tout le monde parle est mondiale. Elle ne concerne pas que la France. Des pays que j’ai pu visiter et des lectures que j’ai pu faire, il apparaît que partout, les Anciens se plaignent de la jeunesse qui ne fait plus les choses comme elle devrait. Même au Japon, pays que je considérais comme « tenant » bien sa jeunesse. Chiche que la jeunesse d’aujourd’hui, une fois « bonifiée » par l’âge, se plaindra à son tour de celle qui la succédera! Il y a un relâchement mondial.
    @LeGaulois, j’ai bien apprécié votre référence à la Rome antique… Lors de l’effondrement de celle-ci, les Barbares pensaient que la fin du monde était arrivée. Tandis que les chrétiens, préparés en cela par des philosophes comme Saint-Augustin, y voyaient la fin d’un monde et le commencement d’un nouveau qui serait chrétien. Saint-Augustin et ses amis eurent globalement raison dans l’analyse.
    Quelques causes qui provoquèrent la chute de Rome : 1- crise des valeurs traditionnelles, 2- introduction massive d’étrangers dans la communauté politique, 3- développement de la luxure.
    Exactement comme aujourd’hui.
    Le monde se prépare à changer de « monde ». Et personne n’y pourra plus grand chose. Après, je ne sais si le nouveau monde qui se profile à l’horizon sera mieux… Question hautement philosophique!

  30. Raymond75 dit :

    Lorsque je disais qu’aux USA un engagement pouvait donné lieu à une formation professionnelle de qualité ou à des études supérieures payées par L’État, c’est bien entendu APRÈS l’exécution du contrat, et si li militaire s’est bien comporté (notamment en opération), et non pendant le service.

    Vous servez L’État, L’État vous est reconnaissant et vous aide.

  31. Guerrier des boutons dit :

    Monsieur du centre de recrutement pour l’armée,
    Avant de venir vous voir, j’ai essayé d’autres boulots :
    j’ai fait de la porcelaine à Limoges… puis j’ai été limogé.
    J’ai fait de l’andouille à Vire… et j’ai été viré.
    J’ai vendu des cierges à Lourdes…. malheureusement, j’ai été lourdé.
    Par conséquent je ne signerai pas le contrat que vous me proposez pour le 8ème RPIMa.

  32. Max dit :

    Il suffit de voir le niveau général en français des moins de 30 ans pour être affligé !