Le Missile Moyenne Portée qualifié pour opérer dans des conditions de froid extrême

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10 contributions

  1. PK dit :

    Y’a quand même un truc qui me dérange avec la DGA…

    En ce qui concernent les achats de conception françaises (les commandes quoi… pas les achats sur étagère). La DGA est directement dans la boucle du cahier des charges… enfin, les militaires…

    donc pourquoi la DGA n’est pas présente lors des tests de l’arme avec le créateur pour la qualifier à ce moment-là ? On gagnerait beaucoup de temps et d’argent… Ça m’étonnerait qu’un missile comme cela n’ait pas été prévu dans le cahier des charges pour fonctionner par temps froid.. donc ça a été testé forcément !

    Bref, hormis les nouveaux usages non prévus, comme le tir depuis un bateau par exemple, testé par les commandos de marine, quel intérêt de dupliquer ces tests ?

    On est si riche que cela ?

    • Hermes dit :

      Un test (de développement), c’est pour voir le comportement de l’arme/matériel, on a même une tendance a vouloir qu’ils échouent car on apprend bien plus d’un échec durant le développement.
      Exemple bête, à la NASA, ils n’accordent pratiquement aucune confiance à un système qui n’échoue que rarement dans les tests, car cela veut dire qu’il cache des erreurs et avaries potentielles inconnues…
      A l’inverse, un systeme qui a des ratés, connaît des corrections ou permet de mettre en place des procédures..
      .
      A l’inverse, la qualification sert à valider le comportent « définitif ».
      .
      Je ne pense pas qu’on y gagne a intégrer la DGA à tous les tests, ca pourrait même occasionner des problèmes…
      .
      Bien entendu, il ne s’agit que de mon avis et ne reflète pas nécessairement la volonté réelle.

    • John dit :

      Pendant le développement de l’arme, l’industriel a un cahier des charges, et fait son travail. Des tests sont faits, suivis de changements, d’améliorations, jusqu’à obtention du produit imaginé, qui idéalement ne coûte pas trop cher à produire.
      Avoir le client sur le dos tout le temps n’est pas gage de résultats meilleurs.
      Le cas du F35 ou de l’A400M sont des exemples. Les clients voulaient des appareils non opérationnels, et ça complique tout. Le client se mêle de questions où il n’est pas forcément qualifié. Le processus de mise au point est ralenti parce qu’un client ne peut pas accepter d’être un simple spectateur…
      Bref, c’est pas une bonne idée….
      Ensuite, les tests de qualification peuvent aussi être vus comme des entraînements, et en ce sens, ça ne coûte pas si cher que ça… Et faire les tests indépendamment du constructeur permet aussi de séparer la responsabilité. En se retirant totalement du processus de développement et de mise au point, le client ne prend pas de responsabilité sur le résultat final.
      Et en plus, en testant soi-même l’armement, il n’est pas testé dans les configurations que l’industriel met en place…
      ….
      Ensuite, il y a un autre élément à considérer.
      Ces tests sont en général combinés aux développement de procédures d’utilisation des différentes armes dans différentes configurations. Ces procédures sont en général propre à chaque armée, bien qu’il puisse y avoir des recommandations du constructeur.
      Prenez l’exemple d’avions. Tout pays achetant un nouvel appareil, même si il est déjà en service, va dans un premier temps tester de manière approfondie tous les besoins imaginés, et cette phase de tests est indispensable pour construire des compétences au sein de l’armée, pour pouvoir ensuite former au mieux.

  2. Henri MARTIN dit :

    N’étant pas un spécialiste ma question va vous paraître idiote, bcp de batailles se déroulent dans des villes, voire des guérillas urbaines, faut il avoir un missile qui porte à 5 km qui est lourd, impossible à manier seul, assez volumineux et certainement cher ?

    • dolgan dit :

      L’un n’empêche pas l’autre.
      .
      L’infanterie Fr est équipée de lance roquette antichar AT4. Ils ont une courte portée, et sont clairement moins efficace qu’un MMP en antichar. Mais ils ont plein d’autres avantages, en particulier en combat urbain. Il n’est pas rare sur les photos d’en apercevoir 6 ou8 à l’intérieur d’un transport de troupes, accroché au mur ou au plafond.
      .
      Le MMP serait très utile en combat urbain. Pour les missions antiblindé lourd, pour les missions de contre snipping , pour la destruction « bunker » et pour atteindre une cible située derrière un bâtiment. Le poste de tir du MMP offre aussi des capacités d’observation performantes.

      • Sblurb dit :

        Certains anciens des TdM indiquent toutefois que l’AT4CS n’est pas nécessairement performant au regards de son coût (arguant qu’il est également fourni initialement via un accord avec le DoD US).
        Il serait inférieur en poerfs à l’ancien LRAC 89mm voir aux dernières versions du Karl Gustav … qq’un sur ce forum confirmerait t’il?
        Vu la présence fréquente de l’AT4 dans nombre d’armées OTAN y compris FS, cela m’a un peu surpris …

        • dolgan dit :

          ça dépend sans doute ce que tu prends comme caractéristiques et de la doctrine d’emploi.
          .
          En puissance et portée utile, le LRAC 89mm était sans doute supérieur. 89mm vs 84 mm et tube plus long.
          .
          L’AT4CS a d’autres qualités: il mobilise 1 homme au lieu de 2 , il est plus léger (après, tout dépend du nombre de coup qu’on tire et de la distance entre le tir et le véhicule, un système rechargeable pourra vite devenir plus léger), il est plus petit , il est jetable après usage, il peut être utilisé en espace confiné (essentiel)

    • MD dit :

      En combat urbain , s’il y a en face quelques snipers qui connaissent un peu leur métier, tout le monde a le nez dans la poussière et il est alors bien inutile de demander à des tireurs de lance-roquettes ou de missiles à trop courte portée de risquer de se faire descendre pour rien . Par contre de nos jours , avec les moyens d’observation tels que ceux que peuvent procurer les drones ou les hélicoptères, et les progrès accomplis en matière de moyens de communication, pourquoi ne pas en profiter pour utiliser des engins tels que le MMP pour régler les problèmes coriaces plutôt que faire appel à des avions avec leurs bombes trop puisantes ? Une équipe de tireurs de MMP peut répondre  »Présent  » tout de suite ce, qui ne sera pas le cas en général d’un pilote d’avion ou d’hélicoptère . Et elle pourra intervenir plus facilement que des artilleurs contre un adversaire qui s’abrite au milieu de la population civile ou qui s’imbrique au milieu de nos forces .
      Bien sûr des esprits chagrins déploreront certainement ici et ailleurs le fait qu’utiliser des missiles contre quelques vulgaires traineurs de Kalashnikovs revient beaucoup trop cher . Mais le jour où ils risqueront vraiment leur peau dans un combat en zone urbaine , ils changeront certainement d’avis si un MMP peut les tirer d’affaire. Et nous ne parlons ici que d’un adversaire ne disposant que de moyens techniquement et militairement très limités .

    • John dit :

      Ce missile est très intelligent, car il permet d’éviter l’envoi d’avions de chasse ou hélicoptères Tigre pour des cibles qui ne sont pas atteignables avec des armes standards.
      Prenez l’exemple d’une caverne en Afghanistan d’où des mortiers sont tirés. Quelle arme utiliseriez vous en dehors de l’aviation? Selon la topographie, l’artillerie peut ne pas fonctionner. Et l’artillerie ne se transporte pas sur le dos…

      Ensuite, il y a d’autres armes pour les configurations que vous avancez, et en contexte urbain, je doute fortement que cette arme soit utilisée, ou même emmenée.

      Prenez l’EBRC, il est « équivalent » aux autres véhicules de combat d’infanterie modernes (qui sont généralement sur chenilles, certes). L’EBRC est équipé sauf erreur de 2 MMP prêts à être tirés, et 2 réserves. Pourtant le canon de 40mm a déjà une belle capacité (dégât et distance).
      Et les véhicules de combat d’infanteries d’autres pays tels que l’Ajax (anglais, basé sur le ASCOD), Puma, CV90, M2 Bradley, T89 (japonais)…
      Bref, la plupart des versions modernes de ces véhicules sont équipés de missiles « équivalents ». On compte le Javelin, le Spike… Ce sont tous des missiles anti chars.
      Bref, les lances roquettes et ce missile ne sont pas du tout dans la même catégorie, et n’ont pas du tout la même utilisation.
      En Afghanistan, le Javelin est devenue une arme nécessaire, car les Talibans semblaient connaître la limite de portée des diverses armes et utilisaient cela. Avec une telle portée, presque impossible de jouer à ce jeu.