Quelles applications militaires pour le Flyboard Air de Zapata Industries?

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27 contributions

  1. PK dit :

    À mon avis, c’est surtout le bruit qui limite l’emploi, mais c’est un concept à creuser. Ce n’est pas parce que l’on ne voit pas un emploi aujourd’hui qu’on ne l’emploiera pas demain. Et même si on l’emploie aujourd’hui dans un cas, il pourra évoluer.

    Bien malin qui, pendant la SGM, aurait pu imaginer que le concept de l’hélico allait donner ce que l’on en fait aujourd’hui…

    • Carin dit :

      Surtout qu’en matière de réacteurs nos avionneurs ont fait en sorte que ceux-ci émettent 50% de bruits en moins… donc pour ces petits réacteurs qui ne doivent pas en faire beaucoup, les équiper de même devrait largement suffire??

      • John dit :

        La conception des réacteurs est très spécifique pour éviter la propagation du bruit.
        Il se trouve que le flux d’air chaud qui passe par la chambre de combustion du réacteur est entouré par un flux d’air froid qui est accéléré par la soufflante, mais qui passe autour de la chambre de combustion. Ceci permet d’isoler le bruit des réacteurs.
        Par contre, sur ces appareils, l’air accéléré est dirigé directement vers le sol. Cette direction rend très difficile une réduction suffisante du bruit.

  2. Alain d dit :

    Ca devrait aussi intéresser les secours civils en haute montagne. Pas cher et réactif pour déjà faire un évaluation rapide d’une situation, voir délivrer des moyens légers rapidement ?

    • Carin dit :

      À @Alain d
      Les secouristes en haute montagne devrons faire comme la chanson au père noël « il faudra bien te couvrir » parce que à 200km/h sachant qu’on perd un degrés par 10km/h et vu les températures en haute montagne.. pas sûr que nos secouristes arrivent à sauver qui que ce soit. L’helicoptere reste le plus sûr moyen de lâcher des hommes dans ces endroits-la.

      • Alain d dit :

        Les flyboards n’auront pas d’autres problèmes thermiques que ceux des motards sur des compétitions lors de températures négatives.
        Les combinaisons grand froid, la R&D sait faire, c’est surtout un problème de cout.
        Et la haute montagne ça existe aussi sur 4 saisons, et ailleurs qu’aux sommets de l’Himalaya ou du Mont-Blanc.
        Mais je corrige, ça intéresse aussi la moyenne montagne, qui peut être tout aussi escarpée, instable et dangereuse.

  3. Thierry HENRY dit :

    10 minutes à 200km/h, ça fait 33 km. Ce n’est pas rien, quand on se souvient d’une journée de marche avec sac, casque lourd et AA52…

    • Jack Shit dit :

      Ca fait un rayon de 10/15 km en comptant une petite réserve (vent, etc.).

    • Raymond75 dit :

      il ne s’agit pas de 10 mn à 200 km/h de moyenne : il faut compter décollage, stabilisation, prise d’altitude et accélération, décélération et atterrissage. Manœuvrabilité probablement très faible. Et une charge utile limitée au fantassin. L’utilité me semble plutôt faible, voire nulle. Et qu’en fait on après l’atterrissage ?

      • Harambe dit :

        Aujourd’hui tout le monde parle des essaims de drones… Si ce flyboard peut transporter un fantassin et son équipement, rien n’empêche de « lier » plusieurs flyboard bourrés d’équipements afin qu’ils suivent une même trajectoire (décollage, vol, atterrissage) que le fantassin ou carrément toute une escouade. (les américains arrivent à lier des milliers de nanodrones alors un bouzin aussi gros que le flyboard… https://www.bbc.com/news/technology-38569027 )

        Des raids en profondeurs de commandos sur 30 kms avec des flyboard transportant des batteries de rechanges pour le retour ou un trajet plus long par exemple.
        Ou alors, de la livraison de munitions/vivres/medikit (100 kgs x nb de drones, c’est pas rien) pour des troupes/patrouilles assiégées (afgha par exemple ?).

        On peut aussi imaginer ça pour des interventions rapides pour le raid/gign, ils ne peuvent pas circuler à 200 km/h en pleine ville.
        Ou une plus grosse version (4 fois le poids ? 5 fois ?) d’ambulance ou de taxis (la majorité des courses se font à quelques km de toute façon donc ça peut être rechargé entre 3-4 courses)…

        C’est pas les design qui manquent, une fois que le coté militaire « amortira » le coût de la production en série, les usages se multiplieront pas nature.

        • John dit :

          Que dire de la sécurité des flyboards?
          La population actuelle accepte difficilement les morts, surtout lorsqu’elles sont jugées inutiles !

          Ce dont vous parlez sera le travail des futurs drones. Les drones seront gérés par des ordinateurs qui ont bien moins de risque d’erreurs.
          Ici, c’est les mouvements du corps qui guident cette planche. Une soudaine accélération / décélération suffit à déséquilibrer le « pilote » et une fois déséquilibré, j’imagine mal reprendre le contrôle avant la chute.
          Le principe même de la sécurité aérienne, c’est d’avoir de la redondance en cas de problème. Cela n’est pas le cas de ces engins!

        • Raymond75 dit :

          Peut être ; je ne suis pas compétent (je ne suis qu’un modeste civil) mais je verrai plutôt un avenir dans les tâches de surveillance sur de grandes zones, hors combat : protection d’aéroport, de base, de dépôt, de foule. L’œil humain est plus observateur que la caméra d’un drone.

          Qui vivra verra …

        • Carin dit :

          Je pense que ça marche à l’essence… ce sont des réacteurs.

  4. Frédéric dit :

    Je vois cela comme intéressé les services spécialisés dans les  »Mission Impossible » 🙂

    Pour atterrir sur le toit d’un gratte-ciel la nuit, il n’y a pas mieux. Cela aurait été parfait pour les  »Cat’s Eyes » pour les vols dans les musées

    Cela peut être intéressant aussi pour l’extraction de personne coincé dans des zones difficiles d’accès. En cas d’incendie dans les gratte-ciel justement, les pompiers sont démunis pour intervenir dans les étages supérieurs. On peut imaginer dans les prochaines décennies des sas d’accès tout les 20 étages pour ce type d’engins.

    Er pour les militaires, des commandos héliportés qui sortent de leurs Chinook ou Osprey a 2000 m sans parachutes et qui peuvent regagner les appareils en plein vol !?!

    • Carin dit :

      À @frederic
      Pour les pompiers je vous suit… pour les milis, approcher à contre courant des pales me paraît impossible? Mais larguer ces gars avec ce matos, et les récupérer à 20km dû lieux où ils ont « opérés » en quelques minutes, devrait considérablement amoindrir la réactivité des ennemis! Et rien que ça c’est un sacré pas en avant.

  5. werf dit :

    Très belle invention française, réalisée avec peu de moyens au départ et beaucoup de tracasseries administratives, pour ne pas dire plus. le seul problème technique à résoudre, c’est l’autonomie et son corollaire, l’augmentation du poids de l’engin. Mais les minutes coûtent moins cher que celles d’un hélicoptère ou d’un drone de reconnaissance. Enfin, il vaut mieux confier l’engin à des « chuteurs » opérationnels qui ont des « corones ».

  6. Faublas dit :

    Le concept est fondamentalement intéressant, malgré ses limites, et la démonstration « sur Paris » une belle opération de communication. Potentiellement promis à un bel avenir, reste la question de l’autonomie, quand aux usages, ils viendront avec les progrès et les tests.
    L’idée intéressante est le ravitaillement « autonome » de première ligne.

  7. Lechavenois dit :

    Je vois bien cette machine utilisée comme un drone ( donc conduit par un opérateur au sol ) pour transporter du matériel ou des personnes.
    .
    Par exemple :
    .

    Quelques machines, « dronisées  » pourraient permettre de ravitailler très rapidement ( à 200 km / h ) en vivres, en eau et matériels (environ 100 kilos de matériels par machine ), des agents isolés en « mauvaise posture » ( encerclés par l’ennemi ) et ce, dans l’attente de la mobilisation de forces plus musclées et d’équipements adéquats pour une extraction des dits agents.

    • dolgan dit :

      Pour un agent isolé en mauvaise posture (pilote après un crash?) , on peut aussi envisager de lui envoyer le truc en mode auto. Il pourrait alors s’exfiltrer ou s’éloigner de la zone du crash rapidement. L’autonomie actuelle est très réduite cependant.

  8. MrJeans dit :

    La version aquatique pourrait être aussi évalué pour les commandos marine, pour l’abordage, plutôt que d’utiliser l’échelle, nan ?

  9. Titeuf dit :

    Ah Cat’s Eye’s!!!!
    Et leur courbes généreuses….
    Euh…désolé…
    Donc un F35 à deboité, euh pardon pulvériser un radar Chinois…

  10. lxm dit :

    Cela fait bcp de bruit, c’est rapide, une fois le trajet fait, cela devient un poids inutile impossible à recharger localement;
    donc pour moi l’application est toute simple, c’est un truc d’urgence pour se barrer, pas pour attaquer mais quitter une zone par exemple visée par un missile, voir même une nucléaire. Donc VIP, le président devrait apprendre à s’en servir, comme tous les gens importants ou personnel-clé.

  11. L enduriste du dimamanche dit :

    Lors du supercross a Paris la demo était pas mal. Du bruit certe.
    Je ne voyais pas tellement l’utilité, mais reflexion faite pour les pompiers, je m’incline, pour du transport rapide et léger ok.
    Du ravitaillement mais la faut éviter le bruit.,en milieu urbain peut etre.
    Pour de l’evacution surtout.
    Mais un effort sur le bruit.
    Un 450 cross 4 temps fait beaucoup moins de bruit.

  12. BTR dit :

    Les Commandos britanniques semblent avoir une version plus souple, bien que moins rapide 😉
    Vidéo : https://twitter.com/i/status/1086245026169012224

    • Frédéric dit :

      Merci pour le lien 🙂 Mais la, il ne peut emporter aucun équipement.

      Concernant le bruit, par rapport à un hélico qui atterrit dans une avenue, voir les dernières sur youtube sur un entrainement de nuit à Los Angeles, c’est tout de même plus distrait.

  13. dolgan dit :

    Je vois bien ce type de système dans les zones accidentées (Fjord, montagne). En 2 minutes de vol, tu peux gagner une demi journée de marche ou atteindre une zone accessible que par hélico ou escalade.
    .
    Pour les forces spéciales, on peut aussi trouver des usages particuliers: utilisé comme moyen d’exfiltration d’urgence/autonome pour des personnels infiltrés derrière les lignes ennemies. L’exfiltration n’a pas toujours besoin d’être super discrète (l’ennemi pouvant être occupé à éviter les GBU/obus ou n’ayant pas les moyens d’intercepter ce type de matos).

  14. casanova dit :

    10mn d’autonomie a 200 km/h, cela fait tout de meme une trentaine de km parcourus… 15km de rayon d’action, pour des operations commandos, des extractions, un abordage compliqué mer-mer, mer-terre ou terre-mer, une insertion tactique a front renversé, voire le retour a bord d’un avion, les modes d’emploi ne manquent pas il me semble.