En 2018, la Marine nationale a saisi plus de 100 tonnes de poissons pêchés illégalement dans les eaux françaises

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41 contributions

  1. Le Breton dit :

    Si des marins français allaient pêcher en mer de Chine, quelle serait la réaction de Pékin ?

    • Stoltenberg dit :

      Écoutez, les décennies de politique de soumission à l’égard de la Chine communiste nous ont habituées à ce que nos relations mutuelles où les profits ne vont que dans un seul sens puissent se résumer en une phrase : « nous leur donnons des milliards et, en contrepartie, ils nous prennent/volent des milliards ». La France ne va rien faire contre la Chine communiste au niveau diplomatique. Nous gouvernants sont trop faibles et trop soumis à l’égard de ce pays.

  2. Czar dit :

    Ce n’est pas le poisson qu’il faut saisir (d’ailleurs, j’imagine que pour des raisons pratiques, le poisson frauduleux saisi est jeté à la mer) mais le navire.

    J’ai du mal à saisir comment, avec la chiée de GPS et autres satellites présents partout, on n’est pas capable de tracer chaque navire à l’instant T, sachant que les armateurs type CGM-CMA le peuvent.

    quelqu’un qui s’y connaît pourrait nous éclairer sur ce point ?

    • dolgan dit :

      Peut-être que les pêcheurs illégaux savent qu’il faut couper les moyens de géolocalisation avant de faire quelquechose d’illégal? C’est juste une idée comme ça …

    • lym dit :

      Le GPS n’est qu’un récepteur calculant sa position à partir des émissions de 3 (minimum) satellites de la constellation GPS. Aucuna capacité d’émission en propre sur ce système et les navires qui renvoient en permanence leur position au centre opérationnel de leur compagnie le font avec un équipement supplémentaire (utilisant des réseaux telecom satellite restant coûteux) sur une base volontaire qui aide à la gestion de la flotte.
      On ne peut pas imposer cela à chaque navire et le marin pêcheur lambda n’a pas les moyens de CMA-CGM.
      Maintenant, pour endiguer ce péril jaune en mer sans rien imposer à ceux qui n’ont rien à se reprocher ni trop se mettre dans les frais, on en viendra peut-être aux drones (armés? Histoire d’inciter de manière crédible à suivre les ordres de déroutement relayés par VHF!) patrouillant dans sa ZEE.

      • Yestout dit :

        Le péril blanc en mer, c’est le ZEE se trouve a plus de 15000 kms de chez eux, où l’ONU est déjà classé des colonies.
        par un « référendum » pour garder leurs colonies, dans cette terre les autochtones a été à 100% il y a pas non temps, maintenant n’a que 28% parmi la population, dans 50 ans, il y en aura plus, massivement des blancs y installés.
        voici une vidéo, les blancs ont appelé une manif rester en France, il n’y a que 2 kanaks sur place:
        https://www.youtube.com/watch?v=rjqqEkYNu1g
        les kanaks auront le même sort que des amérindiens aux Antilles, disparus au jamais.

        • dolgan dit :

          Les ravages de google traduction.

        • Czar dit :

          ouais en fait c’est parce que le Tibet et les Ouighours n’ont pas de ZEE que vous voyez pas la nécessité de décoloniser, hein Tchong-Tchong ?

          • Bidijou dit :

            Les deux zones ne sont pas des colonies selon l’ONU, la France possède toujours 22 colonies dans le monde, c’est clair.

    • Frédéric dit :

      On en à saisi plusieurs, qui certains justement ont était transformés en patrouilleurs 🙂

      Mais on parle de flotte de CENTAINES de navires de pèches chinois lorsque l’un d’entre eux à pu être arraisonné au Galapagos :

      http://www.actunautique.com/2017/11/peche-illegale-aux-galapagos-la-peine-des-pecheurs-chinois-confirmee-en-appel.html

    • ji_louis dit :

      Le RÉCEPTEUR GPS d’un navire n’émet pas de signal qui puisse être intercepté et détecté parce que c’est un récepteur et non pas un metteur. Les émetteurs radio obligatoires sur certains navires de pêche et de commerce utilisent le signal AIS pour émettre leur position et certaines informations d’identification. Ce signal peut être éteint au bon vouloir du capitaine, les contrevenant ne se privent pas de l’éteindre pour ne pas être détectés trop facilement. Il faut donc utiliser des moyens plus sophistiqués pour les détecter et les poursuivre (radars aéroportés, spatiaux et embarqués et suivi de situation surface).

    • Jerg dit :

      Deja de base en police des peche on ne peut pas faire ce que l’on veut, la gravite de la peine repose sur la gravite de l’infraction.
      Lorsque l’on saisi la cargaison, du moins lors des campagne de POLPECHE en Manche Atlantique, la cargaison est quand meme vendue et l’on saisit le produit de la peche (les euros).
      Pour la saisie des navires, la aussi c’est complique, un armateur peut venir payer la caution pour recuperer son navire (je parle pour la meme zone que precedement).

      Ensuite pour les systemes de tracage des batiments, le Centre Nationale de Surveillance des Peches possede un outil pour les pecheurs francais qui possede un batiment d’une certaine taille qui s’appelle le VMS (Vessel Monitoring System) qui permet en effet de controler la flotte francaise. Les pecheurs etrangers n’en sont pas equipes.

      Pour ce qui ets du GPS, ceux qui equipent les batiment sont passifs c’est a dire reception seulement, vous ne transmettez pas de signal. A moins d’avoir un AIS a bord qui permet d’indiquer votre position H24, vous pouvez d’ailleurs suivre le trafic maritime AIS sur le site internet « Marine Trafic ». C’est comme cela que les grands groupes suivent leurs bateaux.

      Donc supposons que je sois un pecheur chinois voulant m’incruster dans la ZEE francaise, je coupe mon AIS, navigue avec mon GPS (en reception seulement), n’utilise pas ma radio VHF et hop je suis discret, a moins qu’un avion ne me passe a proximite ou un patrouilleur, personne ne peut me voir. D’ou l’importance des patrouilles en Falcon ou bateau, ne serait-ce que pour la presence dissuasive ou alors la prise en flagrant delit.

    • lucnets dit :

      Les satellites GPS envoient uniquement des données de localisation à un navire/avion/telephone (mais il ne reçoit rien en retour) . Vous pensez bien que des navires illegaux vont chercher à être le plus discret possible au niveau de leur émission radio ou de localisation.
      Les satellites d’observation de la terre militaire ou non ne sont pas géostationnaire cela veut dire que si vous voulez qu’il passe au dessus d’une zone il faut les faire manœuvrer ce qui leur coute du carburant (et réduit leur durée de vie). Il faut récupérer ensuite les données image satellite les traiter, enquêter sur le bateau repérer.
      Cela représente une bonne masse d’information. La france n’est pas les usa on a de bon satellites mais a mon avis leur utilisation doit être réservé a une utilisation stratégique.

    • Stoltenberg dit :

      Je suis d’accord avec vous sur la nécessité de saisir le navire. On pourrait également juger les équipages pourquoi pas. Quelques années passées en prison feront office d’une belle leçon.
      .
      En ce qui concerne les images GPS, c’est un travail de fourmi. Les océans occupent 70 % de surface de la Terre. Je suppose que vous savez que la Terre est assez grande et qu’il est par conséquent difficile d’analyser chaque m2. Le seul moyen de pouvoir analyser et exploiter de manière optimale les tonnes de données issues de l’imagerie GPS c’est d’utiliser l’IA. Et c’est une technologie totalement nouvelle qui est en train d’être développé.

      • Stoltenberg dit :

        Euh, une erreur de ma part. Je parlais du système d’imagerie par satellite et pas du GPS. C’est le seul système qui pourrait permettre de detecter des intrusions des navires dont les équipages ne sont pas stupides et vont faire le nécessaire afin de rester « incognito », par contre ils ne peuvent pas devenir invisibles.

      • Yestout dit :

        je savais qu’au Sri Lanka, il n’y a pas de mouvement anti chinois,
        quant à alert DGSI, ça prouve que internet n’est pas du tout ta génération,
        on peut envoyer des messages depuis le Brésil, Népal, Madagascar….
        tu es nul en technologie, pourtant, tu viens ici tous les jours, parler les armes ( de ta génération de Rafale, hahahhaha)

    • Eric dit :

      Le GPS est un système de positionnement, pas de détection. Je ne vois vraiment pas comment un tiers pourrait s’en servir pour vous tracer…
      Quant au satellite, c’est bien beau, mais ça s’arrête là : vous pouvez à la rigueur détecter un bateau d’une certaine taille sur l’immensité de l’océan, sachant que ça s’apparente à chercher une aiguille dans une meule de foin. Mais de là à le suivre, oubliez ça… Le bateau se déplace de plusieurs centaines de milles par jour, de même que le satellite, d’ailleurs…

    • SJ dit :

      La différence est que CMA-CGM veut tracer ses navires, et qu’un de leurs capitaines qui éteindrait l’AIS ou un traceur satellite serait très vite prié à un entretien au siège.

      Alors qu’un pêcheur qui ne veut pas être repéré dans la ZEE française n’a aucun intérêt à communiquer sa présence par des moyens électroniques. AIS éteint, radar éteint, sans émissions UHF ni VHF, un bateau de pêche est un tout petit point difficile à trouver au milieu d’un océan immense.

      Après il reste les satellites militaires de surveillance, et ils servent aussi à ça, mais la ressource est limitée.

      • Czar dit :

        Bon, merci pour les renseignements recueillis (je passe sur les remarques à la con), je réponds ici en vrac à tous et relance le débat :

        Je ne sais exactement quels sont les pouvoirs de police sur une zone qui n’est pas considérée à proprement parler comme relevant de la stricte souveraineté mais le « E » de exclusif suppose quand même que nous avons un droit de regard

        on peut supposer que la France pourrait imposer (- si la règle n’existe pas déjà au plan international – que TOUT appareil circulant sur lesdites ZEE soit tenu de maintenir en permanence ces moyens de contrôle et qu’une interruption du signal soit considérée a priori comme une fraude, relevant d’une amende – dissuasive.

        dans les cas d’infraction constatée, il s’agit de voir là aussi si les amendes et cautions sont dissuasives.

        Il y a aussi la possibilité la plus simple qui est d’interdire certaines zone à la pêche. Je ne pense pas que le problème se passe en Manche, mais plutôt autour de Clipperton ou dans les eaux des TAAF

        On peut imaginer d’en faire des réserves, même temporaires (je doute que nos propres pêcheurs aillent à l’autre bout de la terre.

        Il y a aussi la possibilité de « matraquer » sur une zone particulière un moment, histoire de dégoûter toutes les tentatives

  3. Alain d dit :

    Est-ce que la législation internationale impose aux navires de pêche, à partir d’un certain tonnage, un boitier électronique qui suis précisément chaque navire ? Qu’enregistre t’il?
    Pour ces navires frigorifiques voleurs, ne serait-ce pas possible de leur imposer, internationalement, une traçabilité des chargements effectués (transferts), avec par exemple un registre très précis (détails du dépôt et une identité minimum scannée) et des caméras assermentées qui glissent les vidéos ou photos directement dans la mémoire d’un boitier électronique inviolable qui enregistrerait aussi les déplacements? Trop compliqué ?

    Les caméras font leur preuves chaque jour, dans les rues commerçantes, aux carrefours des excités du volant, dans les pavillons, les résidences, parkings, zones industrielles. Elles ne sont pas parfaites, mais elles améliorent et facilitent grandement la sécurité des biens et des personnes.

    La traçabilité, dès qu’elle a été imposée aux ferrailleurs, avait posé des problèmes aux truands et aux ferrailleurs qui en croquaient. Ce n’était pas parfait, tout système pouvant être contourné.

    Idem pour la limitation des dépôts et retraits en espèces à partir d’une certaine somme, ça réduit les possibilités de blanchiment.

    Malheureusement, l’homme étant un truand né, il va falloir de plus en plus fliquer et réprimer !

    • Frédéric dit :

      Cela ne peut fonctionner que si le pays d’origine du pays est coopératif, mais pour les autorités chinoises, avoir assez de poissons pour son 1,5 milliard d’habitants prime largement sur le respect des ZEE des pays tiers.

      • Alain d dit :

        Y’a tout de même des sujets où la toute puissante Chine-j’en-ai-rien-à-foutre finit par céder face à une pression internationale continue. Mais ça prend beaucoup de temps et d’énergies.
        « Qui tente rien n’a rien »

  4. Fred dit :

    Une belle saloperie, le Chlordécone. Interdit aux USA dès 1976, il a été utilisé aux Antilles françaises jusqu’en 1993.
    Non biodégradable, on en subit toujours les effets, entre autres cancérigènes.
    Bravo les pouvoirs publics …

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlordécone_dans_les_Antilles_françaises
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlordécone

  5. Clavier dit :

    Ce n’est pas un second porte-avions qu’il nous faut mais une flotille de patrouilleurs …..

  6. Dubois dit :

    On remet la peche à la mer et le bateau recommence….. coulez le bateau et le pb est réglé. Un de moins. Au bout de quelques destruction, les autres auront compris et resteront chez eux

  7. Moh35 dit :

    Vous avez une explication à ces deux événements…
    QG de l’armée française détruit le 11 février 2019 à raqqa en Syrie ?

    https://twitter.com/IslamicIntell15/status/1095823167732490241?s=19

    https://twitter.com/IslamicIntell15/status/1095751093877915648?s=19

  8. didixtrax dit :

    Bel exemple de la défense réelle de nos intérêts économiques. Bravo . A mes yeux cela vaut plus que toutes les interventions droits-de-l’hommistes à buts pervers. C’est ce genre de moyens que nous devrions renforcer, dans lesquels nous devrions investir — en plus, ça rapporte.

  9. Jasonville dit :

    les eaux internationales ? ce sont des terres à décoloniser selon l’ONU.
    c’est clair ?
    les grands bateaux de pêche français et européens partent tous les jours depuis Mayotte et la Réunion, sillonnent dans l’océan Indien, ont vidé les poissons de cette océan, les somaliens sont obligés devenir des pirates de mer pour survivre.

  10. Marin atterré dit :

    A Czar & Alain
    Il existe des dispositifs de géolocalisation, AIS et VMS principalement. CMA/CGM en a d’autres, et ils suivent effectivement toute leur flotte. Mais évidemment, les pêcheurs pirates les désactivent. D’ailleurs, parfois, ils ne sont pas chinois, mais italiens, equatoriens oi espagnols.
    Donc pour éviter de se faire piller, il faut se donner les moyens de détecter (radars, SAT) mais aussi d’identifier (avion de SURMAR) et surtout d’intervenir (bateaux).

  11. floco dit :

    Il y a bien, à un moment donné, une personne « bien placée », qui a donné, en son temps, l’autorisation de continuer à employer ce Chlordécone. Ca a du laisser des traces cette autorisation. Mettre la main sur ces personnes, qu’elle fasse partie d’un lobby ou du pouvoir politique, et leur faire payer ce désastre. Il y a trop d’impunité ….

  12. Carin dit :

    Je ne voudrais pas vous paraître de mauvais augure, mais il me semble que tout les bateaux de pêche chinois utilisent le système « beidou » GPS chinois auquel nous n’avons pas accès!! Donc pour ce qui est de les localiser grâce à leurs émissions ??
    C’est toujours sous beidou que ces bateaux retrouvent le « bateau mère » qui lui croise en eaux internationales, et n’est donc pas reprehensible! Vu les règles régissant la répression de la pêche illicite qui nous régissent… il faudrait photographier ces bateaux lorsqu’ils se « collent » au bateau mère et rentrer ces données dans un programme… de ce fait chaque fois qu’une patrouille survolerait un de ces bateaux, la longue procédure d’identification serait réduite à quelques secondes, et nous aurions plus de chances de les intercepter… peut-être ! Et renforcer notre flotte de bateaux, les rendre rapide et les équiper de moyens offensifs de type commandos de marine larguables avec des « zodiacs » très bien motorisés, serait une bonne option pour coincer ces bateaux avant qu’ils n’atteignent les eaux internationales, quitte à neutraliser leur gouvernail s’ils refusent de se mettre « en panne ».