En 2018, les efforts des Forces armées en Guyane contre l’orpaillage clandestin ont été payants

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32 contributions

  1. Faublas dit :

    Bon travail, en espérant que les gains d’or récupérés lors de ces missions vont servir à aider la mission Harpie ou au moins le désenclavement de la Guyane et pas dans entrer des « fonds » indéterminés…

    • ricojaneiro dit :

      Au final, si l’on rapporte le montant de l’avoir global au nombre de missions, on arrive à 20 000 euros récupérés par mission.

    • Alain d dit :

      5 kilos d’or, bof enfin, si l’état n’y mettait exceptionnellement pas de taxes, ~ 150 000 euros.

      On marche de toute façon sur la tête, surtout l’ONU:
      https://la1ere.francetvinfo.fr/montagne-comite-onu-oublie-debat-public-organise-guyane-668799.html

      Mon avis est que ce projet minier, s’il se fait, ne devrait pas être mener par deux entreprises extérieures, canadienne et russe, qui vont sortir les recettes de la France.
      Que la France assume enfin une fois, si l’exploitation se fait. Tous les emplois, et une partie des bénéfices, devraient profiter à la guyanne ! Pourquoi ne pas mettre Eramet, Imérys ou une autre entreprise, voir lancer un appel à startups. Assumons merde ! Sauf si évidement la Guyane n’en veut vraiment pas, là on arrête les frais.

      Parce que de toute façon, nous ne pourrons pas nous passez de minerais, métaux précieux et de terres rares, arrêtons le cinoche ! On peut améliorer les exploitations, les rendre moins nuisibles, botter le cul aux entreprises qui déconnent de trop, qui ne réhabilitent pas parfaitement les lieux après la fin des exploitations. Mais stop au cinoche, écologie oui, connerie non !
      On exploite pas en France mais on va le faire ailleurs, et ça change quoi, à part avoir encore moins de contrôle sur les moyens d’exploitations ou de raffinages utilisés ?
      Qui n’a pas chez lui un bijou or ou plaqué or, un vieux Louis planqué, et tous les produits électroniques que nous utilisons contiennent de l’or, portables, ordis, micro-ondes, connecteurs, électronique autos, satellites, datacenters, etc.

      • John dit :

        Je veux bien que ce serait idéal d’avoir des entreprises françaises…
        Mais quand vous mettez au concours des mines à exploiter, il faut avoir les moyens d’investissements qui sont énormes. Et les compétences sont capitales!
        Ensuite, l’avantage de l’exploitation des ressources naturelles, c’est que pour chaque gramme extrait, une partie est donné à l’État !
        De plus, la Guyane n’est pas la région la plus attirante au monde (selon moi), et il y a fort à parier que quelque soit l’entreprise choisie, elle engagera localement. Les habitués du climat humide tropical surpasseront en capacités physiques les habitués du froid.
        Et pour finir, concernant les bénéfices, vous faîtes un peu erreur. Tout bénéfice réalisé en France est taxé par la France. Les taxes ne sont pas payées uniquement par le siège du groupe. Très souvent, le groupe à l’obligation d’ouvrir une filiale qui a sa raison juridique dans le pays d’exploitation. Et cette filiale est détenue par le groupe.
        Ensuite, avec la mondialisation, quelque soit l’origine de l’entreprise, les bénéfices partent aux 4 coins du monde car les actionnaires sont internationaux.

      • delta IV dit :

        Je vous invite à mettre les pieds dans la forêt amazonienne en Guyane (peut être que vous l’avez déjà fait cela dit), et à discuter avec les populations amérindiennes. Je l’ai fait. Et comme vous dites, les Guyanais (ou tout au moins les populations locales) n’en veulent pas de ce projet car une exploitation minière responsable, écologiquement durable, cela n’existe et n’existera jamais. Tout simplement car les produits injectés dans la terre sont hautement nocifs : le mercure en premier lieu. Or, ces populations vivent du fleuve et de la forêt. Outre cet aspect, la notion de 500 emplois (ce qui est RIDICULEMENT faible pour une population de 245 000 habitants sur la Guyane) n’est durable que sur 10 ans. Les dégâts (rappelons 20 terrains de football creusés dans la forêt) eux s’étalent sur des siècles.
        Un peu de sérieux, ce projet est compliqué à défendre. Certains disent qu’il permettrait de réduire l’orpaillage illégal. C’est impossible. Je vous l’assure, je l’ai vu de mes propres yeux. Les garimpeiros ne veulent pas de mines légales, ils n’ont de toute façon pas le statut administratif réglementaire pour y travailler.

        Et dernier point : oui, nous avons et nous aurons encore besoin de métaux précieux demain. Vous avez raison. Donc pas de cinoche. Par contre, nous pourrions en avoir moins besoin si nous luttions contre l’obsolescence programmée. Nos outils numériques consomment une quantité astronomique de ces métaux. Ils sont programmés pour être obsolètes, et nous devons nous rééquiper en permanence. Croissance oblige. C’est contre cette bêtise qu’il faut lutter. Alimenter ce processus par des mines de plus en plus considérables c’est une fuite en avant alimentée par le court terme… Autrement un suicide. Prenons le mal à sa racine. Allez une petite anecdote : les premiers A380 mis en service commercial en 2007 sont aujourd’hui à la casse à Tarbes. Le plus gros avion du monde. 400 millions de dollars à l’unité. Où est le hic ? Ça ne choque personne ? Même si ils seront recyclés, cela en dit long sur notre culture du jetable. Certains Boeing 747 volent encore après 30 ans de service. Mais ça, c’était avant… et ce sera pareil partout. Seules les fusées deviennent réutilisables. Là où nous jetons tout ailleurs. Si nous jetons tout, nous avons besoin de métaux précieux pour reconstruire ce que nous jetons. Le schéma est simple.

        J’ai de la vigueur dans mes propos car je suis tombé sous le choc lorsque j’ai découvert la forêt de Guyane. Elle est simplement unique, extraordinaire, fascinante. Vous n’imaginez peut être pas le nombre d’espèces animales et végétales qu’elle héberge. C’est dément. C’est l’un des rares endroits encore vierge d’Amérique du Sud. Oui, la France a de la forêt primaire. Une forêt jamais modifiée par l’homme. Et croyez-moi, c’est absolument incroyable. Nous devrions le préserver.

        Et pourtant loin de moi l’idée d’une perception écolo propagandiste. Pour être plus clair j’ai découvert la Guyane par le spatial, par ces gros lanceurs qui balancent un max de propergol liquide ou solide sur la Guyane. J’aime toujours autant le spatial. Mais par contre, j’ai pris conscience que ce territoire est à préserver, à valoriser, et non pas à détruire. Dans deux semaines j’y serai pour prendre une bouffée d’air pur à mon plus grand bonheur.

        Chapeau les FAG pour votre travail compliqué. Vous participez à la préservation d’un patrimoine qui n’a pas de prix.

        • Un mobol dit :

          Petit truc simple pour le mercure….. ce que vous dites est faux. Il n est pas injecté dans la terre laisser à agglomerer l or extrait. En chauffant le mélange, on sépare l or des impuretés. A pollution au mercure vient du avait que les exploitations illégales rejettent le mercure dans la nature. Il suffit de le récupérer pour qu il ne pollue plus les sols…… cqfd

          • delta iv dit :

            on le rejette pas dans la nature, alors on le stock et on contient l’eau mercurée grâce à une digue… oui c’est possible
            la rupture de digue l’est également. Regardez ce qui s’est passé au Brésil. Le mercure se traite très mal.

        • dolgan dit :

          500 emplois pour 245 000 hbt. Vous trouvez ça ridiculement faible? sérieusement? vous êtes un génie.
          .
          20 terrains de football, donc on parle d’une surface très faible.
          .
          Et je ne relèverait pas votre ignorance totale des normes environnementales mises en place depuis 50 ans, c’est de toute façon trop déconnecté pour être sincère .

          • delta IV dit :

            absolument ridicule oui. C’est un projet qui n’a aucune pérennité sur le long terme. Comprenez bien qu’après la mine c’est terminé l’emploi. Par contre les dégâts sur l’environnement c’est pas 1 an comme sur les exploitations illégales, mais bien 50 à 100 ans.

            Pour la surface, mes excuses, je corrige : on parle pas de 20 terrains de foot mais plutôt de 800 (au minimum). Certains avancent plus de 1000 terrains si l’on compte les installations techniques en dehors de la mine au sens stricte : donc zones de vie, piste d’atterrissage, raccord électrique, digue, zone de traitement des déchets, etc…

            Soutenez donc ce projet qui n’apportera rien à personne, ni à vous ni à moi.

      • Cecile ILLIDO dit :

        Je ne suis propriétaire d’aucun objet en or.
        Je n’ai que cette tablette et ne vis ‘qu’au rabais’ et de tous tps et malgré Tout.
        Je suis sdf et je viens d’avoir 50 ans.

  2. R2D2 dit :

    Euuuh de la cooperation avec le Surinam ou le Bresil? Ce n’est pas vraiment dans leurs interets…

    • John dit :

      La coopération sur la question de l’orpaillage n’est pas dans l’intérêt du Brésil et du Surinam?
      Vous voulez dire que l’utilisation de polluants dangereux et de l’exploitation de ressources minières sur lesquelles ces deux pays pourraient récupérer des impôts n’est pas dans leur intérêt.
      Je ne vois pas en quoi la coopération pourrait ne pas être une dans l’intérêt de tous les États concernés. D’autant plus que l’orpaillage est une pratique qui comporte beaucoup de risques..
      Lorsqu’une personne découvre un filon, si ça s’ébruite, le nombre d’orpailleurs va se concentrer sur ce filon, ça crée des tensions, des meurtres… Ou encore un chef orpailleur qui découvre qu’un de ses ouvriers a volé une pépite, ou qu’un ouvrier veut récupérer le business de son boss…
      Bref, il s’agit d’une activité très dangereuse

  3. girardin dit :

    Beau bilan! Il faut poursuivre avec ténacité.

  4. nexterience dit :

    Quelle est la gestion de ces avoirs?

    • ricojaneiro dit :

      Le matériel saisi finira par être à terme*, soit détruit, soit vendu aux enchères et la recette versée au Trésor Public. Idem pour l’or, je présume.

      (*quand la justice aura clos l’affaire reliée au matériel saisi qui constitue jusqu’à lors une pièce à l’enquête=> ça peut prendre du temps)

  5. didixtrax dit :

    bravo, ça c’est du concret. Je préfère, et de loin, voir ces actions –dangereuses par ailleurs– sur le terrain plutôt que d’autres à visée politico-dogmatiques. Idem pour la lutte contre l’exploitation de nos ressources naturelles maritimes.

  6. Bob62 dit :

    Bonjour,
    Quand on voit les photos d’illustration du reportage de Mr Lagneau, on se rends compte de l’abnégation et du courage de nos hommes. Bravo à eux. Bon boulot et espérons que l’on leur donnera tous les moyens pour accomplir leurs missions et que l’on saura reconnaître leurs mérites.
    Merci les gars.

  7. Fralipolipi dit :

    Bravo et merci.

  8. Fred dit :

    Les chiffres de saisie et de destruction me paraissent énormes ; en tout les cas ils sont en très forte augmentation. Tant mieux et bravo. Je me demande s’il n’y aurait pas une innovation technologique ou méthodologique là-dessous …

  9. MAS 36 dit :

    Mauvaise nouvelle le cours de l’or est en augmentation . Bravo à toutes les administrations. Pour la coopération avec les voisins, …. langage diplomatique. La ville d’Oyapoque au Brésil à plus de 400 kms de Macapa par une piste défoncée , n’existe que par et pour l’exploitation de l’or. Il suffit de se promener en ville et d’y trouver de grandes quincailleries spécialisées dans le matériel d’orpaillage, moto-pompes, tuyaux, outillage spécifique etc…

  10. Carin dit :

    On en revient quand même à « pas d’OPJ, pas de destructions de cites » donc lorsque les gendarmes sont trop occupés à faire du maintient de l’ordre en ville, aucune patrouille en brousse ne peut être programmée… j’en reviens donc à pourquoi ne peut-on pas faire passer le bloc OPJ à des milis autres que gendarmes? Ils seraient enfin compétents pour photographier les cites (avant/après destruction), et mettre sous scellés numérotés les pièces et objets saisis sur place. Du coup la non dispo d’un gendarme/ douanier/ policier OPJ, ne serait plus un frein aux patrouilles planifiées par les milis, qui seraient plus nombreuses et forcément plus efficaces ! Mais bravo quand même aux gars qui se frappent plusieurs jours de jungle pour faire leur boulot et parfois même rentrer bredouille.

    • revnonausujai dit :

      pour rappel, le J d’OPJ signifie judiciaire, ce qui veut dire que les actions des  » OPJ TTA » seraient sous le contrôle et le bon vouloir de l’autorité… judiciaire !
      Sans même parler de la compétence requise – c’est un examen sous contrôle de la Justice, après un vrai travail de préparation assez long, pas une simple étiquette interne et donc totalement incompatible avec le système des compagnies tournantes -, ni du coût de tels stages pour une utilisation somme toute marginale, pas du tout sur que l’EMFAG apprécie à sa juste valeur ce nouveau lien de subordination !

  11. Piauhau dit :

    Les orpailleurs illégaux se retrouvent maintenant asphyxiés…Je me marre!!

  12. BENABDELKADER dit :

    Bravo, en espérant que nos hommes politique vous donnent plus de moyens afin irradiquer ces trafics , continuer. Vous avez mon soutien.

  13. heaume44 dit :

    Excellent travail, bravo et bonne continuation.

  14. Faublas dit :

    C’est curieux comme beaucoup de dérives et d’analyses périmétriques approchent ce débat. Oui, le FAG font un bon taf, il faut que les bénéfices soient utiles soit à leurs interventions, soit aux communautés. Je trouve que certains commentaires, notamment sur l’exploitation minière prévue et officielle sont déplacés, et même si je suis contre ce projet à titre personnel.
    Essayons de nous recentrer sur le débat : le travail des hommes, les opérations, et le débat est pas contre totalement ouvert quant à la coopération avec le Brésil et le Guyana.

  15. Thaurac dit :

    Ce qui me sidère, on vit dans un monde où, pour aller contrer des orpailleurs illégaux qui n’hésitent pas à vous tuer, , on doit prendre un représentant de la justice, bientôt un greffier et une avocate en talons hauts…
    faut pas déconner, ce qui se passe dans la jungle, doit rester dans ….la jungle, la nature se chargeant d’éliminer les résidus…

  16. Robinson dit :

    Saisie de matériels, destruction des installations délictueuses, bravo, mais les délinquants, sont-ils capturés, condamnés ? ou parviennent-ils à s’échapper ?

    • dolgan dit :

      Généralement, ils les laissent sur place: c’est trop cher/difficile de les ramener à la civilisation pour les présenter à la justice.