Malgré des défauts, l’US Air Force a pris possession de son premier avion ravitailleur KC-46 Pegasus

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21 contributions

  1. Clavier dit :

    Bel exemple de préférence nationale appliquée en dépit de toutes les promesses de respecter paroles et traités de commerce passés avec la concurrence internationale….

    • B21raider dit :

      A mon tour de vous demander, est ce que dans le même contexte la France aurait préféré l’avion américain …………..réfléchissez un peu

  2. Fred dit :

    A noter que la version du B-767 en tant que KC et la version du A-330 en tant que KC n’existaient que sur le papier. Pour les 2 avions des versions ravitailleurs existaient déjà (ex. pour le B-767 au Japan, pour le A-330 en France) mais que ces versions ne correpondent pas aux exigences de l’USAF.
    Ceci dit, l’USAF a signé un super contrat avec Boeing. Tout d’abord c’est un prix fixe et le prix est bas grâce àa la compétition avec Airbus. Boeing, pour l’instant, perd de l’argent sur ce projet.

  3. Polymères dit :

    On peut dire ce qu’on veut, mais Airbus avec son A330MRTT a tout de même un train d’avance qui est déjà là, qui est vendu dans de nombreux pays (dont certains très proches des USA, comme la GB ou les l’Arabie) et qui a déjà sût évoluer pour s’optimiser.
    Par contre j’ai du mal à imaginer Airbus placer son avion (même avec une société locale) comme un complément à l’avion de Boeing.

    • John dit :

      L’Arabie Saoudite a une flotte très européenne !!!
      Par contre, Singapour, la Corée du Sud et l’Australie sont clairement des marchés américains s’agissant des avions !
      Mais plus qu’un train d’avance, pour moi, l’élément qui différencie les deux concurrents c’est qu’Airbus a « par chance », la meilleure plateforme.
      Je dis « par chance », car l’appareil était conçu pour un marché civil, et bien des années plus tard, il se trouve qu’il correspond parfaitement aux besoins attendus.
      De plus, la communalité A330 / A340 a permis d’utiliser les ailes de l’A340 sur l’A330, et d’utiliser les points d’attaches des moteurs externes pour y installer des perches. Donc structurellement cela demandait que de « minimes » modifications, moins d’essais nécessaires, moins de soucis d’industrialisation.
      La taille de l’appareil ne requiert pas de réservoirs additionnels.
      Et pour Boeing, ces quelques éléments ont fortement compliqué le développement et l’industrialisation du KC46.
      Prenons en compte le cas des réservoirs. Les constructeurs doivent gérer l’utilisation du carburant de manière à garder l’appareil le plus stable possible. Airbus n’a rien eu à modifier à ce niveau, les mêmes réservoirs sont utilisés, donc le même « ordre » d’utilisation est conservé.
      Pour Boeing, cela a été une usine à gaz, et requiert une campagne d’essais bien plus longue.
      Et au final, Airbus est un appareil qui répond bien mieux aux marchés hors des USA. Peu de pays ont les moyens d’une grande flotte de ravitailleurs, de beaucoup d’avions de transport, …
      La versatilité de l’A330 MRTT est bien supérieure à celle du KC46… Et pour beaucoup de pays, c’est l’argument central du choix. Et pour certains, le succès commercial de l’A330 toujours en vol dans les compagnies nationales est une raison supplémentaire de le choisir car les compétences sur ces appareils existent (la Turquie par exemple va certainement choisir l’A330). Alors que le B767 n’est plus beaucoup utilisé pour le transport de passagers, et qu’un grand nombre part à la retraite maintenant. Et étant plus vieux, il est moins efficient.

      Pour moi il faut juste ne pas oublier la part de chance concernant les plateformes disponibles. Seuls des appareils n’ayant plus un carnet de commande important pouvaient être sélectionnés.

  4. Barfly dit :

    Remplacer les ravitailleurs en vol, c’est un chantier d’une importance capitale surtout pour une puissance comme l’US air Force (450 ravitailleurs). Le retard et les défauts accumulés sont devenus la norme pour un paquet de projet américain. Cela finira par leur nuire.
    Notre Armée de l’air a choisi l’A330 MRTT comme futur ravitailleur. Le premier a été réceptionné il y a quelques mois. C’est une très bonne nouvelle.

  5. jyb dit :

    je n’ai pas suivi le timing mais est ce que le fait que le nouveau patron du pentagon soit vice président de boeing a joué ?

    • didixtrax dit :

      sûrement pas davantage que lorsqu’il déclare que « le F-35 est foutu » :-))

      • Alpha dit :

        …ou qu’un rapport publié sur le site SLDinfo démontre que la fusion de données du F-35, vendue comme exceptionnelle par le constructeur L.M. n’est pas plus performante que celle d’appareils plus anciens…
        https://www.aereo.jor.br/2019/01/09/f-35-alegada-capacidade-de-fusao-de-dados-e-desmistificada/

        • John dit :

          Je ne cherche pas à défendre le F35.
          Mais ce rapport est basé uniquement sur l’interview d’un et un seul pilote.
          Si on considère son avis comme ayant de la valeur, pourquoi l’avis des pilotes disant l’opposé n’aurait pas de valeur?
          Si on accuse (peut-être à raison) que les pilotes qui ne disent que du positif à propos du F35 suivent des ordres, ou pour certains des liens avec LM, il n’est pas impossible que le pilote à l’origine du rapport ait des liens avec d’autres constructeurs, tel que Boeing par exemple dont les F18 et F15 ont de nouvelles mises à jours…
          .
          Je ne sais pas si cette technologie est aussi bonne qu’annoncée. Si c’est le cas, c’est un avantage conséquent, le volume de données disponible a un réel intérêt stratégique et permet de combattre au mieux. Bien géré il peut faire une vraie différence !
          Il y a peut-être un élément de vérité dans ce qu’il dit, mais il ne faut pas prendre ce rapport comme étant l’avis général des pilotes jusqu’à preuve du contraire.
          Je pense que l’évaluation que fera l’armée suisse des derniers chasseurs (F35, Rafale, Gripen, Eurofighter, F18) permettra de comparer de manière plus honnête que bien des pays.
          La raison principale est que la Suisse n’est pas membre de l’OTAN et que tous les pays sont des partenaires majeurs que ce soit économiquement ou politiquement. Donc pas de préférence à priori.
          Il n’y a qu’à voir l’évaluation technique lors de la dernière compétition qui a montré que le Rafale était le meilleur appareil évalué (à noter que ces notes se basaient uniquement sur la version testée, qu’elles étaient donc « objectives », or la partie plus subjective de l’évaluation de la version du Gripen choisi n’est pas connu).
          .
          Bref, tout ça pour dire que ce rapport a un intérêt certain, mais il n’est pas à prendre comme vérité absolue.

          • Alpha dit :

            @ John
            « Je ne cherche pas à défendre le F35. »
            Allons ! Qu’allez vous imaginer ? Loin de moi cette idée… Noooon, pas vous !… 🙂
            Ceci dit, et en passant, beaucoup de « Si  » dans votre post …

          • John dit :

            Peut-on rester sur les faits?
            Pour le moment, la plupart des pilotes semblent être impressionnés par un élément en particulier, et c’est la fusion des données.
            Un seul pilote semble s’être exprimé négativement à ce sujet.
            Les personnes ayant des préjugés négatifs vont dire que ce pilote a raison (sans savoir ce qu’est la réalité). Les fans du F35 vont dire que ce pilote ment…
            Et les personnes plus objectives vont y voir la possibilité que le F35 ne soit pas aussi révolutionnaire que présenté par LM, mais en gardant en tête qu’il y a trop peu d’éléments concrets pour savoir ce qu’il en est !

            Et pour vous « démontrer » mon objectivité, si le choix devait se faire entre le Rafale et le F35 pour la Suisse, je prie pour que l’appareil sélectionné soit le Rafale. En réalité, tout sauf le F35 !
            .
            La raison à cela est que la Suisse a une armée de défense, et que la furtivité se trouve dans la topographie et sa connaissance ! Donc un F35 n’a pas le moindre intérêt !
            .
            A moins d’un rapport d’évaluation officiel, il n’y a pas moyen aujourd’hui de comparer la fusion des données sur le Rafale, sur le Gripen E, et sur le F35.

          • Alpha dit :

            @John
            « Peut-on rester sur les faits? »
            Euuuh, déjà, je fais ce que bon me semble, et d’une !
            De deux : Dites donc camarade, le fait que je ne commente pas plus le lien que je poste devrait vous mettre la puce à l’oreille sur l’intérêt réel que je lui donne, et que je ramène à sa juste valeur !…
            Après, les dires négatifs de ce fameux pilote, s’ajoutent à ceux d’autres militaires de hauts rangs, responsables politiques, ingénieurs aéronautiques, etc … Bref, même si cela ne prouve rien, il n’y a pas de fumée sans feu, et perso, le moindre petit caillou dans la chaussure du programme JSF me remplit de bonheur !!!… 🙂
            Pour ce qui est de la Suisse, que vous évoquez, et du choix de son futur chasseur, il est vrai que le Rafale serait le plus adapté à priori… C’est peut être pour çà que les échanges entre Suisse et France sont nombreux en ce moment, et qu’une délégation helvète était chez Dassault-Mérignac il y a encore quelques semaines … Mais « shuuuut » ! …
            A noter également, les liens étroits entre le suisse RUAG, qui construit les bidons supersoniques du Rafale, et qui participe à nEUROn…

          • John dit :

            Il n’y a rien de secret dans les délégations françaises en Suisse, et suisses en France…
            .
            Avant l’évaluation technique des appareils, il y a un travail important à faire chez les constructeurs pour pouvoir déterminer l’offre à faire.
            l’appareil choisi sera celui qui permettra de remplir les conditions de l’appel d’offre (au moins cher).
            Le cahier des charges ne spécifie pas le nombre d’appareils. Celui-ci sera défini par le constructeur selon les besoins définis par la Suisse:
            – en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
            – lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d’au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
            – en cas d’attaque armée, d’engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défenseaérienne, des avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol.
            .
            Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour :
            – assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ;
            – assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti.

            L’évaluation intéressante sera celle de la nouvelle version du Gripen…

  6. bat dit :

    et vous trouvez cela drôle ,comment cela pouvait être autrement ,soyons sérieux …les USA pays des libertés contrôlées pour les intérêts américains avant toute chose ,soyons sérieux même si Grumman est amerloque ,le mot Airbus fait bondir de l’autre coté de l’océan .

    • ISKDR dit :

      Avant de commenter, retirer votre gilet jaune svp.

      Commentaire tout a fait inutile

    • John dit :

      « if it ain’t Boeing, I’m not going »…
      Chauvinisme mal placé pensant que leur matériel aéronautique est le meilleur au monde, et que tout est meilleur chez eux… Du moins pour une partie de la population, celle qui vote Trump et qui ne connaissent l’Europe qu’à travers Fox News.
      Les contrats préalables ont été annulés, et les critères de compétition modifiés pour favoriser la taille du B767…
      Mais le positif c’est de voir que lorsque l’Europe a un produit de génération équivalente aux Américains, il est de bonne qualité, s’exporte bien, et améliore la réputation de l’industrie européenne. .
      Dans ce cas, l’A330 MRTT a gagné des marchés qui sont normalement acquis à l’industrie américaine ! Parmi ceux-ci:
      – la Corée du Sud
      – l’Australie
      – Singapour
      Le seul client à l’export est le Japon, et c’est parce que l’armée de l’air exploite une version antérieure, le KC-767. Avoir la même plateforme initiale est plus cohérent.

  7. FB2 dit :

    Pendant qu’en Europe ce sont les clients qui payent les rallonge à Airbus pour l’A400M …. On peut leur reprocher plein de choses mais eux au moins il savent ficeler un contrat d’achat public !
    (et je ne parlerai pas du PPP de Balard….)

    • dolgan dit :

      Vous avez entendu parler du contrat du F35?
      .

    • John dit :

      Il faut comparer ce qui est comparable !
      Les contrats d’industriels de l’armement varient grandement. Ici on parle simplement d’un appareil plus récent déjà opérationnel depuis un bon moment, auquel des réservoirs sont ajoutés, et auquel des perches et boom de ravitaillement sont ajoutés.
      Les technologies sont certes plus modernes et digitalisées, mais en soi, il n’y a pas de révolution industrielle dans ce projet.
      .
      Donc l’industriel peut se permettre de faire un tel contrat, le risque industriel est jugé suffisamment favorable pour l’assumer.
      De plus, il ne faut pas oublier qu’en face, Airbus avait déjà un appareil opérationnel (ou presque), dont le risque industriel était presque nul (la partie à risque étant je pense la construction d’une ligne d’assemblage aux USA, et le développement de la sous-traitance).
      Donc Airbus, avec son offre très aboutie et très fiable a « forcé » Boeing à se risquer à un tel contrat.
      .
      Ensuite, vous pouvez regarder d’autres projets tels que les nouveaux porte-avions, les F35, etc… dont les prix et les délais sont loin d’être respectés.
      L’A400M aujourd’hui est proche de répondre aux attentes. Mais comme pour le F35, ou le NH90, la multiplicité des attentes des partenaires est aussi la cause de certains problèmes. Et cela il faut savoir l’accepter. Trop facile de mettre la faute sur le constructeur uniquement. De plus, l’A400M est un appareil des plus polyvalent (plus polyvalent que le C130 en termes de charges transportables, mais moins en termes de missions possibles). C’est une merveille de technologie !

  8. Max dit :

    Des soupçons de corruption aux USA ! Non là-bas ils utilisent le terme « sponsor » quand un décisionnaire politique reçoit un chèque…