L’Agence de l’innovation de Défense lance un défi pour améliorer la sécurité des bases aériennes

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16 contributions

  1. Rascasse dit :

    Une excellent idée : on voit facilement comment les solutions proposées seront probablement applicables à des contextes opérationnels, ou à d’autres besoins que ceux des armées. On mise donc sur de l’innovation avec des bénéfices immédiats pour al sécurité des bases, et potentiellement des bénéfices de long terme énormes.

  2. petitjean dit :

    je présume avec extension pour améliorer la sécurité des sites de nos centrales nucléaires !…..

  3. xxxxxxx dit :

    Ce défi est très intéressant, MAIS il soulève néanmoins quelques questions. Aucun financement n’est prévu pour les PME qui viendront, et travailleront sur fonds propres pendant un mois, voire plus par la suite. Elles vont être enthousiastes et se donner à fond.

    CEPENDANT : si une innovation en ressort et intéresse l’armée, si un produit est créé, l’armée doit respecter le code des marchés publics, c’est à dire faire un appel d’offre et mettre en concurrence plusieurs entreprises. Elle ne peut donc pas acheter l’innovation de la PME même si elle est sur étagère (sauf dérogation « rare » au code des marchés publics – brevet, urgence opérationnelle). La PME a alors perdu son temps et son investissement.

    Ceci est une expérience vécue : j’a travaillé plus de 2 ans avec l’armée, investi (et perdu…) plus de 100 k€, réalisé une innovation reconnue à très haut niveau (GCFA, CEMAA) et qui est parue dans la presse, j’ai fait un produit sur étagère qui a été testé sur le terrain, et l’armée ne peut pas l’acheter bien que les opérationnels la réclament. Incompréhensible !…

    Je suis intéressé par ce défi qui est passionnant, mais j’ai bien peur de perdre « encore » mon temps et mon argent (sans parler de la santé…). Disponible pour vous parler de mon expérience pour améliorer le système si c’est possible…

    • Lakolo dit :

      tout à fait en phase. Mmes et M. les décideurs politiques. Adaptez notre législation plus restrictive que celle imposée par l’Europe pour permettre de passer des marchés plus facilement quand la démonstration a été faite de satisfaction du besoin. Et puis, cela challengerait tout le monde pour apporter des solutions, rapides,.. oui… rapides et clés en main!

  4. Et au final, les gagnants gagnent quoi ? Ils ne précisent pas dans leur documentation.

    3 mois de travail pour quel résultat ? ça serait bien de le préciser.

    • Lagaffe dit :

      ça parait pourtant clair, le vainqueur remporte le marché de la protection des bases aériennes et au delà probablement des autres implantations militaires… bref, des millions d’euros de contrats.

      • xtof dit :

        Ce n’est pas clair, non, ceci n’est indiqué nul part ! En effet, aucune récompense ou incitation à travailler n’est prévue.

      • ScopeWizard dit :

        @Lagaffe
        .
        Bof ! en déduction vraisemblablement ; perso , je ne le vois précisé nulle part ou même exprimé de façon explicite , implicite ou tacite peut-être , mais explicite certainement pas ………….
        Or , c’ est dans la clarté que l’ on sait où l’ on va , rarement dans la pénombre , l’ obscurité ou les ténèbres ; vous me direz qu’ il y a les TL , les frontales , ou les systèmes infra-rouge et autres de vision nocturne style amplificateurs de lumière ……….. ben ouais sauf que ça revient exactement au même , ce sont tous des appareillages qui produisent la clarté nécessaire , étant-donné qu’ en 2019 nous ne sommes toujours point des chats ………….. 😉

  5. Lagaffe dit :

    Je viens juste de lire un article sur une société américaine qui propose une solution de détection sur la base de la technologie LIDAR.
    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/09/au-ces-2019-le-mur-de-trump-a-inspire-cette-start-up_a_23637851/

  6. Le Glaive dit :

    Une des piste à explorer dans la recherche globale d’une meilleure sécurisation des bases aériennes, serait de se rapprocher des passionnés d’aviation, les “spotters”, qui sont souvent présents à divers endroits autour des bases et qui suivent l’activité aérienne et souvent prennent des photos des avions, tout simplement parce qu’ils sont passionnés par la chose aéronautique, et qu’une bonne partie d’entre eux d’ailleurs vont y faire carrière ou y font fait carrière.
    Ces gens passionnés connaissent tous les lieux, les chemins, les talus, les endroits où des véhicules peuvent stationner à proximité, les endroits dégagés ou les endroits discrets..
    ils sont parmi les premiers à pouvoir être témoins d’ une présence inhabituelle ou étrange, et les premiers à pouvoir détecter un comportement suspect..
    En Grande-Bretagne, paradis et origine des “spotters”, les autorités ont bien compris les choses et il existe sur certaines bases une sorte de lien entre les spotters et les autorités.. les spotters jouent le jeu de la transparence et se font connaître et répertorier, et inclure dans une sorte de garde passive et non contraignante, une sorte de pacte ou d’engagement à signaler toute activité anormale aux abords de la base: et ça fonctionne.
    pourquoi ne pas aller dans cette direction en France ? c’est un peu compliqué parce que l’attitude des autorités en France n’est pas la même que celle qui existe en Grande-Bretagne ou en Hollande par exemple, avec des passionnés par milliers, dont certains vivent quasiment autour de bases ( même les plus sensibles) toute l’année !
    En France il y a toujours eu malentendu, incompréhension voire chasse systématique à ces passionnés, qui relevaient à une certaine époque des années 70, de la Cour de Sûreté de l’État, rien que ça !
    les passionnés d’aviation militaire sont d’abord des patriotes qui se sentent concernés par la chose militaire et qu’ils approuvent et soutiennent.
    Il serait bien dommage de se priver de cette présence amicale et bienveillante près des bases aérienne.

    • Carin dit :

      À le glaive
      Vous n’imaginez pas le nombre de « spotters » qui transmettent des informations à des ennemis potentiels… ( longueur de piste nécessaire au décollage, vitesse ascensionnelle, qualité des échappements, temps de réaction entre la mise en alerte et le décollage effectif… etc…etc), donc votre solution est connue depuis des lustres, mais jamais appliquée pour des raisons , dont celles que je vous aient citées, qui interdisent ce genre de pratiques… même en Angleterre!!!
      Par contre, si les gars chargés de la surveillance des bases ou dépôts avaient un réel pouvoir sur les gens qui entrent dans ces endroits, la donne ne serait plus la même!! Imaginez un « troufion » ayant toute autorité à l’entree D’une base, et ce quel que soit le grade de la personne qui s’y présente, ce ne serait pas le même jambon!!! Les gars ne seraient plus des gardes chiourmes, mais des garants de la sécurité de l’ensemble d’une base!!! Surtout s’il n’y a aucun arrangement sur le pouvoir du milouf qui est à l’entree! Tout le reste n’est qu’affaire de gros sous pour faire vivre nos entreprises, qui n’en ont pas vraiment besoin.

      • Le Glaive dit :

        @ carin : désolé de vous contredire, mais ce dont je parle ( en connaissance de cause) existe bien, en Grande Bretagne et pour plusieurs bases aériennes de premier plan comme Coningsby ( Eurofighters) et Mildenhall ( US Air Force- KC135, V22, RC135 etc ) , il existe aussi de nombreux liens vers des sites qui parlent de tout cela en détail , par exemple celui-ci :
        http://www.on-target-aviation.com/spotterwatch.html
        « spotterwatch » est le nom de ce(s) programme(s) de « coopération ».
        Quant aux « risques  » que vous évoquez, liés à de la surveillance, excusez-moi mais ça fait un peu « années 50 ».. les moyens de savoir toutes ces choses ont évolué et on est loin de l’espion en imperméable, caché dans un bosquet, et qui note sur son calepin la couleur et la densité des « gaz d’échappement  » d’un avion ..( cf un album de « Tanguy et Laverdure », une image évoquant Dijon ou Creil je crois, avec un vilain espion qui regarde tout ça – des premiers Mirage III, je pense-, aux jumelles ! -amusant- )
        Ne pensez surtout pas non plus que les « spotters » seraient des gens à moitié demeurés ou inconscients, aveuglés au point de compromettre la sécurité de la Défense en balançant sans restrictions tout ce qu’ils ont pu observer.. et qui n’est qu’une des parties -en partie- visibles d’un gros iceberg.. ce qui se passe dans le cockpit et au niveau des écrans, par exemple , et qui est nettement plus intéressant, ils n’en savent rien, ou si peu..

        • ScopeWizard dit :

          @Le Glaive
          .
          « ( cf un album de « Tanguy et Laverdure », une image évoquant Dijon ou Creil je crois, avec un vilain espion qui regarde tout ça – des premiers Mirage III, je pense-, aux jumelles ! -amusant- ) »
          .
          Je me souviens avec une certaine précision de deux albums ……..
          .
          « Danger dans le Ciel » ( 1963 ) , le troisième signé Charlier-Uderzo .
          Cela se passe par une journée ensoleillée aux abords de la base aérienne de Creil ; Tanguy en approche finale , de ce fait volant lentement et très bas , est aux commandes d’ un Super-Mystère B2 ( fait curieux voire insolite , il porte un casque du nom de « Randers »; pourquoi ce nom ? On n’ en saura jamais rien …… ) , c’ est alors qu’ il est soudainement ébloui par le reflet du soleil en provenance de la cime d’ un peuplier situé dans l’ axe de la piste dont le seuil commence à une centaine voire deux-cents mètres à peine droit devant lui ; peuplier où pense t-il se cache un gamin qui joue à éblouir les pilotes à l’ aide d’ un miroir ………….. ce dont une fois posé sans encombre , il va faire part à Laverdure qui , lui , s’ apprête à décoller à bord d’ un Broussard , et qui a sa petite idée sur la marche à suivre ……………….
          .
          Le second se trouve dans le premier du diptyque « Canon Bleu ne Répond Plus/Cap Zéro » , deux albums parus respectivement en 1966 et 1967 ( soit les 6ème et 7ème signés eux aussi de la paire Charlier-Uderzo ) concernant les nouveaux Mirage III E qu’ il met en vedette et qui sont ravitaillables en vol via une perche escamotable façon Jaguar !
          Or , à ma connaissance , certes le Mirage III E était capable de bien des exploits mais pas de celui de pouvoir ravitailler en vol !
          Il me semble me souvenir d’ un « observateur » situé en hauteur , caché dans des buissons et bien planqué sous les arbres , ayant vue plongeante le long de la piste de la grande base aérienne d’ essais d’ Istres qui scrute et photographie les divers mouvements d’ avions à l’ aide d’ un appareil-photo muni d’ un puissant télé-objectif …………………
          .
          Je ne sais pas si cela évoquera grand-chose pour vous , en tous cas c’ est ce dont je me souviens , s’ il y en a d’ autres je les ai oubliés …………………..

      • ScopeWizard dit :

        @Carin
        .
        Perso , je trouve cette idée plutôt bonne ……….. à creuser en tous cas ………….

  7. Athos dit :

    Rendre responsable, chaque commandant de base aérienne, naval et terrestre .
    Avec à la clé, sanction.
    Pourquoi d’ailleurs ne pas réer un corps spécifique à la protection des sites militaires..car actuellement, nos arsenaux , par exemple..c’est le style club Méditerranée….
    Par exemple, notons l’erreur sur la photo ci-dessus, toutes les alvéoles de protection( contre les courants d’airs sans doute) sont toutes alignées, alors que la simple logique eut été de les décaler..
    Et combien d’autres exemples , et pourtant il suffirait d’employer nos troupes, le génie pour
    Créer des abris enterrés, comme en Suède, en Allemagne, la Suisse et j’en passe, mais la France!!