Ankara menace de lancer son offensive contre les milices kurdes syriennes sans attendre le retrait américain

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

33 contributions

  1. Barfly dit :

    C’est vrai, les turcs semblent ignorer que l’armée française est présente dans la région. Nous ne représentons rien à leurs yeux ? Nous sommes invisibles ? Nous parlons mais ils ne nous écoutent pas. Nos forces spéciales vont devoir sortir les gilets jaunes…

    • Raymond75 dit :

      Les Français représentent 5% de la coalition …

      • Barfly dit :

        Je sais que nous n’avons que quelques Forces spéciales et un peu d’artillerie, que militairement parlant nous ne représentons pas grand chose dans le coin mais nous sommes la France et on ne nous roule pas dessus comme ça, comme si on était du menu fretin.

      • denver dit :

        Pour rappel, les forces américaines ne sont pas les seuls à avoir été déployées auprès des FDS, et donc des milices kurdes syriennes. Des membres des forces spéciales françaises et britanniques l’ont été également. Or, c’est une réalité souvent ignorée par Ankara…

        On pése rien du tout à un moment donné il faut ce mettre dans la tête est arrêter de fantasmé

      • FredericA dit :

        … Et ? Cette faible représentation signifie que l’on peut allégrement massacrer les troupes françaises ?

    • Alain d dit :

      @Barfly
      Ce n’est pas un jeu vidéo !
      Ca fait plusieurs semestres que la Turquie menace, les uns et les autres, ou fout le bordel au large de la Grèce.
      Les couleurs bleu-blanc-rouge sont bien visibles, et on ne joue pas dans la même catégorie. Erdogan, comme tout bon dictateur mise un maximum sur la communication qui l’a mené au pouvoir: lutter contre les terroristes, avec sa propre définition des terroristes, très discutable.
      Parce que la Turquie est l’une des plaques tournantes du terrorisme et des ingérences dans la région.
      Lorsque la Russie est intervenue pour sauver son dictateur, tous ceux qu’elle flinguait étaient des « terroristes », alors que les cartes détaillées de l’époque prouvent le contraire.
      Maintenant, Poutine et Lavrov voient beaucoup moins de terroristes, puisqu’ils s’enlisent dans des négociations difficiles.
      On est dans la communication de dictateurs, avec la spécialité de communiquer massivement et fréquemment, avec pour cible principale, leur peuple et leurs généraux, l’international est secondaire.
      Communication massive et répétitive > lobotomisation des « masses laborieuses »
      Ceci pour dire que je pense qu’Erdogan comme Poutine, ne se risqueront pas à une bavure militaire face à des nations du Conseil de Sécurité, pour la ruine syrienne, même pas par l’intermédiaire de mercenaires.
      Evidement un accident découlant d’une erreur d’échanges d’informations ou d’une erreur d’appréciation d’une situation est toujours possible, mais serait involontaire.
      Le risque est qu’Erdogan fasse une attaque bidon pour être en cohérence avec sa communication, et qu’il se plante et touchant des occidentaux.
      Les empires Russie et la Turquie jouent gros en Syrie, mais pas jusqu’à encore plus se braquer contre l’Occident. Leurs situations économiques sont calamiteuses.
      La Russie, malgré la manne des hydrocarbures, a une prévision de croissance de 1,3% pour 2019, elle va donc encore devoir choisir entre le militaire et le social. Elle paye le cout de ses ingérences, la chute de ses exportations en valeur, et son orientation économique à chier basée sur les hydrocarbures toujours pas réformée !
      La Turquie s’enlise aussi, inflation à 20% et crise financière. Et comme la Russie, elle n’a pas les moyens pour soutenir ses annexions.
      Crise en Turquie : Chypre du Nord en carafe
      https://www.liberation.fr/planete/2018/12/17/crise-en-turquie-chypre-du-nord-en-carafe_1698449
      Et tout miser sur les hydrocarbures et leurs stockages, ne sauvera pas plus la Turquie que la Russie.
      Ces deux là sont déjà encastrés le mur !

      • alain jmt dit :

        tu ferais mieux de revoir tes chiffres, en geopolitique tu touche pas une bille! 🙂

      • Barfly dit :

        @Alain d
        Je sais que ce n’est pas un jeu vidéo.
        Sinon je suis d’accord avec votre message. Certains jouent à un jeu dangereux dans la région. Pour l’instant ils maîtrisent encore la situation, ils tentent d’influer sur les événements en cours mais on est jamais à l’abris d’un dérapage, d’un couac, d’un aléa et alors les choses pourraient prendre une tournure inattendue.

  2. honneur dit :

    FS Françaises, US, Britanniques avec les YPG au contact avec les forces turcs. Quelle serait la réaction des gouvernement Français, US et Brit si un de leurs soldats étaient tués par un soldat turc ?
    Représailles entre membre de l’Otan ? Conséquences imprévisibles ? N’est-ce pas ce que cherche la Turquie d’ailleurs ? Erdogan est un dictateur mais pas complètement abruti… Que cherche-t’il exactement ?
    Oui… Beaucoup de questions et aucune réponse…

    • dolgan dit :

      Représailles immédiates et très limitées possible pour faire cesser l’attaque uniquement . Mais très peu probable qu’on en arrive là.
      .
      Diplomatiquement/économiquement, la Turquie sentirait vite la douloureuse.
      .
      Clairement, c’est ce que tout le monde cherche a éviter.
      .
      Erdogan cherche a rester au pouvoir. Pour des raisons internes, il s’est lancé dans la guerre contre les Kurdes. Pour des raisons de politique interne, il peut difficilement se permettre de rentrer la queue entre les jambes. Il a besoin de quelquechose qu’il puisse présenter comme une victoire glorieuse.

    • Edouard dit :

      Il fait du Poutine… il avance ses pions tant que les occidentaux ne font rien (ou du moins des discours). Et malheureusement, l’action des FS étant secrète, si un des leur est tué par un turc, rien n’obligera la version officielle de le dire. Alors que dans le cas contraire, on a pas fini d’entendre Erdogan ruer dans les brancards. Reste à comprendre pourquoi ns laissons continuellement faire et quel est notre intérêt…

    • ji_louis dit :

      Quand Erdogan a fait descendre un chasseur russe, Poutine a pris des représailles économiques et menacé militairement, ce qui a provoqué une reculade dans les rodomontades d’Erdogan et un gel relatif (relatif !) de ses actions militaires. A n’en pas douter, des sanctions économiques des européens (premier marché pour la Turquie) et des menaces militaires appuyées (Syrie, Chypre, Thrace, Arménie, etc) auraient au moins le même effet.
      Quoiqu’il en soit, l’offensive turque en Syrie sur les YPG est compromise (si elle n’est pas abandonnée dans les mots, la situation la rend à l’heure actuelle improbable dans les faits) , la situation des turcs face à Al Qaïda aussi.
      Il est plus probable qu’Erdogan aura à répondre devant russes, américains, syriens et européens de son action ou son inaction face à Al Qaïda. Si le prétexte d’éviter un massacre dans la région a annulé une offensive précédente russo-syrienne, il est probable qu’elle soit remise au goût du jour avec l’aval de tous (sauf Erdogan) maintenant qu’Al Qaïda s’est créé un nouveau « sanctuaire ».

    • denver dit :

      Y aura rien du tout les FS vont ce retiré, de toute façon on pesera rien devant les turcs d’un côté et les russes et l’armée syrienne de l’autre pas la peine de fantasmagorie

  3. Yannus dit :

    Tant que l’armée syrienne et les russes feront tampon entre la Turquie et les Kurdes, ces derniers n’auront rien à craindre à mon avis.
    Maintenant s’il se retirent comme ils l’ont fait à Afrin, cela deviendra plus compliqué.
    Une chose est sûre, c’est que l’armée turque n’a pas bougé pour défendre les FNL pour ne pas dépenser le potentiel militaire qu’elle avait mobilisé pour Manbij.
    Si les Russes et l’armée syrienne lance une offensive sur Ibled, HTS serait contrainte de reculer sur Afrin ou l’attendrait le FNL et l’armée turque sauf si la Turquie voudrait que les Russes et l’armée syrienne repoussent HTS à l’intérieure de ses frontières avec armes et bagages.
    La France et la Grande Bretagne peuvent agir conjointement avec les USA ou pas…

  4. lym dit :

    « « La Turquie combattra les YPG, que les États-Unis se retirent ou pas », a insisté M. Cavusoglu. »
    Il a intérêt à ce que son armée qui court comme un canard sans tête depuis les purges ne fasse pas de bavures, car le retour de bâton a une constance avec les US: La certitude!

  5. farsight dit :

    Ce que je remarque c’est l’indécision de la part des états unis, il parle de se retirer de Syrie, puis quelques jours, semaines plus tard ils restent …. Il faudrait se décider. John Bolton a contredit Monsieur Trump. Du coup on ne sait plus si les Etats-unis restent ou pas en Syrie ? Pour les Turcs ça doit être frustrant de ne pas savoir. Surtout que les Turcs voudraient bien lancer une offensive .

    • Xaintrailles dit :

      L’intolérance à la frustration est incompatible avec la condition militaire, surtout bien sûr en campagne…

  6. Castel dit :

    Comme dit le proverbe : « chien qui abboie ne mord pas »
    Cela dit, si Erdogan voulait quand même mettre sa menace à exécution, il risquerait peut-être de provoquer une répose immédiate du « bouillant » Trump, auquel, nous serions sans doute content de prêter main forte, avec, sans doute, un renversement des alliances à la clé !!

  7. dolgan dit :

    Cette fois ci c’est la bonne? On peut en douter.
    .
    Mais il faudra bien un jour qu’il fasse quelquechose. On peut lui donner quoi pour qu’il revienne au pays en faisant semblant d’avoir gagné?

    • ji_louis dit :

      Il est allé trop loin, aucun de ses objectifs proclamés n’est atteignable.

      • dolgan dit :

        Oui, mais il peut pas non plus se permettre de rapatrier tout le monde à la maison sans rien faire.
        .
        En interne, ses soutiens ne l’accepteraient pas et ses ennemis le verrait comme profondément affaibli. Et la masse du peuple aurait du mal a croire à la grande Turquie qui vend du rêve.
        .
        Si on ne lui donne pas une fausse victoire, il risque d’aller a l’incident pour pouvoir clamer que c’est pas de sa faute , mais de celle des méchants américains.

  8. nexterience dit :

    Du culot, chers turcs! Je propose à Erdogan d’attaquer à la fois les russes et les américains!

  9. maya6259 dit :

    Même si la France , dirigée par de petits bobos parisiens, est en voie de décadence accélérée , le dictateur islamiste turc ne devrait pas oublié que même Chirac avait ordonné la destruction de l’aviation ivoirienne en 2004 après la mort de soldats Français. Des morts dans nos forces spéciales suite à une attaque turque pourrait coûter à Erdogan la destruction de quelques uns de ses récents navires de guerre . Mais bon le risque est faible , avec les purges pratiquées par Erdogan , l’armée turque est un canard sans tête ,inapte à entreprendre la moindre opération d’envergure. D’ailleurs si l’armée syrienne rapplique à l’appel des kurdes et si la police militaire russe est dans le coin , c’est bien que les menaces turques font bien rires !!.

    • Xaintrailles dit :

      Merci d’éviter de citer l’affaire de Bouaké comme un haut fait d’armes chiraqien ; si vous n’en connaissez pas les points obscurs, je vous conseille de lire le détail des mystères et interrogations qui subsistent, avec quand même 3 ministres de la République impliqués ! Cherchez par exemple à – maître Jean Balan … avocat des familles de victimes.
      Ne pas rapprocher non plus Côte d’Ivoire et Turquie me paraît prudent.

    • albatros24 dit :

      Macron n est pas Chirac

    • Edouard dit :

      A voir…. parce que même si les français avaient détruit l’aviation ivoirienne, derrière, on a sciemment laissé partir les pilotes responsables qui avaient été arrêtés. Je pense qu’Erdogan a raison dans se posture (de son point de vue évidemment). Il joue de la provocation et avance tant qu’en face ça ne bouge pas. Il joue sur le fait qu’il appartient à l’OTAN. Sauf qu’avec les russes en face, on change de braquet parce que Poutine se pose moins de questions que les occidentaux (sachant que la France est hors jeu sur le dossier). Ceci dit Erdogan et Poutine doive se parler par derrière.

  10. albatros24 dit :

    « Parole parole » comme chantait Dalida

  11. aleksandar dit :

    Pour lancer cette opération les turcs ont besoin d’une couverture aérienne sous peine de se faire démonter par les YPG et les défenses AA de l’armée syrienne..
    Or cette couverture aérienne dépend du bon vouloir des russes, qui justement ne veulent pas d’une opération turque.
    Cavugluglu fait du cinéma.
    Erdogan a déjà dit que si l’armée syrienne était sur la frontière, la Turquie n’avait pas besoin d’intervenir.
    Son délire d’invasion du nord est de la Syrie ou il a massé ses mercenaires djihadistes vient de lui couter le contrôle de la province d’Idleb.

  12. Lagaffe dit :

    La coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis a annoncé vendredi commencer à retirer ses troupes de Syrie :
    https://fr.news.yahoo.com/syrie-coalition-dirig%C3%A9e-washington-annonce-d%C3%A9but-retrait-121720610.html

  13. Savinien dit :

    C’est bien-sûr de la com’ à usage interne. Les Turcs ont parfaitement compris que la fenêtre d’opportunité pour la Turquie d’en finir avec les YPG s’est refermée. Pour rester dans le « grand jeu » syrien, la Turquie est dorénavant placée devant l’alternative soit de s’allier avec Damas pour faciliter la reconquête d’Idleb en limitant les risques de flux de réfugiés, soit au contraire de protéger le futur proto-Etat djihadiste d’Idleb au nom de considérations humanitaires ; de ce choix découlera le succès ou l’échec du processus d’Astana.

  14. Max dit :

    Pour l’instant je doute que les forces Kurdes soient équipées de missiles sol/air ce qui pourrait calmer les ardeurs belliqueuses d’Erdogan !
    La coalition a toujours refusé d’équiper les groupes rebels syriens avec ce type d’armes de peur que certaines ne soient détournées et arrivent aux abords de nos aéroports !