Faute d’accord avec les États-Unis, la Croatie pourrait renoncer à acquérir 12 F-16 d’occasion auprès d’Israël

En mars 2018, et à l’issue d’un appel d’offres au cours duquel cinq propositions furent examinées, la Croatie annonça son intention de se procurer 12 F-16 C/D « Barak » d’occasion auprès d’Israël afin de remplacer les quelques MiG-21 Bis/UM mis en oeuvre par sa force aérienne et acquis auprès de l’Ukraine dans les années 1990. Le montant de la transaction était alors évalué à 403 millions d’euros.

La Croatie étant membre de l’Otan [depuis 2009] et de l’Union européenne [depuis 2013], l’achat d’avions de facture américaine auprès d’un allié proche des États-Unis ne devait pas poser le moindre problème. En théorie seulement…

Pour que ce contrat puisse être exécuté, un accord des autorités américaines est nécessaire. Or, ces dernières rechignent à donner leur feu vert parce qu’elles exigent la suppression des mises à niveau des systèmes électroniques des avions en question réalisées par Israël avant tout transfert vers la Croatie.

« Contrairement aux informations dont nous disposions au cours du processus [d’acquisition], certains problèmes se sont posés : les États-Unis ont des réserves sur le transfert de technologie, qui à l’origine américaine mais qui a été améliorée par l’industrie israélienne », a résumé Andrej Plenković, le Premier ministre croate, le 3 janvier.

En clair, Washington veut qu’Israël livre les 12 F-16 « Barak » à la Croatie dans leur configuration d’origine. Soit des avions qui n’auraient pas les mêmes capacités que ceux proposés à Zagreb lors de l’appel d’offres.

« Nous attendons des réponses définitives et claires d’Israël et des États-Unis, après quoi nous déciderons en conséquence », a averti M. Plenković. Ce qui signifie que, faute d’accord, la Croatie pourrait renoncer à ce contrat et chercher une alternative. « Le gouvernement maintient fermement sa décision de ne concrétiser que l’offre acceptée » en mars, a insisté le Premier ministre croate.

Outre l’offre israélienne, Zagreb avait le choix entre le JAS-39 Gripen du suédois Saab, le FA-50 « Golden Eagle » sud-coréen et des F-16 d’occasion proposés par la Grèce et les États-Unis.

La modernisation de l’aviation de combat croate est une priorité. Les MiG-21 Bis/UM encore en état de voler [seulement 4 l’étaient fin 2016] sont désormais dangereux pour leurs pilotes. Et cela pose un problème de sécurité nationale, ce qui pourrait contraindre Zagreb à faire appel à l’Otan pour assurer la surveillance de son espace aérien.

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