Burkina Faso : Des violences intercommunautaires éclatent après l’attaque d’un village par des terroristes présumés

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, des hommes armés ont fait irruption dans le village de Yirgou-Foulbè, situé à environ 200 kilomètres au nord de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Puis ils ont assassiné le chef du village ainsi qu’au moins quatre autres personnes, avant de s’enfuir en direction de la province du Soum, frontalière avec le Mali.

Cette attaque aura été le point de départ d’une poursuite des assaillants, soupçonnés d’avoir été hebergés au sein de la communauté peule. Ce qui explique que cette dernière a été la cible de représailles de la part des Mossis, qui constituent l’ethnie majoritaire au Burkina Faso.

Selon un bilan officiel communiqué par les autorités burkinabè, cette flambée de violence a fait au moins 46 tués parmi les civils. « Les constations se poursuivent », ont-elles précisé.

« Le gouvernement appelle les populations au calme et à la retenue. Notre pays a toujours connu une coexistence pacifique entre ses populations. Ces actions ignobles des terroristes visent à entamer la cohésion et l’unité nationale. L’objectif recherché par les terroristes est de diviser nos populations qui vivent en parfaite intelligence », a déclaré, le 4 janvier, Rémis Dandjinou, le ministre burkinabè de la Communication.

Comme au Mali, les Peuls sont acccusés d’avoir des accointances avec les groupes jihadistes. Ainsi, Ansarul Islam, responsable de nombreuses attaques depuis 2015, a été fondé par Malam Dicko, issu de la communauté peule. Tout comme le malien Amadou Koufa, le chef de la katiba Macina, récemment éliminé par la force française Barkhane. Ce dernier avait appelé les Peuls au jihad tout en excitant les tensions communautaires avec les ethnies bambara et dogon dans la région de Mopti.

L’attaque contre le village de Yirgou-Foulbè est survenue quelques heures après l’annonce par le gouvernement burkinabè de l’instauration de l’état d’urgence dans plusieurs région du pays en proie à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes.

Quoi qu’il en soit, ces récents événements sont inquiétants pour le Burkina Faso, considéré par certains observateurs comme étant le « maillon faible » du combat contre le terrorisme au Sahel. C’est en effet la première fois qu’une communauté de ce pays fait l’objet de telles représailles après une attaque attribuée aux jihadistes.

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