Le président Bolsonaro se dit ouvert à l’implantation d’une base militaire américaine au Brésil

Quand il était encore le chef du Pentagone, James Mattis avait estimé que l’influence grandissante de la Chine et de la Russie en Amérique du Sud était de nature à troubler la stabilité régionale. D’où son intérêt pour cette partie du monde. Intérêt qui se traduisit par une série de déplacements au Chili, au Brésil, en Argentine et en Colombie, afin de plaider pour un renforcement des liens militaires avec les États-Unis.

Signe de cet intérêt, l’US Air Force ne lésina pas sur les moyens en envoyant, en avril dernier, à Santiago du Chili où était organisé le 20e salon de l’aéronautique et de l’espace, des F-22A Raptor, deux F-35 Ligthning II, un B-52 Stratofortress ainsi qu’un C-17 Globemaster III. Par ailleurs, en juillet, la force aérienne colombienne participa à l’exercice Red Flag et des F-16 américains furent envoyés au Brésil pour les manoeuvres aériennes Cruzex 18 [voir photo ci-dessus]. Enfin, le navire hôpital USNS Comfort fut envoyé en Colombie au titre d’une aide humanitaire apportée aux migrants vénézuéliens.

« Nous considérons l’Amérique latine comme notre voisin. Certaines personnes disent que nous n’y prêtons pas beaucoup attention. Ce n’est certainement pas le cas dans l’armée », avait affirmé M. Mattis. Même si ce dernier a depuis quitté ses fonctions, la politique qu’il a menée devrait se poursuivre.

Du moins, l’intérêt de Washington pour le continent sud-américain ne devrait pas être démenti. Ainsi, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, et le nouveau ministre brésilien des Affaires étrangères, ont parlé de la « nécessité de rétablir la démocratie au Venezuela, à Cuba et au Nicaragua dans le cadre d’un effort conjoint contre les régimes autoritaires en Amérique latine. »

« Tout ce que nous pouvons faire dans le cadre de la loi, de la démocratie, contre ces pays [Cuba et le Venezuela, ndlr], nous le ferons », a en outre affirmé Jair Bolsonaro, le nouveau président brésilien, surnommé le « Trump des tropiques ». Durant la campagne électoral, il s’en était pris au premier partenaire commercial de son pays, à savoir la Chine, en l’accusant de vouloir « acheter le Brésil ». De quoi plaire au chef de la Maison Blanche.

Aussi, les États-Unis pourront s’appuyer sur le Brésil dans les années à venir. Y compris sur le plan militaire. Le 3 janvier, M. Bolsonaro s’est en effet dit prêt à discuter « à l’avenir » de l’implantation d’une base américaine au Brésil. « Selon ce qui pourrait se passer dans le monde, qui sait si nous aurons à discuter de cette question à l’avenir », a-t-il affirmé, dans un entretien donné à la chaîne SBT.

En outre, M. Bolsonaro a également fait part de sa « préoccupation » après les récentes manoeuvres effectuées par le Venezuela et la Russie. Pour rappel, les forces aérospatiales russes avaient envoyé à Caracas deux bombardiers stratégiques Tu-160 « Blackjack ». Et il est prêté au gouvernement vénézuélien l’intention de permettre à Moscou de disposer d’une base militaire sur l’île de La Orchila, située à 2.000 kilomètres des États-Unis.

« Comme c’était prévu, la Russie a fait une manœuvre au Venezuela, nous savons quelle est l’intention du gouvernement de Maduro [le président vénézuélien, ndlr]. Le Brésil doit s’inquiéter à ce sujet », a commenté M. Bolsonaro. « Mon rapprochement avec les États-Unis est économique, mais il peut aussi être militaire », a-t-il ajouté.

Enfin, le nouveau président brésilien, qui est un ancien officier d’artillerie, a déploré l’état des forces armées brésiliennes, « abandonnées en raison d’une question politique », car « elles sont le dernier obstacle au socialisme ».

Cependant, ces dernières années, plusieurs programmes ont été lancés, que ce soit au niveau des sous-marins [avec Naval Group] et de l’aviation de combat [avec le suédois Saab]. Mais il est aussi vrai que les contraintes budgétaires [sans parler des affaires de corruption] n’ont pas aidé à accélérer la modernisation des forces brésiliennes.

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