Pour la ministre des Armées, « 2019 ne sera pas une année d’accalmie »

Dans une tribune publiée dans les colonnes du quotidien Le Parisien, la ministre des Armées, Florence Parly, l’a de nouveau assuré : il ne sera pas question de ponctionner les crédits de la mission Défense, annoncés en forte augmentation dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25, seront préservés.

« Disponibles et volontaires, nos militaires sont toujours présents. Ils donnent tout pour notre pays et nous devons, nous aussi, tout donner pour eux. C’est pourquoi une augmentation exceptionnelle des moyens de nos armées a été décidée. C’est pourquoi le président de la République a rappelé fermement que le budget de la défense était sanctuarisé, que chaque euro serait au rendez-vous », a d’abord rappelé Mme Parly.

Et d’insister : « J’en prends donc l’engagement : les moyens des armées ne serviront pas de variable d’ajustement, comme cela avait été le cas trop de fois dans le passé. »

Cela étant, cette hausse des crédits inscrite dans la LPM, qui prévoit d’allouer 198 milliards d’euros à la mission Défense entre 2019 et 2023, vise aussi [et surtout] à permettre aux Armées de répondre aux crises actuelles ainsi qu’à celles qui ne manqueront pas d’éclater.

« 2019, je le crains, ne sera pas une année d’accalmie. L’islamisme radical se nourrit des inégalités, de la peur et de la pauvreté. Les rapports de force remplacent peu à peu le dialogue. Les menaces se multiplient », a ainsi souligné Mme Parly.

En effet, la situation dans la bande sahélo-saharienne [BSS], en dépit des succès de la force française Barkhane, demeure délicate, avec des tensions intercommunautaires que cherchent à exploiter – quand ils n’en sont pas à l’origine – les jihadistes ou encore avec le Burkina Faso, qui connaît une recrudescence d’attaques terroristes. Tout comme, d’ailleurs, le Nigéria avec Boko Haram et l’ISWAP. En outre, la Libye n’est toujours pas sur la voie de la stabilité, ce dont profitent trafiquants et groupes terroristes.

Au Levant, l’État islamique [EI ou Daesh], s’il a perdu la quasi-totalité de son « califat physique », a renoué avec la clandestinité et la guérilla et les conditions qui favorisèrent son émergence n’ont pas disparu. En Afghanistan, les forces de sécurité locales sont souvent mises en difficulté par les taliban et leurs alliés, sur fond de dégradation sécuritaire.

En outre, il faut désormais composer avec le retour de la menace dite de la force, comme le montrent par exemple l’Ukraine et les visées chinoises à l’égard de Taïwan. Sans oublier la remise en cause de traités que l’on croyait gravés dans le marbre, comme celui sur les Forces nucléaires intermédiaires, dont la dénonciation risque de faire replonger l’Europe dans la crise des Euromissiles.

Bref, les crises aux portes de l’Europe se multiplient tandis que les déséquilibres commerciaux risquent de provoquer des guerres économiques. Et, comme l’a récemment souligné Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, « à ces crises sur la scène internationale, s’ajoute une crise de la scène internationale », laquelle « pose autant de défis portés à l’idée même de diplomatie. »

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