Le moral des militaires est « plutôt bon », avec quelques disparités selon les grades et les armées

Le moral des militaires – donnée subjective s’il en est – est mesuré tous les six mois via un indicateur qui, appelé I2M [indicateur de mesure de moral, ndlr], est produit par la mission d’aide au pilotage [MAP] du ministère des Armées, placée auprès du Secrétariat général pour l’administration [SGA].

Comme il est souligné dans la revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM], le « recueil des données » et le « calcul » de cet I2M sont « complexes par nature ». Mais cet indicateur reste un « outil primordial pour appréhender par armée, service et catégorie hiérarchique le degré de satisfaction des militaires ainsi que son évolution dans le temps. »

Dans un contexte marqué par les annonces du Plan Famille et les perspectives ouvertes par la Loi de Programmation Mlitaire 2019-25, le Haut Comité a ainsi indiqué que le moral des militaires, du moins pour 2017, a été « plutôt bon », dans la mesure où les « les relations humaines, l’intérêt et l’utilité des missions » ont été perçus « très positivement », alors que le « logement, l’hébergement, les moyens matériels et humains disponibles pour les missions et les parcours professionnels » ont concentré « l’insatisfaction ».

Toutefois, selon les données publiées par le Haut Comité via un tableau intitulé « Principaux motifs de satisfaction et d’insatisfaction, extraits de l’indicateur de mesure du moral du deuxième semestre 2017 », l’on constate des disparités selon les grades et les armées d’appartenance.

Ainsi, les moyens matériels constituent un motif d’insatisfaction en particulier pour les officiers mariniers et les sous-officiers de l’armée de l’Air, ces derniers étant également insatisfaits des moyens humains, à l’instar de leurs homologues et des officiers de l’armée de Terre.

L’on constate également que les officiers de l’armée de l’Air et de la Marine nationale sont les moins satisfaits de leur progression professionnelle et que les aviateurs estiment que leur possibilité de reconversion est insuffisante [ce qui peut sembler curieux pour ce qui touche aux métiers de l’aéronautique…].

Quant au le logement, il fait l’unanimité contre lui, de même que l’hébergement [c’est particulièrement vrai pour les marins ainsi que pour les officiers des armées de Terre et de l’Air].

Enfin, le niveau de rémunération ne donne pas pleinement satisfaction chez les sous-officiers et les militaires du rang de l’armée de Terre ainsi que chez les aviateurs.

« Le logement et l’hébergement sont toujours sources d’insatisfaction. Le manque de moyens matériels et humains ainsi que les questions liées aux parcours professionnels influent aussi négativement sur le moral des militaires, en particulier parmi les officiers et les sous-officiers », résume le Haut Comité.

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