La Turquie et la Russie vont coordonner leurs actions en Syrie

Jusqu’à présent, les milices kurdes [YPG], alliées à des groupes arabes armés au sein des Forces démocratiques syriennes [FDS] sont à la manoeuvre pour réduire les dernières positions tenues par l’État islamique [EI ou Daesh] sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province de Deir ez-Zor [Syrie]. Et cela, avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, via la présence de « conseillers militaires » et d’appuis aériens.

Seulement, la décision de M. Trump de retirer les troupes américaines de Syrie change la donne. Considérées comme terroristes à Ankara, les YPG sont désormais à la merci d’une troisième offensive turque dans le nord du territoire syrien, laquelle est annoncée depuis des semaines par le président Recep Tayyip Erdogan.

Pour autant, le combat contre Daesh n’est pas terminé, même si le territoire contrôlé par l’organisation jihadiste s’est réduit comme peau de chagrin. Sur ce point, le président turc aurait assuré à M. Trump que ses forces s’en chargerait. D’où la décision de ce dernier…

Alors que des mouvements des forces turques et des groupes rebelles syriens soutenus par Ankara ont été signalés aux abords de la ville – stratégique – de Manbij, les YPG ont appelé le régime de Damas à la rescousse. Appel auquel ce dernier s’est empressé de répondre en envoyant des troupes près de cette localité.

Contrairement à ce qui avait été annoncé par Damas, les forces gouvernementales syriennes ne serait pas entrées dans Manbij. Du moins, c’est ce qu’a affirmé le Pentagone. Cependant, la 4e division blindée de la Garde républicaine syrienne a reçu l’ordre de se déployer au nord et au nord-ouest de la ville.

Si ils ont été salués à Moscou, qui soutient le régime syrien, ces derniers développements ont été fraîchement accueillis à Ankara, dans la mesure où ils risquent de contrarier les plans turcs.

D’où la rencontre, le 29 décembre, à Moscou, des ministres russes et turcs de la Défense et des Affaires étrangères pour évoquer la situation en Syrie.

« Nous sommes tombés d’accord sur le fait que les représentants militaires russes et turcs sur le terrain vont continuer de coordonner leurs actions dans ce nouveau contexte avec pour but d’éradiquer la menace terroriste en Syrie », a ainsi déclaré Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, à l’issue de cette rencontre.

Ce qu’a confirmé son homlogue turc. « Nous avons discuté de la manière dont nous allons coordonner notre travail en commun dans le contexte » du retrait américain, a affirmé Mevlüt Cavusoglu. « Nous avons le désir commun de nettoyer le territoire syrien de toute organisation terroriste », a-t-il ajouté. Est-ce à dire que ces propos concernent aussi les YPG?

En outre, les deux parties ont aussi promis qu’elles allaient coopérer pour favoriser le retour des réfugiés syriens et leur livrer une aide humanitaire. Enfin, elles devraient également « continuer le travail » au sujet de la province d’Idleb, qui échappe toujours au contrôle de Damas.

Quant au règlement politique de la crise syrienne, les Occidentaux sont hors-jeu, les discussions se limitant à la Russie et à l’Iran d’un côté, et à la Turquie de l’autre. Ce processus, dit d’Astana, a totalement mis sous l’éteignoir les négociations jusqu’alors conduites sous l’égide des Nations unies.

« Comme par le passé, nous allons poursuivre le travail actif et la coordination avec nos collègues russes et iraniens pour accélérer le règlement politique en Syrie », a en effet avancé M. Cavusoglu.

Le 20 décembre, M. Erdogan et le président iranien, Hassan Rohani, avaient déjà convenu de renforcer la coopération en Syrie.

« Il y a beaucoup de mesures que la Turquie et l’Iran peuvent prendre ensemble pour mettre fin aux combats dans la région et ramener la paix », avait alors assuré M. Erdogan. Quant à M. Rohani, il avait insisté sur le fait que « l’intégrité territoriale de la Syrie devait être respectée par toutes les parties. » Et d’ajouter : « Nos deux pays sont d’accord sur ce point. »

Toutes ces questions seront abordées au début de l’année 2019, à l’occasion d’un nouveau sommet sur la Syrie réunissant les présidents russe, turc et iranien.

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