Le CAESAr français inspire l’US Army, qui veut donner plus de mobilité à son artillerie

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68 contributions

  1. Fabien dit :

    Et voilà comment une idée « débile » devient une rupture capacitaire majeure.
    Quand on regarde le concept, c’est le mariage d’un canon de gros calibre sur un chassis « léger » (toute proportion gardée s’entend) avec une capcité de mise en oeuvre très rapide et intégrée à haut niveau dans l’engin (le canon est sur le plateau, les obus dans des casiers intégrés et le chargement est automatisé… il pourrait d’ailleurs se passer d’action humaine dans le futur tellement il y a peu de distance entre les obus et la culasse du canon mais à trop vouloir automatiser, on fini par pondre des engins a: coûteux et fragiles/ b : complexe à entretenir et réparer).
    .
    Donc un engin efficace.
    Bravo aux artilleurs, aux concepteurs et aux officiers qui ont pousser à déployer de telles batteries: je me souviens encore des cris d’orfraies sur la vacuité de tels engins lors de leurs arrivée en Irak!

    • heaume44 dit :

      @ Fabien
      Tout à fait d’accord avec vous.
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      Personnellement, il me manque une info sur le CAESAr. Peut-être que je n’ai pas su la trouver.
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      En cas de conflit symétrique, après un tir, en combien de temps le CAESAr peut-il quitter sa position pour éviter un tir de contre-batterie ?
      .
      J’ai vu des vidéos de démonstrations faites sur le PzH 2000, ça semble satisfaisant. Je n’ai jamais vu de vidéo montrant le CAESAr quittant rapidement sa position après le dernier départ de pélot.
      Attention : je ne fais aucune opposition roues/chenilles, je parle du temps nécessaire, après le dernier obus expédié, pour reconfigurer la pièce et le véhicule en position «route», et quitter la position.

      • En l’espace de 2min le CAESAR peut se mettre en batterie, tirer 6 obus, et quitter sa position, alors que les obus sont toujours en l’air.

      • dolgan dit :

        En gros, il est parti avant que la riposte puisse le toucher. En temps de réaction, il est logiquement un peu plus long qu’un canon full auto, mais c’est largement suffisant pour éviter le tir de contrebatterie. Mais en endurance, il sera meilleur (moins de pièces succeptibles de causer une panne).
        .
        PS: cherche mieux, la majorité des vidéos de démonstration du Caesar montrent ce mode d’utilisation car il est « spectaculaire ».

        • NRJ dit :

          Le tir de contre-batterie est une problématique plus difficile à gerer que vous ne le pensez. Déjà, on pourrait faire face à des puissances de feu type LRM Smertch russe capables de raser des zones et des divisions. peu importe donc que le CAESAR soit parti. Par ailleurs, les roues ne sont pas l’idéal sur un terrain d’Europe de l’est. Enfin si notre artillerie est plus rapide, l’artillerie adverse l’est également. Avec des radars comme le cobra français, on peut repérer les obus en l’air et répliquer avant même que ces derniers ne soient tombés. On n’est plus pendant la 2ème guerre mondiale.

          Après c’est bien sur une question de choix. L’armée française est taillée pour des guerres asymétriques dans le désert. En revanche, si on doit faire face à l’armée russe ou à des séparatistes ukrainiens je crains que nos capacités soient plus limitées.

          • Carin dit :

            À NRJ
            Vous pensez que les russes ou les séparatistes ukrainiens sont équipés de radars « cobra » français??? Et même si c’est le cas.. vous croyez que sur un écran de radars vous pouvez différencier un obus de 155 d’une météorite, sachant que ces dernières tombes à raison d’une à la seconde et ce dans tout le spectre d’un radar et avec un angle très similaire? Quand on sait qu’un avion de type rafale représente au radar la taille d’un moineau, qu’un F 22 encore moins, voir un F 35 encore moins, on imagine la taille d’un pelot de 155! Demandez à Israël qui dernièrement a tenté d’intercepter sans grand succès des roquettes qui sont pourtant bien plus volumineuses qu’un obus de 155 .

          • dolgan dit :

            C’est assez simple, si tu es parti avant que tes obus aient touché le sol, les obus ennemis toucheront le sol de ta position après ton départ (et un peu après que les tiens aient touché leur cible).
            .
            Si les Russes sont assez con pour vider leur LRM pour saturer une zone pour buter un Caesar, moi je signe des deux mains (et n’importe quel stratège FR aussi). Mais j’ai du respect pour les stratèges russes donc je n’y crois pas trop.
            .
            Comment voulez vous que les FR et les RU se rencontrent en 1contre1 sur un champs de bataille (même en oubliant la dissuasion nucléaire)? Nous n’avons pas de frontières communes. Celà étant dit, l’armée russe vaincrait l’armée française si le scénario ne nécessite pas trop de projection (sinon les FR seraient sans doute en surnombre sur le champ de bataille malgré une armée inférieure en taille sur le papier), mais après ça, elle ne serait plus très vaillante (plus du tout de marine, presque plus de T90, une aviation réduite significativement, etc).

          • sonata dit :

            @Carin
            on ne parle pas ici de repérer pour intercepter, mais bien de déterminer l’origine des tirs pour répliquer. Et dans ce cas de figure, le duel est mortel pour les deux parties.

      • Alzoc dit :

        1:42 pour tirer 1 un obus pour s’arrêter déployer le système et repartir ce qui est plus long que des systèmes chenillés à tourelle (ici comparé au K9)

        https://www.youtube.com/watch?v=kcnc66tQlxg

        Par contre le Caesar est également parfaitement capable de tirer 6 obus en moins d’une minute et d’avoir quitté la zone avant que le premier obus ne touche le sol, ce qui interdit tout tir de contre batterie. Et ici il fait grosso modo jeu égal avec les systèmes chenilles-tourelle

        (à partir de 3:40):

        https://www.youtube.com/watch?v=sh_6sJiQrr4

      • Alzoc dit :

        Autant pour moi, j’avais donné des chiffres de mémoire et ls n’étaient pas tout à fait exact comme vous le voyez sur la vidéo

      • Fabien dit :

        Henri-Pierre Grolleau a publié plusieurs livrets sur les diverses armées. Celui sur les équipements de l’armée de terre assure que la mise en batterie et repli de l’engin ne demande qu’une minute.
        L’exigence était forte parce que lors des conflits en centre Europe, l’artillerie Serbe à laissé des souvenir douloureux, comme me l’a témoigné un ami du 1er spahi, et les pièces de type TRF1 étaient vulnérables aux tirs de contre batterie et longues à mettre en place, en plus de demander des abris et des camouflages… Bien inutiles quand l’ennemie possède des moyens de détection performants.

      • Lagaffe dit :

        Selon le constructeur : arrivée, pointage, tir de 6 coups et départ en 3 minutes. « Chaque pièce dispose de son propre calculateur balistique intégré et autonome ainsi que de son système de navigation. Le pointage est automatique et ne demande aucune action humaine. La position de l’objectif peut être introduite par l’équipage ou par transmission de données radio depuis un centre de commandement ou un observateur avancé. Toutes ces opérations d’acquisition de données (objectif, paramètres météo…) et de calcul balistique sont effectuées en temps masqué lorsque la pièce rallie son point de tir. L’ensemble de ces dispositifs permet de réduire à moins de trois minutes le délai entre l’arrivée sur le point de tir et le départ, après avoir délivré une salve de six coups, rendant inefficaces les tirs de contre-batterie. »

      • Nenel dit :

        Comme le dit très bien Carin, un peu plus bas, le Caesar est déjà parti avant même que les obus tirés par celui-ci atteignent leur l’objectif.

    • heaume44 dit :

      @ Fabien
      Merci à tous ceux qui m’ont répondu, chacun à sa manière, mais tous avec précision.
      J’ai bien apprécié.
      Merci aussi pour les liens.
      .
      J’ai particulièrement apprécié, dans la vidéo de promo du CAESAr, l’équipe de pièce qui met 6 pélots en l’air en 60 secondes.
      J’ai regardé cette vidéo 5 fois avec plaisir… et même enthousiasme.
      Superbe. Vitesse et précision des artilleurs très toniques, mise en position de sécurité avant chaque «Feu !», remise de l’ensemble en mode route se terminant par la remontée des bêches, et le «ROULE ! ROULE !» final du chef d’équipe de pièce qui saute à la volée dans le CAESAr qui commence son mouvement.
      .
      C’est aussi en observant tout ça qu’on peut apprécier la conception de l’engin.
      Bravo à nos concepteurs.
      Chaleureuse poignée de mains virtuelle à nos artilleurs.

  2. Hermes dit :

    Quand je vois le nombre de critique, en particulier de fanboy US (étrangement quand tu leurs demandes, ils sont tous artilleurs…) concernant le CAESAR, c’est assez fun et rassurant à voir ce genre de chose.
    .
    Une nouvelle preuve que la France n’est pas en reste et ne se repose pas sur des « acquis » militaire datant de 200 ans.
    (Je veux dire par là que beaucoup pensent que la France n’est plus depuis la chute du premier Empire)

    • Haikai dit :

      @Hermes
      .
      Votre remarque, « beaucoup pensent que la France n’est plus depuis la chute du premier Empire », est assez vrai.
      .
      D’ailleurs c’est même personne oublient toujours que les étasuniens s’inspirent traditionnellement des doctrines militaires françaises… pour ne pas dire qu’ils nous copient toujours ou tentent de le faire sans parfois y réussir, comme avec le 13ème Régiment de Dragons Parachutistes.

  3. le sicaire dit :

    Bonjour Fabien,

    Je ne comprend pas le sens de cette phrase, « Et voilà comment une idée « débile » devient une rupture capacitaire majeure. », nie de celle-ci, « …sur la vacuité de tels engins… » ?

    Cordialement,

    • Fabien dit :

      @ le sicaire
      Bonjour,
      sur le premier point, comprenez qu’un canon de 155 sur un chassis peu protégé destiné à opérer sur un front très disputé peut prêter à froncer les sourcil; normalement, c’est l’AUF1 qui est un char avec un 155 en casemate mobile qui paraît avoir le plus de chances de survie… Mais quand on a à faire à un combat avec de gros « compartiments de combat », la mobilité devient un point crucial… D’où les raids en profondeurs menés à la lisière du territoire Syrien, plus faciles en camion.
      pour vous en convaincre; un Caesar ne pèse que 17 tonnes, un affut de TRF1 en pèse 19 , et un AUF1 43! Alors au sens de certain, un engin aussi léger est vraiment peu blindé!
      .
      Quand au gros mot « Vacuité »: je vous revois au commentaire peu inspiré de Tartempion qui m’avait choqué dans cette page;
      http://www.opex360.com/2016/09/09/letat-major-confirme-larrivee-en-irak-dun-groupe-dartillerie-equipe-de-canons-caesar/

      • dolgan dit :

        nb: il n’est pas destiné à opérer sur le front, mais derrière celui-ci et éventuellement en zone contrôlée par personne.

  4. Titi l’observateur dit :

    Brutus, le fils du Caesar, qu’il a tué pour le remplacer?
    Toute blague a part, les US n’achètent jamais à l’étranger, et encore 51% du contrat doit aller à une entreprise US. Le Mo120 de l’USMC était typiquement une fabrication sous licence.
    CAESAR n’a aucune chance aux US, malheureusement.
    Mais il est vrai qu’au moins il ne fait plus rire personne.

  5. Carin dit :

    Le gros avantage du cesar c’est que lorsque les obus atteignent leur cible, le camion est déjà en route pour un autre poste de tir… ce qui rend presque obsolète un tir de contre-batterie… ce qui n’est pas le cas des canons tractés américains! Mais je suis sûr que les riquains vont y remédier très rapidement…. il est trop bon ce César.

    • sergeat dit :

      Quel espace de temps entre le dernier tir et le départ pour repositionnement pour contrer les tirs de contre-batteries détectés.

    • MP3 dit :

      Le radar de contre batterie permettra par contre d’orienter la recherche d’autres capteurs. Il suffira alors de se tenir prêt à tirer sur la position de tir suivante. Typiquement avec de la roquette.

      • Carin dit :

        À MP3
        Vous n’êtes pas sans savoir que face à une armée conventionnelle, l’utilisation des canons de tout type tient à la maîtrise du ciel… sinon n’importe quel drone peut donner la position des batteries avant même qu’elles n’entrent en action…

  6. Polymères dit :

    Même si l’armée américaine est d’une puissance indiscutable, son armée de terre n’affiche pas la même supériorité contrairement à sa marine (surtout sa capacité de projection) et son aviation.
    Les moyens terrestres américains ont souvent été un peu « négligés », convaincu qu’avec la supériorité aérienne, nul besoin d’obtenir une supériorité terrestre. Ils sont restés dans du « classique » sans bouleverser vraiment les fondamentaux, on peut prendre en exemple leur artillerie, elle n’a pas changé depuis 60 ans, je ne parle pas de sa doctrine, mais bien de ses matériels comme le M109 qui se succède à lui même, le canon de 105 fixe etc. En dehors peut-être de la mise en service de la roquette guidée et de l’arrivée du HIMARS (là c’est nous qui devons les imiter) pour remplacer les MLRS, le reste n’a pas changée.
    .
    Les américains ont une armée de terre « lourde » qui manque clairement de mobilité. Trop de chenillés, n’en déplaisent aux amoureux des chenillés, les américains depuis pas mal de temps ont besoin d’être réactifs et rapide. Ils avaient au début des années 2000 commencés par recevoir les fameux Stryker pour remplacer des M113. Dans la guerre d’Irak, ils étaient tout de même largement toujours avec une armée lourde chenillée (la lourdeur n’est pas seulement en poids, mais en logistique) et ou les véhicules à roues c’était du léger ou pour le soutien. Le léger, c’était du Humvee faiblement ou pas du tout blindé, c’était des camions.
    Les besoins réels adaptés se sont ensuite imposés par l’achat massif de milliers de MRAP.
    .
    Les américains ont donc, en raison des guerres modernes, étoffés leur gamme de véhicules à roues blindés, en passant d’un presque tout léger à presque tout lourd au point presque de négliger le blindé léger sur roue, au point également de presque oublier tous leurs véhicules à chenille qu’ils n’utilisent même plus en opération (ou sont les M113, les Bradley et autres? On en a vu en Irak au début, mais ils devenaient de plus en plus rare, aujourd’hui en Syrie, en Irak, en Afgha, il n’y a rien…). C’est également cela chez nous, ou si d’un côté on veut avoir pleins de chars « au cas ou » de l’autre il y a la réalité du besoin quotidien qui fait que l’on cherche plutôt un EBRC qu’un Leclerc, qu’on préfère un VBCI à un 10P, un Caesar à un AUF1. Chez nos voisins c’est pareil et même en Russie on se tourne de plus en plus vers des véhicules blindés à roues (ils n’envoient pas de BMP2/3 en Syrie, mais bien leurs nouveaux MRAP ou des BTR80).
    Dans cette optique là et sans vouloir rejouer le pour ou le contre du chenillé, le oui ou le non pour l’abandonner ou le reprendre, il est important de voir le besoin et l’évolution des moyens et des menaces, mais aussi les contraintes de déploiements, de soutiens dans un contexte ou l’on ne cherche plus une guerre lourde de positions (en imaginant toujours une guerre contre l’armée rouge), mais bien d’agir vite, avec peu mais avec efficacité, donc avec une « supériorité » sur l’adversaire.
    .
    La supériorité sur l’adversaire, elle s’obtient bien entendu par la surprise et la rapidité de l’action que l’on mène, mais aussi sur une capacité à avoir le moins de pertes humaines possible (ce facteur, au delà des forces, a une réelle influence sur l’opinion publique qui peut rapidement faire perdre une guerre qui est pourtant militairement à notre avantage). Avoir moins de pertes, c’est du blindage permettant de se prémunir de l’essentiel des armes ennemies, mais c’est aussi le tenir à distance en le frappant de toujours plus loin, c’est avoir la maitrise du renseignement pour anticiper l’action ennemie (tout en étant parfaitement conscient de notre action). Tout cela rejoint l’efficacité au combat, gage elle aussi de supériorité. l’efficacité s’obtient par les armes et systèmes d’armes, permettant de frapper avec précision (observation, imagerie thermique, tourelle auto, etc..) et par la force (être capable d’obtenir la supériorité sur tout ce que peuvent mettre en oeuvre l’ennemi).
    Si en Europe par exemple, on recherche à pouvoir obtenir une supériorité terrestre (c’est à dire, d’être capable d’affronter un ennemi plus nombreux mais moins bien équipé avec les divers aspects que j’ai cité ci-dessus)), les américains ne l’ont jamais vraiment cherché. Eux leur supériorité terrestre, c’était toujours l’aviation, une doctrine du combat terrestre qui lui était liée et ou au sol, on ne cherchait pas forcément à dominer l’adversaire, même si tout de même, ils ont les moyens pour le faire dans la plupart des cas.
    .
    Cette dépendance au soutien aérien (y compris héliportée) est remise en cause depuis pas mal de temps face à des puissances comme la Russie qui a elle, justement en connaissance de cause, investit massivement dans des systèmes anti-aérien, au point de pouvoir contester la maitrise des airs (sans que cela ne donne à la Russie cet avantage). Dans ce contexte là, ou il faudrait compter que sur ses propres forces terrestres pour obtenir la supériorité, les américains constatent qu’ils n’ont pas la réactivité nécessaire, constatent qu’ils n’ont pas non plus les moyens nécessaires, ou leurs blindés n’ont pas l’armement nécessaire pour faire face à une menace blindée d’envergure.
    Après comme toujours tout dépend des points de vues, moi par exemple j’estime que les missiles anti-chars qu’on peut balader à dos d’hommes sont bien plus à craindre qu’un char et qu’équiper la troupe avec cela, on est en capacité de faire basculer un ennemi qui compte sur ses blindés dans sa supériorité. Je sais que d’autres restent encore dans l’idée qu’il faut un char pour s’opposer à un autre char, d’autres qui se disent qu’un char ne sert à rien dès lors qu’il n’y a plus maitrise du ciel, etc..
    Si ça ne tiendrait qu’à moi, je miserai bien plus sur des unités d’infanterie mobiles avec des MMP que sur des pelotons de chars, c’est pour cela que je relativise beaucoup le contexte de supériorité terrestre que certains voient encore via le char, enfin bref.
    .
    Pour l’artillerie c’est la même chose, certains restent encore sur le contexte d’une artillerie fixe balançant massivement des obus sur l’ennemi, comme on le faisait toujours. D’autres comme moi, estiment que l’artillerie doit évoluer pour être un outil de soutien mobile, capable de surprendre l’ennemi sans que ce dernier puisse répliquer, capable de frapper au but, donc avec précision, l’objectif avec le moins d’obus possible (on ne doit pas tirer 10 obus à côtés pour alarmer l’ennemi, lui donner le temps de se cacher etc…). On doit avoir une artillerie longue portée qui prend en contre-batterie l’artillerie ennemie classique.
    Le Caesar, c’est un peu cela, ce concept fait son chemin un peu partout, on ne le découvre pas en 2018 non plus, mais on peut le voir à l’oeuvre. Tout comme récemment, que dire, que penser de ces obus BONUS qui viennent foutre en l’air avec 4 obus (de double charge indépendantes) 8 véhicules adverses? Alors oui peut-être que certains diront que si on avait tiré 60 ou 70 obus dans la zone, on aurait peut-être infligé des dégâts, mais tout de même.
    L’artillerie doit devenir une arme de supériorité sur le champ de bataille, elle a un rôle important, des munitions de plus en plus efficaces, ouvrant de nouvelles perspectives. Cessons de voir l’artillerie de manière traditionnelle, de vouloir imiter l’autre chez qui on la considère encore comme une frappe de saturation à distance du front. On doit concevoir notre artillerie comme une artillerie tueuse de l’artillerie adverse, comme une artillerie de précision qui viendra foutre en l’air, par surprise un mouvement de véhicules ennemis, qui viendra frapper avec précision une place fortifiée. Le CAESAR en est une pierre, mais il ne peut pas tout faire non plus. Le LRU le complète mais ce serait bien d’en avoir un sur roue comme le HIMARS. Moi j’attends surtout qu’on acquiert des munitions de précisions, comme le KATANA pouvant permettre au Caesar de tirer à 60km. Mais j’attends aussi une artillerie de précision plus « proche » des unités, que ce soit via le mortier de 120mm (dont il est prévu un VBMR ou il sera intégré) qui dispose lui aussi de munitions de précisions, voir un système comme ce Humvee avec un 105mm.
    On doit pouvoir augmenter le volume de l’artillerie, ça je pense que tout le monde est d’accord, elle doit prendre un rôle de soutien et surtout de soutien de précision plus grand capable idéalement de remplacer au maximum le soutien aérien.

    • Leroy dit :

      Oui, mais je ferais 2 remarques :
      – l’Infanterie reine des batailles : soit mais encore fait-il que nous puissions placer suffisamment d’hommes face à l’ennemi ; et que nous puissions les protéger suffisamment longtemps afin qu’ils durent avec un minimum d’efficacité. Et face à un adversaire dont l’artillerie est sur-dimensionnée on peut avoir quelques craintes.
      – ne pas oublier la guerre électronique (dans tout le spectre) et les drones dont l’usage va prendre une importance de plus en plus grande ; et pourrait pallier les déficiences humaines.

  7. Carin dit :

    Je remarque sur les photos que ces deux systèmes ne sont pas équipés d’un module de tirs dit automatique… j’imagine mal les gars monter sur la plate-forme pour charger le tube, puis sauter au sol pour se protéger, et recommencer l’operation une bonne cinquantaine de fois à chaque ordre de tirs! J’en déduit donc qu’oncle Sam est à la recherche d’un système automatique de chargement, avec pour casse-tête de ne pas trop copier ces
    « foutus » francais !! Ça c’est pour le « brutus » parce que pour l’autre je leur conseille un canon de 75 sans recul et à chargement auto… la cadence de tir s’en portera mieux et le 75 calibre est bien assez redoutable pour arroser un endroit difficile d’acces
    ( genre uzbeen). Pour un pays tel que l’amerique, ( tout est démesuré), le 75 calibre doit être considéré comme notre 40m/m non?

    • MD dit :

      Je vous conseillerais bien volontiers de décaniller vite fait et bien fait après avoir tiré un , ou au à la rigueur deux obus de 75 mm au canon sans recul au combat à partir de la même position . En portant – si possible – le tube sur votre dos , et en comptant sur votre chargeur pour emporter l’affût et le reste . Ce qui n’est pas bien facile, je vous l’assure, même quand on ne vous tire pas dessus .
      Le 75 SR était une arme valable en milieu montagneux et/ou boisé , en guerre de position ou de mouvement à l’air libre style Corée, Indochine ou Algérie . Mais il faut vivre avec son temps. De nos jours, les mitrailleuses lourdes, les mortiers de 82 mm, les snipers utilisant des fusils de gros calibre , les missiles antichars et les lance-grenades automatiques du genre AGS 17 sont plutôt très répandus. Et trouver une position de tir pour un canon SR en milieu urbain , où les combats sont devenus plus fréquents, çà n’est pas bien facile non plus.
      Si vous tenez absolument à utiliser du canon SR, je vous conseillerais alors plutôt quelque chose comme les 106 mm des M50 Ontos du US Marine Corps , qui ont été utilisés au Vietnam . Mais depuis ils ont tous été mis à la ferraille, alors qu’il était reconnu qu’ils produisaient un important effet psychologique contre leurs adversaires. Ce qui est la preuve qu’à l’usage opérationnel, ils présentaient de fortes lacunes.
      Alors plutôt qu’un canon SR , pourquoi ne pas plutôt employer un lance-missile antichar tout bête, du genre MILAN par exemple , qui tire une munition dont le pouvoir de destruction est bien supérieur à celle d’un 75 SR, à une distance supérieure, qui est bien plus difficile à repérer , et qui n’exige pas une zone de dégagement arrière aussi importante que celle d’un canon SR? C’est bien ce que les Britanniques ( pourtant si conservateurs qu’ils avaient sorti de leurs musées des Bren Guns pour augmenter la puissance de feu de leurs unités d’infanterie ) ont fait aux Îles Malouines.

      • Carin dit :

        À MD
        Je parlais d’un 75 SR muni d’un module de chargement automatique,monté sur humvee en lieu et place du 105 calibre de la photo jointe à l’article… je prends d’ailleurs pour exemple la vallée d’Uzbeen et son col, ou un 75 calibre tracté n’aurait pas pu se rendre, et endroits pour lesquels ce humvee semble être fait! Les VAB munis de leur 12,7 étaient en bout de piste carrossable et de course de leurs munitions et n’ont de ce fait pas pu couvrir le retrait des gars

  8. Expression libre dit :

    Le CAESAr inspire…. c’est déjà ça….mais les US ne l’achèteront pas surtout en ce moment avec Trump. L’artillerie française, une des meilleures du monde, même si elle possède désormais peu de tubes….il y a quelque chose à gratter de ce côté là.

    • John dit :

      Je ne dis pas que l’armée française n’est pas une des meilleures au monde… Mais comment faites-vous pour évaluer cela?
      Comment comparez-vous avec des éléments concrets la France avec Israël, la Corée du Sud, la Chine, la Russie, l’Allemagne, la Norvège, les USA, la Suisse… ?
      Le Caesar remplit son cahier des charges, et c’est très bien. Et les artilleurs français sont qualifiés pour remplir leur mission. Et au final, c’est la seule chose qui est importante…
      Cette mode à la Trump d’utiliser des superlatifs à tout bout de champs est insupportable. Il faut arrêter de penser que des sentiments ou des impressions sont des faits.

  9. John dit :

    Le CAESAR devrait s’inspirer du ARCHER suédois pour une partie de sa technologie.
    Sur le Archer, pas besoin de sortir de la cabine pour effectuer les tirs, tout est automatisé !
    La plateforme utilisée est bien évidemment discutable bien qu’elle a aussi des avantages car clairement tout terrain, malgré un risque de renversement…
    Mais le système d’artillerie est indéniablement avantageux. Le temps avant son premier tir est plus rapide il me semble. Et il met en œuvre des munitions guidées Excalibur.

    • dolgan dit :

      Le caesar 6×6 est semi-auto. L’archer est (était?) full-auto.
      .
      En tenant compte de ce seul paramètre, l’archer est mieux adapté au tir de contre batterie. Le Caesar est mieux adapté aux combats qui durent.
      .
      Quid de l’entretien et donc de la disponibilité d’un canon full auto dans un engagement long du type de celui qu’on effectue en Irak/Syrie?
      .
      Mais l’archer est sur le papier un très bon canon.

      • Duc d'Orléans dit :

        Le Archer suédois ne semble pas avoir dépassé les frontières de la Suède. Même les Norvégiens qui étaient intéressés on dénoncé le contrat. Il doit y avoir quelque chose qui cloche quelque part. Ce qui m’intéressait dans Archer c’était une « traverse » beaucoup plus importante que sur le Caesar de part sa conception. Les videos sont éloquentes.

        • John dit :

          Les Norvégiens ont finalement décidé de conserver le Howitzer classique sur chenilles en remplaçant le M109 par un K9 coréen…
          Donc il y a changement total de doctrine, et il est donc difficile d’affirmer que le problème vienne du Archer, ou du choix norvégien.

          Le principe d’utiliser un tombereau articulé est intéressant, mais pas sans risque.
          D’un côté, vous avez la Suède qui n’intervient pas à l’étranger, et à priori, en cas de conflit, il n’est pas supposé faire face à des IED, du moins beaucoup moins qu’en OPEX. La Norvège n’intervient pas qu’en Norvège. Le problème du tombereau articulé est qu’il peut se renverser facilement. Il pardonne beaucoup moins qu’une structure rigide. Et sur un IED, je pense que la cabine protège beaucoup mieux MAIS il se renversera dans la plupart des cas… Donc peut-être que c’en est la cause.
          Quoi qu’il en soit, un CAESAR automatisé en plus de la version actuelle serait pas mal !

      • John dit :

        Le CAESAR est lui aussi semi-automatisé, et les éléments automatisés ne semblent pas poser de problème.
        Ensuite, sans certitude toutefois, si le système de chargement est étanche, il est possible qu’il souffre moins du sable qu’un canon ayant tous ses éléments à l’air libre. Mais bien sûr ce n’est qu’une hypothèse.

    • Albatros24 dit :

      Trop lourd à projeter le Archer
      Et le CAESAR tire siffisamment d obus à la minute pour saturer une zone. Surtout si c est une batterie de 3 ou 4 tubes soit 18 à 24 obus par minutes…
      Le Archer a ainsi peu trouvé d acheteurs.
      Il nous faidrait par contre des HIMARS ou des Caesar mais avec des roquettes de 210 ou 230 mm par exemple au lieu du tube…
      On a besoin d une artillerie longue portée. Les russes ont ainsi démoli une unité de chars ukrainiens sans qie ceux ci puissent leur répondre avec ces lances roquettes longue portée.

      • John dit :

        Le nombre d’acheteur ne peut pas toujours être utilisé pour définir la qualité d’un système…
        Le Rafale, le Leclerc, le VBCI… n’ont pas énormément d’acheteurs et ne sont pas mauvais pour autant.
        .
        Et je ne parlais pas de cadence, mais du temps de mise en oeuvre qui me semble réduit comparé au CAESAR.

        • dolgan dit :

          La différence est tout de même pas énorme. Le principal avantage, c’est que les opérateurs n’ont pas à descendre (dans le froid pour les suédois), ils sont donc moins exposés.

          • John dit :

            Je suis d’accord sur le fait que la différence n’est pas énorme. Mais n’y a-t-il pas de cas où les 15 secondes de différence pourraient sauver une vie?
            En effet, le fait d’être à l’abri pour le mettre en oeuvre permet d’allier les avantages d’un obusier sur chenilles et d’un obusier sur camion.

            D’ailleurs, KMW a son « Artillery Gun Module » qui est un obusier automatique qu’ils ont déjà installés en démonstrateur sur un blindé sur chenille (ASCOD 2), sur un Chassis militaire 8×8 d’Iveco, sur le blindé Boxer, et sur le Navistar Defense tactical truck 6×6, le plus proche du Caesar en terme de choix de plateforme, mais automatisé et emportant 30 obus (18 pour le Caesar et 21 pour le Archer).
            .
            http://www.thedrive.com/the-war-zone/22895/it-looks-meant-for-a-ship-but-this-big-armored-turret-can-turn-trucks-into-heavy-artillery
            .
            Je pense que l’automatisation a vraiment du potentiel. Une des raisons est la fusion des données gagnant en importance. et l’autre raison est la protection des soldats, dont la mort est de moins en moins acceptée (et tant mieux pour eux).
            Mais tout ce que je dis ne remet pas en question la qualité du Caesar. Je pense simplement que c’est l’étape logique suivante.

    • Carin dit :

      À john
      Vos visions sur Le archer sont biaisées… l’automatisme total du tir ne rend pas l’archer plus rapide, de plus il est très nideniable que plus il y a d’automatismes moins l’equipage est apte à répondre à une panne qui à coup sûr arrivera plus fréquemment, quand aux obus excalibur… vous savez que le César peut les tirer, mais qu’il y a les mêmes en magasins, plus d’autres obus pour d’autres effets!!! Vous faites donc du trollage light ce qui vous rapproche d’un certain soit disant canadien.

      • John dit :

        En quoi c’est du trollage que de dire que l’automatisation du système a ses avantages?
        Le Leclerc est meilleur que le Leopard car sa tourelle est automatique, qu’il emporte moins de personnel, mais par contre pour l’artillerie c’est de la M?
        Le système Archer prend l’avantage des obusiers sur chenilles avec des tirs à couvert, et l’avantage des obusiers sur camion…
        Et oui, il est plus rapide à mettre en oeuvre. Moins de 30 secondes entre l’arrêt et le tir et une cadence de 8 coups par minutes.
        La mise en oeuvre n’étant pas automatisée, avec les soldats qui doivent se déployer autour de l’engin, elle est naturellement plus lente. On peut se poser la question de l’importance de ces quelques secondes.
        Mais comme d’hab pour certains ici, si c’est étranger c’est nul, et si c’est français, c’est génial, même si certains arguments sont utilisés une fois dans un sens, une fois dans l’autre…

    • Arno dit :

      L’archer est un bon concept, mais il coute plus cher d’une part, deuxio, le full-auto combien de munitions dans le barillet?

      • John dit :

        Il emporte 21 obus sauf erreur contre 18 pour le Caesar.
        Et ensuite les 2 doivent être rechargés avec dans ce cas potentiellement un avantage de rapidité pour le Caesar.

        L’Archer est plus cher aussi parce que sa plateforme est plus lourde, qu’il a été vendu en nombre bien plus réduit donc il ne bénéficie pas des mêmes économies d’échelle.
        Par contre, il serait intéressant de connaître la différence de coûts qu’aurait un Caesar automatisé avec forcément moins d’opérateurs mais certainement plus de maintenance, face à celui d’aujourd’hui.

  10. Swamp Thing dit :

    Cela rappel le Bren-carrier 25mm et le Conus-gun, tous deux développés par Adrien Conus. le 1er: http://www.geocities.jp/grypf276/unit/00757.jpg & le 2nd: https://www.chars-francais.net/2015/images/stories/galery/1942_conus-gun2/la-revanche-06.jpg Le premier véhicule s’illustra à Bir-Hakeim, et le second à El Alamein. Je me rappel voir lu ça dans « Bir Hakeim » d’Erwan Bergot: https://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.ssl.cf1.rackcdn.com/attachments/large/6/2/3/001231623.jpg

  11. nexterience dit :

    Si j’ étais pilonné par un Caesar, je viserais les 2km de routes autour de sa position. Ça ne fait pas tant de tirs que cela.
    Sinon, existe-t-il des obus guidés qui empêchent la détermination précise de leur site de tir?

    • dolgan dit :

      C’est la théorie, en pratique, c’est compliqué.
      .
      Les Caesars évoluent par trois . Les caesars ont des amis pilotant d’autres Caesars (typiquement attendant que l’ennemi riposte pour l’allumer. ) ,des avions larguant des GBU, des hélicos tirant des missiles, des navires tirant des missiles de croisière, des LRU , etc
      .
      Donc en contre batterie, le chasseur devient vite le chassé. C’est un jeu du chat et de la souris qui marche dans les deux sens en général.

    • John dit :

      En visant toutes les routes, vous tirez les obus avec quel écart de distance? Avec l’hypothèse d’une seule route et sans virage, ça vous fait déjà 4km linéaires à pilonner. Les chances pour que le premier tir soit sur le Caesar sont très faibles…
      (si on prend l’hypothèse du dessus, et un rayon de 10m autour de l’impact, vous arrivez à 1 chance sur 200 au mieux de le toucher… Et ça c’est sans considérer des virages sur une route qui la rallongent, sans considérer le fait qu’il peut aussi se déplacer en dehors des routes,…).
      Les obus guidés par GPS existent (M982 Excalibur) dont l’intérêt est la précision accrue de la munition, généralement utile et utilisé dans les opérations qui visent à atteindre un objectif en zone urbaine (zone où il faut éviter les dommages civils).
      Et sinon, il y a des roquettes de 155mm qui peuvent être tirées depuis un canon d’artillerie et qui elles sont guidées par laser (utilisation possible de drone pour marquer la cible).
      Le M712, le système SMArt et Bofors 155 Bonus (utilisé par l’armée français).

  12. tschok dit :

    Dites les mecs…
    .
    Je sais pas si vous avez compris, mais les mots clés à rechercher sur le net c’est soft recoil system, ADIM, etc.
    .
    On n’est pas en train de réinventer la chenillette de Bir Hakeim, ou le duel roue chenilles, ou Archer vs Caesar, ou les canons sans recul.
    .
    Zêtes cons oukoi?

  13. lxm dit :

    Je ne sais pas s’il y a un artilleur ici, mais si on parle d’artillerie longue distance, il faut réajuster le tir à cause des vents( et des couches de l’atmosphère), il faut donc quelqu’un qui soit proche de la cible qui communique le décalage( comme un drone ou un satellite ou une équipe camouflée).
    Je ne sais pas si les calculateurs se basent sur une position fixe de tir d’artillerie( on tire on attend le compte-rendu on retire s’il faut reajuster) ou prennent en compte à chaque fois la nouvelle position( on tire, on se barre en attendant le compte-rendu, on se replace et re-tire toujours sur la même cible mais d’une position différente) qui doit donc nécessiter un nouveau ré-ajustage démentiel puisque les vents ont changé à chaque nouvelle position( il faut donc prendre en compte tous les calculs des positions précédentes tout en sachant que le temps les rend progressivement obsolète).

    • dolgan dit :

      La précision du Caesar repose en grande partie sur les systèmes (station météo par exemple) qui l’alimentent en données et permettent ces corrections (automatiques , merci l’informatique) de trajectoires.

  14. Orior1638 dit :

    Le 155 américain a été allégé au maximum (avec notamment des alliages en titane) afin de le rendre facilement transportable par hélico.
    Les français, conscients de ne pas avoir des hélicos à revendre ont fait le choix d’un transport plus simple.
    C’est juste une adaptation aux capacités logistiques.

    • tschok dit :

      Il est allégé parce que le système de recul est 4 fois plus efficace qu’un système standard (c’est le soft recoil system, ou recul souple).
      .
      Donc, on peut alléger la structure du véhicule puisque les contraintes sont moindres.
      .
      Ce qui veut donc dire:
      – qu’on peut augmenter sa mobilité opérative et tactique,
      – ou employer l’économie de masse réalisée sur la structure pour améliorer le blindage ou d’autres capacités (plus de munitions par exemple, ou l’ajout d’un système de chargement automatisé),
      – ou mettre une pièce d’artillerie de gros calibre sur un petit véhicule,
      – ou garantir à son client que le châssis ne va pas partir en morceaux après x tirs,
      – ou obtenir une plateforme plus stable au moment du tir, ce qui procure une meilleure précision, ce qui est un gain appréciable lorsqu’on utilise des obus non-guidés.
      .
      Le soft recoil system était peut-être le sujet du post. Maintenant, on est cocorico, donc on va se focaliser sur la célébration du Caesar, en laissant de côté cet aspect intéressant. Après tout, je vois pas en quoi la guerre nous obligerait à être curieux. Surtout s’il s’agit de s’informer sur une innovation qui permet d’installer une pièce de 155 sur un camion de 5 tonnes.
      .
      https://patents.google.com/patent/US20120266747A1/en
      .
      http://www.mandusgroup.com/news.php?topic=details&ni=15
      .
      http://www.freepatentsonline.com/9115946.html
      .
      Le principe de base du système consiste à répartir la dispersion de la force sur un temps plus long et une distance plus grande.
      .
      On y arrive comme ça: In a soft recoil system, the recoiling parts are accelerated forward prior to the firing of the round by an internal gas spring. When the round is fired, nearly half of the energy of the round is used to stop the forward motion of the recoiling parts and the remaining energy is used to force the recoiling parts rearward, recompressing the gas spring. The recoiling parts are then captured by a latch in preparation for the next firing. This use of momentum exchange and energy conservation by the soft recoil technique results in recoil force reductions as high as 75% when compared to conventional recoil systems.
      .
      En gros, avant le départ du tir, on accélère vers l’avant les éléments qui, ensuite absorberont le recul. La force de recul est donc employée pour freiner cette inertie, à hauteur de la moitié environ. Le reste de la force est ensuite dispersé pour réamorcer le système. Le tout permet de réduire la force du recul de 75%.

  15. Midas le voltigeur dit :

    @nexterienxe
    « si j etais pilonne par un caesar »,
    on est rarement pilone deux fois par un caesar ,si tu avais ete pilone tu aurais disparu ,le caesar est tres precis ,nos carte aussi.

  16. patexp dit :

    Un dispositif relativement simple, économique à l’usage en plus d’être souple et très efficace. L’ADN du système D à la française en somme !

  17. gabuzomeu dit :

    Un poil hors sujet, une démo du 8×8 : https://www.youtube.com/watch?v=eFSZigjP5ew