Barkhane : De nouveaux kits sanitaires ont été mis au point pour les VBCI et les VAB Ultima

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

10 contributions

  1. Carin dit :

    C’est bien d’y penser… le personnel soignant mérite le même blindage que les guerriers.

  2. Sempre en Davant dit :

    La thanatopraxie des véhicules blindés est elle une priorité pour le SSA?
    .
    Ne pas exercer dans un cercueil à roulette pourrait agir sur les vocations!
    C’est donc une bonne nouvelle que de voir améliorer la protection des soignants et des soignés.
    .
    Cependant, puisqu’au US il semble qu’il y ait des MRAP partout est’il budgétairement intelligent de détourner nos rares moyens de combats?
    Si l’on peut abandonner (détruit bien sur) un véhicule protégé en cas de panne, tant son prix est dérisoire, faut’il perdre son temps a bricoler des VAB ultima???
    .
    Que nos industries de défense investissent c’est très bien. Sauf quand elles ne travaillent que sur des engins que ne connaissent que les miloufs et les lecteurs de « la vie de l’auto »…

  3. erer dit :

    Initiative intéressante, mais j’ai souvenir que Nexter a crée une variante SAN du VBCI .
    Voir ici : http://mblogthumb4.phinf.naver.net/20150814_79/leftcore_1439551150991kBVYp_JPEG/vbcivariant.jpg?type=w2

  4. tschok dit :

    Le principe du Boxer, c’est qu’il a des modules et le principe du VBCI, c’est qu’il a des kits.
    .
    Le boxer est disponible avec un module sanitaire et, dorénavant, le VBCI a un kit sanitaire.
    .
    On va maintenant voir laquelle de ces deux logiques est la meilleure.
    .
    Premières impressions: « la prise en main de ce nouveau kit sanitaire a été un peu compliquée, notamment au niveau du « brancardage » qui est « assez technique », a confié un médecin du ROLE 1 de Gao. « Avec de l’entrainement cela ne devrait pas poser de problème », a-t-il assuré »
    .
    D’accord. Donc la logique kit, c’est beaucoup d’entrainement, parce que le brancardage est technique (« technique » ça veut dire chiant et pas pratique en langage militaire). Mais bon, on va se démerder parce qu’on a pas le choix et ce kit c’est mieux que rien. Et c’est mieux que ce qu’il y a avait avant.
    .
    Maintenant, le module sanitaire du Boxer, il est comment? Il est « technique »? Ou il est simplement efficace? Conçu pour dès le départ pour faire ce qu’il a à faire, peut-être?
    .
    Oui, parce que transformer un véhicule de combat en ambulance bloc opératoire d’urgence, dit comme ça, c’est pas évident. Nexter a d’ailleurs développé une version sanitaire spécifique du VBCI. Mais je n’ai pas vu de commande de cette version par l’armée française, pour qui le sanitaire protégé ne passe pas par l’adoption d’un véhicule spécifique, mais par l’adaptation d’un véhicule de combat existant.

    • Polymères dit :

      On reste quand même dans une perspective temporaire, l’avenir du SAN blindé remplaçant le VAB SAN ce sera le VBMR.
      Le comparatif avec le Boxer n’a pas lieu d’être et c’est juste vouloir chercher un exemple pour critiquer une adaptation arrière d’un VBCI.
      On ne cherche pas une salle opératoire ambulante, mais de quoi stabiliser l’état d’un ou plusieurs blessés le temps qu’un hélico arrive pour faire une EVASAN vers le rôle 2/3.
      .
      Attendons de voir le VBMR SAN avant de vouloir imaginer que cette adaptation d’urgence, à petit niveau pour les opex, comme étant la finalité.
      D’ailleurs quand on regarde le Boxer qu’on aime comparer au VBCI chez nous, on constate bien que chez les allemands, comme les néerlandais, le Boxer à le rôle du VBMR chez nous. Le VBCI reste un véhicule de combat d’infanterie avec un certain nombre en version poste de commandement , non, nous ne l’avons pas acheté dans des versions SAN car il n’était pas prévu pour, le VBMR devant succéder au VAB…

      • tschok dit :

        @Polymères,
        .
        Je connais très bien l’argumentation qui consiste à dire que toute comparaison boxer/VBCI est dépourvue d’objet, les deux véhicules n’occupant pas la même place dans la structure des forces françaises et étrangères qui les emploient respectivement.
        .
        Reste que les deux véhicules se ressemblent étrangement, qu’ils ont une parenté commune (le programme VBM, M pour « modulaire », justement) et des performance voisines. Les Britanniques ont d’ailleurs eu l’idée – qui est donc saugrenue, si je comprends bien – de les mettre en concurrence dans le cadre du programme FRES, avant de les écarter tous les deux.
        .
        Je saisis ce que vous dites: il y a un dogme français qui rend d’avance caduque toute comparaison entre les deux; ok, j’en fais pas un plat.
        .
        Mais moi je fais quand même la comparaison, parce que je trouve qu’il y a lieu de la faire dans le monde réel. Et par ailleurs, le VBCI supporte très bien cette comparaison. Donc, je ne vois pas pourquoi je devrais me priver de la faire.
        .
        J’ai également saisi que l’évacuation sanitaire protégée est une « priorité à petit niveau » essentiellement Opex et non une « finalité. » C’est effectivement à l’armée de définir le niveau de ses priorités et de se débrouiller avec ses ayants-droits.
        .
        Fondamentalement, ce kit doit être très bien. Mais si, comme le redoute je ne sais plus quel général, on se dirige vers des combats de plus forte intensité, je suggèrerais très humblement de faire du sanitaire protégé une « finalité ». J’espère que le VBMR répondra à cette « finalité »…

    • nexterience dit :

      La conception par modules du Boxer a l’inconvénient d’alourdir le véhicule, par nécessité de double chassis.
      Pour juger, il faut comparer les projets en globalité et non juste un détail. On n’est pas au PMU, tschok.

  5. tschok dit :

    @Posteur,
    .
    Com HS.
    .
    Vous affirmiez sous un autre fil de dial que « Les français savent faire de bon moteurs (bon la SACM est morte si on peut dire mais bon) ».
    .
    Pour moi, depuis 2004, on a plus d’industriel en France capable de mettre un moteur français de 1.500 ch et plus sous le capot d’un char: https://www.usinenouvelle.com/article/wartsila-solde-sa-production-en-france.N41459
    .
    Depuis, le site de Surgères assure l’entretien du moteur:https://www.sudouest.fr/2014/04/04/entrepreneurs-d-ici-chez-wartsila-1515204-1626.php
    .
    Trouvez moi un industriel français qui sait faire un moteur de char de 1.500 ch et plus et on en reparle sérieusement, parce que pour l’instant vous êtes plus dans le performatif que dans la démonstration, et vos prétendus arguments ne valent que pet de lapin et roupie de sansonnet.
    .
    Le sujet du moteur ne se néglige pas. Tout le monde n’arrive pas à en produire. Les Sud-Coréens en ont fait l’amère expérience avec leur K2, comme le raconte Pierre Petit dans la fiche technique consacrée à ce char (DSI n°115). Rencontrant des difficultés dans la mise au point du GMP, les Sud-Coréens ont été contraints de s’adresser à MTU pour équiper la première tranche des chars mis en production. Pierre Petit parle de « camouflet » infligée à l’industrie sud-coréenne.
    .
    Vu que nous n’avons même plus une seule usine en France pour produire ces moteurs assez complexes, voulez-vous bien me dire comment vous comptez propulser 60 tonnes d’acier à 70km/h sur les champs de bataille du futur? Avec une voile?
    .
    A moins d’envisager une propulsion hybride est une rupture technologique française victorieuse dans ce domaine, je ne vois personne pour l’instant. J’insiste: un moteur de char, c’est pas un moteur de sardinier breton. Tout le monde ne sait pas en faire. Pour l’instant, en France, on ne sait pas. Mais les Allemands, si. Les Américains, les Japonais, les Ukrainiens, les Britanniques, les Russes aussi, mais nous, non.
    .
    Pour le moteur du K2, c’est Doosan Infracore et STX Engine. Des motoristes installés. Le « pack power » du char a pris 5 ans de retard: initialement prévu pour 2010, déclaré opérationnel en mars 2015. Il y a donc un risque industriel, même quand on confie le bébé à des industriels confirmés.
    .
    A vous lire.

    • ScopeWizard dit :

      @tschok
      .
      « Pour moi, depuis 2004, on a plus d’industriel en France capable de mettre un moteur français de 1.500 ch et plus sous le capot d’un char: »
      .
      2004 à 2018 , ça ne fait qu’ un laps de temps de 14 ans bientôt 15 , ce n’ est pas énorme ; le savoir-faire existe donc toujours , des gens compétents sont toujours parmi nous , ce qu’ il faut c’ est donc un projet , des moyens financiers , et une volonté politique afin de réactiver tout ça si besoin était , ce YAKAFOKON est clairement ce qui nous manque ………….
      Mais n’ affirmez pas pour autant que personne en France ne serait capable de concevoir un moteur de char de grande puissance , parce que dit comme ça , c’ est faux et mensonger ou alors prouvez-le .

    • nexterience dit :

      C’est plus une question de coûts que de compétences.
      Un moteur de Leclerc est très pointu, voire trop, vu au nombre de ses capteurs et de sa suralimentation très forte avec turbine auxiliaire intégrée.
      Un moteur MTU offre moins de couple, de souplesse mais plus d’ efficience avec une technologie traditionnelle, comparable aux moteurs de camion.
      .
      Aujourd’hui, même Renault fabrique ses moteurs en commun avec Nissan. Ce n’est pas par manque de compétences mais par rationalité économique.
      Effectivement, sur le territoire, on sait faire (un moteur diesel auto est aussi pointu tant par les exigences en pollution qu’en performances spécifiques) mais on ne le fait faute de viabilité économique.
      A noter que le moteur du futur char sera peut-être hybride (avantages en IR et en appoint énergie), ce qui est dans les cordes de MTU:
      https://www.mtu-online.com/hybrid/