Comment la Marine nationale surveille les câbles sous-marins de communication?

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28 contributions

  1. Hermes dit :

    C’est là que les projets tel que Starlink prennent un enjeu stratégique.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Starlink_(satellite_constellation)
    .
    L’avantage de starlink, c’est d’offrir une quantité de plateforme importante, et une capacité de « noyer dans la masse » des données sensible, en bref faire en satellite plus ou moins ce qui se fait en terrestre.

    • Yanna dit :

      Le problème du satellite c’est la latence. Elle peut être réduite si le système est déployé en orbite basse mais là il faut une constellation.

      • Hermes dit :

        D’où l’intérêt de regarder les liens…
        Starlink, c’est 12000 satellites…
        De plus, la latence, concrètement, rien à carrer pour naviguer sur le web, échanger des données, ou même regarder son porno du weekend.

    • Deniz dit :

      Mais niveau performance, je crois qu’actuellement il n’y a pas mieux que la fibre optique.
      Et comme toute entreprise privée, elle peut avoir des failles de sécurité. Le problème est, qu’étant américaine, l’oncle Sam est le mieux placé pour avoir connaissance de ces failles en premier …
      Et j’ai les mêmes doutes pour les entreprises d’autres nations. Comme ces autres nations peuvent en avoir sur Orange et Alcatel …

      • Hermes dit :

        Je mentionne Starlink à titre d’exemple.
        .
        Bien sûr que la performance de la fibre est supérieur, ici je ne parle que de la possibilité de redondance en cas d’attaque du réseau fibre grâce à une constellation massive.

  2. Faublas dit :

    Amusant, mais intercepter des câbles à grande profondeur, est-ce l’enjeu, et il est réservé à qui a les moyens techniques (peu de pays l’ont) ? les points d’atterrissage sont beaucoup sensibles car accessibles. Il serait intéressant de savoir ce qui est fait, vu que ces points sont indiqués sur les cartes marines avec interface-diction de chalutage et mouillage. Un acte terroriste est beaucoup plus à envisager en ces endroits qu’une attaque dans les grands fonds.

    • dolgan dit :

      Très près de la côte, c’est bien protégé et surveillé.
      .
      Un peu plus loin, c’est enterré mais tout à fait à portée d’une ancre trainée comme il faut pas. ça arrive régulièrement.

    • Hermes dit :

      Sachant qu’aux dernières nouvelles, seuls 5 pays avaient des capacités(pas nécessairement technique, juste investis) pour aller dans les très grandes profondeurs… (US, France, Russie, Chine, Japon)

      • Alain d dit :

        Certainement la Norvège et l’Italie……
        Toutes les nations qui sont très bonnes dans l’offshore et le pétrole plongent très profond.

        • Hermes dit :

          J’ai pas trop suivis, mais jusqu’en 2011 en tout cas, il n’y avait que 5 pays disposant de soum capable de plonger en « très profond » (plus de 3000m)
          .
          Les sous marins FR/US/Nippon sont très souvent loué/prêté.
          .
          Pas dit que l’offshore nécessite d’aller aussi profond (tout du moins tant que ca n’est pas rentable)

    • sergeat dit :

      La menace existe,mais ce qui m’étonne c’est que l’on ne parle pas des connections pouvant être faites par « nos amis » et ainsi espionner nos industries,informations financières,……un opérateur de ces câbles m’ayant expliqué que cela existe et qu’il semblerait que « nos amis » ont l’expertise et la technologie pour le faire,le font ils?

      • Hermes dit :

        « nos amis »
        N’ont pas besoin d’aller chercher les câbles sous l’océan.
        .
        « Ecouter » un câble de fibre transcontinental, c’est, pas impossible dans l’absolu, mais extrêmement complexe (Tellement que je doute que ce soit réalisable et si c’était le cas, j’aimerais réellement voir la procédure(), contrairement au cuivre qui lui peut réellement être écouté), d’autant qu’il faut que l’écoute se fasse sur tous les câbles afin d’assurer d’intercepter les données.
        Ensuite faut être à même de les analyser, ce qu’un sous marin ne peut pas faire, tu ne peux juste pas traiter l’ensemble du flux de données, c’est impensable.
        Donc ça veut dire quoi, les transmettres ? Euh, pas impossible, hautement improbable… Toujours pareil, la quantité de données freine totalement l’idée.
        .
        Bref, les câbles de fibre, on les cartographie, on se tient prêt à les couper, mais s’amuser à aller les écouter, bof bof.

        • sergeat dit :

          je crois que vous n’avez pas compris mon propos, »l’écoute » peut se faire en approche terrestre donc dans un offshore peu profond donc pas besoin de sous marin,mais d’une déviation virtuelle du câble pouvant récupéré tout le flux d’information;

          • Hermes dit :

            Ca change rien au problème de base…
            .
            Même en station terrestre (quoi que ça simplifie la mise en oeuvre).
            .
            Un câble de fibre, a moins d’une solution inconnu, il faut le sectionner pour intercepter les données en transit…
            Et même si on intercepte les données, il faut pouvoir les traiter.

  3. mantra dit :

    Les BS-64 Podmoskovye et du BS-136 Orenburg ne sont pas des sous-marins espions à proprement parler. Ce sont en fait des porteurs pour des sous-marins plus spécialisés comme le Losharik évoqué

  4. Vince dit :

    « Si l’un d’eux venait à être saboté, les conséquences économiques seraient incalculables. »
    .
    Il arrive très fréquemment que des câbles sous-marins soient sectionnés, par chalutier notamment. Ce n’est pas la fin du monde pour autant, il existe de nombreux câbles en parrallèle pour prendre la charge. Ensuite pour mettre hors service tous les liens Europe-Us par ex, bon courage vu le nombre de câbles transtlantiques, ou via l’Asie. Enfin en cas de gros pépin, on « ferme » youtube/netflix/facebook et ça fait pas moins de la moitié du trafic internet purgé. Le plus « simple » est de s’attaquer aux stations terrestres d’arivée/départ de câbles.
    .
    Quant à « écouter » un câble sous-marin, vu le volume de traffic qui passe indifféremment dessus, qui plus est crypté, c’est chercher les complications (à moins de s’appeler la Corée du Nord et de n’avoir qu’un pauvre câble de sortie et un seul abonné derrière). Là aussi tout se fait plus facilement sur les stations terrestres. C’est plus comme dans le temps des câbles cuivre.

    • Faublas dit :

      Exact, les infos intéressantes sont noyées dans la masse des paquets circulants, et l’interception demande des moyens qu’on ne peut mettre en oeuvre dans les profondeurs. Mais, effectivement, le risque va sur les « concentrateurs » à terre qui relaient les câbles. Quant aux accidents et coupures, s’ils arrivent fréquemment, pas d’impact vu que les systèmes sont redondants.

      • J2C dit :

        Les infos intéressantes sont noyées dans la masse. Oui , mais
        Il est évident que la volumétrie du contenu est colossale, mais les métadatas sont tout aussi intéressants. En gros , elles vont correspondre aux IPs source et Destinations des sessions TCP, (par la connexion à un site web, …), couplés avec de l’horodatage on peut faire une cartographie des relations entre PC, serveurs ET dans le temps. Ce peut etre interessant pour comprendre le comportement d’une cible.
        Mais c’est vrai que sous l’eau, ce n’est pas pratique de récupérer les datas.
        Peut être le rôle d’un drone ?
        A ma connaissance la pose d’une bretelle pour écouter un cable optique nécessite une rupture de celui-ci , je pense que des alertes seraient remontées , mais pour servir à quoi ?. arriver à identifier la rupture sur les 4500km de cable , je doute.

        • Vince dit :

          « A ma connaissance la pose d’une bretelle pour écouter un cable optique nécessite une rupture de celui-ci. »
          .
          Pas obligatoirement : au niveau « civil », une « simple » pince sur la fibre suffit. Après la structure d’un câble optique sous-marin est telle que c’est mission quasi impossible. En plus tous ces câbles transportent le courant 12kv) sur une longue distance pour alimenter les répéteurs. Faudrait donc s’attaquer à ces boitiers de régénération du signal (répéteurs – tous les 100kms). Tous ces trucs sont durcis pour résister à des pressions -> -8000m. (cf https://networks.nokia.com/solutions/submarine-networks)
          .
          Une opération « ivy bell » vaudrait peut-être le coup pour des câbles optiques étatiques ou assimilés ultra sensibles ; par ex. des câbles qui seraient possédés et opérés de bout en bout par l’Otan. Je ne sais pas si ça existe.

        • Hermes dit :

          Sur les segments cuivre ils arrivaient à déterminer l’emplacement de la rupture ou des dégâts(a plus ou 100m de mémoire) grâce au « bruit ».
          .
          Sur les câbles de fibre, j’ai aucune idée de comment c’est fait…
          Peut être des sections de 1000m(au pif) avec un transpondeur pour au moins cibler plus ou moins ?

    • PK dit :

      « Enfin en cas de gros pépin, on « ferme » youtube/netflix/facebook et ça fait pas moins de la moitié du trafic internet purgé. ».
      .
      LOL.
      .
      Vu que le cul représente aujourd’hui les 2/3 du trafic d’internet, il va falloir fermer autre chose pour dégorger les poireaux, pardon, les tuyaux 😀

  5. dolgan dit :

    «  »Si l’un d’eux venait à être saboté, les conséquences économiques seraient incalculables. » »
    .
    LOL. Des cables sont régulièrement cassés par accident. Leur réparation est couteuse, mais c’est une opération de routine, elle est donc parfaitement calculée.
    .
    Il est impossible (sauf via le renseignement ou en stoppant tout traffic maritime), d’empêcher un sabotage. Pour couper un cable, il vous faut un navire commercial et une ancre…
    .
    L’enjeu c’est la protection des données.

  6. jyb dit :

    Les russes ont une « direction spéciale des moyens de plongée profonde » qui ne dépend pas directement ou uniquement de la marine. Si le losharik peut operer à 2500 mètres, d’autres « projekt »
    opère déjà à 6000 mètres.

  7. Le Glaive dit :

    Toujours les Russes ! Sur 10 sujets évoqués sur cette page, six constituent, à termes plus ou moins couverts, des mises en cause de la Russie, ic et là, et quasiment sur tous les sujets .
    Je pense que la « démonstration » , par son effet accumulatif et récurrent, est bien passée auprès d’un public particulièrement réceptif tel qu’on peut l’observer ici .. En gros : les Russes sont partout, ils sont agressifs partout et ils menacent tout le monde .
    Je me souviens du film  » Elle voit des nains partout », qui avait, lui , le double avantage d’être une fiction assumée, et d’avoir un but distractif et non pas anxyogène et complotiste.

    • Hermes dit :

      Sauf que, le sabotage et l’écoute entre les USA et l’Europe, il n’y a que Russe et Chinois qui en ont les capacités.
      .
      Et que si un acteur appartenant a un des 2 bouts des câbles (US ou UE) ait envie d’écouter, bah… il va aller le faire dans les stations sur terre, pas dans un câble en mer…
      .
      Bref au delà de l’aspect technique de la chose, il n’y a concrètement que 2 nations apte à remplir cette mission, l’une n’ayant que faiblement les moyens d’envoyer des bâtiments durablement dans ces zones sans attirer l’attention… ne reste que la Russie… CQFD

  8. themistocles dit :

    Elle est presque plausible quand elle sculpte la fumée….

  9. badegames dit :

    mettez leur des ailes à vos câbles (LOL)avec des petits drones chargé de soulever ,et en plus cela fera marcher le commerce comme disait ma grand mère,à bientôt pour la prochaine blague idiote (lol)