Le général Lavigne veut s’inspirer de la Royal Air Force pour mettre en place un programme de « cadets de l’Air »

Dans un rapport publié en décembre 2015, deux députés, à savoir Marianne Dubois et Joaquim Pueyo, proposèrent de supprimer la « Journée Défense Citoyenneté » [JDC] et de généraliser, à la place, le programme des « cadets de la défense » en s’inspirant des dispositifs en vigueur au Canada et au Royaume-Uni.

Ainsi, s’agissant du système canadien, environ 50.000 adolescents ont la possibilité d’intégrer le « Mouvement des cadets », organisé selon 3 branches (Aviation, Marine, Armée). Encadrés par 5.000 militaires, ces jeunes se voient proposer des activités en rapport avec le domaine qu’ils ont choisi, comme la navigation maritime, l’initiation à l’aéronautique, etc.

Finalement, la proposition des deux parlementaires ne fut pas retenue. Et le choix d’un « Service national universel », au sujet duquel il y a beaucoup de tâtonnements, a été validé. L’on n’avait donc plus entendu parler de ce programme de « cadets de la Défense » jusqu’à ce que le chef d’état-major de l’armée de l’Air [CEMAA], le général Philippe Lavigne, le mette à nouveau sur la table.

Après avoir rappelé, lors de sa première audition par les députés, que « l’engagement pour la jeunesse constitue un axe d’effort important et permanent de l’armée de l’Air, afin d’entretenir l’esprit de défense et de fortifier le lien armée-nation », le général Lavigne entend aller plus loin encore que les dispositifs issus du plan ‘Égalité des chances’, le service militaire volontaire et le brevet d’initiation aéronautique.

« Je crois cependant qu’il reste encore des pistes à explorer pour accompagner cette jeunesse, grâce à l’émerveillement que suscite l’aéronautique. Inspirons-nous, par exemple, de nos amis britanniques et des Royal Air Force Air Cadets », a en effet lancé le CEMAA.

Au Royaume-Uni, « chaque année, entre 30.000 et 50.000 jeunes d’une classe d’âge conduisent, dès l’âge de douze ans, des activités aéronautiques, de vol, sportives, et participent à des camps au sein de 1.000 escadrons d’ancrage local dans la Royal Air Force », a expliqué le général Lavigne. Aussi, a-t-il continué, « je souhaite proposer une organisation inspirée de ce modèle, qui pourrait s’appuyer notamment sur des encadrants volontaires, dans leur temps d’engagement que prévoit la deuxième phase du service national universel. »

Évidemment, à l’heure où l’armée de l’Air a des soucis d’attractivité, le CEMAA ne perd « pas de vue que cette jeunesse constitue aussi une opportunité de recrutement. » Seulement, se pose la question de l’encadrement, alors que l’on manque d’aviateurs…

« Pourront s’impliquer des militaires d’active – leur nombre n’est pas extensible – des militaires de réserve et des personnes qui, à l’issue de leur SNU, souhaiteraient poursuivre leur engagement au service de la France. C’est du moins la proposition que je ferai. Ces personnes, dans la seconde phase du SNU, pourraient assurer un encadrement. Je proposerai donc l’organisation de cette seconde phase au service de nos cadets de l’air », a expliqué le général Lavigne, qui estime par ailleurs qu’il faudrait un « lien encore plus fort » avec « tous nos aéroclubs car toute ne peut être menée qu’au niveau local. » Comme au temps de l’aviation du Populaire, il y a plus de 80 ans? Cela étant, il y a un aspect que le CEMAA n’a pas abordé : celui du financement d’un tel dispositif…

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