L’armée de l’Air a une « dette organique de formation » à l’égard de ses pilotes de combat

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16 contributions

  1. Albe dit :

    « Second cercle », Mouai ! Qu’est ce qu’on inventerait pas pour ne pas perdre la solde à l’air …
    Comme judicieusement souligné dans l’article, cette mesure est discutable en terme d’efficacité.
    Si en effet cette mesure n’a pas été mise en oeuvre, c’est bien que le risque est trop élevé de confier un avion et une mission à du personnel aux automatisme douteux. Qui plus est, cette mesure de »second cercle » est consommatrice, pour rien, de potentiel en heure de vol est ce au détriment des pilotes de « premier cercle ».
    Je ne pense pas que le BEAD, en cas d’accident, arrivera à justifier que la solde à l’air est gage de compétence … Tout n’est que question d’arguments, arguments frauduleux mais semble t’il suffisement convaincant !
    Cette mascarade financière et opérationnelle n’a qu’assez durée …

    • Roger dit :

      Pas besoin d’inventer !
      Les pilotes qui ne sont plus en unité operationnelle continuent à toucher la solde à l’air, sous réserve qu’ils fassent une vingtaine d’heures de vol dans l’année. Ainsi, un pilote de chasse embarquant sur un TBM ou dans un C135, EN TANT QUE PASSAGERS, engrange des heures ! Certains volent même sur des planeurs pour faire des heures.
      Bien qu’un général s’était fait dénoncer par le canard enchaîné, les privilèges demeurent !!!

  2. petitjean dit :

    Si je comprends bien, tous nos pilotes n’ont pas le même niveau ou, en tout cas, n’ont pas reçu les mêmes formations !!??
    quid du « second cercle », qui est composé de combien de pilotes ? (secret défense ?)
    Il est vrai que dans le ciel de France on entend peu la chasse contrairement à une époque….que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre. (Je sais qu’ils s’entrainent aussi aux USA)
    le plan « Cognac 2016 » date de …….2016 ! Pas encore apliqué ??
    « dette organique de formation »
    « en termes de différenciation »
    que c’est joliment dit
    En cas de grosse confrontation, tous nos pilotes ne seraient-ils pas au top ? (il me semble que l’OTAN préconise un certain nombre d’heures de vol par an pour que les pilotes, justement, soient au top : l’appliquons nous ? )
    On ne s’énerve pas, c’est juste qqs réflexions…………………………..

  3. Alain d dit :

    FOMEDEC.
    A la lecture, 1ère réflexion : c’est du grand n’importe quoi !
    Bon, je repasse demain…….. la nuit porte conseil.

  4. tartempion dit :

    En 1939 , l’armée française s’est aperçue qu’elle possédait en moyenne une paire de brodequin et un fusil par homme mobilisé , aujourd’hui on se rencontre qu’il y a 10 pilotes pour 1 avion et si on prend en compte leur taux d’indisponibilité on arrive à 30 pilotes par coucou de quoi créer un niveau à 4 voir 5 cercles de pilote ….

  5. CortoM dit :

    C’est exactement ce qu’ont fait les Russes lorsqu’ils sont tombés aux plus bas de leurs capacités dans les années 2000, maintenir un effectif minimum d’équipages et d’appareils en état opérationnel, leur réserver les moyens et les potentiels d’avions, les autres trop jeunes ou trop vieux faisant du simulateur, les appareils stockés en attendant des jours meilleurs ou cannibalisés.
    Puis « surgit un cavalier hors de la nuit, et court vers l’aventure au galop… », mais vous connaissez la chanson.

  6. Jm dit :

    Monsieur TARTEMPION
    Parlez de ce que vous connaissez.
    Votre analyse est fantaisiste et totalement fausse.
    Par contre, il se pourrait, on pourrait, peut-être, on fera, j’envisage, sera…..
    Tout ça, c’est bien joli, mais dans l’immédiat, rien de concret depuis non pas 2016 mais 1998.

  7. Schwarzwald dit :

    Voilà l’intérêt de pas se débarrasser trop vite de nos mirages 2000, vaut mieux se faire la main et continuer à la garder sur de vieux avions de chasse plutot qu’un machin à helices qui n’a pas les mêmes accélérations, etc …
    La réflexion également d’avoir des avions à réacteurs « cheap » comme des pseudos F-5 ce serait pas mal, à voir le cout entre achat-entretien-cout à l’heure de vol.
    Une autre réflexion est à avoir comme j’ai vu en commentaire sur un autre article : avoir des avions de « seconde ligne » pour l’appui au sol qui soient à hélice genre le super-Tucano, ça évite de faire voler des rafales ou des 2000 à des endroits qui ne le nécessitent pas.

  8. John Doe dit :

    Je suis pilote de chasse, opérationnel, du « 1er cercle » donc (terme qui n’est pas utilisé dans les forces), et je cumule une trentaine d’heures de vol sur les 6 derniers mois en étant dans un escadron de chasse. Alors oui peut parler de dette, ou de gouffre, merci les nombreuses PO où ca ne vole pas, les nombreux postes OPEX/OPINT où ca ne vole pas, où des PN (personnel naviguant) chasse sont « nécessaires » et systématiquement recherchés, on peut se le permettre évidemment.

  9. Nathalie Doe dit :

    Je suis pilote de chasse, opérationnel, du « 1er cercle » donc (terme qui n’est pas utilisé dans les forces), et je cumule une trentaine d’heures de vol sur les 6 derniers mois en étant dans un escadron de chasse. Alors oui peut parler de dette, ou de gouffre même monsieur le CEMAA, merci pour les nombreuses PO où ca ne vole pas, pour les nombreux postes OPEX/OPINT où ca ne vole pas, et j’en passe.. il est vrai que les PNs chasse (personnel naviguant) sont « nécessaires » et incontournables pour tout et n’importe quoi, on a la ressource humaine pour se le permettre… ou pas.

  10. Lejys dit :

    Je ne suis pas spécialement séduit par ce concept, dont le fondement et l’objectif repose en grande partie sur des « économie budgétaires ». Or, les réformes initiées sur l’hôtel des économie budgétaire et de la rationalisation ne sont que rarement porteuses de bonnes choses pour les aspects opérationnels. Il n’y a qu’a regarder l’organisation, mise en place il y a une dizaine d’année, de la gestion de parc dans l’armée de terre ,qui cherche maintenant à en sortir. Pour autant, je suis encore moins fan des remarques et autres critiques publiées sur ce site. Alors, histoire de remettre en peu d’ordre, j’encourage les premiers intervenant à relire cet article sur la FOMEDEC: http://www.opex360.com/2015/10/20/le-general-lanata-espere-que-le-projet-cognac-2016-sera-effectif-au-plus-tard-en-2018/
    D’où quelques remarques/réponses en vrac aux premiers posts:
    – la FOMEDEC est un concept général, qui comprend la formation, les différents avions, l’organisation, etc;
    – ça ne repose en rien sur la conservation de la prime à l’air (plusieurs milliers d’euros ) mais sur le coût de l’heure de vol des avions de combats (plusieurs dizaines de millions d’euros), leur disponibilité et la conservation des potentiels avions;
    – les pilotes du second cercle devraient être des « anciens pilotes, titulaires de toutes leur qualifications, et qui devraient voler environ 200h/an pour conserver le standard OTAN. Les faire voler 40 h/an sur avion de combats, tout en leur attribuant de nombreuses heures sur simulateur et avions d’entrainement pour maintenir à minima (en théorie du moins) leurs compétences, permet de réduire fortement la facture. Et en cas de besoins, en quelques heures de vols ils pourraient (là encore selon le concept FOMEDEC) retrouver leurs pleines compétences sur avion de combat et (re)partir en OPEX;
    – on est pas à 10 pilotes par avion, bien au contraire, relisez l’article: à cause du nombre d’OPEX actuelles, le CEMAA avait besoin de tous ses pilotes, donc que ceux du second cercles repassent dans le premier. Le contexte du moment n’a pas permis de mener à bien le projet FOMEDEC. En outre, il faut attendre la livraison de la flotte de Pilatus PC-21 et leur mise en service pour que cette formation soit effective.

    Bref, ce qu’il faut retenir la dedans c’est que le principe des deux cercles de pilotes est peut-être viable lorsque nos armées, avions et pilotes sont dans leur base, et qu’il n’y a presque pas d’OPEX. Or, là on voit qu’avec les OPEX actuelles et sans ce principe de différentiation on est déjà en surchauffe…ce qui interpelle, et laisse penser que cette organisation des deux cercles ne se fera pas. Mais le reste du programme FOMEDEC oui.

    • Albe dit :

      Mais bien sur ! Avec de tels raisonnements on peut tout envisager. L’impossible devient réalité et le prestidigitateur tient son tour. Si un pilote appartient au second cercle, c’est qu’il n’est plus un pilote comme tel, que la roue a tourné pour lui et de ce fait, qu’il n’y a plus de raison de le maintenir PN. Le pseudo désaccord de facade se veut être en réalité un accord implicite consistant à proposer des solutions à expérimenter, afin de maintenir contrairement à ce que vous annoncez, la solde à l’air du second cercle en ménageant le potentiel en heure de vol et en formation des pilotes du premier cercle. Mais in fine, rien ne changera, jamais le second cercle ne viendra renforcer le premier cercle. Le risque d’erreurs est beaucoup trop grand et les pilotes le savent très bien. Tout ce petit monde préserve ces acquis financiers et l’arnaque pérenne.

      • Je crois que certains font un « fixette » sur la solde à l’air.
        Je me permet de rappeler que dans l’administration le grade et l’ancienneté définissent un indice pour le montant de la solde.
        Lorsque l’on obtient des qualifications particulières, celles-ci sont indemnisées par des primes. C’est malheureux, mais c’est comme cela.
        C’est le cas de la solde à l’air.

  11. Robinson dit :

    Le carburant de l’AA est-il détaxé ?