Voulue par M. Macron, l’Initiative européenne d’intervention a désormais sa feuille de route

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17 contributions

  1. Stoltenberg dit :

    Bonne initiative. Sauf que, avec moins de 2% de PIB pour la défense (soit le niveau minimum de l’OTAN), cela ne va pas aller loin. Ceci étant dit, c’est une mesure purement théorique. En effet, ils vont parler de quoi? Du déploiement du matériel et des troupes qu’ils n’ont pas? La France devrait consacrer au moins 4% de son PIB pour les armements afin de se préparer à la prochaine guerre. Espérons qu’il n’y aura pas de prochaine guerre mais tout semble indiquer qu’il y en aura une. Si vis pacem para bellum.

  2. Sam dit :

    Un machin inutile de plus qui va pomper du fric. Merci mr le président !

    • Romulus dit :

      Oui créer des machins inutiles, c’est une vraie spécialité Française reconnue dans toute l’Europe, comme également :
      – la multiplication des commémorations où on invite le monde entier et où nos hommes politiques peuvent avoir leur quart d’heure de gloire à grand frais;
      – ou la création de nouvelles taxes et ensuite la création de nouveaux impôt pour rembourser ces taxes à ceux qui râlent.

  3. floco dit :

    Essayez de mélanger de l’eau et de l’huile…… diplomatiquement ( constitutions différentes) économiquement, j’en doute beaucoup, ( voir le reportage précédent de vente de A 400M « sous le manteau ») il faut donc réduire la voilure en matière de coopération…
    Je verrai plutôt un partage des tâches. La France et si possible l’Italie et l’Espagne s’occupent du sud, et l’Allemagne de l’Est.

    • ji_louis dit :

      Les polonais et les baltes ne font pas confiance aux allemand aux vues de leurs réactions passées face aux russes (et je ne ne parle pas d’il y a plus de 10 ans), ils préfèrent s’armer et se lier aux américains.

  4. Bricoleur dit :

    Le corps européen (CE) et la brigade franco-allemande ont été des créations politiques, soit un processus « top – down », qui ne prenait pas en compte les stratégies globales des pays membres. Les résultats opérationnels ont été très décevants ( j’ai fait partie du CE: un aimable club de linguistes capable d’organiser de beaux exercices, mais incapable d’agir en tant que tel en OPEX dans le monde réel ). L’IEI procède d’une démarche inverse: on demande aux états-majors (les opérationnels) de rechercher et … trouver les moyens d’agir ensemble selon différents scénarios, il s’agit bien là d’un processus « bottom – up » qui tient compte des différentes approches. Le chemin sera long et tortueux, mais il permettra de désigner avec acuité auprès des politiques les infléchissements à réaliser petit à petit, …. si la volonté des politiques signataires est toujours là !

  5. jyb dit :

    « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses moyens »
    Puisqu’il s’agit de réussite ou d’échec, de victoire ou de défaite mieux vaut adapter la mission à la finalité que la mission à la structure.
    Ce qui semble intéressant dans cette « initiative » c’est qu’elle prend le problème par les deux extrémités. On est déjà dans le pratique avec des opérations récentes, en cours ou des problèmes concrets et aussi dans le prospectif sur le niveau d’organisation qui va chapeauter ces missions.
    Point important : la présence des brits dans cette initiative malgré le brexit. On l’a vu la british army ( mais rn et raf aussi) craint le déclassement. L’iei est un argument de poids pour garder intact le programme de « force mobile » de la british army qui nous concerne (français) directement avec la force projetable interarmée (opérationnelle en 2019 ou 2020 ?)

  6. Auguste dit :

    Un machin de plus?.Je note qu’il n’y a pas de pays de l’ex-est dans cette IEI.Par contre il y a les Anglais et autres clients du F35.Autant dire que ce sera sous surveillance et contrôle US.

    • Léonard V dit :

      Si, il y a l’Estonie. À noter que des pays baltes, c’est ce pays qui nous aide le plus (à la hauteur de ses moyens limités), au Mali ou avant avec une équipe d’intervention à bord d’un bateau français dans l’opération Atalante. Mais c’est sûr que si on ne peut compter que sur l’Estonie à l’est pour participer à l’Europe de la défense hors OTAN, ça fait bien peu…

  7. wagdoox dit :

    Encore un truc politique qui n’aura aucun impact militaire.

  8. nexterience dit :

    Initiative qui représente l influence française militaire en Europe. Bien plus fonctionnelle que la vision allemande concentrée sur les mutualisations économiques ou industrielles plus intéressantes à court terme.
    .
    Comme le décrit le lien d’Auguste, c est là que se joue le leadership militaire entre les Allemagne et la France.
    .
    Vu la soudaineté des évènements stratégiques aux frontières européennes, son développement pourrait aller très vite.

  9. helaine jean pierre dit :

    Des  » initiatives  » communes , des armées communes ? Sans diplomatie commune c’est voué à l’échec. Les choses simples sont sans doute les plus ardues à assimiler.

    • MD dit :

      C’est aux militaires et aux états-majors de travailler ensemble. Sans attendre des  »initiatives » de la part de leurs diplomates et de leurs politiciens. De toute façon, dans leurs pays respectifs, comme ces derniers changent après chaque élection, rien n’avancera jamais si on les laissait faire. Mais çà, les civils ne le comprendront jamais.

  10. Lassithi dit :

    Ils se font plaisir, occupent l’espace médiatique et en même, font des coupes budgétaires.
    Parly ne sert à rien, cf son CV, c’est bien pour ça qu’elle est là.
    De toute façon l’UE est sous domination US, c’est dans les traités.
    L’Europe est un continent, pas un peuple, avant de penser à vouloir interoperer avec les autres, encore faut-il avoir la volonté de reconstruire notre outil de défense.
    Ce ne sera le cas que dans 3 ans, si tout va bien.

  11. Robinson dit :

    Quelle sera la langue de cette IEI ? l’américain ?