Les Forces aériennes de la gendarmerie n’envisagent pas de se doter à nouveau d’avions légers

L’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] regarde avec intérêt l’éventualité d’acquérir davantage d’avions légers pour assurer des missions à coût moindre par rapport au recours à des hélicoptères. Au moment de sa création, dans les années 1950, cette dernière disposaient de tels appareils, comme le Piper L-18, le Cessna L-19 où encore le Nord 3400 pour des vols de liaison et d’entraînement ainsi que pour le repérage de cibles pour l’artillerie, la reconnaissance, la surveillance, le ravitaillement, l’évacuation sanitaire et le transport de commandos.

Les Forces aériennes de la Gendarmerie nationale (FANG) ont également utilisé, entre 1972 et 1994, des avions légers tels que le Cessna U206F et le Nord 3400. Aussi a-t-elle étudié la possibilité de s’en procurer à nouveau.

Lors de l’audition du directeur de la Gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, par la commission de la Défense, à l’Assemblée, le député Thomas Gassilloud a évoqué le sujet.

« Les forces aériennes de la gendarmerie comptent actuellement quelque cinquante hélicoptères », a-t-il commencé par rappeler. « Dans les années 1990, elles comptaient également des avions légers, du type Cessna. Alors que ces avions sont plus robustes, moins chers, ont un plus grand rayon d’action et sont plus rapides, ils ont cependant été abandonnés. Compte tenu des missions de la gendarmerie, transport de personnes, observation…, ne serait-il pas pertinent de se doter à nouveau d’avions de ce type? », a en effet demandé le parlementaire.

Selon le général Lizurey, une étude a été menée pour voir s’il était pertinent pour les FANG d’utiliser des avions légers « dans le cadre du dispositif ultramarin de la gendarmerie. »

Finalement, a indiqué le DGGN, il en est ressorti qu’une « telle dotation ne répondrait nullement aux besoins de la gendarmerie et engendrerait des difficultés supérieures aux bénéfices espérés pour le ministère de l’Intérieur. »

Ainsi, parmi les inconvénients, le général Lizurey a évoqué « l’absence de ressources en pilotes d’avion, obligeant à leur faire suivre une formation dispendieuse en temps et en argent », « l’absence d’infrastructures adaptées et de compétences en MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr], nécessitant une externalisation coûteuse » et « la capacité de transport trop limitée de ces appareils, 4 personnes dont le pilote, qui ne répond pas aux besoins de la gendarmerie ».

« Dans l’hypothèse où nous aurions exceptionnellement besoin d’un avion léger, nous ferions alors appel aux armées, avec lesquelles nous sommes toujours fortement liées pour notre soutien et notre projection sur les théâtres d’opération », a ajouté le DGGN, pour qui les hélicoptères restent les vecteurs aériens les plus adaptés aux missions de la gendarmerie (renseigner, maintenir l’ordre, enquêter et secourir). » Et de conclure : « Il n’est pas envisagé de développer une autre flotte d’aéronef, si ce n’est celles des drones. »

Par ailleurs, la disponibilité des 56 hélicoptères de la gendarmerie (15 EC-145, 15 EC-135 et 26 Écureuils) reste excellente, avec un taux de 90%. De quoi faire pâlir d’envie les pilotes de l’ALAT, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air…

« Notre conception de l’entretien des appareils privilégie l’autonomie : dans chaque section aérienne, le travail des pilotes et des mécaniciens permet d’atteindre ce taux de disponibilité de 90% », a expliqué le général Lizurey.

« En outre-mer, nous avons mis en place depuis de nombreuses années un système de maintien en condition opérationnelle local. Contrairement à la sécurité civile, nous ne faisons pas revenir les appareils en métropole. Cela limite les coûts de transport comme les périodes d’indisponibilité. Nous recevons également l’appui très efficace de la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense [désormais Direction de la maintenance aéronautique, DMAé, ndlr] », a-t-il encore précisé.

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