La Tunisie et l’Arabie Saoudite ont organisé leur premier exercice aérien conjoint

Membre de l’Alliance militaire islamique, une coalition de pays musulmans mise sur pied par Riyad en 2015 pour « combattre le terrorisme », la Tunisie organise, depuis le 8 octobre, des manoeuvres aériennes inédites avec l’Arabie Saoudite.

Ainsi, des F-15 de la Royal Saudi Air Force [RSAF] ont été déployés à cette fin sur la base aérienne de Bizerte-Sidi Ahmed [nord de la Tunisie], qui abrite les escadrons 11 (doté d’avions d’entraînement Aermacchi MB-326) et 15 (F-5 Tiger) de l’armée de l’Air tunisienne.

Le volume des forces engagées pour cet exercice n’a pas été précisé par les autorités tunisiennes et saoudiennes. Selon Tunis, ces manoeuvres visent « accroître la préparation au combat des pilotes » et à « échanger les expériences dans le domaine de la logistique et de l’appui technique ».

Ces « exercices communs, les premiers du genre avec l’armée de l’air tunisienne, dureront deux semaines et permettront d’améliorer la coordination et la planification aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique », a fait valoir le ministère saoudien de la Défense.

Par rapport à son homologe saoudienne, qui aligne près de 400 appareils (F-15, Eurofighter Typhoon et Panavia Tornado), l’aviation de combat tunisienne repose essentiellement sur une dizaine de F-5 Tiger qui, acquis auprès des États-Unis dans les années 1980, doivent être modernisés d’ici la fin 2018 pour 32 millions de dollars. Elle compte également d’une poignée d’avions d’attaque au sol Aermacchi MB-326K, en service depuis 1977.

La coopération militaire entre l’Arabie Saoudite et la Tunisie devrait s’intensifier dans les mois à venir. Après ces manoeuvres aériennes à Bizerte, il est question d’un exercice impliquant les forces spéciales des deux pays ainsi que d’un « partenariat dans le domaine de la médecine militaire », lequel, précise le ministère tunisien de la Défense, « doit porter sur la formation, le développement de la recherche médicale et l’échange de compétences et d’expertises. »

Pour rappel, la Tunisie est en première ligne face aux groupes terroristes actifs en Afrique du Nord, dont al-Qaïda au maghreb islamique [AQMI], implanté dans le djebel Chaambi, et l’État islamique [EI].

Selon les Nations unies, environ 5.000 ressortissants tunisiens seraient impliqués dans les filières jihadistes, essentiellement liées à l’EI. Cette organisation a d’ailleurs revendiqué les attentats commis dans ce pays en 2015 (musée du Bardo, Sousse et bus de la sécurité présidentielle à Tunis). En juillet, un attentat ayant visé la garde nationale près de la frontière algérienne a fait 6 tués.

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