La société américaine SpaceX n’exclut pas de mettre des armes spatiales sur orbite

L’on sait que l’entrepreneur américain, Elon Musk, fondateur de Tesla [voitures électriques] et de SpaceX [activités spatiales], ne cesse de mettre en garde contre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle, en particulier dans le domaine de la robotique militaire. « Je n’arrête pas de sonner l’alarme, mais jusqu’à ce que les gens voient vraiment des robots tuer des personnes, ils ne sauront pas comment réagir, tellement ça leur paraît irréel », avait-il prévenu, en juillet 2017.

En revanche, Elon Musk aurait apparemment moins de scrupules à mettre sur orbite des armes spatiales. Du moins, c’est ce qu’a laissé entendre Gwynne Shotwell, la Pdg déléguée de SpaceX, lors du symposium annuel de l’Air Force Association, organisé cette semaine à National Harbor [Maryland].

Alors qu’il a été demandé au Pentagone par l’exécutif américain de créer une sixième branche des forces armées des États-Unis qui serait uniquement dédiée aux opérations spatiales, Mme Shotwell a dû répondre à une question à laquelle elle ne s’attendait pas, comme elle l’a admis.

Ainsi, il lui a en effet été demandé si SpaceX pourrait mettre sur orbite des « armes spatiales », Gwynne Shotwell a répondu : « Si c’est pour la défense de ce pays, oui, je pense que nous le ferons. »

Cette force spatiale, que le président Trump appelle de ses voeux, n’aura pas à assurer uniquement la protection des satellites américains. Un memo du Pentagone, récemment évoqué, ne laisse guère de place au doute puisqu’il y est question d’une « organisation axée sur létalité qui mettra en oeuvre des capacités de supériorité spatiale. » Ce qui suppose qu’elle aura des moyens offensifs.

« Nos adversaires ont choisi d’armer l’espace. C’est un défi auquel nous répondrons », a par ailleurs prévenu, en juillet dernier, Michael Griffin, le secrétaire adjoint à la Défense pour la recherche, en évoquant la Chine et la Russie. Mais il est aussi question de se servir de l’espace pour contrer les armes hypersoniques et les missiles balistiques.

« Honnêtement, un intercepteur basé dans l’espace pour détruire des missiles balistiques en phase de lancement est un défi relativement facile à gérer », a estimé M. Griffin.

Ayant mis au point des fusées réutilisables (Falcon 9) et développant plusieurs projets ambitieux (tourisme spatial, voyage vers Mars, lanceur BFR, pour Big Falcon Rocket), SpaceX avait contesté, devant les tribunaux, en 2014, un marché attribué par le Pentagone et donnant l’exclusivité des lancements de charges utiles militaires au consortium United Launch Alliance (ULA), formé par Boeing et Lockheed Martin.

Ayant eu gain de cause, SpaceX a procédé depuis à plusieurs lancements pour le compte des forces américaines, dont, en janvier, le mystérieux satellite Zuma.

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