Les États-Unis sanctionnent la Chine pour ses achats d’avions Su-35 et de systèmes S-400 auprès de la Russie

Malgré la crainte d’un grignotage de la Sibérie, avec ses énormes ressources et ses 39 millions d’habitants pour 13,1 millions de kilomètres carrés (60 % de la Russie), une influence de plus en contestée en Asie centrale en raison du projet de « nouvelles routes de la soie » ou encore une concurrence plus rude sur le marché de l’armement avec la vente d’équipements souvent copiés sur des modèles russes, Moscou cherche à se rapprocher toujours davantage de Pékin, tant au niveau économique, politique que militaire.

Il faut dire que ces deux pays ont des points communs : ils se caractérisent par un modèle politique autoritaire et une économie contrôlée par l’État tout en étant mûs par une volonté d’affirmer leur puissance. Depuis 2014 et les sanctions qui lui ont été imposées par les États-Unis et l’Union européenne pour l’annexion de la Crimée et son implication dans le conflit du sud-est ukrainien, la Russie a trouvé les appuis dont elle avait besoin en Chine.

D’où l’autorisation du gouvernement russe à la livraison à l’Armée populaire de libération d’avions de combat Su-35 et d’équipements lié au système de défense antiaérienne S-400.

Pour Pékin, le rapprochement avec Moscou se justifie d’autant plus pleinement que les États-Unis de Donald Trump ont durci le ton à son égard dans le domaine économique, en taxant de 10% les importations chinoises à hauteur de 200 milliards de dollars. Et cela, en réponse à des pratiques commerciales jugées « déloyales » à Washington.

Mais il n’est pas question, visiblement, de s’arrêter au seul aspect commercial. En effet, la loi américaine dite CAATSA Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act] prévoit prévoit d’imposer des sanctions à tout entité ayant conclu des contrats avec des entreprises russes du secteur de l’armement. Si la loi de financement du Pentagone [National Defense Authorization Act – NDAA], promulguée en août, autorise des exemptions pour certains cas, comme celui de l’Inde, il n’est pas question d’en faire bénéficier la Chine.

Ainsi, le 20 septembre, l’administration américaine a imposé, pour la première fois, des sanctions financières à une entité étrangère, à l’occurrence l’agence « Equipment Development Department » du ministère chinois de la Défense ainsi qu’à son directeur, Li Shangfu. La raison? L’achat des Su-35 et du système de défense aérienne S-400.

Cette annonce a suscité, comme l’on s’en doute, une vive réaction à Pékin. « Ce geste des États-Unis viole gravement les principes fondamentaux des relations internationales et nuit sérieusement aux relations entre les deux pays et leurs armées », a affirmé Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« Nous appelons fermement les États-Unis à rectifier immédiatement cette faute et à retirer ces soi-disant sanctions. Autrement ils devront en payer les conséquences », a-t-il prévenu, avant de rappeler que, pour la Chine, la Russie est un « partenaire » d’une « coopération stratégique » qui vise à défendre « les intérêts légitimes des deux pays ainsi que la paix et la stabilité régionales. »

La Russie n’a pas non plus manqué de réagir, d’autant plus que, dans le même temps, l’administration américaine a aussi décidé des sanctions contre 33 entités russes, dont Igor Korobov, le chef du renseignement militaire (GRU), la société paramilitaire PMC Wagner, avec son principal financier, Evgueni Prigojine, d’aviation de Komsomolsk-sur-Amour, qui produit les avions Sukhoï et l’Internet Research Agency, accusé d’être un organe de propagande russe.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, les États-Unis « jouent avec le feu » et « menacent la stabilité mondiale ».

Plus tard, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assusé Washington de chercher à évincer la Russie des marchés de l’armement. « C’est de la concurrence déloyale, une tentative avec des méthodes allant à l’encontre des normes et des principes du commerce international d’évincer du marché un concurrent des producteurs américains », a-t-il réagi.

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