Le président Trump dit étudier de près l’idée d’une présence militaire américaine permanente en Pologne

Le 27 août, lors de la conférence des ambassadeurs, le président Macron avait affirmé que l’Europe ne pouvait « plus remettre sa sécurité aux seuls États-Unis ». Visiblement, ce message n’est pas parvenu à Varsovie.

Lors d’une conférence de presse donnée à Washington, à l’issue d’une rencontre avec son homologue américain, Donald Trump, le président polonais, Andrzej Duda, a appelé les États-Unis à « déployer plus de soldats américains en Pologne. »

« J’espère que vous prendrez la décision de déployer plus d’unités et d’équipement […] J’aimerais voir une base américaine permanente en Pologne », a en effet déclaré M. Duda. Et sachant flatter l’ego du chef de la Maison Blanche, il a suggéré d’appeler cette base « Fort Trump ».

Au titre de la Présence avancée rehaussée de l’Otan, décidée lors du sommet organisé à Varsovie en juillet 2016 afin de dissuader la Russie, la Pologne accueille sur son sol des unités d’une brigade de l’US Army et un bataillon multinational.

Mais aux yeux du gouvernement polonais, ce n’est pas encore suffisant. D’où une proposition, faite en mai dernier, de financer une présence militaire américaine permanente à hauteur de 2 milliards de dollars. Un tel argument n’est évidemment pas de nature à laisser indifférent M. Trump, d’autant plus que la Pologne respecte l’engagement pris au sein de l’Otan d’allouer 2% de son PIB à ses forces armées.

« La Pologne est prête à contribuer de manière significative pour que les États-Unis aient une présence en Pologne », avait auparavant relevé le président américain. « S’ils sont prêts à le faire, c’est quelque chose dont nous parlerons certainement », avait-il continué. Et d’insister : « Nous étudions cela très sérieusement. »

Plus tard, la Maison Blanche a précisé sa position. « Les États-Unis s’engagent à explorer les options pour un rôle plus important de l’armée américaine en Pologne, et nous intensifierons nos consultations pour déterminer la faisabilité du concept », a-t-elle fait savoir, via un communiqué. « Les résultats de ces efforts contribueront à la défense non seulement de l’Europe centrale et orientale mais aussi de l’Alliance toute entière », a-t-elle ajouté.

Lors de leur conférence de presse commune, MM. Duda et Trump ont dénoncé le « comportement agressif » de la Russie, en évoquant les situations de la Géorgie et de la Crimée, caractérisées par une « violation permanente du droit international » par Moscou.

« Il y a toute une panoplie d’arguments en faveur du fait que la présence des forces armées des États-Unis dans cette région est absolument justifiée », a fait valoir le président polonais. « Je suis convaincu qu’il n’y a pas de méthode plus efficace pour empêcher une guerre que de montrer que nous sommes prêts à repousser une attaque à tout moment », a-t-il expliqué.

Ce que n’a pas contesté M. Trump. « Il y a beaucoup d’agressivité dans cette situation. La Russie a agi de manière agressive. Ils respectent la force. (…) Et nous avons la plus grande force au monde, surtout en ce moment », a-t-il dit.

Cependant, le chef du Pentagone, James Mattis, s’est montré prudent sur ce dossier. S’il a salué les efforts de Varsovie en matière de budget militaire, il a surtout insisté sur le fait qu’aucune décision n’avait été prise au sujet d’une présence militaire américaine permanente en Pologne.

« Les questions sont nombreuses. Comme vous le savez, il ne s’agit pas seulement d’une base. Il s’agit de zones d’entraînement, il s’agit d’infrastructures de maintenance au sein de la base, toutes ces choses, ce sont beaucoup de détails que nous devons étudier avec les Polonais », a relevé M. Mattis. « Donc aucune décision n’a été prise, nous l’étudions et nous travaillons ensemble », a-t-il conclu.

Quoi qu’il en soit, l’implantation d’un base américaine permanente en Pologne ne manquera pas de faire réagir les autorités russes. Si une telle décision relève de la souveraineté polonaise, l’on prévient, à Moscou, que cela entraînera des « des mesures de rétorsion pour rééquilibrer la parité chaque fois violée » par « l’expansion progressive des structures militaires de l’Otan » en direction des frontières de la Russie.

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