Le contrat relatif aux deux derniers systèmes de drones MQ-9 Reaper attendus par l’armée de l’Air a été attribué

En mars dernier, les 5 drones MQ-9 Reaper Block1 mis en oeuvre depuis Niamey par l’escadron 1/33 Belfort dans le cadre de l’opération Barkhane ont franchi le seuil des 20.000 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne (BSS). C’est dire à quel point il est désormais difficile de se passer de ces appareils…

Reste que, depuis juillet, l’un de ces drones a rejoint la base aérienne 709 de Cognac afin de renforcer les capacités en matière de formation des nouveaux équipages et de disposer d’un appareil de réserve pour se substituer éventuellement à celui utilisé sur le territoire national. Mais, a assuré l’État-major des armées, ce « transfert, qui n’impacte pas l’activité opérationnelle du détachement » déployé au Niger.

Actuellement, l’armée de l’Air dispose donc de deux systèmes de drones MQ-9 Reaper Block 1 (chacun comptant trois appareils). Comme l’avait prévu la précédente Loi de programmation militaire (LPM), deux autres devaient être commandés. Ce qui fut fait en 2015 et en 2016.

Mais il aura fallu attendre le 24 août 2018 pour que le contrat relatif à ces deux systèmes soit attribué au constructeur américain General Atomics, via le Pentagone, pour la somme de 123 millions de dollars (soit un peu plus de 106 millions d’euros). L’assemblage des 6 appareils, portés au standard Block 5, devra être terminé d’ici le 1er mai 2020. Or, l’armée de l’Air aurait voulu pouvoir en disposer en 2019, au plus tôt.

Cela étant, leur livraison devrait coïncider avec celle de la charge utile ROEM (renseignement d’origine électromagnétique), qui, devant améliorer les capacités des drones du 1/33 Belfort, doit être commandée en 2019, d’après le calendrier précisé par le général André Lanata, alors chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), lors d’une audition parlementaire.

Un autre aspect est l’armement de ces drones. En avril, l’armée de l’Air attendait une proposition américain à ce sujet. À l’époque, le général Lanata espérait une mise en service de cette capacité en 2019, voire en 2020. « Je n’ai pas perdu espoir d’obtenir cette livraison en même temps que celle des deux derniers systèmes Reaper l’année prochaine », avait déclaré le général Lanata.

Les drones MQ-9 Reaper portés au standard Block 5 disposent d’un système électrique revisité, de nouvelles capacités en matière de communication, avec des liaisons de données sécurisées ainsi qu’un un débit de transmission accru, et d’une suite logicielle améliorée. Pouvant emporter une charge utile plus lourd (ou du carburant supplémentaire), ils sont dotés d’un système d’atterrissage automatique. Enfin, leur architecture ouverte permet l’intégration de nouveaux capteurs, à l’image de la charge ROEM française.

Pour rappel, les capacités de l’armée de l’Air dans le domaine des drones MALE seront regroupées, en 2019, au sein de la 33e Escadre de reconnaissance et de surveillance qui, toujours basée à Cognac, et outre le 1/33 Belfort, comptera un second escadron, chargé de la formation et de l’entraînement des équipages.

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