Voulu par le président Trump, le défilé des forces américaines à Washington est repoussé à une date ultérieure (MàJ)

L’on peut être le président de la première puissance mondiale et ne pas être en mesure d’obtenir tout ce que l’on veut, comme par exemple un défilé militaire à Washington pour le centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale.

Séduit par le défilé du 14-Juillet 2017 auquel il avait été convié lors d’une visite officielle à Paris, le président américain, Donald Trump, fit part de sa volonté d’organiser une parade militaire à Washington à l’occasion du Jour de l’Indépendance [« Independance Day »].

Puis, en mars, conformément aux instructions qu’il avait reçues, le Pentagone annonça qu’un tel défilé serait organisé non par le 4 juillet mais à l’occasion du Veterans Day, entre la Maison Blanche et le Capitole. Et de préciser qu’il allait se « concentrer sur les contributions de nos anciens combattants à travers l’histoire de l’armée américaine, depuis la guerre d’indépendance et la guerre de 1812 jusqu’à aujourd’hui, en mettant l’accent sur le prix de la liberté. »

L’idée d’un tel défilé n’a pas manqué de susciter des critiques, parfois virulentes à l’endroit de M. Trump. Un élu du Congrès, Jim McGovern, alla jusqu’à dire que les parades militaires étaient « l’apanage des régimes autoritaires », ce qui n’était pas très sympathique non seulement pour la France mais aussi pour la Belgique et la Grèce pour ne prendre que quelques exemples.

Alors que le défilé du 14-Juillet, sur les Champs-Élysées, coûte entre 3,5 et 4 millions d’euros, le budget pour celui envisagé par le Pentagone serait estimé à plus de 90 millions de dollars, soit trois fois plus qu’envisagé initialement. Telle est la somme qui a été avancé par un responsable américain le 16 août. Et cela a donné lieu à une nouvelle vague de critiques.

« Nous pensons que l’argent d’un défilé pourrait être mieux dépensé en finançant entièrement le département des Anciens combattants et en donnant à nos troupes et leur famille la meilleure assistance possible », a réagi l’American Legion, une puissante association d’anciens combattants.

Résultat : le Pentagone a fait machine-arrière. « Le département de la Défense et la Maison Blanche souhaitaient organiser un défilé en l’honneur des anciens soldats américains et pour commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale », a rappelé le colonel Rob Manning, un porte-parole du Pentagone, dans un communiqué diffusé le 17 août. « Nous avions à l’origine pensé au 10 novembre 2018 pour cet évènement mais nous nous sommes mis d’accord pour examiner les possibilités en 2019 », a-t-il indiqué.

La nouvelle va donc ravir tous ceux qui s’opposaient à l’organisation de ce défilé, comme le contre-amiral John Kirby, un ancien porte-parole du Pentagone. « Les États-Unis n’ont pas besoin d’un défilé sur Pennsylvania Avenue […] pour montrer leur force militaire. Nous faisons cela tous les jours, pratiquement sous tous les climats du monde », avait-il fait valoir.

Peut-être… Reste, que par le passé, les forces américaines ont déjà défilé à Washington, notamment lors des cérémonies d’investiture des président Truman, Eisenhower et Kennedy. Et cela prit l’allure d’une vraie « démonstration de force » puisque des blindés et des missiles balistiques furent de la partie. Mais c’était durant la Guerre Froide…

Cela étant, le président Trump n’a pas manqué de réagir à l’annonce du Pentagone. « Les politiciens locaux qui dirigent (mal) Washington flairent l’aubaine quand ils en voient une. Quand on leur a demandé de nous chiffrer un prix pour la tenue d’un grand défilé militaire de célébration, ils voulaient un montant si ridiculement élevé que je l’ai annulé », a-t-il expliqué, via Twitter.

« Au lieu de cela, je vais assister au grand défilé déjà prévu sur la base aérienne d’Andrews à une date différente, et (je vais) aller au défilé de Paris, célébrant la fin de la Guerre, le 11 novembre », a continué le chef de la Maison Blanche. « Peut-être ferons-nous quelque chose l’année prochaine à Washington quand le prix aura NETTEMENT BAISSÉ. Maintenant nous pouvons acheter quelques avions de chasse de plus! », a-t-il conclu.

Photo : Investiture du président Kennedy – 20 janvier 1961 – National Archives and Records Administration

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