Une patrouille mauritanienne attaquée par un groupe armé près de la frontière avec le Mali

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23 contributions

  1. Reality Checks dit :

    Et voilà, la Maurétanie, relativement calme jusque là, renoue avec les attaques de groupes armés.
    Merci qui?

    • Thinker dit :

      Merci les narco-djihadistes affamés ?

    • Fernand Naudin dit :

      Le commentaire de RC est intéressant. Il est facile et abusif, surtout venant de quelqu’un qui n’a même pas essayé d’aider le Mali si peu que ce soit, mais il est intéressant.
      Ce qui rend ce commentaire intéressant, c’est qu’il est pour nous un nouvel indice de laisser les Africains se débrouiller sans nous.

      Outre que notre aide n’est pas accompagnée ni suivie du moindre effort des Africains, elle leur donne un mauvais prétexte pour nous rendre responsables de tous leurs maux.
      C’est bien commode pour eux au moment où le prétexte de la période coloniale, prétexte qui n’a jamais été valable, s’éloigne et n’est visiblement plus valable même avec un maximum de malhonnêteté intellectuelle.

      Merci, RC. N’hésitez pas à revenir vous exprimer avec le même état d’esprit. Et insistez : ainsi notre classe politique, coupée du réel et intrinsèquement nulle en géopolitique mais entourée de conseillers qui vous lisent, va peut-être finir par comprendre.

    • Géo dit :

      “L’extrême nord-est de la frontière mauritano-malienne”, ça nous met à la frontière algérienne.
      Est-ce que l’Algérie ne serait pas en train de poursuivre son rève d’un débouché sur l’Atlantique comme au temps du Polisario ?
      Le rêve atlantique de l’Algérie a été cassé quand le Maroc s’est emparé du Sahara occidental en 1975. Mais Nouadhibou, un peu plus au sud et très accessible, pourrait convenir en profitant des problèmes mauritaniens et (pourquoi pas?) en les aggravant un peu.
      Vue comme ça, la question posée par RC prend toute sa valeur : merci qui ?

      • Fred dit :

        @ Géo
        Le Front Polisario est politiquement compatible avec l’Algérie, les djihadistes, non ; et les deux entités sont incompatibles entre elles, jusqu’à preuve du contraire.
        .
        La constitution algérienne lui interdit tout interventionnisme (soutenir discrètement, c’est autre chose). Et si jamais elle modifiait sa constitution, la Mauritanie aurait de nombreux alliés, quid de l’Algérie (ses amis étant aussi amis avec la Mauritanie) ? Je ne vois pas.
        .
        Quand à « merci qui ? » explique-moi quel serait l’intérêt de la France dans cette affaire ?

        • Géo dit :

          @ Fred
          Aucun intérêt pour la France, on est bien d’accord.

        • Géo dit :

          L’attaque est le fait d’un « groupe armé » mais (excepté si j’ai mal lu) rien ne dit que ce sont des djihadistes comme vous semblez le supposer.

      • Au royaume des aveugles les borgnes sont mal vus. dit :

        Merci, Real Cheik, de nous ouvrir les yeux sur le jeu trouble de l’Algérie dans les affaires sahéliennes.

    • Vercingetorix dit :

      Merci jackie et michel

    • Fred dit :

      @ Reality Checks
      Dis-donc, ces « groupes » ne sont pas armés par la France, tout de même …

  2. NRJ dit :

    « Nous avons gagné cette guerre » disait Hollande en 2013. Mais quelle mouche nous a piqué pour aller là-bas et quelle mouche nous pique pour que cette opération soit toujours considérée comme un succès ? Quand est-ce que les medias utiliseront enfin le terme de bourbier et d’enlisement comme ils ont su si bien le faire en Afghanistan ?

    Les américains ont fait la guerre en Irak et en Afghanistan, mais ils ont eu l’intelligence de reconnaître et d’apprendre de leurs erreurs.

    • Plusdepognon dit :

      @ NRJ
      Les stratégies mises en oeuvre dépassent le coût humain et financier que nous pouvons voir. Mais les gens à la manoeuvre savent compter et pour eux, il y a des intérêts à faire ce nouveau grand jeu. Et les acteurs puissants ont des désaccords et tout cela est très chaotique.
      Si vous avez une heure et quarante quatre minutes, écoutez ceci pour le monde occidental :
      https://youtu.be/luJBZfVWhXM
      Après selon vos idées, internet vous donnera des infos sur la Chine et l’Afrique, mais globalement suivre l’argent donne une image assez réaliste…

    • JP dit :

      La différence entre l’Afghanistan et le Mali, c’est qu’en Afghanistan, les USA ont donné bcp de puissance aux talibans dès les années 80, et qu’ils ont eu largement le temps de s’implanter en Afghanistan avant 2001…
      De plus, les Talibans se sont renforcé grâce à la guerre qui a fait beaucoup de morts civiles (bombardements à très haute altitude,…).
      La stratégie contre l’URSS est celle qui cause le résultat actuel.
      .
      Par contre, en intervenant tôt au Mali, à la demande des autorités locales, ils n’ont pas laissé les extrémistes s’implanter localement.
      Alors oui, c’est une stratégie sur le très long terme pour conserver la paix localement.
      Mais je préfère cette situation à celle de la Libye qui est dramatique.

      • NRJ dit :

         » c’est une stratégie sur le très long terme pour conserver ». En effet, la France est enlisé là-bas à long terme. Mais on aura réglé le problème à plus long terme. C’est intéressant comme point de vue pour justifier notre colonialisme (oh pardon notre défense de la paix et de la démocratie).

        La Lybie est dans une situation différente. Il y avait un dictateur qui menaçait de détruire sa population et à la différence d’Assad, il n’avait pas de soutien dans sa population si ce n’est ses mercenaires. Par ailleurs, il ne faisait pas face à des islamistes voulant répandre leur violence en Europe. On le voit encore aujourd’hui : les affrontements sont avant tout locaux (en même temps, quelle idée d’y vouloir installer un gouvernement central?) entre quartiers. Les islamistes tentent naturellement d’en profiter pour en faire un califat, mais jusqu’ici c’est un échec. Et ils profitent surtout des stocks d’armes. Mais fallait il laisser Kadhafi détruire la population lybienne ? (Bien sur, il y avait d’autres raisons comme chaque guerre en a).

        • Pierre dit :

          NRJ, pour rappel nous sommes intervenus en urgence à le demande du Mali car les djihadistes tueurs de mécréants comme vous et moi allaient descendre sur Bamako. La suite c’est une sorte de stabilisation et de contre-guérilla qui demande du temps et le soutien des populations reculées. Bref on essaye de terminer ou consolider ce qu’on a commencé.

        • JP dit :

          Autant je suis contre toute forme de colonialisme et intervention militaire injustifiée (Irak en 2003, Afghanistan en 2001), autant la stabilisation de pays comme le Liban, la Bosnie, le Kosovo, Centre-Afrique, Timor Oriental sont plutôt positifs. Tout n’est pas rose certes, mais le nombre de morts (militaires et civiles) n’ont qu’été réduites grâce à ces interventions, et permettent sur le long terme de stabiliser ces régions.
          Concernant le Mali, certes il ne faut pas se voiler la face, la France protège aussi des intérêts nationaux. Mais parfois ces intérêts vont de paire avec les besoins de la population.
          L’armée malienne était en pleine déroute, et le Mali aurait été perdu sans l’intervention française, les Maliens auraient perdu tout leur héritage historique, et ils ne seraient plus du tout libres.
          La question à se poser est « quelle serait la situation aujourd’hui si la France n’était pas intervenue au Mali? »
          Et je pense que la réponse est simple, la situation serait celle d’avant l’intervention mais sur une surface bien plus importante…

    • Ancien dit :

      Le Mali n’est pas un « bourbier », excepté à la saison des pluies.
      Serval et Barkhane souffrent, comme la plupart de nos opex depuis quarante ans, d’un problème institutionnel français : le pouvoir politique est incapable de définir la mission, le résultat à obtenir, l’état final recherché, la situation qui permettra de dire « mission terminée, maintenant vous rentrez ! »
      .
      Par manque de cette définition qui incombe au pouvoir politique, la mission s’éternise.
      Nous sommes encore une fois en face de l’incompétence du personnel politique.
      .
      Celui-ci est formé dans des (grandes) écoles qui font l’impasse à la fois sur la géopolique et sur la méthode de raisonnement opérationnel qui consiste à définir, pour commencer, quel est le but de l’action.
      Quel que soit le problème rencontré (aujourd’hui des attentats spectaculaires, naguère des grèves d’éboueurs ou des plages polluées) le réflexe du politicien français est de s’écrier, évacuant ainsi son stress, « YAKA envoyer l’armée ! »
      .
      Dans ces conditions, la mission ne peut pas se terminer.
      Elle se termine cependant, mais pour ça il faut que quelqu’un d’autre prenne la relève parce que notre classe politique, qui forme un tout solidaire nonobstant ses clivages, ne peut pas avouer que l’on est venu sans savoir dans quel but.
      .

    • Fred dit :

      @ NRJ
      Les américains reconnaître leur erreur en Irak et Afghanistan ??? Ces Américains-là, on peut les compter sur les doigts de la main, ils sont ultra-minoritaires.
      .
      Quand à apprendre de leurs erreurs, je n’ai pas l’impression qu’ils aillent dans ce sens ; l’exemple le plus récent étant leur attitude envers l’Iran.

      • Lucide dit :

        Qui vous dit que ce sont des erreurs ? Grâce à la situation plus qu’instable dans ces pays, la machine de l’armement américaine tourne a un régime soutenu ce qui ravi les marchands d’armes et autres partenaires qui dirigent au congrès.

        • Fred dit :

          @ Lucide
          Effectivement, « l’erreur » est dialectique et tout n’est pas perdu pour tout le monde, pour certains intérêts particuliers. Je commet une faute d’analyse en me plaçant du point de vue du bien général. Mais c’est mon humanité et mon éthique, j’aurais du le préciser :o). Ceci dit, je pense que globalement, les USA y ont objectivement perdu des milliards par centaines, et de leur influence politique et morale, globalement.

      • NRJ dit :

        @Fred
        Les américains ont appris de l’Irak et de l’Afghanistan plusieurs leçons: déjà, ils ont mis leur égo de leur côté en admettant qu’ils ne sont pas les gendarmes du monde et que leur engagement ne peut être justifié que par leur intérêt. Par ailleurs la deuxième leçon est « no boots on the ground ». Déployer des troupes n’apporte rien voire, est contreproductif car on se repose sur les troupes américaines qui sont engagées sans victoire possible.
        Autant de leçons qu’on aurait du apprendre de l’Afghanistan, mais qu’on n’a pas fait.
        C’est pour ca qu’on a la responsabilité de cette région et, de ce fait, on est coincé là-bas.

  3. Diop dit :

    Rien que de l’imagination. Un journal ou un site ne pas divulguer des informations sans sources fiables. Au cas où vous l’aurez oublié, depuis les années 90, ces terroristes venant de l’Algérie se sont installés au Nord du Mali, une zone où l’Etat et l’armée n’ont jamais pu se redéployer comme il faut. De plus, ATT avait été jugé mou puisque refusant toute implication de son armée dans la lutte contre le terrorisme, contrairement à la Mauritanie qui n’a pas hésité à mettre la vie de ses soldats en danger en les déployant au Mali pour s’en prendre aux terroristes. Pourquoi est ce que la Mauritanie devrait attendre un signal de Barkhane ou serval pour participer à la guerre au Mali. Lorsque ce pays l’a fait en 2010 sans le soutien de la France, la Mauritanie avait été accusé de n’avoir pas eu de mandat onusien et de faire la guerre par procuration au nom de la France. Aujourd’hui, que ce pays dit ne pas intervenir sans un mandat clair on lui en veut. Aussi, on s’en souvient tous que Senda Ould Boumama avait d’abord été relâché au Mali en 2010 suite à un simulacre de procès qui visait à faire libérer l’ex-otage français Pierre Camatte. Les archives sur ce sujet peuvent être retrouvées partout sur la toile. De plus, quelle preuve avez-vous pour dire qu’il a été libéré par les autorités mauritaniennes. De plus, vous parler Khadim Ould Semane, il est arrêté et jugé, c’est déjà un pas non. Si jamais son exécution survenait vous serez les premiers à dénoncer l’application de la peine capitale par la Mauritanie avec la dénonciation de certaines organisations comme FIDH. La Mauritanie a été la première à rejeter la reconnaissance de la République de l’Azawad. Les archives pour se faire existent. Si les ex-indépendantistes étaient dans ce pays, c’est uniquement par respect du principe de l’hospitalité et de libre circulation des personnes et des biens. Ces gens ont été accueillis en France, aux Etats Unis, à Rabat, à Alger et bien d’autres grandes puissances personne n’a bronché. Alors quand on ne connait pas un sujet, on se tait. Si vous avez une copie de ce soi-disant accord, pourquoi ne pas le publier. Quel Etat ne serait pas prêt à tout faire pour protéger son peuple et son territoire quitte à pactiser avec le diable.

  4. Wrecker47 dit :

    La seule possibilité de ravitaillement ne peut se faire que par la mer pour les éléments de Daesch .La zone Sud de la Mauritanie s’y prète étant frontalière avec le Sénégal et le Mali …Les Douanes Mauritaniennes n’ont pas les moyens de contrôler cette région faute de moyens …Un ravitaillement par air n’est plus possible vu les moyens de contrôle et d’interception des « livreurs » par l’OTAN et la France !
    Cherchez l’erreur !