Iran : Les forces américaines déterminées à assurer une « extraordinaire vigilance » dans le détroit d’Ormuz

Conséquence de leur retrait de l’accord sur le programme nucléaire iranien, péniblement obtenu en 2015, les États-Unis ont décidé de rétablir leurs sanctions économiques à l’égard de l’Iran en deux temps. Depuis le 6 août, un premier train de mesure visent les transactions libellées en dollars et les échanges de biens. Puis, le 4 novembre, les exportations iraniennes de pétrole seront à leur tour ciblées.

« Les sanctions contre l’Iran sont officiellement en place. Ce sont les sanctions les plus dures jamais imposées et en novembre elles augmentent encore à un autre niveau », a fait valoir le président américain, Donald Trump, le 7 août, via Twitter. « Quiconque faisant des affaires avec l’Iran ne fera PAS d’affaires avec les États-Unis. Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins », a-t-il ajouté.

Les premiers effets de ces sanctions se sont fait sentir bien avant leur entrée en vigueur : depuis la décision de M. Trump de faire des confettis avec l’accord sur le nucléaire, la monnaie iranienne, le rial, s’est dépréciée de 60% en quatre mois.

Mais les conséquences sur le marché pétrolier sont les plus redoutées, car si le manque à gagner pour Téhéran sera très important (ses exportations pétrolières ont atteint 56 milliards de dollars en 2016/17), la hausse du prix du baril concernera, in fine, tout le monde. Il faudra, en effet, compenser les 2,2 millions de barils exportés quotidiennement par l’Iran (qui concentre 9% des réserves d’or noir) vers la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, la Turquie et le Japon.

Le prix du pétrole pourrait en outre être affecté par un éventuel blocus du détroit d’Ormuz, qui voit passer, chaque année, 30% du trafic pétrolier mondial. Or, à plusieurs reprises, les dirigeants iranien, à commencer par le président Hassan Rohani, ont menacé de fermer ce passage stratégique pour l’économie mondiale.

« Nous sommes le garant de la sécurité de ce détroit depuis toujours, ne jouez pas avec la queue du lion, vous le regretterez », a ainsi affirmé M. Rohani à l’adresse des États-Unis.

Avant l’entrée en vigueur des premières sanctions américaines, la composante navale du corps des Gardiens de la révolution a réalisé un exercice de grande ampleur dans le détroit d’Ormuz. Ces manoeuvres n’étaient pas inédites étant donné qu’elles ont lieu chaque année, d’habitude en automne. Sauf que, cette fois, elles ont été organisées plus tôt que d’habitude.

« Il est assez clair qu’ils essayaient d’utiliser cet exercice pour nous envoyer un message », a commenté le général Jospeh Voter, le chef du commandement militaire pour l’Asie centrale et le Moyen Orient (US CENTCOM), lors d’une conférence de presse, le 8 août. « Le régime iranien voulait montrer qu’il avait des capacités militaires dans ce détroit stratégique [d’Ormuz] », a-t-il insisté.

Pour bloquer le détroit d’Ormuz, l’Iran dispose de missiles et de batteries de défense côtière, de mines, de bateaux rapides pouvant être chargés d’explosifs, de sous-marins et de mines.

« Nous sommes extraordinairement vigilants et nous surveillons tout changement » dans la région », a prévenu le général Votel. « L’une de nos principales missions est d’assurer la liberté de navigation et la liberté des échanges commerciaux, et nous continuerons à le faire dans l’ensemble de la région », a-t-il assuré.

Cela étant, le général Votel a fait part de son étonnement devant le fait que la marine iranienne a cessé de harceler les navires de l’US Navy croisant dans le golfe arabo-persique depuis plusieurs mois. Parfois, cela a donné lieu à des tirs d’avertissement de la part des marins américains. « Jusqu’à présent, depuis le début de cette année civile, nous n’avons pas vu d’incidents que nous qualifions de dangereux ou de non professionnels, contrairement à ces dernières années », a-t-il dit.

Et, malgré les sanctions annoncées, ces harcèlements n’ont pas repris. « Le calme continue de régner sur ces eaux », a confirmé le général Votel. « Je ne peux pas expliquer pourquoi. Mais je suis content qu’il en soit ainsi », a-t-il ajouté. « Pour une raison quelconque, ils (les Iraniens) ne font plus cela. J’espère que cela continuera », a-t-il insisté. Mais « je voudrais juste souligner que nous restons très vigilants à cet égard », a-t-il conclu.

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