Les fonctions de géolocalisation des accessoires connectés sont désormais restreintes pour les militaires américains

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

28 contributions

  1. Habitué dit :

    Ah, on ne dira jamais assez combien l’humour est une valeur sûre de ce blog : juxtaposer dans le texte le « jogging quotidien » et la photo de quatre obèses estampillés Army qui peinent à soulever leurs baskets, c’est d’une finesse qui n’échappera qu’aux Américains.

    • MD dit :

      Oui, mais au moins, à présent , l’US ARMY fournit des baskets et une tenue de sport règlementaire à son personnel, car ce n’était pas le cas avant la fin du XX ème siècle.

      • florent dit :

        Certes, mais si la qualité est la même que l’équipement fourni à l’armée française pendant des décennies, je ne suis pas sûr qu’on puisse en faire des marathoniens…

    • Angelin dit :

      C’est sur qu’il vaut mieux avoir des athlètes sans moyens ni matériels comme notre armée.
      Au lieu de se moquer prenez plutôt exemple sur une armée qui est capable de supporter correctement ses personnels….

      • Habitué dit :

        Angelin, je ne me moque pas (euh… juste un peu, en fait) je souligne par contraste la qualité humaine de notre armée.

  2. Robert dit :

    Comment eux qui ont inventé la géo-localisation et en connaissent toutes les possibilités n’ont ils pas prévu ces risques ?

    • JP dit :

      Parce qu’il y a une différence entre individus et matériel militaire…
      Les données sont pas, peu ou trop peu protégées, et les applications et diverses technologies accumulent plus d’information qu’on l’imagine. Probablement que certains de ces militaires n’étaient pas au courant que ces données étaient publiquement accessibles. (et c’est pas un secret, l’armée américaine est grande en nombre, et ce ne sont pas les plus malins qui s’y trouvent)
      De plus, bien souvent, les « risk managers » sont des personnes « d’un certain âge » qui ne sont pas forcément en phase avec l’utilisation des technologies des générations plus jeunes (c’est pour ça que la diversité est importante, ce n’est pas que du politiquement correct…)

  3. Raymond75 dit :

    Ce sont tous les objets connectés personnels qu’il faudrait interdire dans les bases extérieures et surtout de combat ! Et fournir l’accès à un petit nombre de téléphones ultra sécurisés et sous contrôle d’un officier des transmissions. C’est frustrant pour des jeunes aujourd’hui, mais une OPEX ce n’est pas le Club Med … Il y va de la sécurité de tous. Moi je n’ai pas de smartphone et je vis très bien.

    • Un moblo dit :

      Oui mais vous vous avez plus de 50 ans et vivez une retraite plausible auprès des vôtres…… les temps changent et les moyens we communication aussi……

      • felipe dit :

        plus un. il faut seulement apprendre à nos jeunes générations à se discipliner : un tps pour le monde conecté et un temps pour la sécurité des opérations

        • Un moblo dit :

          Totalement d accord! C d ailleur l orientation qui est prise à tellement. L éducation avant l interdiction.

    • JP dit :

      Oui mais dans un monde ultra connecté, ce qui permet de maintenir les soldats « heureux », c’est d’avoir des nouvelles de leurs proches, de les rassurer.
      Aujourd’hui, la technologie offre la possibilité d’être loin physiquement, mais de pouvoir rester proche des siens. Combien d’heures d’opération, entraînements, gardes… pour des heures d’ennui? C’est énorme…
      Plutôt que d’interdire, il est possible de proposer des téléphones ou des mises à jour (comme le font certaines entreprises) qui donnent accès à des applications analysées et jugées sécurisées, des pare feu de meilleur qualité, des communications cryptées… Bref, les solutions techniques existent plus que largement pour une solution moins radicale, et bien meilleure pour le moral des troupes.

      • felipe dit :

        pour avoir des nouvelles de ses proches, on peut aussi prendre un papier et écrire. nous avons gardé nos correspondances de jeunes mariés, j’ai foutu à la poubelle tous les emails échangés.
        pensons aussi aux commémo de 2118: quand on exhumera nos vieux papiers…. c’est comme cale qu’on fait l’histoire :-))))

  4. felipe dit :

    vaste programme , surtout dans notre belle armée. ce genre de restriction sera forcément mal vu, parce que prise par des « rats d’état-major qui ne comprennent rien à rien ».
    j’aime beaucoup notre armée mais dans le genre « c’est pas ça qu’il nous faut, on est commandé par des c… », on est champion du monde
    regardez le concentré de fashion victims. a croire que le soldat français, c’est comme le cow boy qui rentre dans le saloon :  » je suis là incognito, mais tout le monde doit le savoir »…
    alors pour les geek de tout bord , vouloir interdire un truc forcément bien parce que pas sélectionné par la STAT… bon courage.

    • Ancien dit :

      @ felipe
      Pas d’accord avec vous. Je n’ai rien contre vous mais je réfute toujours les arguments du genre « avec les jeunes de maintenant, ça n’est pas possible ».
      Le soldat français, si l’on prend le temps de lui expliquer le pourquoi et le comment des décisions prises, est capable de comprendre.
      .
      Evidemment, sous la pression de l’ennemi on n’a pas toujours le temps et dans ce cas-là le soldat suit en confiance. Mais dans le cas évoqué ici, on a le temps et l’on a tort de dire (bêtement, excusez-moi) « ça marchera jamais parce que les jeunes sont trop cons ».
      .
      Donc oui : on peut interdire et ça sera fait. C’est seulement dans les unités mal encadrées (très rares : y en a-t-il seulement encore, des unités mal encadrées ? Je n’en connais pas) que ça ne marchera pas.

      • felipe dit :

        cher ancien
        entendons nous bien : je ne suis pas de ceux qui soutiendront que les jeunes générations sont incapables de tout. je les ai côtoyés en opération pour dire qu’ils n’ont rien à envier à leur grands anciens. ce n’est donc pas une question de qualité militaire, de courage, etc.
        le débat est ailleurs. je maintiens , on veut montrer qu’on est un super soldat en ayant une tenue pas comme les autres. et maintenant , vous y ajoutez la mode des patchs d’unité (allant jusqu’au groupe !!!) perso… Allez faire un tour en école.
        Pour avoir à de nombreuses reprises travaillé avec nos amis US, je constate : ils sont bardés de défauts, sont un peu boulon et ne transigent jamais avec la sécurité. ils sont toujours un peu cow-boy et leur vision des opérations est assez cinétique, ce qui ne me choque pas quand vous êtes vous même pris sous le feu de l’ennemi. L’autre côté des choses est qu’ils sont aussi assez boulons dans leur vie quotidienne. Pour être concret , tout le monde porte le même treillis, les mêmes chaussures, etc. et quand on leur dit qu’ils n’ont pas le droit d’utiliser tel ou tel appareil Electronique, cela ne se discute pas parce qu’ils ont ce que nous autres gaulois appelons du flicage : ils se surveillent mutuellement car c’est un devoir de rendre compte dans l’esprit de beaucoup. le meilleur exemple en est la consommation d’alcool en milieu international.
        De même, dans un camp de 3 ou 4000 hommes (en Allemagne par exemple) tout le monde porte la même tenue de sport, sans tee shirt d’unité.
        Venons en à l’armée gauloise. en préambule, il faut reconnaître que notre institution tarde à faire évoluer les choses et que l’équipement de dotation fut bien souvent en retard d’un train. on comprend donc le besoin de s’équiper tip-top. il a fallu hélas les retex cruels des combats récents (depuis dix ans dirons nous) pour développer une vraie culture de la réactivité opérationnelle. mais il n’en demeure pas moins que nos gaulois sont les champions du monde du « ce n’est pas cela qu’il nous faut » et qui s’équiperont perso, jeunes chefs en tête. c’est pour cela que, indépendamment des 4 modèles de treillis en service, vous aurez toujours la moitié d’une unité équipée en treillis perso, ou en chaussures perso, etc.. de plus, et fort logiquement entrés dans la génération geek, ils sont les premiers connectés à des applications là aussi tiptop.
        On en vient au sujet : essayez d’interdire à des unités des équipements ou des applications connectés alors qu’ils baignent la dedans, il va falloir beaucoup d’énergie de la part des chefs ,notamment ceux de contact, eux même accros à ces applicatifs.
        Pour terminer deux anecdotes :
        la première , un peu légère, celle du capitaine qui ne parvient pas à mettre son unité dans la même tenue, parce déjà, il veut conserver ses chaussures perso au quartier.
        La seconde un peu plus grave, un peu hors sujet mais typique du soldat français (le soldat US n’en a pas l’autorisation) : le port de la barbe . je passe sur l’entraînement en ambiance NRBC et je reviens sur un rappel du SSA en Afghanistan qui demandait aux soldats de ne pas porter la barbe, compte tenu d’un drame passé : le barbu polycriblé au visage.
        donc je maintiens, au delà de leurs qualités perso, les soldats français sont incapables de se soumettre culturellement à des efforts de discipline ou de sécurité collective. ce qui n’enlève rien à leur performance ops.

        • JP dit :

          Proposer une alternative sécurisée semble être une solution plus adaptée ?

        • PK dit :

          La barbe n’a jamais posé de problèmes : seule l’hygiène est en cause. C’est la raison pour laquelle elle était autorisée à la Légion, depuis toujours, à condition que le légionnaire ait des années de services, gage d’une discipline impitoyable sur l’hygiène.
          .
          Pour le polycriblage, ce n’est pas pire que les cheveux ou les poils pubiens : le SSA sait parfaitement raser avant d’opérer.
          .
          Il y a des modes infiniment plus dangereuses, comme le percing (danger d’arrachement, infection, etc.). Ou le tatouage (à long terme).
          .
          Bref, la barbe pour les soldats, à part peut-être l’esthétique d’un groupe, ça n’entre pas en compte !

          • felipe dit :

            désolé mais je persiste : en 2018 , la barbe « tradi » oui pour défiler . mais pas recommandé en opération.

  5. Appolo dit :

    Les réseaux sociaux et leur usage sont en effet une nouvelle problématique pour les armées. On se souvient tous que ce sont justement ces applications qui avaient révélées la présence de militaires russes en Ukraine, alors que Moscou clamait haut et fort que jamais ses soldats n’avaient été envoyés là bas 🙂
    https://www.huffingtonpost.fr/2014/08/01/ukraine-soldats-russes-reseaux-sociaux_n_5641579.html
    Mais ces applications sont tellement entrées dans le quotidien des jeunes gens (donc les soldats) que cela devient difficile de les controler

  6. ARISTOTELES dit :

    Ça s’appelle tout simplement du bon sens, et un peu moins de narcissisme collectif. La confidentialité des missions et la sécurité des personnels passent par une communication maîtrisée et non pas débridée où chacun et chacune expose tous les faits et gestes. Sans en revenir au temps de la Grande Muette, et mépriser les nouvelles technologies qui sont très appréciables, il faut en effet prendre des mesures drastiques et inculquer des règles de savoir-vivre en fonction de son métier. Internet et les réseaux sociaux ont totalement débridé les règles de vie.

    • JP dit :

      Former les militaires est important. Mais il y a des solutions techniques simples qui peuvent être mises en place qui permettrait de concilier les deux.

  7. Appolo dit :

    C’est un problème qui est commun à toutes les armées. On se souvient des soldats russes qui trahissaient leur présence en Ukraine alors que Poutine niait la moindre implication dans ce conflit:)
    https://www.huffingtonpost.fr/2014/08/01/ukraine-soldats-russes-reseaux-sociaux_n_5641579.html
    Mais cela va être compliqué à contrôler ou interdire, vu que ces réseaux sociaux sont devenus la norme chez les jeunes(donc les soldats)

  8. Allobroge dit :

    Se connecter sans cesse tape sur le moral et est de nature à ce que la mission ne soit pas réalisée correctement !

  9. Affreux Jojo dit :

    La montre mécanique. Même chinoise, elle n’espionnera pas son propriétaire. Le sextant pour les marins. Même russe, il n’espionnera pas son utilisateur. Et pour le téléphone, la cabine à pièces. Il n’espionnera pas son usager.

    Rompeeez !

  10. Angelin dit :

    Le traitement de l’affaire Pokémon go au sein de ministère de la défense montre à lui seul l’incompétence des décideurs au sein de nos armées…
    « Interdit c’est un ordre »
    Il faut prendre la peine de comprendre les failles de les parer et d’expliquer des règles d’utilisation adaptées.
    Interdire entraine souvent une réaction contraire.Même chez les militaires.

    • felipe dit :

      angelin,
      là il faut arrêter un peu. je rappelle que le propre des actions militaires c’est de gagner en imposant parfois des choses à ses subordonnés. si même dans l’armée on ne peut même pas fixer des limites dans l’intérêt de la collectivité (ie le logiciel strava à MADAMA)….
      je vous propose uniquement d’interdire à l’ennemi d’employer ses armes.
      angelin, ne soyez pas trop angelot (facile)

  11. B_KPF dit :

    Pourtant pour certaines missions les batiments de la Marine Nationale sont coupés de toutes connexion, sauf le Pacha, et cela est compris par la plupart des marins (j’ai dit compris, pas accepté) … d’ailleurs, dans le cas présent, indépendamment des objets connectés et/ou réseaux sociaux, les familles des marins qui sont sans nouvelles des leurs, « gueulent et le disent sur le Web » le nom du batiment concerné est même cité parfois, et c’est aussi un problème. Comme quoi, le problème est bien plus vaste qu’on ne le pense. De part « l’individu » on peut regrouper des informations « intéressantes et exploitables » …