Pour la Direction de la maintenance aéronautique, l’impression 3D a un intérêt « limité » pour réparer les aéronefs

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20 contributions

  1. clément dit :

    Il y a tout un buzz sur ces imprimantes 3d, mais elles ne travaillent pour la plupart que des matières sans grandes propriétés physiques (résistance à la chaleur, flexion, dureté…) et pour cause, les systèmes qui travaillent des alliages avec des propriétés intéressantes cette fois, sont plutôt des systèmes de fusion laser 3d, et là, ce sont les coûts qu s’envolent. Sans parler du contrôle qualité sur une pièce de résistance…

    • JG dit :

      Recherchez « Cold Spray ». Belle technologie prometteuse. Cela fonctionne pour Al, Ti, Cu, Cr, Ni, W et leurs alliages. Pour le DoD, c’est un no brainer : encore du dév. à faire mais des avions et hélicos volent avec des pièces réparées par CS. Je trempe dans cette industrie aux US.

      • vrai_chasseur dit :

        C’est exact.
        Le Cold Spray est une technique extrêmement prometteuse pour l’usinage et la réparation de pièces mécaniques en 3D pour des milieux sous forte contrainte (aéronautique, machines à process à flux tendu, etc).
        Par ex. en France il y a Mallard une PME de Seine Maritime qui maîtrise le Cold Spray et travaille déjà comme sous-traitant pour l’aéronautique US.

    • Jupiter dit :

      En dehors de certains polymères caoutchouc complexes, toutes les pièces d’un avion peuvent être faites en impression 3D. Qu’elles soient rigides ou flexibles, de sécurité ou d’aspect, transparente ou opaque, plastique ou métallique.
      Il est même possible d’imprimer des charges explosives!

  2. picolo dit :

    on fait des moteurs fusée avec, qui font leur job, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas ouvert, d’ici 15 ans, ils vont s’en mordre les doigts, l’aéronautique y va à fond.

    • Jupiter dit :

      Le problème aujourd’hui, c’est moins la fabrication de ces pièces que la certifications de celles-ci
      Pour un moteur fusée, les volumes font qu’une certification un par un est possible. Pour des gouvernes de A320 ou des pales de turbines, il faut un processus très complet et rigoureux pour éviter de passer entre les mailles du filet de la non-qualité.
      Mais ça avance à grands pas!

  3. Lagaffe dit :

    La semaine dernière on apprenait que Lockheed Martin facture le siège de toilettes pour l’avion cargo C-5 à 10 000 dollars pièce. Du coup l’US Air Force a décidé de les fabriquer soi-même avec une imprimante 3D.
    https://www.military.com/defensetech/2018/07/11/air-force-no-longer-spending-10000-toilet-seats-officials-say.html

    • Frédéric dit :

      Houille, on a également le frigo d’Air Force One que le constructeur voulait facturé à 2 millions de $, refusé, même l’USAF à tiqué devant la facture…

      A t’on une idée des prix de ce type de pièce chez l’A400M ? Les industriels européens se font aussi des marges totalement démentiels sur les pièces détachés aéronautiques (encore plus que sur les voitures…) ?

  4. Michel PEQUIGNOT dit :

    L’impression 3D n’est pas « scalable ». C’est sympa pour une pièce non structurale pour le reste bof bof bof.

    Bref à limiter à l’accessoire !

    • Jupiter dit :

      En effet, pas forcément d’intérêt pour Citroën sur sa C3. En revanche, Dassault qui sort entre 12 et 30 Rafales par an, Airbus qui fait quelques dizaines d’hélicoptères pas mois et MBDA qui produit moins de 100 MdCN, l’intérêt est réel et démontré.
      Applicable pour absolument TOUS les composants d’un aéronef (même si tout ce qui est polymère caoutchouc est toujours un peu juste), qu’ils soient structurels, de sécurité, accessoire etc.

    • JG dit :

      Cela fonctionne pour le structurel en réparation (Al, Ti, Ni-Cr, aciers…) et des pièces de moteurs / réacteurs imprimées ont été testées en vol…

  5. PK dit :

    « Si le Big Data [flux de données], l’intelligence artificielle et la radio-identification (RFID) permettront « des pas de maintenance plus larges tout en améliorant encore la disponibilité de nos aéronefs »»
    .
    Il faut arrêter d’enfumer les gens avec des « bullshits ». Le big data (big buzz informatique bien à la mode pour vendre n’importe quoi, en particulier tout en son contraire) n’a rien à voir avec le « flux de données », etc. et ne permet rien par rapport aux ambitions de ce projet.
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    Aujourd’hui, ce qui permettrait d’avancer, c’est la suite de la phrase : informatiser (en fait, numériser) la chaîne totale de LA PIÈCE VISÉE jusqu’au remontage (un peu ce qui se fait pour l’Atlas).
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    On supervise informatiquement « l’usure », certaines sociétés peuvent même faire de la prédiction alors que ce n’était pas prévu à la base, et on pourra faciliter drastiquement l’entretien (quand on connaît la pièce qui va lâcher, c’est plus simple !) et augmenter la dispo.
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    MAIS pour cela, il faut suivre chaque pièce, placer des capteurs dessus, etc. C’est un ÉNORME boulot (traduire : ça coûte du pognon) et normalement cela devrait être fait pour le matériel neuf (mais je ne suis pas sûr que toutes les pièces sont suivies).
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    Maintenant qui va mettre cette somme dans les 100 Couguars et Pumas de l’armée de l’air alors qu’ils ont 40 balais ? Et tout est à l’avenant.
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    Encore une fois, il y a le discours, le manque de pognon et la réalité. La réalité est que cela se fera sur la prochaine génération de matériel AU MIEUX. Le reste, hé bien, pleurez !

    • picolo dit :

      Je vais prendre un exemple bien concret, un avion a beaucoup de système qui génère des millions d’évenement par jour, un big data est une machine composé de milliers d’unité dynamiquement scallable, capable d’un stockage illimité, mais qui nécessite des processus de traitement particulier adapter à son architecture, le big data intervient la ou les solutions classique ne peuvent plus répondre, on lui ajout l’IA et le deep learning, on peut obternir un tableau de bord sur la santé d’un avion et permet de planifier des interventions de maintenance sans a démonter et à vérifier tout l’avion, c’est un gain de temps important, que ca soit un Airbus, un rafale ou un f35, un big data est capable de stocker des milliards de données sur l’environnement électromagnétique autour d’un avion et avec les algorithmes appropriés permet d’identifier les menace. Par big data il faut comprendre données massive, ca veut dire aussi savoir traités l’historique des données pour prédire et identifier une menace à venir. c’est ca le bigdata. ce n’est pas un truc marketing. Mais par contre il faut des moyens, des ressources, et beaucoup d’argent, mais les résultats en valent la peine.

    • FredericA dit :

      « On supervise informatiquement « l’usure », certaines sociétés peuvent même faire de la prédiction alors que ce n’était pas prévu à la base, et on pourra faciliter drastiquement l’entretien (quand on connaît la pièce qui va lâcher, c’est plus simple !) et augmenter la dispo.
      .
      MAIS pour cela, il faut suivre chaque pièce, placer des capteurs dessus, etc. C’est un ÉNORME boulot (traduire : ça coûte du pognon) et normalement cela devrait être fait pour le matériel neuf (mais je ne suis pas sûr que toutes les pièces sont suivies). »
      .
      Tout cela est possible grâce au Big data, justement ! À défaut, vous avez une foultitude d’informations qui s’entassent dans un grand nombre de bases de données sans relation entre elles. En schématisant, l’information sur une pièce A s’entasse à côté de l’information sur une pièce B, alors que la somme des infos permettrait de déduire une usure prématurée d’une pièce C

      • PK dit :

        Vous n’avez pas compris : avant d’avoir les données, va falloir poser les capteurs… Et ce n’est pas demain la veille que vous allez mettre toutes les pièces d’un Puma sous contrôle d’un capteur !

        • FredericA dit :

          Ah ok. C’est effectivement sans espoir pour les vieux Puma. Sur le futur H160 militarisé par contre…

  6. Je comprends le problème mais il est lié en grande partie aux manques de crédits des Armées.
    Dois je rappeller que des appareils en MCO chez les soustraitants sont en manques de pièces détachées et ce n’est pas d’aujourd’hui !
    suite à leurs utilisations, plus d’heures de vol et conditions climatiques extrêmes
    il fallait depuis longtemps les budgets nécessaires à la dispo de ces appareils!
    PS : dans le civil des hélicoptères peuvent voler jusqu’à 100h/mois, il faut assurer la maintenance et donc avoir des composants disponibles et ça coûte!
    Quant aux Rafales Dassault assure car cet avion est une vitrine

  7. tartocitron dit :

    La DMAé aurait tout intérêt à s’intéresser à l’impression 3D, ne serait-ce que pour se passer du délai de la logistique lors de l’approvisionnement en pièces détachées. Et pas besoin de recruter des ingénieurs civils. Il ne s’agit pas de faire de la CAO/CFAO et d’élaborer des programmes ISO par les militaires !
    Elle pourrait demander à Airbus ou Dassault de leur fabriquer une machine capable de réaliser une pièce sans faire autre chose que de rentrer la référence catalogue. Un simple magasinier devrait être à même de la manipuler.

  8. Jess dit :

    le matériel aéro n’est qu’une infime partie du matériel technico opérationnel… Il faut arrêter de tout cloisonner pour rien.. Il n’y a pas que les avions, les navires et les blindés

  9. lxm dit :

    L’empereur mets son cérébro-casque sur la tête, il contrôle toutes les armées par sa volonté, des intelligences artificielles interprètent sa volonté dans les 4 directions, dans l’air, espace et sous terre; les machines avancent, coopèrent, s’auto-réparent avec le matériel local trouvée sur place ou font du cannibalisme. Une armée de fourmis mécanisées. L’ère de la robotique, des data, de l’IA, ça va aller très loin. Les humains apeurés fuient le champ de bataille qui va à une telle vitesse que cela en devient indescriptible, humain devenu trop lent pour la guerre, humain qui ne sert plus à rien, la guerre pour la guerre; des drones déposent des fonderies et commencent à détruire les immeubles pour récupérer la ferraille, les pièces nécessaires sont imprimées suivant le plan des besoins, faut-il plus d’anti-aéronefs ou plus de missiles offensifs, cela se décide en temps réel, les nouvelles machines sortent de terre, à force que toute la nature passe dans les usines mobiles pour alimenter les machines de guerre pompeuses d’eau, tout devient méconnaissable, invivable, l’atmosphère irrespirable, la vie n’existe plus. L’homme aura atteint son but industriel final, transformer sa belle planète en enfer vénusien, pour la joie de se satisfaire de ce combat de coq qui stimule tellement ses neurones, dominer pour dominer, comment faire tomber l’adversaire pour se taper la donzelle et reproduire le chromosome Y; mais à l’ère du nucléaire, il n’y a plus de femmes à inséminer, elle a grillé vivante dans les flammes.
    C’est un thème récurrent en science-fiction qu’à un moment donné il ne reste que 2 camps sur une planète ou dans une galaxie se faisant une guerre infinie.
    Hier, à entendre les journalistes l’amérique entière reprochait à Trump de vouloir faire la paix avec la Russie. C’est pourtant bien une amérique scandalisée par une hillary clinton voulant faire la guerre à la russie qui l’a décidé à lui préférer un vieux canard protectionniste. Le camp du bien n’est pas toujours le mieux visible, il est tortueux, on doit des fois faire semblant de reculer pour garder une visibilité à long terme.